Boomwortels : Chapitre 10
Bonjour à tous !
Diama56 : Patience patience, Todd peut réapparaitre d'un moment à un autre...
Belmene : ce que tu attends va peut-être se réaliser prochainement… :P
Gwenetsi : mais non faut pas s'inquiéter, la preuve, voici la suite :)
E. coli : Merci ! J'essaie de faire de mon mieux…
Bonne lecture à tous !
M.
Précédemment, dans Stargate Atlantis-Boomwortels…
Sheppard fait la tête car il doit accompagner Lorne et Larryn sur une planète. Il a du mal a supporte l'idée qu'une idylle débute entre le Major et la belle Travelers. Pendant ce temps là, Ronon décide d'emmener Amélia en balade sur le continent.
Mais un vaisseau d'origine Vanir débarque au-dessus de la nouvelle Lantia et s'attaque au Dédale avant de bombarder la Cité des Anciens.
Et maintenant, la suite…
Ronon se retourna pour voir si la jeune femme arrivait à suivre son rythme. Amélia s'arrêta pour reprendre son souffle et lui fit signe que tout allait bien. L'ascension de ce monticule rocheux n'était pas très facile, mais le Satédien lui indiquait où placer ses pieds pour bien prendre appui et ne pas se dépenser inutilement. Il lui attrapa la main pour l'aider à gravir le dernier mètre et lui montra ce pourquoi ils avaient fait un peu d'escalade.
Le promontoire où ils étaient permettait une vue imprenable sur l'océan. Ronon la laissa admirer le paysage et respirer l'air marin, mélangé aux senteurs des arbres et plantes du continent. La bruyère sur laquelle ils marchaient soulevait des odeurs aromatiques fortes et suaves. Tandis qu'elle fermait les yeux et appréciait la brise dans ses cheveux, il posait à terre son sac à dos en en sortit une bouteille. Amélia sursauta lorsqu'il la lui donna.
- Du champagne ? s'écria-t-elle surprise en l'examinant. Mais… où en as-tu trouvé ?
- Sheppard me l'a donné. Il m'a dit le boire avec toi quand on sortirait ensemble. Voilà, on est sortit d'Atlantis non ?
Amélia cligna des yeux quelques secondes et explosa de rire, presqu'à en pleurer. Ronon se renfrogna, se demandant ce qu'il se passait, songeant déjà à étriper Sheppard pour lui avoir refilé des conseils à la noix, le ridiculisant devant la jeune femme. Mais cette dernière se calma peut à peu, essuyant ses yeux humides.
- Et bien, il faudra songer à remercier le Colonel, dit-elle en défaisant la protection du bouchon. Tu as des coupes ?
- Non.
Banks retient le nouveau fou rire qui montait de nouveau, se mordant fortement les lèvres. Les quarts métalliques de l'armée feraient amplement l'affaire. Elle fit sauter le bouchon. Ronon grimaça en buvant les bulles pétillantes et ne le finit pas. Il observa la jeune femme le déguster à petites gorgées. Elle fronça les sourcils en constatant qu'il la dévisageait avec insistance et elle planta son regard dans le sien, un petit sourire au coin des lèvres. Les secondes ralentirent tandis qu'ils se contemplaient l'un l'autre. Leurs visages se rapprochèrent lentement et leurs lèvres se frôlèrent telle une caresse légère.
Mais soudainement, une forte lumière blanche illumina le ciel, les obligeant à se couvrir les yeux avec leurs mains. S'en suivit un grondement qui raisonna tout autour d'eux. Des oiseaux s'envolèrent de la végétation, fuyant dans un piaillement assourdissant.
- Qu'est-ce que c'était ? demanda Ronon.
Mais Banks ne répondit pas, choquée par ce qu'elle commençait à apercevoir. Au loin, bien plus loin que la ligne d'horizon, un nuage se dessinait peu à peu. Noir, il montait vers l'atmosphère dans une forme si caractéristique qu'elle ne put se méprendre. Le champignon atomique la narguait au dessus de l'océan. Il était impossible de douter qu'Atlantis se trouvait exactement dans cette direction. L'idée de la destruction de la Citée percuta peu à peu dans les esprits du couple. La jeune femme fut soudainement électrisée quand elle en comprit toutes les conséquences.
- Amélia ! appela Ronon.
Mais elle dévalait déjà la pente rocheuse à toute vitesse, sans la moindre prudence, trop affolée pour faire attention. Il partit à sa suite, espérant qu'elle ne dérape pas. La dernière des pires choses qui puissent arriver à cet instant serait qu'elle se rompe quelque chose.
Richard Woolsey avait déjà vécu auparavant des réveils difficiles. La fois où il avait touché un rayon paralysant wraith par exemple. Ou encore, le réveil suite à son opération de l'appendicite. Néanmoins, celui-là les dépassait largement tous. Le diplomate ne savait pas vraiment ce qui l'avait tiré des limbes. Il venait d'ouvrir les yeux et dégagea les bris de verre qui le recouvraient. Le diplomate se mit tant bien que mal en position assise, mais aussitôt à la verticale, son corps fut pris d'un haut-le-cœur. Etourdi, il ne comprit pas comment, dans un battement de paupière, le docteur Beckett s'était retrouvé devant lui. Le médecin lui parlait, Woolsey en était certain. Richard voyait parfaitement ses lèvres bouger, remuer, mais aucun son ne s'en échappait. Le stylo lumineux de Carson passa plusieurs fois devant ses yeux lourds. La tête cotonneuse, il se laissa faire lorsqu'on le plaça sur un brancard. Il nota à peine qu'O'neill, inconscient, se trouvait sur un semblable et qu'ils étaient emmenés tous les deux en direction de l'infirmerie.
Jennifer Keller s'épongea le front avec sa manche et rejoint son collègue qui veillait à ce que les deux dirigeants de la Cité soient bien transportés.
- Comment vont-ils ? demanda-t-elle.
- Bien sonnés comme la plupart. Malheureusement, on ne peut pas vérifier s'ils ont subit une commotion. Et de votre côté ?
La jeune femme se massa les tempes, éreintée.
- Les marines continuent d'ouvrir manuellement les portes, mais cela prend beaucoup de temps. Nous n'aurons pas une liste des rescapés avant un bon bout de temps. Beaucoup de scientifiques, la quasi totalité, se trouvaient dans les niveaux inférieurs et les transporteurs sont HS.
Beckett hocha la tête. Il espérait que personne ne soit coincé dans ces derniers. Le récit de Zelenka bloqué avec Carter à l'époque(1) l'avait rendu quelque peu réticent vis-à-vis de ce moyen de transport. Il tenta de rassurer la jeune femme en lui tapotant gentiment l'épaule.
- Ils vont très bientôt retrouver Rodney, j'en suis certain. Aux dernières nouvelles, il était en salle des générateurs. Ce doit être l'endroit le mieux protégé, avec l'infirmerie, d'Atlantis contre une telle explosion. Il doit être en pleine forme et prêt à trouver une solution pour nous sortir de là.
Jennifer lui sourit en remerciement et retourna ausculter d'autres blessés.
- JE VAIS MOURIIIIRHEU ! se lamenta fortement Rodney dans un sanglot lamentable.
Affalé au sol, il raclait la porte hermétiquement close de ses ongles courts. Assis le plus loin possible de lui dans la petite pièce des réacteurs, Radek leva les yeux au ciel. Cela faisait un long moment, certainement des heures mais il n'avait pas pu vérifier, que l'explosion les avait fortement étourdis. Dès l'instant où ils avaient refait surface, McKay s'était précipité sur la porte. Mais sans la moindre once d'énergie, et de matériel fonctionnant, le Canadien avait dû reconnaitre son impuissance à les sortir de là. Depuis, il ne cessait de se plaindre et de gémir.
Zelenka grogna quand son collègue commença à frapper du poing en continu le métal, ce qui entrainait un résonnement très vite agaçant.
- Vous ne pouvez pas arrêter ? Vous me cassez les oreilles !
Rodney laissa retomber sa main sur le sol et Radek put souffler. Enfin un peu de silence.
- On ne va pas mourir. On ne peut pas mourir. On a survécu à une explosion nucléaire. Et une équipe de secours va venir nous chercher.
- Le temps qu'ils arrivent jusqu'à nous, nous serons déjà mort de faim ! Je le sens, je suis déjà en état de déshydratation, JE LE SAIS ! C'est l'heure du dîner en plus. Mon estomac gargouille depuis tout à l'heure… Je vais faire une hypoglycémie… J'AI BESOIN DE SUCRE !
Le Tchèque soupira de nouveau et attrapa la monture de ses lunettes pour les essuyer sur son sweat.
- Expliquez-moi une chose, demanda-t-il fortement en les reposant sur nez, tenant de couvrir les sanglots de son collègue. Qu'est-ce que vous avez fait juste avant l'IME ? Vous avez trafiqué les cristaux en espérant qu'il se passe quelque chose. Et il s'est visiblement passé quelque chose, puisque cette bombe n'a pas explosé sur nous.
Radek savait que lui poser cette question susciterait sûrement de longues heures d'auto-compliments chez Rodney. Mais cela serait toujours plus supportable que de l'entendre se plaindre. McKay s'était en effet calmé et correctement rassit mais ne montrait aucune joie d'avoir trouvé la solution qui leur avait sauvé la vie.
- J'ai activé une antenne de géolocalisation d'Atlantis.
Les secondes de silence qui suivirent furent extrêmement lourdes dans la petite pièce.
- Vous avez QUOI ? s'écria Radek.
Rodney leva les yeux au ciel.
- Vous êtes devenu sourd en plus ? répliqua-t-il acerbement. J'ai activé une antenne de géolocalisation.
- Mais vous êtes totalement fou ? Vous vous rendez compte de ce qui aurait pu se produire ? Le missile aurait pu…
- Se diriger droit dessus, je sais et c'est d'ailleurs ce qu'il s'est passé, coupa McKay agacé. J'ai re-calibré la position de cette "antenne" par rapport à notre véritable localisation sur cette planète. Le missile nucléaire a vraiment cru nous atteindre, puisque selon lui, Atlantis se trouvait à 150km plus au sud. Et comme l'IME provoqué par l'explosion de cette bombe a grillé tout signal, nous sommes indétectables, comme morts. Ce qui sera certainement prochainement véritablement le cas, conclut-il en tournant son regard vers Zelenka.
Se dernier le dévisageait, les yeux grands ouvert, muet.
- Vous êtes un génie, finit-il par dire.
- Je sais, il était vraiment temps que vous le reconnaissiez. Je veux dire, n'allez pas croire que maintenant je peux me permettre de mourir en paix parce que vous avez reconnu un moi un esprit tellement plus supérieur et brillant par rapport au vôtre, qui d'ailleurs je dois dire…
- Chut, taisez-vous !
- Comment ça que je me taise ? s'indigna l'astrophysicien.
- Oui taisez-vous, j'entends quelque chose, répliqua le Tchèque.
Ils tendirent tous les deux l'oreille. Rodney colla sa tête contre le métal froid de la porte avant de se mettre à tambouriner dessus et à crier fortement. Radek l'imita aussitôt.
- Hoé, on est là ! Venez nous sortir !
Assis dans l'herbe haute qui bordait la porte des étoiles de PZ-776, John rehaussa la monture de ses lunettes de soleil sur son nez et continua à battre la mesure d'un morceau de musique inaudible, certainement encore du Johnny Cash, de son index gauche sur sa cuisse. Quelques mètres plus loin, Larryn creusait dans la terre à l'aide d'un bâton tordu. En face, adossé à un arbre, Lorne se tordait les mains d'anxiété, chose assez rare chez lui, nota John. Le lieutenant Jansen était toujours à vérifier son diagnostique sur la console de la Porte.
L'éventualité de se retrouver off-world lors de la destruction de la Cité avait déjà été évoquée dans différents briefings. Les options étaient relativement restreintes. S'intégrer à la population locale et attendre d'éventuels secours. Mais John doutait qu'on le leur envoie. De plus, aucun d'entre eux n'arrivait à faire face psychologiquement à cette réalité. Cela semblait tellement impossible. Le Colonel repensa à tous ceux qui étaient resté sur Atantis. Teyla et son fils, McKay, Ronon qui devait sortir avec Banks et tous les autres. Se représenter la Cité détruite était au-dessus de son imagination.
Lorsque le bruit d'un vortex en formation se fit entendre, Lorne sauta sur ses pieds, surprenant tout le monde. Mais le Major se rassit très vite, dépité et les dents serrées, quand il constata que ce n'était pas l'adresse d'Atlantis qui avait été composée. Jansen s'excusa de lui avoir donné de faux espoirs. Il coupa la connexion et l'horizon des évènements s'effondra. Ce n'était qu'un essai vers une autre planète. Sheppard le vit tenter une nouvelle fois d'entrer les coordonnées de la Cité. Le jeune homme était entêté et refusait d'admettre ses précédentes conclusions. Un échec de nouveau. Abattu, il jeta l'éponge.
- Bien, c'est le moment de passer à la suite, déclara John en se relevant.
Il attrapa son sac et le passa sur son dos.
- Impossible de savoir ce qu'il se passe de l'autre côté de la Porte, nous devons nous rendre sur place pour constater la situation.
Il se tourna vers Larryn.
- Nous pourrions aller sur la nouvelle Athos, votre père doit bien toujours s'y trouver(2), n'est-ce pas ?
- Oui, sauf s'ils ont eu des problèmes avec les Vanirs.
- Est-ce que vous pourriez nous prêter un vaisseau ?
La belle Travelers se gratta sous le menton avant de faire un geste ample de la main.
- Ce n'est pas de mon ressort, mais je peux appuyer votre demande.
- Parfait, conclu John. On y va.
Les hommes d'SGA-2 se mirent debout et ramassèrent leurs affaires pour se mettre en route. Sheppard laissa Larryn composer l'adresse de leur destination pendant qu'il réajustait sa casquette sur sa tête.
- Colonel, l'appela Lorne qui était resté en arrière près de lui.
- Major ? lui répondit son supérieur sur un ton plat.
- Vous pensez qu'il leurs est réellement arrivé… quelque chose ?
John considéra son subordonné un instant. Evan avait toujours été d'un calme exemplaire, un militaire réfléchi dans toutes les situations. Il comprenait que le Major ne soit pas aussi serein qu'à son habitude avec la possible destruction d'Atlantis, mais n'arrivait pas à saisir pourquoi son niveau d'anxiété atteignait des sommets.
- Que se passe-t-il Lorne ? demanda-t-il.
Le major eut le regard fuyant vers la Porte et Sheppard suivit cette direction, constatant que Larryn se trouvait sous ses yeux.
- En fait, je… commença Evan. Je, enfin, ce n'était pas prévu que je le dise aussi rapidement, mais maintenant…
John se retourna immédiatement vers lui, la main droite levée pour qu'il n'en dise pas plus.
- Je sais Major.
- Vous… vous savez ? s'exclama le militaire totalement surpris. Mais…
- Oui je sais et je compte sur vous pour rester le plus professionnel, lui ordonna sombrement Sheppard qui se détourna et se dirigea vers la Porte activée pour la franchir après les autres membres de SGA-2.
Lorne baissa la tête quelques instant, inspira longuement avant de se reprendre et de marcher rapidement pour se mettre à sa hauteur.
- Je resterais le plus professionnel possible Colonel. Excusez-moi ce moment d'abattement, c'est juste que c'est difficile de réaliser que je viens de peut-être perdre la femme de ma vie.
John s'arrêta immédiatement de marcher et le regarda, les yeux ronds.
- Mais, de qui parlez-vous Major ?
Amélia tambourinait déjà de toutes ses forces contre la porte du jumper quand Ronon finit par la rejoindre aux pieds de la navette.
- Ouvre-le, OUVRE-LE TOUT DE SUITE ! criait-elle, hystérique.
Il l'attrapa par le bras, la retourna devant lui et planta son regard sombre dans le sien, ce qui la calma aussitôt.
- Je vais le faire, dit-il d'une voix assurée et posée.
Il l'observa pendant qu'il la relâchait prudemment, craignant qu'elle ne recommence à s'exciter. Mais l'attitude douce du Satédien l'avait apaisée. Amélia calqua la sienne dessus et hocha la tête en signe d'assentiment. Ronon fouilla dans une de ses poches et sortit la télécommande de la navette.
La porte métallique s'ouvrit lentement et le couple se précipita au poste de pilotage. Le tableau de bord s'illumina dès que Ronon l'eut effleuré.
Un écran radar apparut, que le Satédien analysa un peu trop rapidement
- Il n'y a rien, déclara-t-il d'une voix grave. Atlantis n'apparait plus. Aucun écho.
Il jeta un coup d'œil vers Amélia qui faisait d'immenses efforts pour calmer les tremblements nerveux de ses mains. Elle déglutit plusieurs fois avant de prendre la parole, la gorge nouée.
- Est-ce que l'on peut se rendre sur place ? L'ordinateur de vol a certainement gardé en mémoire le cap de notre trajet précédent.
Ronon hocha la tête et l'instant suivant, des pointillés se matérialisèrent sur la carte holographique, leur prochaine destination se trouvant au milieu de nulle part, en plein océan.
- A pleine puissance on peut y être dans deux heures, lui dit-il en faisant démarrer la navette.
A suivre…
Je m'excuse platement pour ce chapitre court où il ne se passe rien. Bon, vous me direz, même chez les plus grands auteurs (de fic ou non), ce genre de chose arrive… n'est-ce pas ? hein ?
Bref, à l'image de SpaceTricotRaye, je vais tentais un sevrage d'internet et ne vous promet pas de prochain chapitre avant quelques semaines, car entre temps j'ai :
- des personnes qui viennent me voir aux Pays-Bas, donc je dois leur organiser des petites visites, comme ma béta par exemple (s'il y a des gens tentés parmi vous, je suis dispo pour en discuter via MP).
- des examens (en France, donc j'écrirais un peu dans le train)
- envie de profiter de mon vélo avec le beau temps qui arrive
Mais ne paniquez pas ! (cette phrase s'adresse particulièrement aux victimes de l'AIPM)
Le chapitre suivant, même s'il sera long à venir, sera grandiose, promis ! Et en attendant, vous pouvez lire Pandi de SpaceTricotRaye (parce que c'est bien et que j'aime et que donc vous allez aussi aimer).
A bientôt !
M.
(1) : Quarantine, SGA : 4x13
(2) : Voir Chapitre 2
