Un grand merci à toutes celles (et ceux?) qui me lisent et prennent le temps de reviewer! Un grand merci aussi à Siria , qui m'a enseigné coment contourner le terrible bug de FF!
Voici un chapitre...Fatiguant^^
Carlisle PDV
La première nuit a été difficile.
La suivante aussi…
Et celles d'après également!
Au début les bébés dormaient énormément le jour, ne se réveillant que toutes les 4 ou 5 heures, mais la nuit ils pleuraient toutes les heures et en alternance, ce qui faisait qu'il y en avait un de réveillé chaque demi heure.
Esmée était si épuisée qu'elle sanglotait de fatigue.
Heureusement, j'étais en vacances jusqu'à fin août, pour la seconder de mon mieux.
Très vite, nous avons accepté l'aide de Rosalie, bien plus que nous ne l'aurions pensé.
Alice, Bella, Jasper, Edward et même Emmett n'hésitaient pas à mettre la main à la patte, mais leur aide était bien sur ponctuelle.
Pas Rose, qui elle était vraiment efficace.
Elle a décidé de se charger des bains, et on a accepté.
Elle adorait s'occuper des bébés, et cela nous laissait une bonne heure pour dormir d'une traite.
On était en mode survie.
La maison n'était pas trop en désordre, parce que la femme de ménage venait tous les jours, et que les enfants avaient été briefés à ce sujet, mais je peux dire, avec reconnaissance, que c'est Bella qui nous a nourrit durant le mois d'août. Elle était là en permanence et a cuisiné sans broncher pour tout le monde tout le mois !
C'était très dur, surtout à cause du manque de sommeil, et aussi parce que nous n'avions plus exactement 20 ans, mais malgré tout, on se disait souvent, Esmée et moi, que cela n'avait rien de comparable avec ce que nos avions vécu. Même si ma femme a eu un baby blues relativement fort, je n'ai jamais paniqué.
Nous étions DEUX pour faire face!
Pour Edward et Alice, j'avais du m'occuper seul (avec ma mère, heureusement) de mes enfants, tout en poursuivant mes études, avec l'épée de Damoclès de leur mère, prête à fuir au premier prétexte.
Esmée, elle, avait du contenir la folie meurtrière d'un homme malade psychiatriquement.
Alors élever nos jumeaux communs s'avérait quand même plus simple!
Et surtout, l'expérience aidant, nous savions que le pire allait durer 3 mois.
Moins, avec de la chance!
Tous les jours durant les premières semaines, nous recevions des cadeaux pour les bébés.
C'était d'excellents moments, nous attendions souvent d'être tous réunis pour les déballer.
Les collègues d'Esmée et ses clients étaient souvent des gens assez à l'aise financièrement, pour ne pas dire riches, et nos enfants ont plusieurs fois carrément reçu des bijoux en or. Gourmettes, chaînes, boucles d'oreilles… Assorties le plus souvent!
On croulait bien entendu sous les peluches et les petits vêtements.
Les parents d'Emmett, y voyant sans doute une manière de nous remercier pour nous occuper autant de leur fils, ont carrément acheté des vélos, taille deux ans, pour les bébés ! Un rose et violet Hello Kitty pour Jane et un rouge et gris Cars pour Alec!
Le chef Swan, très visiblement guidé par sa fille et par Alice, a offert deux ensembles assortis d'une grande marque pour enfant.
Mes propres collègues se sont cotisés pour offrir un cuiseur mixeur pour bébé et deux chaises hautes.
Et puis, un cadeau complètement inattendu est arrivé.
Sans que je le sache, Edward et Alice avaient contacté leur mère biologique, lui adressant une lettre que je qualifierais de méchante (Bella, interrogée subtilement, m'en a dévoilé les grandes lignes) ou ils lui disaient être ravis à présent de son abandon, parce que maintenant ils étaient heureux, avec une vraie mère, un frère et une sœur et même des bébés jumeaux.
Renata, fidèle à elle-même, n'a pas répondu mais a fait livrer une grosse gerbe de fleurs, des ours en peluche quasiment monstrueux, mesurant un mètre chacun (assis!) l'un marron et l'autre beige, plusieurs tenues pour les enfants d'excellent goût, il fallait bien l'avouer, et …Un poster de danse à afficher au dessus du berceau de ma fille (c'était précisé sur sa carte de visite)J'ai ri jaune, et j'ai quand même envoyé une carte pour la remercier.
Esmée était très surprise de la qualité des cadeaux qu'elle avait envoyé, il y en avait pour une petite fortune, rien qu'en vêtements.
« Moi ça ne m'étonne pas…Elle a toujours été comme ça. D'ailleurs c'est bien la seule chose qu'elle n'ait jamais faite pour Edward et Alice. Elle leur achetait pleins de vêtements et de jouets, même après être partie elle en envoyait. Au début je les prenais, espérant qu'elle revienne, puis un jour je lui ai renvoyé le paquet qu'elle venait de faire livrer sans l'avoir ouvert, avec un petit mot pour lui dire que soit elle revenait et s'occupait de ses enfants comme une mère, soit elle arrêtait ses cadeaux extravagants. Elle ne s'est plus manifestée… »
Esmée m'a alors pris dans ses bras, et la sentir contre moi m'a fait me sentir mieux. Je croyais vraiment avoir fait mon deuil de ma relation avec Renata, mais être à nouveau père de jumeaux, et voir Esmée qui s'en occupait si bien rouvrait un peu mes plaies.
Je crois que c'était un peu pareil pour elle.
Elle ne le disait pas, mais elle pleurait parfois en me regardant embrasser nos enfants.
Globalement, on était en mode survie, mais on était heureux.
Je buvais des litres de café, et je plaignais Esmée, qui ne pouvait pas faire de même.
On en profitait, malgré le chaos total des nuits et des pleurs. On savourait le bonheur d'être de jeunes parents, au début de la quarantaine!
Une après-midi, après qu'Esmée ait eu allaité les deux bébés en même temps, je lui ai dit de dormir et je suis allé promener mes bouts de chou au parc.
Ils étaient dans un landau spécial jumeaux, plus large que la moyenne et j'ai eu l'impression d'être une star en me promenant dans le square.
TOUT le monde s'est arrêté sur nous, regardant et complimentant mes enfants.
Je me rengorgeais, bien entendu!
Le fait que j'ai bien faillit m'endormir 10 fois dans l'après midi ne comptait plus !
Esmée PDV
Je m'attendais à ce que ce soit l'horreur, et ça l'a été!
Les bébés étaient nés à l'avance, et pleuraient énormément, surtout Jane.
Je les tenais contre moi, leur donnait le sein sans cesse et j'avais des hallucinations tellement j'étais fatiguée.
Les grands ont été formidables, dans l'ensemble.
Un peu dépassés, certes, mais très chouettes.
Comme j'allaitais souvent les deux bébés en même temps, il est régulièrement arrivé que Carlisle, ou même un des ados, me fasse manger!
Un jour, malgré mon épuisement, j'ai piqué un fou rire monumental: Edward me faisait littéralement manger à la petite cuiller un flan et Rosalie me filmait, affirmant qu'elle allait poster ça sur youtube immédiatement.
Après ça a été le grand amusement de chacun: me faire manger pour s'entraîner quand ce serait le tour des jumeaux d'être nourris ainsi!
J'étais terriblement fière de mes enfants et de notre famille!
Alice, Bella et Rosalie ont vite trouvé le truc pour changer les couches et habiller les bébés, ou les tenir dans leur bras, leur faire faire leur rot ou calmer des pleurs en les promenant.
Rosalie était juste formidable, elle était souvent la seule à réussir à calmer Jane, qui hurlait de manière stridente tous les soirs de 17H00 à minuit…
Emmett était patient, il supportait que sa petite amie soit bien moins disponible! Il s'est vite retrouvé avec les bébés dans les bras et il a paniqué au début, mais Rose s'est exclamé:
« Qu'Est-ce que c'est sexy un homme avec un bébé dans les bras! »
Toutes les filles ont approuvé bruyamment, même moi!
Du coup il se pavanait et refusait de rendre Alec qui le regardait, concentré.
Edward, Jasper et Ben, qui était venu nous rendre visite avec Angela, se sont quasiment battus pour attraper Jane et faire les beaux!
On a fait plein de merveilleuses photos.
Lors de la naissance de Jasper et Rosalie, j'étais tout simplement pauvre, et mes enfants avaient été habillés de vêtements de seconde main, trouvés dans divers organismes de charité.
Lorsque j'avais raconté ça à Alice, elle m'avait regardé avec compassion et m'avait longuement serrée dans ses bras!
Là, je ressentais un plaisir immense, ainsi qu'un fort sentiment de revanche à vêtir mes enfants de très jolis vêtements.
Jane possédait, à 4 ou 5 jours, une bonne centaine de robes de la taille préma à la taille 2 ans…
J'ai tout prit en photo, pour qu'ils voient ça plus tard!
Alec était un bébé plus calme que sa sœur, qui était une vraie pile électrique, comme Alice.
Jane, à une semaine, fronçait déjà comiquement les sourcils.
Edward a vite apprit à les prendre dans ses bras.
Il aimait bien les câliner, comme le garçon sensible qu'il était.
Parfois, je surprenais son regard sur moi quand j'étais en train de roucouler au dessus de mes nouveaux-nés.
Il ne disait rien mais sa souffrance était visible.
Alors, un jour je lui ai dit:
« Tu sais Edward, Alice et toi vous méritiez de recevoir autant d'amour maternel que Jane et Alec. C'est Renata qui a un problème, pas vous!Tout comme Jasper et Rosalie avaient le droit d'avoir un père digne de ce nom! »
Il a hoché la tête et je l'ai embrassé:
« Je suis fière de t'avoir comme fils, tu sais! »
« J'aurais bien voulu qu'on se rencontre avant »
« Moi aussi mon chéri! »
Jasper m'a agréablement surprise.
Il ne s'occupait pas des bébés à proprement parler, mais il passait du temps à les regarder et il montrait très clairement son amour pour eux.
Une fois, alors qu'il se croyait seul je l'ai vu soulever Jane dans ses bras et lui déposer un baiser sur le crâne, avant de la serrer doucement contre lui:
« T'es plus que belle tu sais toi! Ca m'inquiète même! Mais t' en fais pas, tes grands frères surveilleront les garçons! Y'en aura pas un pour te briser le cœur ma petite princesse! »
J'en ai eu les larmes aux yeux!
Assez rapidement, Jane a perdu ses cheveux, devenant encore plus blonde. exactement comme Jasper et Rose avant elle. Alec en a moins perdu et ils sont restés beaucoup plus foncés. Il semblait très vite clair que Jane allait être une Hale, et Alec un Cullen.
Rosalie donnait leur bain aux jumeaux tous les soirs, et un autre des ados lui donnait un coup de main, souvent Alice ou Bella, mais régulièrement aussi Edward.
Ce dernier était attentif à son frère et à sa sœur.
Jasper continuait de vivre sa vie, y incluant les bébés, mais les voyant plus comme un amusement.
Edward, je m'en suis rendu compte très vite, s'inquiétait pour eux.
Il demandait souvent s'ils allaient bien, s'ils allaient bientôt grossir un peu, ce genre de choses.
Rosalie , qui avait elle aussi tendance à s'inquiéter, vivait assez mal qu'il mette des mots sur la petite taille et le faible poids des bébés, et ils ont trouvé là un nouveau sujet de chamailleries…
Heureusement, Carlisle était là, bien présent, et a répondu à leurs questions avec précision.
Je m'étais refusé à me procurer une balance: mes bébés n'étaient pas malades, juste petits et un peu en avance mais ils tétaient beaucoup (oh oui! Vraiment beaucoup!) et je refusais de les peser sans cesse: ils n'étaient pas des oies à engraisser!
J'avais pas mal appréhendé le retour à la maison.
J'avais peur que mon mari ne soit pas autant à la hauteur que je l'espérais.
Mais ça a été tout le contraire.
Carlisle était fou de nos enfants.
Il berçait Jane en lui murmurant qu'elle était sa petite fille chérie, et il couvrait Alec de baisers, faisant remarquer que ce n'était pas parce qu'il pleurait moins que sa sœur qu'il ne devait pas recevoir autant de caresses.
J'étais encore plus amoureuse de lui.
Bien sur, c'était vraiment très dur, surtout le premier mois.
Je pleurais beaucoup, de fatigue, mais aussi parce que j'ai eu un fort baby blues.
Les deux premières semaines je pensais sans cesse qu'on ne s'en sortirait pas, qu'on aurait pas du avoir ces bébés, que j'étais trop vieille, etc…
Le pire, c'est que je n'osais pas en parler.
Et puis, une nuit, à 1H00 du matin, alors que Jane dormait depuis à peine une demi heure, Alec s'est réveillé et s'est mit à crier, inconsolable, refusant même le sein.
J'ai éclaté en sanglots, et j'ai vidé mon sac devant un Carlisle un peu endormit, mais bienveillant.
Il m'a écoutée proférer un certain nombre d'horreurs, dont l'envie que j'avais de coller ces bébés au feu n'était pas la moindre!
Une fois que j'ai eu bien crié mon désarroi, je me suis mise à pleurer plus fort encore, parce que je me sentais une mère horrible d'avoir dit du mal de mes adorables poupons.
Carlisle m'a alors serré dans ses bras et m'embrassée longuement.
« Esmée c'est normal le baby blues, tout comme la fatigue. Il vaut mieux que tu le dises! Et crois moi, une mauvaise mère je sais ce que c'est et tu n'entres absolument pas dans les critères! »
Je me suis laisser aller contre lui, remarquant au passage qu'Alec avait replongé dans le sommeil.
On a immédiatement décidé de dormir, nous aussi, mais avant, on a échangé des mots doux, ce qui m'a fait au moins autant de bien que de vider mon sac!
Après ça, je me suis sentie mieux.
Le baby blues s'est doucement estompé.
Il y a eu des moments assez drôles aussi, bien que je ne les ai trouvé drôles que bien plus tard.
Par exemple, j'avais vraiment du mal avec mon corps.
J'avais prit plus de 15 kilos durant cette grossesse, essentiellement dans le ventre, évidemment.
Après la naissance j'ai rapidement fondu, ce qui était logique, entre la fatigue, l'allaitement et puis c'était dans ma nature de maigrir facilement.
MAIS j'ai gardé du ventre… Et le peu que j'ai perdu à ce niveau là…La peau avait tendance à pendre. Et j'avais des vergetures, forcément.
Bref, le bonheur absolu…
Fort heureusement, je n'avais que peu de temps à consacrer à mon apparence.
Néanmoins, un matin j'ai prit le temps de m'examiner dans le miroir parce qu'on amenait Jane et Alec, qui avaient un peu plus de 2 semaines, chez le pédiatre, pour une visite de contrôle.
Un service après vente comme le disaient Emmett et Jasper en riant.
Bref, je voulais ressembler à un être humain, du moins à peu près !
J'ai enfilé diverses tenues, commençant à paniquer : quoique je porte, mon ventre me semblait difforme !
Pour en finir, j'ai mit un pantalon d'été un peu flou, noir, et une tunique ample aussi et également noire, le noir ça mincit ! J'ai mit autour de mon cou un long collier en argent et ambre, je me suis un peu maquillée et j'ai tenté de discipliner mes cheveux, que les folies hormonales des derniers mois rendaient plus que rebelles. J'avais encore trop mal au bassin pour porter des talons hauts et je me suis contentée de ballerines en cuir naturel et bien sur, je ne pouvais pas me parfumer (ndla : les très petits bébés reconnaissent leur mère à l'odeur, il est donc déconseillé de se parfumer les 3 premiers mois). Bref…Je ne me reconnaissais pas. En même temps, j'essayais de me raisonner mais ce n'était pas si facile.
Je suis sortie de la chambre, le moral dans les chaussettes.
Et là…Carlisle m'a prit dans ses bras et s'est exclamé :
« Ma chérie ! Tu es ravissante ! Encore plus belle qu'avant ! »
Je ne savais plus si je devais rire ou pleurer et je crois bien que j'ai fait les deux alternativement.
Carlisle était fort surpris et je lui ai rappelé sa promesse de chirurgie réparatrice du ventre.
Jasper, un beignet dans la main, m'a regardée :
« Bah, t'es pas si grosse ! Enfin, à part le ventre ! »
Je lui ai lancé un regard noir et Alice et Rosalie lui ont assené une claque sur la tête d'un même mouvement.
Edward et Emmett étaient morts de rire devant l'expression ahurie de mon fils.
Bella lui a dit :
« Enfin Jasper, ça ne se dit pas à une dame ce genre de choses ! »
« Mais…Elle vient d'accoucher ! C'est normal qu'elle ait un gros ventre ! »
« JASPER ! »
Se sont écriées les 3 filles en même temps.
Carlisle a levé les mains en l'air :
« BON ON EST TOUS D'ACCORD !ESMEE EST MAGNIFIQUE AVEC OU SANS VENTRE ! »
Les filles ont approuvé avec chaleur, Edward et Emmett aussi, en riant, et Jasper ne savait plus bien se positionner. Il m'a regardé en souriant, la bouche toujours pleine de beignet et a hoché la tête, prudent, désormais.
J'ai préféré en rire.
Mais en revenant du RDV du pédiatre, qui s'était très bien passé, les bébés avaient prit un peu de poids et se portaient très bien, j'ai acheté une gaine à la pharmacie. Oui, une gaine…
Carlisle s'en est aperçu et l'a quasiment balancé par la fenêtre :
« Non mais t'es folle ! Une gaine ça empire les choses ! Ca fait perdre complètement les muscles du ventre et après tu ne peux plus ne pas en porter ! Et je te dis que tu es belle Esmée ! Tu as un corps de jeune maman, c'est normal et ça va passer ! »
« Peut-être mais moi ça me plait pas ! »
« Ben moi ça me plait ! »
Que répondre à ça ?
J'ai soupiré et on a fait demi tour pour que je rende la gaine.
J'étais encore sur les nerfs mais j'ai réussit à me calmer : Jane et Alec allaient très bien, et c'était LA bonne nouvelle de la journée.
Pour mon ventre…Ca pouvait attendre !
