Je souhaite à toutes mes lectrices (et lecteurs),ainsi qu'à leurs proches, une excellente année 2011! Qu'elle soit remplie de joie, de paix, de sérenité, d'espoir, d'amour et de rires!

Carlisle PDV

J'ai eu un peu de mal à conduire dans la voiture au retour.

La réalité s'imposait à moi, tout doucement.

Deux.

Des jumeaux.

Encore…

J'ai senti une fatigue écrasante s'abattre sur mes épaules.

Je savais ce que c'était, que d'élever deux bébés.

Si l'un faisait sa nuit, l'autre hurlait immanquablement de 2H00 à 6H00.

Quand l'un tombait malade, on pouvait être sur que le deuxième le serait dans la semaine suivante.

Les dents, les cris, les vomis,les maladies…Tout ça, multiplié par deux.

A côté de moi, Esmée s'est mise à pleurer et j'ai su que je devais être fort pour nous deux.

Je me suis garé sur le bas côté et je l'ai prise dans mes bras.

Je l'ai juste tenue contre moi un moment, puis je lui ai murmuré:

« On s'en est sorti, chacun de notre côté, avec des histoires conjugales très dures, alors là qu'on est deux, plus 4 grands pour nous aider, ça va aller Esmée, ça va aller, je te le jure! »

Elle ne m'a pas répondu, et j'ai su qu'elle savait très bien que je mentais. Des jumeaux, c'est très dur, les 3 premières années du moins…

On a finit par rentrer à la maison.

J'ai soufflé un bon coup et je lui ai serré la main.

Elle avait cessé de pleurer mais ses yeux étaient rouges et elle reniflait.

On est entré dans le salon.

Les 4 grands (oui, ça y était je pensais à eux comme aux grands, et aux bébés, ben comme aux bébés!) nous attendaient, impatients et souriants.

Leurs visages se sont contractés en voyant Esmée en larmes.

Rosalie et Jasper se sont précipités sur leur mère:

« Maman! Qu'Est-ce qui se passe? Le bébé ne va pas bien? »

Rosalie pleurait déjà et Esmée s'est effondrée dans ses bras.

Edward s'est mit à se ronger les ongles, Alice a rejoint le choeur des sanglots tandis que Jasper demeurait les bras ballants, le visage décomposé.

Alors j'ai prononcé, d'une voix forte:

« ON NE PANIQUE PAS! TOUT VA BIEN! ASSEYEZ VOUS ON A UN NOUVELLE A VOUS ANNONCER! »

Jasper, Alice et Edward se sont assis sur le canapé.

Alice, au milieu, tenait les mains d'Edward et de Jasper, ils avaient retrouvé un visage plein d'espoir.

Rosalie s'accrochait toujours à sa mère qui continuait à pleurer, mais elle me fixait, les joues barbouillées de larmes et de mascara, ses immenses yeux bleus écarquillés, attendant la nouvelle que je leur avais promise.

J'ai soupiré:

« Rosalie, Esmée, asseyez-vous! »

Elles se sont laissées tomber sur un même fauteuil et j'ai vu qu'Esmée tentait de reprendre le contrôle d'elle-même, et esquissait même un sourire.

Je me suis frotté les mains et je leur ai sourit:

« Bon. Quelqu'un devine? »

Alice a levé la main.

« Oui ma chérie? »

« Vous avez déjà pu voir le sexe, c'est un garçon alors c'est pour ça qu'Esmée pleure? »

J'ai éclaté de rire. Deux camps s'étaient formés dans la famille: toutes les filles désiraient une fille, et tous les garçons voulaient …un garçon…

« Non, on a pas vu le sexe…. »

Ils sont demeurés muets, réfléchissant à ce que je pouvais bien avoir à leur annoncer.

Rosalie, n'y tenant plus, s'est levée, s'est jetée à mon cou et m'a supplié:

« Carlisle…S'il te plait! Dis le nous! »

Elle m'a planté deux baisers sur la joue et j'ai soulevé une de ses mèches blondes pour lui murmurer à l'oreille:

« Il y en a deux! »

Elle m'a regardé, incrédule:

« C'EST VRAI? »

« Oui! »

Elle a poussé un tel hurlement de joie que le chat a sursauté et a filé se réfugier entre les pattes du chien.

Les 3 autres l'ont interrogée, pêle-mêle:

« Quoi? Qu'Est-ce qu'il y a? »

« Qu'Est-ce que c'est? »

« Pourquoi Rose elle sait et pas nous? »

Elle a tourné sur elle-même et a hurlé:

« DEUX!Il y en a Deux! »

Edward a été le premier à réagir:

« C'est pas possible! La foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit! »

Esmée s'est tordue d'un rire nerveux à ces mots et a sorti les photos de l'échographie de son sac, et les lui a montré.

Edward a un peu pâlit et a passé les photos à Jasper.

Alice a tendu le cou et a regardé Esmée:

« Ben alors, pourquoi tu pleures? »

Rosalie a enfoncé le clou:

« C'est vrai, ça, pourquoi tu pleures? Il n'y a pas de raison de pleurer! »

Esmée s'est mise à glousser hystériquement, à tel point que Jasper a couru lui chercher un verre d'eau.

C'est alors seulement que je me suis assis sur un fauteuil et que j'ai pleuré à mon tour.

Esmée PDV

Les enfants étaient furieux de nous voir craquer ainsi.

J'ai cru que Rosalie allait me gifler quand j'ai secoué la tête en gémissant :

« C'est au dessus de mes forces ! Pas deux à nouveau ! »

Jasper m'a regardé, mauvais :

« Non mais dis donc, on t'a laissé de si mauvais souvenirs que ça ? »

« Non, mais…Oh vous n'imaginez pas un instant ce que c'est ! »

Alice m'a dit, la lèvre inférieure tremblante :

« Mais c'est une bonne nouvelle quand même ! Moi j'adore avoir un jumeau, c'est cool ! »

Carlisle est sorti de sa transe :

« Oui, je suis ravi d'ailleurs. Mais pour eux. Mais pour nous…Vous allez voir ce que c'est ! »

Edward et Jasper se sont immédiatement défilés, les lâches :

« Hé, oh, c'est pas les nôtres ! Moi j'ai rien demandé ! »

« Moi je me lève pas la nuit ! De toutes façons je ne les entendrai même pas ! »

Rosalie a affiché un sourire radieux :

« MOI je m'en occuperai. Je les prendrai dans ma chambre, je leur donnerai leur bain, je les habillerai, et je leur donnerai le biberon ! »

Carlisle lui a sourit :

« Merci de ton soutien Rose. Mais tu dois réussir ta scolarité, et j'y veillerai. Tu ne pourras PAS t'occuper de DEUX bébés, en allant au Lycée et y réussissant. Bien sûr tu seras une merveilleuse grande sœur mais il est hors de question que tu te sacrifies pour ça ! »

Alice a été la première à voir un peu plus loin :

« Ce sont de vrais ou de faux jumeaux ? »

« Dizygotes »

A répondu Carlisle.

Alice a sourit plus largement :

« Alors, il y aura peut-être un garçon et une fille, encore une fois ? »

« C'est possible »

A confirmé son père.

Edward et Jasper ont sourit à l'évocation d'un possible petit frère.

« Comment on va les appeler ? »

A demandé Alice.

J'ai soupiré :

« C'est Carlisle et moi qui allons choisir les prénoms ! »

Alice a froncé les sourcils :

« Je vois pas pourquoi ! On a notre mot à dire ! »

Carlisle a habilement contourné le problème :

« Faites nous des propositions de prénoms ! On les étudiera, mais on choisira ce qu'on voudra ! »

Alice a aussitôt cherché des prénoms sur l'ordinateur, tandis que Jasper et Edward disputaient une partie de jeux vidéos.

Rosalie exultait, et elle a appelé Emmett, puis Angela, puis Bella, puis toute sa classe, pour leur annoncer la nouvelle.

J'ai regardé mon ventre.

J'ai regardé Carlisle, qui affichait un air déboussolé.

J'ai regardé ma mallette de travail, qui allait très bientôt prendre la poussière.

J'ai soupiré et j'ai regardé celui qui allait très bientôt être mon mari :

« Je dois me reposer. »

« Absolument ! »

« Alors à partir de maintenant, je ne fais plus rien dans la maison. Nada. Débrouillez vous ! »

Rosalie a filé jusqu'à la cuisine et en est revenue 10 mns plus tard avec deux sandwichs aux crudités et deux verres de lait.

Elle m'a tendu un des sandwichs et un verre de lait et j'ai mangé avec plaisir.

Edward, toujours affamé, comme Jazz, s'est approché :

« Et nous alors ? »

Rose, mâchant son propre sandwich, l'a envoyé sur les roses :

« Tu te débrouilles ! Ma mère c'est pas pareil, elle doit se reposer, mais vous… »

Edward a voulu protester, mais un seul regard de Carlisle l'a fait taire.

Ils ont filé à la cuisine se préparer à manger.

J'ai complimenté Rosalie sur ses sandwichs, bons et sains à la fois.

Elle était joyeuse :

« Je t'en ferai tous les jours ! »

« Volontiers ! »

Alice est revenue avec une salade composée, mais Edward et Jasper s'étaient fait des hots dogs et des pizzas. (Enfin, ils les avaient prit dans le congélateur…)

Carlisle avait décongelé une part de chili con carne et il m'a sourit, vaillamment.

J'ai décidé d'en profiter à fond

« Après l'accouchement, j'aurai droit à une chirurgie esthétique du ventre mon chéri ? »

Il a balbutié, visiblement prit au dépourvu :

« Si nécessaire, oui, bien sur ! »

Edward et Jasper m'ont regardée par-dessus leurs pizzas, légèrement dégoûtés :

« Tu vas enfler à ce point-là ? »

M'a demandé mon fils, inquiet :

« Oh oui ! Pour ta sœur et toi, à la fin je jouais le remake d'Alien, figure toi ! »

Rosalie, qui avait passé un moment dans un des nombreux bouquins sur la grossesse qu'elle avait emprunté à la bibliothèque, m'a demandé, angoissée :

« Ils vont être prématurés tu crois ? »

J'ai soupiré :

« C'est possible. Mais ton frère et toi vous ne l'avez pas été ! Enfin, un peu mais moins d'un mois, ce n'est pas de la prématurité ! En tous cas vous n'êtes pas allés en pédiatrie et vous n'avez passé que deux jours en couveuse ! »

Alice a enchaîné :

« Mais Edward et moi on est né à 7 mois et demi ! On a passé un mois en couveuse ! »

Carlisle a prit sa fille dans ses bras :

« C'est le corps de la mère qui compte. Et dans votre cas, le fait que votre mère se nourrisse à peine et fasse trop d'exercices de danse a hélas joué dans votre arrivée précoce. Elle était censée garder le lit dès le 6° mois, mais elle a refusé de le faire »

Edward, pale et les poings crispés, comme à chaque fois qu'une allusion à sa mère était faite, m'a regardé :

« Toi Esmée, s'il le faut, tu resteras couchée, hein ? »

« Ne t'en fais pas mon chéri, je comptes bien rester au repos que ce soit nécessaire ou pas ! »

Ils ont tous éclaté de rire.

Edward m'a regardé longuement. C'était la première fois que je l'appelais « mon chéri » et pas la dernière. Visiblement ça lui avait fait plaisir.

Moins à Rosalie, qui s'apprêtait visiblement à me faire une crise de jalousie dès qu'on a été seules, mais j'ai nonchalamment posé une main sur mon ventre en soupirant et elle a ravalé ses mots.

J'allais la tenir pendant des mois, avec ça, et j'allais en profiter à mort.

Parce que j'avais toujours été quelqu'un de pragmatique, j'ai passé le reste de la semaine à m'organiser.

Carlisle et moi avons eu une discussion et avons décidé que je cesserais de travailler dès la fin du 4° mois.

Alors j'ai prévenu des clients, passé le relais à des collègues, noué des relations pour l'avenir.

J'ai eu moins de mal que je ne le craignais.

Parce qu'une fois le premier choc passé, j'étais inévitablement tombée amoureuse de mes bébés.

Alors, quand j'ai commencé à avoir des douleurs dans le bas du ventre en fin de journée, j'ai paniqué.

Je suis allée à l'hôpital et Carlisle, blanc comme un linge, a quitté une opération, laissant son collègue finir le travail, pour me rejoindre.

Heureusement, il ne s'agissait que de tensions dues à la croissance de l'utérus, mais j'ai comprit le message : je devais réellement me reposer le plus possible. Carlisle, qui avait eu plus peur que moi encore, a été très strict : je ne devais strictement plus rien faire à la maison et arrêter de travailler dès que possible.

Il a commencé par doubler les heures de la femme de ménage.

Les ados ont appris la cuisine sur le tas, et rapidement Jasper a été capable de cuisiner une quiche sans la cramer totalement, même si ça restait assez peu comestible.

Et le WE est arrivé.

Le vendredi après-midi j'ai finit mes RDV tôt, et je suis rentrée m'allonger. J'avais à nouveau un peu mal au ventre. Mon corps réclamait vraiment du repos…Je me rendais compte que vivre une grossesse à 38 ans n'avait rien à voir avec la vivre à 21 ans !

Vers 17h00, ils sont rentrés à 6 du Lycée.

Je regardais l'album photo de la petite enfance des mes premiers jumeaux, la larme à l'œil.

Jasper est entré dans le salon, la main d'Alice bien ancrée dans la sienne, et il m'a embrassée avec tendresse, selon son habitude.

Puis il a déposé une légère tape sur mon ventre :

« Ca va les petits loubards ? »

J'ai sourit à sa boutade.

Alice m'a embrassée aussi.

Elle a furtivement caressé mon ventre elle aussi et s'est adressé, mi à moi, mi à mon ventre :

« La journée s'est bien passée ? »

« Excellente ! »

J'ai répondu, pour nous trois.

Emmett m'a embrassé avec sa bonne humeur habituelle, puis Rosalie l'a bousculé et s'est agenouillée à côté du canapé ou j'étais allongée.

Elle m'a adressé un vague sourire, puis a remonté mon pull, avec un sourire extatique, et a déposé une myriade de baisers sur mon ventre avant de s'adresser aux bébés :

« Alors les petits cœurs ? On a passé une bonne journée ? On s'est bien amusé ? On a eu les orteils qui poussent ? C'est bien ! »

Je me suis servie de l'album photo que je tenais à la main pour lui taper sur la tête et tout le monde a rit.

Edward et Bella se sont alors approchés de moi, enlacés, comme toujours.

Edward m'a salué de la main, hésitant visiblement à m'embrasser et j'ai tendu les lèvres vers lui.

Il s'est penché vers moi et je l'ai ébouriffé tout en l'embrassant.

Bella aussi m'a déposé un baiser sur la joue, puis, rougissante, elle a sorti un petit paquet cadeau de son sac à dos et me l'a tendu.

Je me suis assise et je l'ai ouvert, sous les yeux inquisiteurs du reste de la bande.

J'ai découvert deux minuscules paires de chaussettes taille naissance. Une paire vert amande, et une autre blanc cassé.

Les larmes me sont montées aux yeux et j'ai remercié Bella avec effusion :

« C'est adorable ! Merci Bella ! Ce sera la première paire de chaussettes qu'ils mettront ! Et ça convient à des garçons comme à des filles, les couleurs que tu as prit ! Merci ! »

Edward était fier de Bella, qui était rouge vif de plaisir.

Rosalie, et surtout Alice, étaient pales de jalousie, mais n'ont rien dit.

J'ai prit les chaussettes en photo avec mon téléphone et j'ai envoyé la photo à Carlisle.

Il m'a immédiatement appelé, angoissé et réprobateur :

« ESMEE ! Tu fais les magasins ? Tu es folle ! REPOSE TOI ! »

J'ai grincé :

« C'est notre petite Bella qui vient d'offrir leur tout premier vêtement aux bébés ! Moi je suis dans le salon , couchée sur le canapé ! »

« Ah…Euh, pardon…Remercie Bella, c'est très mignon ! Euh, je ne vais pas tarder à rentrer ! Tu vas bien mon amour ? »

« Oui. En rentrant tu feras des pâtes, tiens… »

« Bien sûr ma chérie ! Bien sûr ! Repose toi !»

Bella m'a alors regardée :

« Je peux préparer un repas, moi, si vous voulez ? »

J'ai voulu lui répondre qu'elle était une invitée et qu'elle devait se détendre, mais Emmett m'a prit de vitesse et a demandé, plein d'espoir :

« Tu sais cuisiner, Bella ? »

« Oui, un peu ! »

Ils ont tous poussé un gémissement de bonheur, surtout Emmett, Edward et Jasper.

Ces trois derniers se sont emparés littéralement de Bella et l'ont triomphalement poussé vers la cuisine.

Alice a suivit le mouvement, bien qu'elle ne soit qu'une petite picoreuse.

Rosalie s'est assise à côté de moi et a sans vergogne à nouveau soulevé mon pull et caressé mon ventre :

« Enfin seuls, mes petits amours ! »

J'ai grogné :

« Si tu veux, je peux m'en aller en te laissant seule avec eux ! »

Elle m'a ignorée et a continué :

« Mes petits chéris ! Je vais vous acheter une jolie peluche chacun moi demain ! Des nounours, d'accord ? »

J'ai prit une petite voix nasillarde pour lui répondre :

« Oh oui : des nounours ! Chouette ! T'es une super grande sœur Rosalie ! »

Elle m'a regardée, mi-figue, mi-raisin :

« Tu te moques de moi, là ? »

J'ai rit :

« OH OUI ! »

Elle m'a fusillée du regard mais je l'ai prise par la main :

« Je plaisante, Rose ! Je suis heureuse de te voir si impliquée et enthousiaste ! »

Elle m'a sourit et a subitement eu l'air inquiète :

« Tu crois que moi je pourrai en avoir aussi un jour ? »

La surprise m'a fait balbutier :

« Mais…Enfin…Mais BIEN SUR QUE OUI ! Pourquoi ne voudrais-tu pas que ça t'arrive ? »

Elle a reniflé, pitoyable :

« Ben je sais pas…Et si j'étais stérile ? »

Sa détresse était visible et j'ai eu du mal à la rassurer.

Quand Carlisle est arrivé il a prit le relais.

En bon médecin, il a proposé à ma fille de passer quelques examens simples, qui la rassureraient.

Elle a accepté, un peu rassérénée.

Elle a finalement rejoint les autres, qui, d'après ce que j'en entendais, contemplaient Bella en train de cuisiner.

Une odeur des plus alléchantes me parvenait de la cuisine et Carlisle a mit la table en salivant.

A 18h30 on est passé à table et ça a été l'heure de gloire de Bella Swan.

Elle nous avait fait une quiche au jambon et aux poireaux, du riz à la crème et des escalopes de poulet aux champignons. Et même une salade de fruits en dessert.

Edward, Jasper et Carlisle, obligés d'avaler leur propre cuisine depuis une semaine, ont eu l'air de vouloir faire canoniser Bella, qui ployait sous les compliments.

Même Alice a léché son assiette.

Rosalie a discrètement demandé à Bella la recette de la tarte, en voyant Emmett se resservir pour la 4° fois.

Carlisle, pourtant gentleman civilisé en temps normal, a fait des propositions très poussées à Bella :

« Si tu veux Bella, tu cuisines les repas du WE, et aussi quelques repas d'avance pour la semaine, et je te payerai, et bien en plus ! »

J'ai râlé :

« CARLISLE ! Bella n'est pas notre cuisinière voyons ! »

Jasper a crié :

« Mais tu peux le devenir si tu veux Bella ! Je t'adore, tu le sais ça ! »

Bella a éclaté de rire et Edward a regardé son père :

« Je ne veux pas que Bella se fatigue, elle est fragile et »

Bella a froncé les sourcils :

« Comment ça, je suis fragile ? »

« Ben, je veux dire, je veux que tu sois en forme pour, enfin, mais c'est que, euh… »

Il a rougit, et Bella encore plus.

Les autres, Carlisle et moi compris, avons éclaté de rire, et Emmett a chambré Edward sans pitié :

« Ouais tu veux qu'elle soit en forme pour t'amuser avec elle au lit, et tant pis si nous on crève de faim, c'est ça ? »

A la fin du repas, Carlisle a commandé pas mal de provisions par internet, et Bella m'a assurée qu'elle était ravie de cuisiner, et qu'elle allait faire des choses simples. Et j'ai adoré la façon qu'elle a eu de me dire :

« Ne vous en faites pas, ILS vont participer ! »

Visiblement, elle englobait tout le monde dans le « ils » parce que même Carlisle, le lendemain, s'est retrouvé de corvée d'oignons.

Carlisle PDV

C'est quand Esmée a eu une alerte que j'ai vraiment réalisé à quel point j'étais déjà attaché à ces bébés.

Alors j'ai tout fait, et Esmée aussi, pour que cette grossesse se passe le mieux possible.

Heureusement, Esmée était coopérative et a de suite comprit que le repos était primordial. Elle n'était pas obligée de garder le lit, mais devait réduire ses activités au maximum, et éviter la voiture.

Alors, avant qu'elle ne soit trop enceinte et qu'elle ne puisse plus du tout se déplacer, nous avons organisé le mariage…

NDLA: A partir de maintenant, je ne publierai plus qu'une fois par semaine pour cette fic, comme pour la grenouille, d'ailleurs. J'ai une trés bonne raison: je travaille sur deux nouvelles fics, et je tâche d'écrire un nouveau châpitre pour les gens heureux!