Note de l'auteur: Ceci est l'ultime chapitre de Together. J'avoue m'être beaucoup amusée avec les personnages de Blaine et Kurt mais je ne pense pas publier d'autres récits sur ces personnages (sauf si l'un des prochains épisodes de Glee m'inspire particulièrement). De plus, ma spécialité reste les fanfictions sur Harry Potter que j'ai laissé de côté pour écrire les trois chapitres de Together. Bref. Je remercie chaleureusement toutes les personnes qui m'ont lu et surtout celles qui m'ont fait part de leurs remarques. J'espère ne pas décevoir vos attentes.


Born this way :

Le jeune homme fut brutalement extirpé de son sommeil lorsqu'une voiture klaxonna, en bas de son immeuble. Blaine respira profondément pour calmer les palpitations de son cœur et s'étira en se redressant sur son canapé. Il savait pertinemment que s'il s'allongeait pendant sa pause de midi, il s'endormirait. Mais ayant été réveillé aux aurores le matin même, l'ancien Warblers n'avait pu résister et s'était accordé une sieste devant la télèvison. Blaine se retourna et jeta un œil vers la grosse horloge du salon. Il craignait d'avoir dormi trop longtemps mais ce n'était pas le cas. Il lui restait encore deux heures pour manger et retourner au travail. Cela lui suffisait amplement.

L'esprit encore engourdi, Blaine saisit son portable qu'il avait laissé sur la table basse et le porta devant ses yeux. Avec une grimace, il constata qu'il avait trois appels manqués. Blaine pensait pourtant avoir mis la sonnerie assez forte pour qu'elle le sorte de son sommeil mais cela n'avait visiblement pas été le cas. Aussitôt, Blaine appuya sur le bouton de rappel et porta le téléphone à son oreille, son rythme cardiaque augmentant de nouveau. Puis, attendant qu'une voix rompe la tonalité d'attente, Blaine se leva, sortit un plat surgelé du congélateur et entreprit, d'une seule main, d'ouvrir la barquette qui contenait son repas du midi.

- Chéri ?

- Kurt ! s'écria Blaine avec soulagement. Tu n'imagines pas combien je suis content de t'entendre !

- Et puis-je savoir pourquoi ? répondit Kurt d'une voix intriguée.

- En rentrant du travail, je me suis assoupi sur le canapé et …

- Tu sais Blaine, l'interrompit son compagnon, tu ferais peut être bien d'aller voir un médecin. Je trouve que tu dors beaucoup plus que tu ne devrais ces derniers temps.

- Dois-je te rappeler qu'une certaine personne m'a réveillé à cinq heures ce matin ?

- Hum.

- Passons, continua Blaine d'un ton ferme. Je me suis assoupi et j'ai fait un cauchemar. Un homme m'appelait pour m'annoncer que tu avais eu un accident en te rendant à l'audition.

- Un accident grandiose j'espère. Parce que si je dois mourir dans tes songes, autant que ce soit de façon grandiose.

- Amour, comment peux-tu dire des choses pareilles ! répondit Blaine, indigné.

- Pardon Blaine. C'était une plaisanterie.

- Toujours est-il que j'ai eu terriblement peur. Tu ne peux même pas imaginer.

- Je crois que si. Tu n'es pas le seul à faire des rêves dans lequel tu perds la personne qui est la plus chère à tes yeux.

Blaine ne s'attendait pas à cette réponse et pendant quelques secondes, il ne sut quoi dire à son amant. Quelque peu gêné, il décida de changer de sujet.

- Et ton audition ? reprit Blaine. Tu leur as montré que le grand Kurt Hummel était capable de faire une performance digne des plus grandes vedettes de comédies musicales ?

- Je ne sais pas. Un des membres du jury ne m'a pas lâché des yeux pendant tout mon numéro. Mais si tu veux mon avis, il était gay et me trouvait à son goût, fit Kurt d'un ton goguenard. Ce qui expliquerait pourquoi il est venu me donner son numéro à la fin de l'audition en me disant que si je voulais des cours de chants particuliers, il était disponible.

- Tu as accepté ? demanda l'ancien Warblers, avant d'avoir pu s'en empêcher.

- Bien sur que non, Chéri ! répondit Kurt d'un ton outré. On ne t'a jamais dit que le cliché selon lequel les gays ne seraient pas capables d'être fidèles n'est qu'un cliché ?

Blaine ferma les yeux alors que le visage de Sebastian s'imposait dans son esprit. Le jeune homme s'en voulait toujours d'avoir trompé Kurt avec le Warblers. Même si cela c'était produit des années auparavant. Il avait beau essayer de se persuader qu'il n'avait couché avec Sebastian que parce qu'il était soul et que Kurt venait de le repousser, il se sentait toujours coupable. Blaine enviait son amant d'avoir su résister à la tentation depuis qu'ils étaient ensemble. Lui n'avait pas été aussi fort et il était tombé dans les bras de Sebastian, une fois. Et il c'était promis que jamais cela ne se reproduirait. Il tenait trop à Kurt pour se retourner à nouveau dans un autre lit que le leur.

- Blaine ? Tu es toujours là ? interrogea la voix inquiète de Kurt.

- Oui, marmonna Blaine en tentant de chasser le visage de Sebastian de son esprit. Je … J'essayais simplement de comprendre combien de temps il fallait que je fasse cuire mon plat surgelé.

- Tu ne vas pas encore manger ces cochonneries Blaine ! s'écria son compagnon. Il reste des courgettes dans le réfrigérateur. Tu pourrais essayer de les faire chauffer à la poêle.

- Pour qu'elles brûlent et que le voisin sonne encore à la porte en me disant qu'il pensait qu'il y avait le feu à l'appartement ? Jamais.

Blaine entendit Kurt rire à l'autre bout du combiné et cela effaça définitivement Sebastian de ses pensées. Il n'avait été que l'histoire d'une nuit, rien de plus. Kurt était bien plus important et il l'avait toujours été, depuis le premier jour. Le perdre serait un coup du diable. Blaine s'était promis, en se réveillant dans les bras de Sebastian, de veiller à ce que personne ne se mette plus jamais entre lui et Kurt et ne vienne empoisonner leur amour. Il y avait Blaine et Kurt. Kurt et Blaine. Ensembles, personne ne pouvait les atteindre. Ils veillaient l'un sur l'autre. Jamais ils ne se diraient au revoir.

- Dans combien de temps dois-tu repartir au travail ? demanda Kurt.

- Dans une heure environ.

- Alors attends-moi, je ne vais pas tarder à rentrer. Je te préparerais quelque chose qui n'aura pas le goût de caoutchouc brûlé.

- Kurt ? fit Blaine d'une voix hésitante.

- Oui ?

- Tu es un véritable cadeau du ciel.

- Je suppose que tu essayes de me dire que tu m'aimes, répondit Kurt, moqueur.

- Non.

- Pardon ?

- J'essaye de te dire que quand ça ne va pas, je n'ai qu'une envie, c'est de me réfugier dans tes bras. Parce que tu trouves toujours les mots justes. Tu as toujours su lire à travers moi comme dans un livre ouvert. J'ai besoin de toi, un besoin viscéral. Et je ne supporterais pas de te perdre. Ce serait comme perdre son souffle. Et sans souffle, tu ne peux plus vivre.

- Blaine !

Même s'il ne pouvait le voir, le jeune homme savait que son compagnon rougissait fortement à l'autre bout du combiné. Et cela le fit sourire.

- Mais pour résumer, je crois que oui, nous pouvons dire que j'essaye de te faire comprendre que je t'aime.

- Et moi qui disais encore l'autre jour à Mercedes que tu ne me faisais jamais de grandes déclarations, soupira Kurt.

- Tu parles de nous à Mercedes ?

- Je parle tout le temps de toi, grand nigaud !

Blaine entendit au loin le bruit d'une moto qui pétaradait.

- Kurt ? demanda-t-il d'une voix grave. Tu conduis ?

- Depuis mes seize ans.

- Tu sais très bien ce que je veux dire.

- Oui, marmonna Kurt. Je conduis en téléphonant.

- Je déteste quand tu fais ça. J'ai toujours peur que tu ais un accident.

- J'étais peut être au téléphone quand je me suis fais percuter dans ton cauchemar, renchérit Kurt. Et je maintiens que mourir de cette façon n'est pas très glamour. Tu aurais pu trouver mieux.

- Je dormais, Amour ! s'exclama Blaine. Et de façon, je préférerais que tu restes en vie dans mes songes comme en réalité.

- Moi aussi. Je serais à la maison dans quelques minutes.

- A tout de suite alors Kurt.

Blaine raccrocha à contrecoeur, rangea son portable dans sa poche et se dirigea vers la fenêtre, d'où il avait une magnifique vue sur New York. Dehors, le soleil rayonnait et les passants se pressaient sur le trottoir, allant accomplir leurs destinées. Une bouffée de bonheur envahit le jeune homme tandis qu'il contemplait les gratte-ciels qui réfléchissaient la lumière. Kurt serait bientôt près de lui, il pourrait à nouveau le serrer dans ses bras. Et s'ils avaient de la chance, tous deux pourraient vivre de leur passion dans peu de temps. Aujourd'hui était un jour parfait, comme chaque jour passé auprès de son compagnon. Et Blaine était certains que tant que Kurt restait à ses côtés, tous les jours seraient ainsi.


Note de fin:Kurt devait mourir mais je n'ai pu m'y résoudre. Ces deux-là me donnent foi en l'amour alors je ne pouvais tuer ni l'un, ni l'autre. Je prie pour que les scénaristes de Glee ne séparent pas Kurt et Blaine avant qu'ils ne quittent la série. Ce serait insupportable. Ou bien, il faudrait qu'ils les remettent ensembles. Et il est nécessaire que Kurt et Blaine soient présents dans la quatrième saison. Et il est aussi nécessaire qu'ils changent les doublages de la version française: ils sont affreux. Les personnages de Glee ne sont pas des lutins, ils n'ont pas besoin d'avoir des voix aussi aigues ! Et n'oubliez pas :

- Ne téléphonez pas en conduisant. C'est mal.

Sur ce, je vous souhaite une très bonne continuation.