Carlisle PDV
Finalement, je m'y suis fait.
A l'idée d'avoir à nouveau des jumeaux.
Ca aurait pu être pire.
On aurait pu avoir des triplés… !
Esmée et moi étions complètement d'accord: on voulait un mariage simple.
Sans chichis.
Alice a faillit avoir une syncope mais on a tenu bon.
Par contre, je tenais mordicus à un petit voyage de noce.
Pas trop loin, vu le petit bidon qui commençait sérieusement à pointer d'Esmée, mais un voyage de noce quand même.
On a donné une réception dans un hôtel de Seattle, pour ne pas avoir de travail à faire.
L'après-midi on est allé, juste Esmée et moi, chez le pasteur qui nous a unit.
Ca n'était pas le plus important.
Le plus important, le symbole de notre amour et de notre union, c'était nos bébés, qui poussaient tranquillement dans le ventre de l'amour de ma vie.
Et la réception, finalement, a été un bon moment.
Les préparatifs m'avaient fait mal, par certains côtés.
Je m'étais rendu compte qu'Esmée n'avait absolument aucune famille ses enfants mis à part.
Sur sa liste d'invité, s il n'y avait que des contacts professionnels.
Sur la mienne il n'y avait pas non plus énormément de famille, je n'avais pas de frères et soeur, mais il y avait des cousins, et mon oncle et ma tante.
Mais je savais une chose: notre famille, nous étions en train de nous la construire.
Finalement on était nombreux, à cette réception.
Esmée m'avait dit oui, deux heures plus tôt.
Je n'avais jamais été marié, contrairement à elle, et je savourais la joie de s'unir officiellement à quelqu'un, que j'avais pas soupçonnée si forte.
Esmée portait une jolie robe fluide, dans les noirs et gris, avec un chignon fait par Alice qui lui allait très bien.
J'avais été ému, aussi, de voir que les enfants avaient cédé à la tradition.
La robe d'Esmée était neuve. Ses chaussures non. Ses sous-vêtements étaient bleus et Rosalie lui avait prêté un grand châle noir.
Et c'était Jasper et Edward qui étaient allé choisir et acheter son bouquet de mariée. Ce dernier était composé de roses rouges et de lys blancs, et il était à la fois beau et classe.
Comme Esmée.
J'étais très fier de mes enfants. De tous les quatre.
On était parti de notre côté, en laissant les enfants se rendre à l'hôtel ou la réception devait avoir lieu.
Dans la voiture on a rit, on s'est un peu chamaillés aussi, à propos de ma cravate, qui déplaisait à ma fiancée !
« Non Carlisle: Je t'assure que des rayures ça ne convient pas pour un mariage! »
« Tu ne pouvais pas me le dire plus tôt? »
« Je n'avais pas vu! »
« Tu veux dire que tu ne m'as pas regardé avant de monter en voiture alors qu'on va se marier? »
« J'avais autre chose à regarder! Je vérifiais la tenue des garçons figure toi! Et puis c'est toi qui te la joues saltimbanque finalement! »
J'ai soupiré.
Se disputer avant le mariage, il parait que c'est fréquent.
Je me suis garé devant un centre commercial et j'ai regardé celle qui portait mes enfants:
« Quelle couleur je prends? »
Elle m'a sourit avec tendresse:
« Noir! »
J'ai couru acheter une cravate noire et c'est elle qui me l'a nouée autour du cou.
On était à l'heure chez le pasteur quand même.
J'ai tenu ma main bien serrée dans la mienne tout le long, et l'émotion a été vraiment forte.
Ma femme. Ma moitié. Mon épouse. Elle portait mes bébés. Nos bébés. Et elle les aimait autant que moi.
On allait élever nos enfants, les grands et les petits ENSEMBLE.
Et ça, pour moi c'était à la fois nouveau et délicieux.
Je n'ai pas pu retenir mes larmes…
Esmée PDV
C'est lui qui a pleuré.
Et j'ai adoré ça.
Le docteur Carlisle Cullen avait un coté très sur de lui, que j'ai aimé voir se fendiller sous le coup de l'émotion.
J'attendais avec impatience de le voir fondre devant les bébés, du coup!
Quand nous sommes arrivés à l'hôtel ou devait se tenir la réception, les enfants et une partie des invités nous attendaient devant la porte.
Ils nous ont hué, applaudit et recouvert de riz dès qu'on est sorti de la voiture.
Carlisle me serrait très fort la main, et je crois que rien au monde n'aurait pu le convaincre de ma lâcher.
J'ai regardé nos enfants.
Les garçons portaient un costume noir, avec une chemise blanche et une cravate noire. Ils étaient magnifiques. Emmett portait la même tenue, et il m'a serrée contre lui, après mes fils, pour me féliciter.
Les filles, qui étaient mes demoiselles d'honneur, et Bella était inclus dans le lot, portaient toutes les 3 une robe bleu foncée, avec un décolleté mettant leurs poitrines en valeur et assez longues mais fendues sur le côté.
Rosalie et Bella étaient coiffées en chignon, et Alice avait plaqué ses cheveux sur le haut du crâne, laissant juste une mèche dépasser en accroche cœur sur le front, et l'arrière de sa tête était tout ébouriffé.
Elle était adorable et Jasper ne la quittait pas des yeux.
Nous avions choisit un buffet axé sur les crustacés et le poisson, et j'ai mangé de tout, puisque je ne pouvais pas boire !
Carlisle a goûté les vins, encouragés par ses collègues.
Je riais de voir ses yeux si brillants.
J'ai fait la connaissance de son oncle Eléazar, de tante Carmen et de ses cousins, tous très sympathiques.
Au début, la fête était assez sage, bien que détendue.
Il y avait pas mal de jeunes, puisque nous avions autorisé nos enfants à inviter leurs amis.
Il y avait aussi Charlie Swan, le père de Bella, qui paraissait assez abattu.
Il soupirait régulièrement en regardant Edward embrasser Bella à pleine bouche, ce qui arrivait toutes les 3 minutes.
A un moment, Emmett les a taquiné :
« Edward, lâche la petite ! Attendez d'être seuls dans une chambre pour faire vos cochonneries habituelles ! »
Le sous entendu était transparent, même pour le père volontairement aveugle qu'était Charlie Swan, et je l'ai vu devenir très rouge. Il a saisit sa fille par le bras et l'a un peu secouée, tout en l'invectivant.
Edward a levé le menton et s'est placé à coté de Bella, prêt à tout pour la protéger, visiblement.
Mais Bella n'avait pas besoin d'aide.
Elle a agité les bras avec véhémence avant de tapoter l'épaule de son père et d'embrasser, encore une fois, Edward.
Le pauvre Charlie est allé s'asseoir dans un coin, démoralisé, et je l'ai rejoint, pour lui remonter un peu le moral.
« Ca va Charlie ? »
« Bof…Je crois que ma petite fille n'est plus une petite fille justement. Et je n'ai rien vu passer… »
J'ai mordu ma lèvre pour ne pas rire :
« Elle est en effet une jeune fille, et très belle de surcroît ! Elle est heureuse aussi, c'est le plus important, n'est-ce pas ? »
Il a soupiré :
« Sans doute… »
« Elle reste votre fille, Charlie, n'en doutez pas ! »
Il a eu un air dubitatif et Carlisle nous a rejoint à ce moment-là :
« Dites donc Chef Swan, vous n'essayez quand même pas de me piquer ma femme le jour de notre mariage ? »
Charlie a levé les yeux vers mon tout nouveau mari, avec un regard assassin :
« Vu ce que VOTRE fils fait à MA petite fille, ce ne serait que justice ! »
Carlisle a déglutit et j'ai rit :
« Charlie ! Voyons, je suis sure que Bella est pleinement consentante ! Regardes les ! »
Nous avons tous les trois tourné la tête vers Edward et Bella, qui dansaient, fermement enlacés, les yeux dans les yeux. Ils se sont souris et se sont murmurés quelques mots, que même à distance nous avons comprit comme étant « je t'aime » avant de joindre leurs lèvres un long moment.
Charlie a poussé un soupir à faire frémir un troupeau de revenants et Carlisle lui a dit, légèrement sarcastique :
« Vous allez quand même avoir du mal à prouver le viol, Charlie ! »
Ce dernier a pâlit et j'ai filé un coup de coude dans les cotes de mon mari, avant de faire danser Charlie de force.
Puis, j'ai mit une de mes collègues, que j'aimais bien, dans l'opération « remonter le moral de Charlie ».
Sue a très bien joué son rôle, parlant au Chef Swan, remplissant son verre et son assiette.
Il a eu l'air un peu rasséréné et j'ai pouffé de rire en voyant l'air effaré de Bella quand Charlie a dansé avec Sue.
Mais c'est que la petite cocotte avait du mal, à son tour, à envisager que son père soit aussi un homme !
Au bout de 2 heures, Alice s'est approché du disc jockey et la musique a subitement changé de rythme.
Les adolescents ont massivement envahis la piste de danse et ont entamés des danses de leur age.
Du coup Carlisle et moi nous nous sommes un peu isolés, pour nous reposer et nous embrasser, nous aussi.
Puis nous avons donné le coup d'envoi des slows et j'ai enfin dansé avec mon mari, d'une manière très agréable.
Bien entendu, le deuxième slow a été pour Jasper, puis pour Edward et enfin pour Emmett.
Carlisle, de son côté, a dansé avec les filles et j'ai pouffé de rire tout le temps ou j'ai dansé avec Edward : il surveillait sans cesse que Jasper qui dansait à ce moment là avec Bella, ne la tripote pas.
Quand Rose et Edward se sont retrouvés à danser ensemble, nous avons eu peur qu'ils ne s'étripent, mais pas du tout.
Ils se sont très bien tenus, et je dois dire qu'ils formaient le plus beau couple de la soirée, à ce moment-là.
Quand la soirée a été finie, du moins pour Carlisle et moi, parce que les autres, et surtout les ados, sont restés beaucoup, beaucoup plus tard, j'ai été vraiment satisfaite.
C'était vraiment une chouette soirée, et un mariage festif.
Un mariage d'amour aussi, et surtout !
On est rentré chez nous.
J'ai conduit, parce que Carlisle avait goûté tous les vins.
Arrivés chez nous, il a fait couler un bain dans la salle de bain de notre chambre.
Il a rajouté des sels de bain à la noix de coco, des pétales de rose dans l'eau et il a mit de la musique classique en sourdine.
Et nous nous sommes installés dans la baignoire, enlacés.
Vu la journée chargée que nous venions de passer, il était hors de question de faire l'amour, mais j'ai quand même passé une merveilleuse nuit de noce.
Nous sommes restés très longtemps dans le bain, puis, quand l'eau a vraiment été trop froide, nous nous sommes installés sur notre lit, ou Carlisle m'a longuement massé avec de l'huile parfumée à la mandarine.
Finalement, parce qu'il était trop tard pour dormir, nous nous sommes enlacés et nous avons parlé, détendus, et confiants, tout en regardant le soleil se lever par la fenêtre.
Nous ne voyions que des arbres et leur beauté m'impressionnait toujours.
Les enfants sont arrivés vers 8h00, et nous n'avons pas bougé.
Nous les avons entendu rire et se chamailler dans les escaliers.
Puis le bruit des douches a retentit.
Trois douches exactement, ce qui a prouvé que chaque couple l'a prise ensemble…
Nous nous sommes félicité d'avoir une chambre à l'écart, pour que les bruits de leurs ébats nous soient épargnés !
Vers 10h00 nous nous sommes levés pour aller prendre l'avion.
C'est Carlisle qui avait eu l'idée d'aller dans le sud de la Californie, à San Diego.
Il avait réservé une semaine dans un hôtel 5 étoiles, en demi pension.
Du repos, du vrai !
Nous n'avons, en raison de ma grossesse, pas beaucoup visité, mais nous avons passé du temps sur la plage, et à la piscine de l'hôtel.
Mon ventre poussait à une vitesse alarmante, et Carlisle posait souvent sa main dessus, et je savourais le geste.
Tous les jours, au bord de la piscine, nous voyions une fillette d'environ 2 ans, absolument craquante avec ses couettes et ses minis maillots.
Son père, un homme de notre age, s'en occupait beaucoup, et elle me faisait craquer, me rappelant un peu Rosalie au même age.
Alors, au bout de quelques jours, j'ai dit à mon mari en tapotant mon ventre :
« Si dans le lot il y a une fille, j'aimerais bien l'appeler comme la petite fille de la piscine ! »
Carlisle m'a sourit :
« Elle ressemble à Alice quand elle était petite ! »
J'ai rit. Si elle ressemblait à Rosalie ET à Alice, il nous fallait définitivement son prénom !
J'ai entériné la décision :
« Jane, alors ! »
Carlisle a confirmé :
« Jane Cullen ! »
NDLA: Une fois cette fiction terminée, je ferai des bonus centrés sur les couples d'ados, en particulier Bella et Edward, comment ils sont sortis ensemble, comment ils voient la situation, etc!
