On passe aux choses sérieuses dans ce chapitre^^
On est toujours en PDV Esmée, mais dans le prochain chapitre il y aura un PDV Carlisle aussi !
J'ai prit mon vendredi après-midi, décommandant un client en prétextant une migraine.
Je suis rentrée chez moi et je me suis épilée, douchée, longuement massée avec de la crème parfumée et j'ai longuement hésité à me raser totalement le pubis.
J'avais peur qu'il trouve ça vulgaire si je le faisais, mais qu'il soit choqué si je ne le faisais pas…
Pour en finir, j'ai juste laissé une fine bande de poils.
J'étais nerveuse, mais en même temps étrangement confiante.
Dans mes autres relations, uniquement sexuelles, il y avait toujours un moment un peu glauque, se retrouver dans un chambre d'hôtel, uniquement pour baiser, même entre adultes consentants, c'est toujours un peu gênant.
Là, c'était vraiment différent.
Carlisle Cullen me donnait l'envie de penser à l'avenir à deux.
Il me redonnait foi en l'amour, j'avais envie de lui faire confiance.
Pourtant j'avais sérieusement perdu foi dans les hommes. Je ne pensais plus pouvoir faire confiance à l'un d'entre eux.
Je me protégeais énormément.
Mais avec lui, c'était tellement différent.
J'ai enfilé une parure du sous vêtements en dentelle noire.
Un pantalon gris et un pull noir, au joli décolleté.
Je me suis maquillée dans des tons de violet et j'ai sans vergogne piqué l'écharpe violet foncé de ma fille.
Ce que j'ai vu dans la glace m'a bien plu.
Quand mes enfants sont arrivés, vers 18h00, avec Alice et Emmett, je leur ai montré le contenu du frigo et je les ai prévenus :
« Je ne sais pas à quelle heure je vais rentrer. J'ai confiance en vous, comme toujours, et je vous demande de ne pas faire de bêtises. Pas de son trop fort, pas plus de 4 autres personnes invitées… »
Jasper m'a dit :
« Edward et Bella doivent venir, c'est possible ? »
« Bien sur. Qu'ils restent dormir ! »
Emmett avait amené un pack de bières, et là aussi j'ai été claire :
« Pas de beuverie chez moi ! »
« Oui m'man ! »
Ont répondu les 4 chérubins en chœur, même ceux que je n'avais pas porté dans mes entrailles…
Carlisle est arrivé à 18H30 pétantes, comme promit un peu plus tôt dans la journée au téléphone.
Edward et Bella, main dans la main, étaient avec lui.
Je leur ai proposé de passer la nuit ici et ils ont été ravis.
Prudente, j'ai fermé ma chambre et mon bureau à clés. J'avais mit les quelques bouteilles d'alcool fort que je possédais sous mon lit.
Une fois dans la voiture de Carlisle, nous nous sommes sourit comme deux gamins.
Il portait un costume gris très foncé, une chemise blanche et une cravate rouge.
Il était assez intimidant…
« Où on va ? »
« je pensais au bar à sushis de Port Angeles, ou si tu n'aimes pas les sushis il y a aussi le petit resto japonais de l'angle de Kennedy Street et de la 8° »
« J'adore les sushis mais le petit resto japonais me tente bien, là ! »
« J'espérais secrètement que c'est ce que tu choisirais ! »
Le trajet s'est effectué dans l'euphorie.
Nous étions bien ensemble.
Détendus et heureux de nous retrouver.
Complices, déjà.
Nous avons beaucoup parlé, durant le repas, et de sujets plus légers que la semaine précédente.
Nos mains ne se quittaient guère, et l'un comme l'autre ressentions une connexion très forte.
J'en ai appris plus sur lui.
« Tu as élevé tes enfants seul tout en faisant des études de médecine ? »
« Non, ma mère m'a aidé énormément. Sans elle j'aurais été contraint d'arrêter mes études ! Elle s'occupait de mes enfants la semaine, et moi les WE et dès que je le pouvais ! »
« Elle habite Seattle ? »
« En fait, elle est morte l'année dernière…C'est pour ça qu'on avait vraiment besoin d'une coupure avec notre ancienne vie. Je sais qu'Edward aime vivre ici, même s'il ne l'exprime pas concrètement, et moi même je me sens …comblé, surtout depuis une semaine ! »
J'ai rosit et nous avons échangé un baiser par-dessus nos assiettes.
Vers 21h00 j'ai appelé les enfants.
C'est Jasper qui a décroché.
Derrière lui j'entendais rire et parler, mais ça avait l'air relativement calme.
Ben et Angela les avaient rejoint, et je n'avais aucun problème avec ça.
Une fois notre repas achevé, nous sommes tranquillement retournés à la voiture.
Il m'a enlacée et nos désirs à l'un comme à l'autre étaient transparents.
Il a prit la direction de Forks et je me sentais en confiance.
Il s'est garé devant une maison de Main street, que je connaissais, c'était l'une des plus belle de la ville.
Je savais qu'elle était à louer, durant l'été.
Visiblement c'était lui qui l'avait louée !
Il m'a proposé un verre, que j'ai refusé.
Alors il m'a embrassée, me retirant lui-même ma veste de cuir.
Nous n'étions pas des gamins et quand il m'a prit par la main pour m'entraîner vers sa chambre j'ai sourit, même pas gênée.
Nous nous sommes laissés tomber sur le lit, enlacés, et il a commencé à me déshabiller, tendrement au début, avec passion très rapidement.
Il a gémit en découvrant mes seins dans leur carcan de dentelle.
« Oh…Ils sont encore plus beaux que je ne l'imaginais.. »
Il a habilement défait mon soutien gorge et il est passé du gentleman à l'homme fougueux.
Nous étions très désireux, l'un comme l'autre et la situation était à la fois chargée de tension sexuelle, mais aussi d'un fort romantisme…
Il a caressé et a prit mes seins dans sa bouche, tandis que ses mains parcouraient mon ventre et mes reins.
La fièvre a monté pour moi aussi et finalement nous avons presque arraché nos vêtements.
Une fois nus nous avons reprit nos caresses là ou nous en étions restés.
J'ai découvert son dos, ses fesses, tandis que, penché au dessus de moi il prodiguait toutes sortes d'attention à mes seins et mon ventre.
Je me suis aventurée vers son ventre, qui était doux.
Il avait peu de ventre pour un homme de cet age, et j'adorais le petit coté nounours que son mini bidon lui donnait.
Moi même mon corps, bien que je l'entretienne de mon mieux, était celui d'une femme qui a porté des jumeaux, mais j'aimais nos imperfections physiques à tous les deux.
Il a parcouru mon ventre de ses lèvres, et a doucement caressé du bout du doigt la cicatrice de césarienne pourtant quasiment invisible.
Aucun de mes autres amants ne l'avait remarquée, d'ailleurs, mais là j'avais affaire à un chirurgien.
Il a délicatement embrassé mon pubis presque imberbe et il est à nouveau venu trouver mes lèvres.
J'ai caressé son pénis dressé et j'ai frissonné de désir.
Dans mon ventre, la morsure du désir n'avait jamais été si forte.
Il a prit un préservatif dans la table de nuit et nous avons joint nos doigts pour le mettre en place.
J'ai largement écarté les jambes quand il s'est positionné sur moi, ses yeux clairs cherchant une ultime fois mon consentement.
Je le lui ai signifié en tendant mon ventre vers lui et il a sans souci trouvé sa place en moi.
Nos yeux étaient soudés et avant de commencer à se mouvoir en moi il m'a murmuré :
« Oh Esmée…C'est merveilleux ! »
J'ai gémit à ces mots et nos corps ont commencé à danser ensemble…
Il était un amant doué, et je ne ressentais ni pudeur ni gêne, juste un plaisir de plus en plus intense.
Nous avons finit par rompre notre contact visuel, parce que nos corps se mouvaient de plus en plus vite et que nous avions besoin de fermer les yeux pour nous concentrer sur l'orgasme qui arrivait.
Je sentais son membre en moi, m'étirant délicieusement, allant à la rencontre de mon pubis, créant une délicieuse friction sur mon clitoris.
J'ai planté mes ongles dans ses épaules et j'ai noué mes jambes autour de ses reins.
Il a accéléré ses mouvements en moi, et nos corps en sueur nous ont complètement échappé, s'unissant à l'infini, se fondant l'un dans l'autre jusqu'à l'extase absolue.
J'ai crié, sans pudeur, et mes cris ont fait grandir encore le plaisir.
Il a grogné, et je l'ai senti se tendre en moi.
Il s'est cambré et son plaisir a rejoint le mien.
Le plaisir a reflué lentement, nous laissant enlacés, couverts de sueur et heureux.
Nous nous sommes souris et je me suis lovée contre lui quand il s'est eu débarrassé du préservatif.
Nous avons mit un peu de temps à retrouver notre souffle et nous nous sommes câlinés et nous avons encore parlé.
Cette fois nous n'avons pas évoqué nos enfants, juste nous deux.
On était prudents certes, mais on était aussi confiants l'un en l'autre.
Il a été très clair :
« J'ai vraiment envie de construire quelque chose avec toi Esmée. J'ai senti tout de suite que tu étais exceptionnelle, que tu étais celle qu'il me fallait…Je suis déjà très attaché à toi, tu sais… »
« On a passé l'age des gamineries. Je sais ce que je veux moi aussi. J'ai souvent voulu uniquement du sexe, mais là pour moi aussi c'est différent. Moi aussi j'ai envie de faire un bout de chemin avec toi… »
Nous nous sommes endormis alors qu'il était déjà presque l'aube.
Quand je me suis réveillée, il me regardait, souriant.
Nous avons prit une douche ensemble et il a rit en voyant la brosse à dent pliable que j'avais toujours dans mon sac.
Il m'a caressé tendrement les fesses tandis que je me rinçais la bouche et nous avons regagné le lit, à nouveau avides l'un de l'autre.
Nous avons encore fait l'amour, aussi délicieusement qu'un peu plus tôt dans la nuit.
Vers 10h00 du matin, tandis qu'il caressait sans relâche mes seins, j'ai suggéré que nous rejoignions la marmaille.
Nous nous sommes rhabillés et quand nous nous sommes garés devant chez moi je l'ai regardé :
« C'est la première fois que je les laisse seuls toute une nuit, j'ai le trac là ! »
Il m'a fait un clin d'œil :
« Je suis là ! »
Et c'était vrai.
Il était là.
Avec moi.
Sa main dans la mienne m'a donné une force incroyable.
Dans le salon, Ben et Angela dormaient sur un des canapés
Il y avait des verres sur la table, mais pas trop de désordre.
Nous avons fait le tour des chambres.
Sans surprise Emmett et Rosalie étaient dans celle de Rose et Jasper et Alice dans celle de mon fils.
J'ai ouvert la porte de la pièce qui servait de débarras et ou il y avait un vieux clic clac et j'y ai vu Edward et Bella, dans les bras l'un de l'autre. Pour autant qu'on pouvait en juger, ils n'étaient guère habillés. J'ai pensé au sheriff Swan et je me suis juré de calfeutrer ma maison…
Carlisle a tendu le cou pour regarder son fils et j'ai vu ses yeux briller de joie.
Nous sommes alors allés nous coucher dans mon lit, ou la fatigue nous a rattrapés.
Vers 11h30, c'est le rire d'Emmett qui nous a tiré du lit.
Nous les avons rejoint et Jasper a fait une drôle de tête en nous voyant sortir ensemble de ma chambre.
Carlisle a invité tout le monde à prendre le petit déjeuner au snack de la plage.
Rosalie était tendue, mais Emmett la serrait contre lui.
Edward et Bella étaient très loin de nous, seuls au monde sur une tréééés lointaine galaxie.
Ils ont à peine touché à leur petit déjeuner et on a du leur rappeler de penser à respirer, de temps à autre. ..
Jasper et Alice étaient visiblement partagés entre l'amusement et l'agacement.
Alice a résumé l'avis général :
« En fait, vous êtes des copieurs ! »
Carlisle l'a remise en place :
« Attention jeune fille, je pourrais bien te reprendre les clés de la Volvo ! »
Elle a ouvert de grands yeux et a aussitôt répondu :
« Ouais, mais un jour ce sera moi qui choisirai ta maison de retraite ! »
Nous avons tous rit de longues minutes, sauf Edward et Bella, qui ne devaient même pas se rendre compte qu'ils n'étaient pas seuls à table. J'ai quand même été soulagée de voir qu'ils avaient trouvé un moyen de se nourrir : Edward donnait des morceaux à Bella, qui le nourrissait ensuite à son tour. Au moins ils n'allaient pas mourir de faim…
Nous ne nous sommes pas quittés du WE.
Le samedi soir nous avons laissé les ados se débrouiller, et nous avons passé la nuit chez lui.
Nous avons testé la douche, la baignoire, le plan de travail de la cuisine, le canapé du salon et même le piano d'Edward. La boite de préservatifs y est passé entièrement et j'étais certaines que j'allais avoir des courbatures terribles le lendemain, mais je m'en fichais. J'étais bien, j'étais heureuse, mon corps était comblé de plaisir et de tendresse.
Il est venu passer la nuit du dimanche au lundi chez moi.
Bella a mentit sans vergogne à son père au téléphone, réussissant à lui faire croire que Rosalie l'avait invitée à dormir une nuit de plus. Carlisle et moi avons admiré sa capacité à se transformer en souricette timide qu'on rêvait de protéger, alors que visiblement Edward et elle ne passaient pas leurs nuits à tricoter.
En tous cas, son père y croyait. J'étais un peu ennuyée d'être complice, mais Carlisle a balayé mes doutes :
« Si son père ne voit rien, c'est qu'il préfère ne pas voir. Alors autant le laisser dans son monde ou il se croit tranquille ! »
J'ai quand même insisté pour qu'il parle contraception avec son fils, et pendant ce temps, j'ai coincé Bella dans la salle de bains.
« Bella, je voudrais te parler ! »
« Euh… »
« Inutile de me prendre pour une bécasse, je sais parfaitement qu'Edward et toi vous couchez ensemble, et je me doute aussi que tu ne prends pas la pilule. Vous utilisez des préservatifs ? »
« Oui… »
« Tout le temps ? »
« Oui oui ! »
« Correctement ? »
Elle était déjà rouge mais là elle est devenue violette…
« Comment ça, correctement ? »
« Dès le début du rapport, pas de pénétration sans préservatifs, il le met sans difficultés ? »
« Il le met comme il peut, je sais pas moi ! Mais en tous cas…Il le met ! »
« C'est des préservatifs achetés en pharmacie ? »
« Hem…C'est…Euh.. »
« Bella ?... »
« C'est Jasper qui nous les a donnés… »
Tiens donc…
« Parfait. Mais ce serait bien que tu prennes la pilule, tout de même ! »
« Mon père ne s'en remettra pas si je lui parle de ça ! »
« J'en parlerai à Carlisle, on verra ça ! »
« Vous allez en parlez à ? Oh… »
J'ai ri, attendrie :
« Il a bien comprit la nature de vos relations à Edward et à toi tu sais ! Et n'oublie pas qu'il est médecin ! »
Elle affichait un air affolé :
« Ben oui, mais…Justement… »
J'ai comprit et j'ai éclaté de rire :
« NON ! Ne t'en fais pas ! Il ne va pas t'examiner ! Il a des consoeurs gynécos ! »
Elle a retrouvé une teinte normale et a soupiré de soulagement.
Quand je l'ai relâchée elle a foncé retrouver Edward qui l'a prise contre lui et a à nouveau respiré normalement,ce qu'il n'avait pas du faire depuis l'instant ou Carlisle et moi les avions séparés de force.
J'ai convoqué mon fils dans mon bureau.
Il avait l'air surpris et inquiet.
Une convocation dans mon bureau équivalait à une remontrance maternelle et il le savait. Visiblement, il se demandait ce qu'il avait bien pu faire.
Je lui ai sourit :
« Alors, il parait que tu fais office de fournisseur ? »
Il a ouvert des yeux immenses :
« QUOI ? »
« Avoue, Bella m'a tout dit de toutes façons ! »
« BELLA ?Mais…C'est la seule qui ne fume pas ! »
« QUOI ? Mais je te parlais de préservatifs moi Jasper ! Je plaisantais et je voulais même te proposer de les acheter moi pour que ton argent de poche n'y passe pas entièrement ! »
Il a prit la même teinte que Bella un peu plus tôt dans la salle de bains et je me suis laissée tomber dans mon fauteuil.
Evidemment, je me doutais bien que mes enfants fumaient sans doute de temps à autre de l'herbe, mais bon…
« JASPER THOMAS HALE ! Tu fume quoi et avec qui?"
« Pffff. Ben des joints, parfois…Pas souvent… »
« C'est quoi pas souvent ? »
« Le WE, enfin, le vendredi soir et le samedi soir… »
« AVEC QUI ? »
« Ben…Nous tous ! Sauf Bella, Edward veut pas qu'elle fume… » (ndla : je sais pas vous, mais moi j'imagine très bien Edward se mettre entre Bella et le joint, protecteur et intraitable !)
J'ai cherché l'air :
« Alice fume ? »
« Ah ben oui ! Elle et Rose fument plus qu'Edward et moi ! »
« Et qui vous donne ça ? »
Je me doutais de la réponse mais bon…
« Bah…Emmett ! »
Voilà…
Je me suis levée, furieuse, et j'ai empoigné mon fils par le bras.
Je l'ai traîné jusque dans le salon et Carlisle a ouvert des yeux surpris en nous voyant.
J'ai appelé les autres angelots.
Le ton de ma voix devait être sans appel car ils sont tous arrivés au galop.
« Il parait que vous fumez des joints chez moi le vendredi soir et le samedi soir ? »
« QUOI ? »
A crié Carlisle, tandis que les 6 gamins se faisaient tout petits devant nous.
Edward a serré Bella contre lui quand celle-ci a fondu en larmes :
« Bella ne fume rien du tout ! »
« ET TOI EDWARD ? »
A demandé Carlisle, subitement terrifiant :
« Moi oui. »
Carlisle a dévisagé sa fille :
« Et toi Alice ? »
« Bien sur que oui ! Y'a que Bella pour pas le faire ! »
Bella a décidé d'être solidaire :
« Je le fais pas parce qu'Edward veut pas mais sinon »
Edward a grogné :
« Toi tu touches pas à ça mon cœur ! »
Carlisle a regardé Rosalie :
« Et toi ? »
« T'es pas mon père, ça te regarde pas ! »
J'étais en colère et j'ai levé la main sur ma fille. C'est Carlisle qui m'a retenu.
J'ai regardé Emmett :
« C'est toi qui les fournit, c'est ça ? »
« Ouais mais bon ça va, tout le monde le fait faut pas que vous le preniez comme ça, même Angie elle fume alors… »
« Angela Weber fume du hasch ? »
« Evidement ! »
A sifflé Rosalie.
J'ai buggé un moment. Angela Weber, la douce et sérieuse Angela, fille du pasteur Weber, en train de fumer un joint. J'avais du mal, là…
Carlisle a prit les choses en main :
« Bon, écoutez bien tous les 6. Nous savons parfaitement que la plupart des ados de votre age fument des joints mais nous sommes totalement en désaccord avec cette pratique ! Hors de question que nous cautionnons ça ! C'est comprit ? »
« OUI »
Ont crié 6 voix en même temps.
« Vous êtes priés de stopper toute consommation de manière immédiate et de ne jamais, jamais en ramener ici ou chez moi d'ailleurs ! »
A nouveau, ils ont opiné.
Il a enchaîné :
« A présent, vous allez me faire des recherches sur la fabrication du canabis et les dangers de son utilisation ! »
Emmett a essayé de râler :
« Hé ! Moi je suis pas votre fils et »
Je l'ai fusillé du regard :
« Si tu ne veux plus passer tes WE ici, Emmett, libre à toi !... »
Il a éclaté de rire :
« Ouais, c'est votre job de parents ! Allez viens Rosie, on va faire le boulot ensemble ! »
Une idée fulgurante m'a traversé l'esprit :
« Eh bien NON ! On va mélanger les couples un peu, histoire que ça soit pas trop rigolo ! Rose avec Edward, Jasper avec Bella et Emmett et Alice ! »
Ils nous ont fusillé du regard, surtout Rosalie et Edward.
Mais ils ont obtempéré.
Carlisle m'a servit un doigt de porto et nous avons éclaté de rire.
« Tu en as fumé, toi aussi ? »
M'a-t-il demandé à mi-voix.
« Bien sur ! De 16 à 20 ans ! »
« Coquine ! »
« Et toi ? »
« Ah évidemment , et moi j'en faisais même pousser à une époque ma chère ! »
Nous avons dégusté notre vin, attendant le retour de nos chérubins.
On entendait Edward et Rosalie s'insulter copieusement.
Jasper et Bella sont arrivés les premiers.
Bella était palotte :
« Jamais je fumerai ça moi ! »
Jasper nous a provoqué :
« En fait l'idéal c'est d'en faire pousser soi même ! »
J'ai soufflé, furieuse.
Carlisle lui a sourit :
« Amsterdam est bien loin, très cher… »
J'ai aussi sourit à mon fils, grinçante :
« Tu sais qu'il y a des pensions très bien à Seattle. Fais attention de ne pas t'y retrouver ! »
Il a sourit tandis que Bella rassemblait consciencieusement les documents qu'ils avaient imprimé.
Alice et Emmett sont arrivés et Alice affichait un air soucieux. Elle donné un léger coup de poing dans l'estomac de Jasper :
« Tu fumes plus, comprit ? »
« Tu vas pas t'y mettre ? »
« Ca peut rendre impuissant figure toi ! »
Jasper a pâlit :
« QUOI ? Ou t'as vu ça ? »
Emmett lui a tendu une feuille et Jasper l'a lue, affolé.
Edward a débarqué, Rosalie sur ses talons. Visiblement ces deux là avaient passé leur temps à s'étriper.
Rosalie a croisé les bras et n'a pas ouvert la bouche.
Edward a tenté de négocier avec son père :
« Vu que j'empêche Bella de consommer, je peux avoir une réduction de peine ? »
Carlisle a levé les yeux au ciel :
« Bon, ça ira comme ça. Vous allez nous préparer un bon repas et je peux vous assurer qu'on va vous surveiller à présent ! »
La soirée a été relativement calme. Carlisle et moi savions qu'ils allaient continuer sans aucun doute, mais pas avec notre bénédiction !
Le lundi matin Carlisle est parti de bonne heure, et j'ai moi-même conduit les 6 ados au Lycée.
J'étais en effet pleine de courbatures, mais incroyablement heureuse.
On s'est téléphoné et je suis même passée à midi et demi à l'hôpital pour manger rapidement une salade avec lui.
Le mardi soir j'ai invité ma fille au restaurant.
Elle avait besoin de me parler.
On a discuté, longuement.
Elle était terrifiée par la vie qui se profilait :
« Tu as un amoureux, et tu ne seras plus aussi disponible pour moi ! Tu vas avoir 4 enfants au lieu de 2 et ce sera pas pareil ! »
« Ce ne sera pas pareil mais ce sera bien je pense, même mieux peut-être ! »
« Comment ça pourrait être mieux ? Je te veux pour nous seuls ! »
« Rose…J'ai eu du mal moi quand je t'ai vue avec Emmett, quand j'ai comprit que tu avais des relations sexuelles, que tu n'étais plus mon bébé. Mais c'est le cours normal de la vie ma chérie. Les événements arrivent et nous emportent avec eux ! »
Je n'aimais pas la voir malheureuse, mais en même temps je me disais qu'elle avait besoin de ça, que sinon notre relation aurait été trop forte, trop prenante.
Et en effet nous avons tous prit un rythme très rapidement.
Note importante de l'auteure : LA DROGUE C'EST MAL ! N'en consommez JAMAIS, quelle qu'elle soit !
