Nya/nujt à touuuss!

Today le chapitre spéciale réalisé dans son entière intégralité (sauf le sujet) par Féliecia Martins... nyaaa *tremble* je vous laisse profiter de son style d'écriture...et de la fin.


Il se réveilla le lendemain, seul, un rayon de soleil chatouillant doucement ses paupières lourdes et constata que la chaleur du corps à coté de lui l'avait quitté, signe que le grec avait du se lever depuis un bon bout de temps. Soupçon confirmé lorsqu'il s'assit, frottant ses yeux toujours embués de fatigue. À la place d'Héraclès ne restait que des draps froissés. L'heure était déjà bien avancée, lui signifiant qu'il avait du lui aussi dormir très longtemps. Kiku saisit sa chemise de nuit, l'étreignant comme pour atteindre son propre cœur à travers.

Mais pourquoi… ? Pourquoi l'avait-il ainsi laissé ainsi, un si long moment sans surveillance ? Croyait-il véritablement qu'il n'allait pas tenter, essayer de s'enfuir, de s'échapper, de retourner chez lui ? Lui faisait-il confiance à ce point ou ne s'agissait-il pas plutôt d'un piège destiné à éprouver sa loyauté ? se demandait le jeune japonais, méfiant et préoccupé.

Quoi qu'il en soit, il n'avait qu'un moyen de le vérifier.

Japan se leva doucement, prenant garde à ne pas faire grincer le sommier, puis descendit lentement les marches, retenant sa respiration, avec des précautions de voleur.

Arrivé dans la cuisine déjà inondée de soleil, il put souffler à nouveau, Greece n'était pas là. Seuls les quelques dizaines de chats le fixaient bizarrement de leurs yeux en amande, comme s'ils connaissaient ses plans, ses intentions et le contemplaient avec des airs de reproches. Après tout, d'aucuns disaient que les chats pouvaient lire dans l'esprit des hommes. Pouvait-il en être de même avec les pays ?

Kiku s'agenouilla et pressa à nouveau sa chemise entre ses doigts, il ne savait pas pourquoi mais se sentait coupable.

Coupable de quoi ? Il se le demandait bien.

Coupable de quitter cet endroit ou il était traiter comme un esclave, plus bas qu'un homme ?

Coupable de partir d'un pays ou il n'aurait de toute façon jamais sa place, car il ne s'agissait tout simplement pas de son pays ?

Coupable de trahir la confiance d'un autre peut-être, mais peu importait puisqu'il le faisait pour sauver sa peau, cette personne n'était qu'un étranger pour lui…

Alors pourquoi, pourquoi sentait-il son cœur se serrer à la perspective d'abandonner… ce territoire, cette nation qui l'avait accueilli, même si ça avait été dans les pires conditions qui soient…

Il ne pouvait décemment pas disparaitre ainsi.

Un chat miaula et vint se frotter contre sa jambe, ses yeux grands ouverts de surprise et de nostalgie et de chagrin muet comme pour dire : « mais tu ne vas nous laisser quand même, dis ? »

Non, il ne pouvait pas, il n'allait pas laisser ses pauvres bêtes comme ça.

Il ignorait ou le grec était parti, mais il supposait qu'il serait content de retrouver les écuelles de ses chats pleines à son retour, juste avant de s'apercevoir… qu'il serait parti.

Il se releva donc, fixa quelques instants le Soleil Levant qu'il avait hâte de rejoindre puis entreprit d'aller rapidement leur préparer à manger et à boire avec ce qu'il restait de lait et des restes de la veille, après quoi, il se baissa et déposa soigneusement les gamelles devant les félins avec un petit sourire. Lequel devait sonner faux puisque pas un d'entre eux ne toucha à sa pâtée, restant chacun campé sur ses quatre pattes, continuant à le regarder. Le japonais se redressa et détourna la tête, avant de se diriger vers la sortie. Ou du moins, d'essayer.

En effet, dès qu'il tentait de faire un pas, à chaque fois qu'il levait un pied, un chat passait en dessous ou s'y accrochait, manquant de le faire tomber et rendant sa progression difficile. Bientôt se fut une marée mouvante qui l'empêchait presque d'avancer, semblant vouloir le retenir avec des mines enjôleuses, minaudantes, et un concert suppliant de miaulements de s'élever, l'implorant de rester. Les suppliques se firent déchirantes lorsqu'il atteint le perron, tandis qu'ils lui tournaient autour de plus en vite. Un dernier cri et Kiku dévala les quelques marches, enjamba un dernier chat et s'éclipsa finalement, déguerpit presque en courant.

Il ne voulait pas se retourner mais aurait juré que s'il l'avait fait, se serait un attroupement de félins, figés comme des statues de cire, avec la même expression intemporelle de tristesse qu'il aurait vu. Il savait qu'il ne devait pas se déconcentrer, perdre de vue son nouvel objectif, atteindre la grand place et s'y acheter de nouveaux vêtements qui ne lui donnerait plus l'air d'un esclave, et ce, avec l'argent qu'il avait obtenu du grec, qu'il lui avait confié pour les commissions hebdomadaires qu'il attendait de lui.

Encore une chose pour lequel il lui faisait confiance…

Mais peu importe, se dit le jeune japonais, de toute façon il n'aurait plus jamais l'occasion d'y revenir, de revoir le grec, alors à quoi bon se préoccuper de motifs aussi futiles ? Penser plutôt à ne pas avoir l'air d'un esclave qui s'échappe de chez son maitre, voilà sur ce quoi il devait se focaliser. Ne pas courir mais marcher rapidement. Déjà son cœur battait plus vite. Il n'avait pas songé à ce qu'il ferait après, ne savait même pas s'il avait assez d'argent pour s'acheter les habits qui lui étaient nécessaires, encore moins pour prendre un bateau qui l'emmènerait loin d'ici.

Malgré tout, il devait atteindre la Grand place, l'atrium. Afficher l'attitude la plus innocente et soumise que possible. Ne pas prêter attention aux regards interrogateurs autour de soi. Juste continuer de courir, à petites foulées. Se dépecher.

« Kiku…! » Une exclamation. Surprise. Le bruit d'un objet lourd, probablement un panier en osier, qui heurte le sol. Et une cavalcade rapide, des foulées mesurées.

Le jeune japonais sentit son pouls s'accélérer, alors qu'il se mettait pour de bon à courir.

« Cours, ne te retourne pas. » Voilà tout ce à quoi il devait penser. Juste rester en vie. Telle une bête traquée.

« Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Et pourquoi fallait-il que ça arrive à moi ? »

Mais il n'y arrivait pas. Des larmes jaillissaient de ses yeux, coulaient sur son visage, occultaient sa vue. A chaque pas, il menaçait de trébucher, de se prendre les pieds dans quelque chose ou de bousculer quelqu'un, ce qui lui serait fatal.

Il se rendait à présent compte à quelle mauvaise idée il avait eu de se débiner ainsi, sans la moindre préparation, il s'était leurré, il n'avait pas le moindre plan, mis à part courir en espérant que personne ne le saisirait par la manche pour le ramener à son « maitre ».

« Ne t'arrêtes pas. Ne regarde pas. » Malgré les suppliques qu'il s'adressait à lui-même, il ne pouvait empêcher la terreur de croitre à chaque instant, de resserrer son étau sur son cœur. La terreur et la lâcheté, car il se sentait en cet instant si lâche, si misérable, si lamentable, comme un gamin prit en faute, comme un soldat désertant volontairement, comme un coupable qui continuerait de fuir en avant invariablement, la faute dont il s'était rendu coupable…

« Prodóti̱s…! » (Traitre !)

C'était d'avoir fuit, d'être ce qu'il était : un déserteur, un traitre.

« KIKU ! » Le fait que la voix soit cette fois-ci si vive et éveillée, vibrante de colère fit trembler ses jambes, et il en pressa encore davantage sa cavale, sprintant comme un dératé, bien qu'il sache qu'il ne pourrait continuer éternellement ainsi. Il avait beau être un pays, les événements des dernières semaines l'avaient profondément éprouvé, psychiquement autant que physiquement, et puis il ne s'attendait pas au fait que le grec puisse courir aussi vite, apathique comme il était d'habitude.

Et ses foulées qui se rapprochaient, à chaque seconde, gagnant du terrain sur le japonais paniqué, le rendant fou, il voulu alors regarder, juste jeter un regard par-dessus son épaule, alors que les larmes brouillaient toujours sa vision, et aperçut d'une manière trouble, bien plus proche qu'il ne le pensait, le grec qui s'élançait dans une dernier foulée vers lui, le bras tendu et…l'inévitable se produisit.

Kiku trébucha sur l'un des pavés qui couvraient l'esplanade, poussa un cri inarticulé et s'effondra lourdement sur le dos, heurta douloureusement le sol, puis… tout fut finit.

Il se sentit soulevé sans ménagement tandis qu'une gifle claquait contre sa joue, en resta interdit, sanglotant juste avec plus d'ardeur, poussant des « gomenasai, gomen… » inaudibles en espérant juste être assez pitoyable pour que Héraclès ne lui fasse pas de mal, au mieux qu'il lui laisse la vie…

Arrivés au temple, le grec monta rapidement les marches avant de laisser tomber sans ménagement le jeune japonais sur le sol, et d'attacher ses poignets avec ses mêmes menottes qu'il portait à son arrivée. Il n'essaya pas de se débattre, ayant auparavant tenté le coup, en vain et estimant que cela ne ferait qu'aggraver encore plus sa situation, déjà peu glorieuse. Honteuse était le mot.

« Comment as-tu me faire ça ? » Sa voix, emplie de colère à peine contenue, le cingla telle la gifle qu'il avait reçue un peu plus tôt, et dont la cuisante brulure continuait à se faire sentir sur son visage.

« Gomenasai… je suis tellement désolé… » La sienne n'était qu'un murmure.

« Tu ne te rends donc pas compte de la chance que t'as ? Tu ne le sais pas… n'est-ce pas ? »

Kiku ne répondit pas. Tout ce qu'il voulait c'était…

« Rentrer à la maison, pleura-t-il, rentrer chez moi, c'est-

- Chez toi ? Mais chez toi c'est ici maintenant ! Tu n'as plus nulle part ou aller alors je peux savoir d'où t'es venu cette idée stupide ? »

A nouveau, silence.

« REPONDS ! tonna Greece en le frappant au visage, que croyais-tu faire ensuite ?

- Je… je ne sais pas…

- Alors comme ça tu me détestes à ce point ? Je n'ai jamais vu d'esclave aussi ingrat… ingrat et lâche que toi Kiku ! Je ne savais pas que la lâcheté comptait parmi les qualités premières des japonais », siffla-t-il froidement.

Japan avait les yeux baissés, ne pensant pas être capable un jour de se regarder en face de nouveau.

« Regarde-moi ! » Il empoigna violement le menton et le tira vers le haut, forçant ses yeux à croiser les siens.

« Je… je savais que c'était une mauvaise idée… au fond de moi je le savais », tenta-t-il de se justifier, incapable de soutenir son regard. Il y voyait de la colère, de la déception, et surtout, de la tristesse, une profonde et insondable tristesse qui fonçait ses habituels orbes olive, les rendant terribles et redoutables.

« Et tu crois que ça va suffire à racheter ta conduite ? » rugit-il. Le jeune japonais se recroquevilla sur lui-même. Oh ce qu'il aurait voulu disparaitre à ce moment.

« Tu m'as trahi… déclara-t-il et sa voix se radoucit inexplicablement, tu m'as déçu… tu ne peux pas savoir à quel point… mais plus que tout, tu m'as blessé, Japan… tu m'as fait très mal… »

Il saisit quelque chose derrière son dos, qu'il avait du accrocher à sa ceinture pour ne pas que Kiku le remarque.

« C'est pourquoi… j'ai décidé…

Sa voix était comme le calme avant la tempête.

« De t'imprimer cette même douleur, de te châtier comme il se doit, de te faire souffrir comme j'ai souffert en te voyant t'enfuir, ce matin, devant moi. »

Déjà plus rapide, elle avait perdue ces intonations doucereuses. Le japonais pouvait voir l'objet qu'il lui dévoila bientôt, le levant devant lui pour qu'il ne puisse pas y avoir d'ambigüités sur ses intentions.

Un fouet. Les yeux de Japan s'agrandirent de terreur, avant que l'objet de torture ne s'abatte sur son visage et n'entame sa peau, alors il les ferma, poussa un unique cri, sentant la brulure et le sang couler de l'entaille.

« Je ne t'aurais jamais cru capable de ça, de t'enfuir comme ça devant moi ! »

Il le força à se retourner, le poussa violemment contre le mur et déchira ses vêtements. Un nouveau cri, une nouvelle estafilade, cette fois-ci courant sur son dos.

« Je te faisais confiance, j'avais foi en toi ! »

Un autre coup, plus fort, qui creuse une nouvelle meurtrissure, plus profonde, et un hurlement, déchirant.

« Je t'ai laissé seul parce que…je pensais pourvoir croire en toi, comme je n'ai jamais cru en quelqu'un!

Il frappait, encore et encore.

« Et toi tu m'as donné tort ! Tu ne pensais qu'à ta petite personne, je suis sur maintenant que de tout ce que tu m'as dit tu ne pensais pas un mot !

La verge claquait, encore et toujours.

« Tu es un égoïste Japan ! Rien qu'un sale égoïste et un opportuniste ! »

Sauf qu'il ne criait plus, à présent. C'est à peine si un frémissement traversait son corps lorsque Greece le frappait.

« Alors tu ne cries plus ? Tu as décidé de me résister en plus, tu veux juste me faire le plus de mal possible c'est ça ! »

Un petit rire discret. Désespéré.

« Et tu te permets de te foutre de moi maintenant ! »

A nouveau il le força à se retourner, face à lui, le fouet levé.

Un petit sourire triste, misérable.

« Vas-y, tu as entièrement raison, et ça depuis le début… Je mérite chaque coup, chaque blessure que tu m'infliges, car je ne peux en réalité qu'imaginer la peine que tu ressens, je n'ai qu'une chose à te dire, merci…merci pour tout. »

Le grec suspendit son geste et resta un instant interdit, comme s'il ne savait plus quoi faire, ces traits eux-mêmes figés dans une expression de rare colère.

Kiku sentit son cœur ralentir et il ouvrit lentement les yeux, il en était sur et certain, dans quelques instants, Héraclès allait baisser son arme et tout rentrerait dans l'ordre…

« Tu tiens vraiment à me défier jusqu'au bout, j'aurai vraiment tout loupé avec toi, HEIN?

Le cœur du japonais manque un battement. Un sourire torve, presque sadique tendait ses lèvres tandis qu'une rage telle qu'il n'en avait jamais vue (et espérait ne jamais en voir) congestionnait, défigurait peu à peu son visage.

Sans crier gare, il se jeta sur lui, et sans lui laisser la possibilité ne serait-ce qu'esquisser un geste, sans lui laisser la moindre chance d'évasion, lacéra ce qu'il lui restait de chemise, de pantalon et de sous-vêtements, jusqu'à ne laisser que des lambeaux éparses, et les coups se mirent à pleuvoir, sur ses jambes nues et sans défense, sur son torse dénudé et vulnérable.

Japan se mit à gémir et éclata en sanglots lorsqu'il atteignit une zone particulièrement fragile et sensible de son corps, la flagellant sans merci ni répit.

« ALORS TU VEUX LE RESSENTIR ? EH BIEN PUISQUE C'EST-CE QUE TU DESIRES…! »

Il hurla en comprenant ce que l'autre avait en tête.

« TU VAS VOIR ! »

Les doigts pénétrèrent son entrée à l'improviste, s'enfonçant sans permission ni pitié dans son intimité.

« NON PAS SA ! PITIE HERACLES PAS SA ! »

Il avait beau hurler et se tortiller en tout sens pour tenter d'échapper à la torture qui déchirait son corps déjà meurtri en bon nombre d'endroits, se tordant de douleur sous les coups cinglants qui l'écorchait, entamait sa peau et le blessait chacun un peu plus, il ne pouvait empêcher le grec d'aller incessamment plus loin en lui, sans nulle pitié.

« TU AS MAL, N'EST-CE PAS, SA TE FAIT TELLEMENT MAL QUE TU VOUDRAIS EN CREVER ? »

Ses lamentations, de plus en plus faibles à mesure qu'il perdait ses forces en s'échinant sans succès dans une bataille qu'il savait perdue d'avance, se firent déchirantes lorsque Greece remplaça ses doigts par quelque chose de plus gros, sa verge.

« NON ARRETE JE T'EN SUPPLIE ! YAMETE ! YAMETE KUDASAI ! »

Il l'écartelait à présent, déchiquetait ses chairs, l'immolait en un mot.

« YAAAMEEETEEE ! »

L'autre ne l'écoutait plus, une lueur de pure démence brillant dans ses yeux habituellement éteints.

Il ne restait qu'une seule chose à faire. Si cela ne marchait pas, il aurait épuisé tous ses recours, et se retrouverait alors sans aucune solution, exposé, entièrement démuni face à la folle fureur grecque.

Il devait se rendre à l'évidence : il n'avait pas le choix. Il lui fallait s'en remettre complètement à lui, il devait se confier, se livrer.

Cette confidence résidait en un unique mot, un aveu, affirmé avec le plus de ferveur et de passion dont il était capable, une révélation criée ardemment, sincèrement :

« あいしてる ギリシャサン・・・ »

(AISHITERU GIRISHA-SAN !)


nya.. je vous jure que je pensais pas que ce serai aussi hard... pov' Kiku =3='.

Prochain chapitre (il faut bien la happy end):

Félie faut que tu me passe la suite en DocX car je sais pas écrire le japonais, ni le grec, ni le suédois, ni le finlandais.

(la pas doué)