La plupart d'entre vous ont pensé que le 2° voiture était celle de Bella! Mais non, désolée!^^

Esmée PDV

La porte s'est ouverte sur Ben Angela, Jasper et Alice.

Jasper et Alice étaient enlacés, et hilares. Ben et Angela se tenaient par la main.

Ils ne nous ont pas vu, au début, car nous étions sur le coté, un peu dans l'ombre. Du coup nous les avons observés en silence.

Ils se sont avancés vers la voiture qui appartenait visiblement à Ben.

Ce dernier est monté et Angela s'est assise à ses cotés.

Ils sont partis et nous avons regardé nos enfants leur faire signe de la main puis s'embrasser avidement avant de retourner vers la maison.

Alice nous a vu en premier et a sursauté.

Son regard vif est allé du visage de son père au mien, avant de s'attarder sur les mains de son père sur mes hanches et les miennes sur ses épaules. Elle a sourit, bien qu'un peu gênée.

Jasper nous a vu à son tour et il s'est figé. Son expression n'était pas hostile, mais pas non plus ravie...

« Bonsoir! »

A dit Carlisle, courtoisement.

« Euh, salut »

A répondu Jasper. En fait, mon fils avait l'air de ne pas pouvoir y croire.

Alice était prise de fou rire.

J'ai joint mes rires aux siens et Jasper a tiré Alice vers la maison et a claqué la porte derrière eux.

« Ils ne le prennent pas mal, on dirait… »

« Oui ça pourrait être pire… »

On s'est embrassé à nouveau, sursautant quand la musique a rugit, montant de 10 octaves d'un coup.

Nous sommes entrés précipitamment, main dans la main.

Edward, dans l'encadrement de la porte du salon, se tenait les mains sur les oreilles, et Carlisle s'est précipité vers la chaîne hi-fi, coupant le son d'un coup.

J'en ai profité pour allumer la lumière.

Ils ont cligné des yeux et se sont immobilisés, les bras ballants.

Dans le silence revenu, nous nous sommes dévisagés.

Alice et Jasper étaient dans les bras l'un de l'autre, Rosalie tenait Emmett par la main, Edward était entré d'un pas dans le salon et j'ai vu, surprise, la petite Bella, assise sur la première marche de l'escalier.

J'ai eu du mal à la reconnaître, elle était maquillée, et coiffée en chignon.

Calmement, Carlisle s'est adressé au troupeau d'adolescents:

« Vous savez qu'il y a du monde dans cette rue qui voudrait sans doute dormir ? S'amuser ne veut pas dire faire n'importe quoi! »

Rosalie m'a regardée.

Dans ses yeux, la souffrance était palpable.

Emmett a été le premier à réagir:

« Votre soirée s'est bien passée? »

« Très bien! Et la votre? »

A répondu Carlisle.

« Géniale, jusqu'à ce que vous arriviez »

A grogné Rosalie.

J'ai vu rouge:

« Rose, excuse toi! »

« Non! »

«Elle est partie vers sa chambre, les larmes aux yeux.

Jasper et Alice nous ignoraient royalement, ils s'étaient assis sur le canapé et parlaient en se tenant ostensiblement la main.

Carlisle s'est tourné vers Edward:

« Je suis heureux de voir que tu t'amuses, Edward! »

« Alice m'a dit de venir, que c'était la fête… »

« Elle a eu raison! »

Je me suis adressée à Bella:

« Je suis ravie de te voir, tu t'amuses bien? »

« Euh…oui… »

Il était évident que non, mais elle m'a adressé un pale sourire.

Carlisle a posé la main sur l'épaule d'Edward:

« Hé bien nous allons y aller, merci pour la soirée, Esmée, j'espère recommencer très vite! »

« Moi aussi! »

Bella s'est avancée vers nous, les larmes aux yeux.

« Je…je suis venue avec Ben et Angela mais je crois qu'ils m'ont oubliée… »

Emmett s'est mit à rire:

« Non ils t'ont pas oublié, ils voulaient laisser Edward te ramener… »

Edward a rougit aux mots d'Emmett, et Bella est devenue écarlate et a baissé le regard.

Carlisle a prit les choses en main:

« Très bien, Edward, tu es en état de conduire? »

« Oui, j'ai juste bu une bière! »

« Bon, alors tu raccompagnes Bella? »

« Bien sur! »

J'ai tapoté l'épaule de Bella, qui paraissait au bord de l'évanouissement.

Edward l'a maladroitement prise par l'épaule et ils ont quitté la pièce après nous avoir salués.

J'ai raccompagné Carlisle dehors.

Il m'a embrassée encore, devant sa voiture.

Juste avant de partir, il m'a demandé:

« Esmée…C'est sans doute un peu tôt mais je n'ai pas l'habitude de cacher des choses à mes enfants, et je crois enfin j'espère que… »

« Je n'aime pas mentir aux miens non plus, on peut leur dire simplement la vérité je pense… »

« Oui, on peut leur dit qu'on se fréquente, non ça fait vieux jeu.. »

« Oui, déjà que ta fille était persuadée qu'on serait sage étant donné ton grand âge… »

« QUOI? »

« On n'a qu'à leur dire qu'on sort ensemble, ça leur fera les pieds! »

Il a rit et moi avec lui. C'était bien, de se sentir complice avec quelqu'un.

Le seul fait d'avoir été deux pour gérer le retour à la maison avait été formidable.

Je l'ai regardé s'éloigner, simplement heureuse.

J'ai décidé de laisser le salon en état et j'ai expédié Emmett, Jasper et Alice au lit.

J'ai regagné ma chambre et je m'apprêtais à prendre ma douche quand on a frappé à la porte:

« Esmée, c'est moi, Emmett. Rosalie pleure, elle ne veut pas me parler… »

J'ai soupiré , j'ai enfilé mon peignoir et je suis allée voir ma fille.

Elle sanglotait en effet, couchée en travers de son lit, son panda en peluche de quand elle était bébé dans les bras.

Je me suis penchée sur elle et j'ai caressé ses boucles blondes.

Elle a sursauté comme si je l'avais piquée et m'a repoussée puis m'a dévisagée et s'est jetée dans mes bras.

« Maman…maman…Je veux pas que tu sois amoureuse…Je veux pas te perdre! »

« Mon bébé…Je t'aime et je t'aimerai toujours, même si je suis amoureuse de quelqu'un voyons! »

« On est bien tous les trois! On va pas vivre avec eux? »

« C'est beaucoup trop tôt pour parler de ça mon amour… »

« Promet moi quand même! »

« Rose, je peux te promettre de t'aimer toujours, mais je ne peux pas te dire de quoi l'avenir sera fait! »

« Je veux pas que tu devienne la mère d'Alice! Je veux paaaaas! »

« Rose…Je suis ta mère et celle de Jasper. L'avenir nous dira quelle place je tiendrai éventuellement auprès d'Alice et Edward, et laquelle Carlisle tiendra auprès de ton frère et toi, mais ce qui est certain c'est que je ne serai jamais leur mère, pas plus que Carlisle ne pourra être votre père. Vous avez eu un père, aussi peu paternel qu'il ait été, et Edward et Alice ont une mère, aussi défaillante soit-elle… »

Elle a relevé la tête:

« Tu es au courant pour la mère d'Alice alors? »

« Oui, Carlisle m'a raconté »

« Alice nous en a parlé. C'est affreux. »

« En effet »

J'ai observé ma fille. Elle reniflait, tortillant ses mèches entre ses doigts.

Je lui ai sourit, le cœur débordant de tendresse:

« Dis moi chérie, j'ai cru reconnaître ta pâte dans la nouvelle coiffure de Bella! »

Elle a sourit à travers ses larmes:

« Ouais. On l'a relookée, Alice et moi. Elle voulait pas au début, mais quand Edward l'a vu et qu'il lui dit qu'elle était magnifique, elle a faillit s'évanouir! »

« Oh…Edward et Bella? »

« Ça en prend la direction! Alice sait qu'Edward est tombé amoureux d'elle, il a apprit à la connaitre en l'amenant et la ramenant le matin et le soir. Mais Bella n'est pas facile à draguer. Quand il lui a dit qu'elle sentait bon quand elle est montée dans la voiture le vendredi matin, elle s'est mise à pleurer, parce qu'en fait elle venait de refaire son pansement et elle sentait le désinfectant… »

Nous avons rit ensemble.

Quand elle a été calmée pour de bon je me suis relevée:

« Je vais me coucher ma chérie, bonne nuit! »

« Maman? »

« Oui? »

« Je veux que tu sois heureuse tu sais, mais… »

« Oui je sais! Je te jure que ça ira mon amour, je ne ferai pas d'erreur, crois moi! »

Je croisais les doigts pour que ça soit le cas...

Emmett est rentré dans la chambre et je suis allée me doucher, vidée.

Le dimanche, Carlisle m'a appelée en fin de matinée.

Nous avons discuté très longtemps. Notre conversation était naturelle,spontanée, enjouée, comme si nous nous connaissions depuis toujours. Comme s'il était mon âme soeur...

Je lui ai proposé de venir prendre le café et il a accepté immédiatement.

Il est arrivé avec Edward à 13H30 et comme il ne pleuvait pas, pour une fois, les enfants sont allés se promener.

Nous avons discuté un moment, puis nous nous sommes installés sur le canapé et très rapidement la discussion s'est transformée en séance de baisers.

La température est montée haut assez vite, et je l'ai laissé passer ses mains sous mon pull.

Nous avons mit fin à notre flirt, haletants, avant d'aller top loin.

« Esmée, je suis désolé, je ne veux pas paraître pressé, mais tu me plais tellement, mais en même temps je veux une relation sérieuse, tu sais, pas une histoire de fesses! »

« Je sais, je ressens le même genre de sentiments, à tous les niveaux! »

Il est parti avec ses enfants vers 17H00, et ça a fait un grand vide dans la maison. Je me suis occupée toute l'aprés-midi, dans un drôle d'état d'esprit. Je savais que ma, notre vie à tous était sur le point de changer. Mais cela ne me faisait pas peur. J'étais pressée,excitée!

Nous nous sommes encore appelés le soir.

Jasper est venu me chercher dans mon bureau pour manger…

Il m'a regardé, dubitatif:

« Rose m'a dit que c'était sérieux… »

« C'est un peu tôt, on verra bien »

« Ça me fait drôle… »

« Je comprends, mais tu veux mon bonheur, non? »

« Bah ouais, mais Alice c'est ma copine, alors… »

« Si elle te plait c'est sans doute normal que son père me plaise, non? »

Même Rose a rit avec nous.

La semaine a été chargée professionnellement pour moi, mais Carlisle et moi nous nous sommes téléphonés tous les jours.

Le jeudi, quand je suis rentrée chez moi après avoir passé l'après-midi avec une cliente que j'avais du me retenir de gifler à plusieurs reprises tant elle était pénible, j'ai trouvé Rose et Jazz à la maison, avec Bella.

Parfaitement.

Bella.

Elle était sur le canapé, en larmes, dans les bras de Rosalie, qui la berçait maternellement.

Surprise, j'ai interrogé mes enfants du regard.

Jasper a levé les mains en l'air, en signe d'impuissance et a quitté le salon, grimpant les escaliers vers sa chambre.

Je me suis assise prêt d'elle, soupçonnant qu'Edward avait un rapport avec la crise de larmes de Bella.

Je ne me trompais pas…

A mi-voix, Rosalie m'a raconté:

« Edward a essayé d'embrasser Bella ce soir en la ramenant chez elle, mais elle n'a pas su comment réagir et elle l'a giflé… »

Les sanglots de Bella ont redoublé et je me suis mordu les lèvres pour ne pas rire.

« Je suppose que ce n'est pas la réaction que tu voulais avoir Bella ? »

« Nooon! Je…je l'aime….bouhouhouh… »

Je lui ai caressé les cheveux:

« Allons, il faut le lui expliquer, il comprendra, ça va aller… »

« Elle refuse de l'appeler »

M'a expliqué Rose.

En soupirant j'ai appelé Carlisle:

« Bonsoir…Comment va Edward? »

« Mal! Je ne sais pas ce qu'il a mais il est enfermé dans la salle de musique et il joue la marche funèbre en continu! »

« Je sais pourquoi…Va lui dire que Bella est mortifiée, qu'elle regrette et qu'elle l'attend, chez moi! »

« Euh…bon, j'y vais! Je te rappelle! »

Bella a paniqué:

« Pourquoi vous lui avez dit que je l'attendais ? Il risque de venir! Et je ne sais pas ce que je vais faire! »

Rosalie répondu à ma place:

« Tu vas lui sourire, lui demander pardon et quand il va essayer de t'embrasser, tu passeras tes bras autour de son cou, tu ouvriras la bouche et tu tourneras ta langue autour de la sienne! »

J'ai sourit et Bella a rosit:

« J'oserai jamais! »

« Mais siiii! Tu as 15 ans, mince! Tu l'aimes, il t'aime, pas de soucis! »

Mon téléphone a sonné, c'était Carlisle.

« Edward demande si c'est vrai, il est plein d'espoir là… »

« Passe le moi! »

« Esmée? »

« Oui Edward, je te passe Bella! »

Bella a tenté de fuir mais Rosalie et moi l'avons plaquée contre le canapé et je lui ai collé le téléphone contre l'oreille, pendant que Rose lui assenait une claque sur la tête.

« Allo? »

« …. »

« Non, c'est moi qui suis désolée et qui m'excuse »

« …. »

« Moi aussi »

« …. »

« Je veux bien »

« … »

« Non, promis! »

Elle m'a tendu le téléphone en souriant, le visage mouillé …

Dans le combiné, Carlisle riait:

« Je comprends pas tout mais j'arrive avec Edward et Alice, ça me donnera l'occasion de te voir, tu me manques… »

« Tu me manques aussi, à tout de suite! »

On a été occupée, Rose et moi, à rendre visage humain à Bella, qui paniquait et tremblait de tous ses membres.

Ils sont arrivés, et nous avons littéralement poussé Bella vers Edward.

On les a laissé seuls, et je me suis jetée dans les bras de Carlisle.

Nos lèvres se sont trouvées seules et il m'a entraînée vers la cuisine, ou nous nous sommes embrassés et avons discuté un long moment.

Au bout d'une vingtaine de minutes nous avons risqué un œil dans le couloir.

Alice et Jasper étaient enfermés dans la chambre de mon fils, on entendait Rosalie parler au téléphone avec Emmett et dans le salon, c'était le calme plat.

On s'est regardés; on a haussé les épaules en riant, complices, et on a entrebâillé la porte.

Edward et Bella étaient enlacés et s'embrassaient à pleine bouche.

Carlisle m'a sourit, visiblement heureux pour son fils.

On est retourné dans la cuisine, ou on a bu un café et parlé un moment.

Finalement, à 20H30, j'ai sorti un paquet de chips, du pain de mie et du fromage, des fruits et des laitages et on a tous mangé, entassés dans la cuisine.

Edward et Bella se tenaient par la main, hébétés de bonheur.

Ils étaient,il faut l'avouer, tout autant ridicules qu'émouvants...

Edward, surtout, ressemblait à une guimauve trop cuite...Bella passait sans cesse de la pâleur mortelle à la rougeur exacerbée et j'étais plutot contente qu'un médecin soit présent.

Carlisle couvait son fils du regard et j'ai comprit qu'il était heureux et soulagé de le voir sourire enfin, même s'il ne souriait qu'à Bella, bien entendu!

Alice semblait penser que l'histoire d'amour naissante entre les deux tourtereaux était de son entière responsabilié, et elle en était visiblement trés fière.

Jasper ricanait le plus discrètement possible et Rosalie me faisait des clins d'oeil, visiblement amusée et contente.

Moi j'étais ravie. Edward donnait l'impression de s'ouvrir à la vie et Bella ressemblait enfin à autre chose qu' à une petite musaraigne acculée par un renard.

Carlisle a donné le signal du départ à 22H00 et ils allaient déposer Bella chez elle au passage. Je lui souhaitais bon courage pour décoller Edward et Bella l'un de l'autre. Je me demandais bien comment allait réagir notre shérif bien aimé. En tous cas, demain n'allait pas être un bon jour pour griller un stop ou se garer au mauvais endroit!

Sur le pas de la porte,Carlisle m'a regardée avec intensité et il m'a dit, en me serrant contre lui:

« Esmée…Je crois que je suis en train de tomber amoureux de toi… »

Mon cœur a raté un battement:

« Moi aussi… »

« En fait, c'est déjà fait…. »

« Moi aussi »

Notre baiser, cette fois, a été un préliminaire à ce que nous savions qui allait se passer le lendemain soir…

Bon ben,jeudi ce sera un lemon^^

A ce sujet: je me suis trompée sur les dates de publication, c'est le lundi et le jeudi!