Voilà le bonus promis, centré sur Bella et Edward, la manière dont-ils se sont rapprochés…
Bella PDV
Je l'avais remarqué dès le premier jour.
A cause de sa couleur de cheveux, bien sur. Et puis…Parce qu'il était vraiment très beau!
J'étais nouvelle dans le Lycée, et lui aussi.
D'ailleurs, avec sa sœur , nous étions les trois seuls nouveaux. C'était vraiment un petit Lycée, dans une petite ville!
J'avais toujours été quelqu'un de timide, mais en règle générale je n'avais pas trop de mal à me faire des amis, enfin, plutôt des copains.
Quelques jours après la rentrée, je me suis rapprochée d'Angela Weber.
Angie était une jeune fille très douce, qui m'a mise en confiance dès le début.
On a commencé à manger ensemble le midi, mais j'étais quand même un peu gênée parce que la plupart du temps il y avait aussi Ben, son petit ami, avec nous.
Assez vite, j'ai remarqué que la sœur du garçon roux (il s'appelait Edward Cullen, et elle, c'était Alice) passait du temps avec un blond immense.
Je me souviens avoir pensé que certains ne perdent pas de temps.
Je m'arrangeais pour croiser le plus souvent possible Edward, parce que je le trouvais…Vraiment très séduisant.
Mais il était souvent en compagnie de sa sœur ou de copains de classe, et il ne savait même pas que j'existais.
J'ai été la première au courant de la liaison entre Jasper Hale et la petite Alice Cullen.
Pour une raison extrêmement simple: mon casier était à côté de celui de Jasper.
Je les ai vu se parler de plus en plus souvent, se sourire et échanger des propos de plus en plus tendres.
Le jour ou ils se sont embrassés, j'étais aux premières loges…
C'est Alice qui a initié le baiser.
Pour être tout à fait franche, elle a plaqué Jasper contre son casier et elle lui a sauté dessus. Sauter est le terme qui convient: il mesurait au moins trente centimètres de plus qu'elle !
Jasper n'a pas été en reste: il a retourné la situation et a à sont tour plaqué Alice au mur, l'embrassant avec une passion qui m'a rendue jalouse!
Après, quand ils ont du se décoller un peu pour aller en cours, ils avaient des étoiles dans les yeux.
J'étais contente pour eux, Alice était une fille sympa, elle m'avait une fois adressée la parole, dans le vestiaire des filles, pour me demander très gentiment ou j'avais acheté mes chaussettes (sur le coup j'avais été déroutée, mais par la suite quand j'ai connu plus intimement Alice et qu'elle venait aux toilettes avec moi pour vérifier que même mon string soit bien assorti à ma tenue, plus rien ne m'a étonnée…)
Le lendemain, ils ont recommencé.
J'ai soupiré en les voyant échanger un baiser qui devait, à mon humble avis, participer d'une manière significative au réchauffement climatique.
Je ne m'attendais pas du tout à ce qui s'est passé ensuite.
J'étais en train de prendre un livre dans mon casier, tachant de faire abstraction des bruits de baisers juste à côté de moi, quand des cris m'ont fait sursauter.
J'ai à peine eu le temps de voir Edward se jeter sur Jasper avant que ça vole dans tous les sens.
Alice s'est mise à hurler:
« Edward! ARRETE! LACHE LE! »
Elle a essayé de les séparer et je me suis interposée moi aussi.
C'était de la folie pure.
Alice et moi essayant de séparer Edward et Jasper!
Quand j'ai reçu un bon coup dans le ventre, donné, il m'a semblé par Edward, j'ai eu le souffle coupé et j'ai comprit qu'il nous fallait de l'aide.
J'ai couru le long du couloir, en me tenant les côtes, et j'ai avisé le capitaine de l'équipe de football du Lycée.
Oubliant ma timidité naturelle, je me suis suspendue à son bras, bien qu'il soit en grand conversation avec sa blonde, dont je savais déjà qu'elle était la sœur de Jasper.
« Viens! Ils se battent! »
Il m'a suivie, tandis que Rosalie me demandait:
« Qui ça? »
« Ton frère et Edward Cullen! »
« HEIN? »
Emmett s'est jeté sur eux, balançant littéralement Alice vers nous et il les a séparés sans difficulté
Un surveillant arrivait en courant.
Edward hurlait:
« Laisse la tranquille! C'est MA SŒUR! »
« Putain mais calme toi! »
Le surveillant a empoigné Edward et nous a ordonné de le suivre.
On s'est retrouvés dans le bureau du proviseur et Edward n'arrivait pas à se calmer, alors le proviseur l'a fait sortir pour qu'il reprenne ses esprits.
J'ai expliqué ce qui s'était passé, et on a fait rentrer Edward.
Puis, le père des Cullen et la mère des Hale sont arrivés.
J'étais plutôt gênée de devoir expliquer à ces gens que leurs enfants s'étaient embrassés mais ils étaient très gentils.
J'avais de plus en plus mal au ventre.
J'étais certaine que j'aurai un gros bleu.
Mais le docteur Cullen ,visiblement terriblement ennuyé, a insisté pour que je passe des radios.
J'étais vraiment très gênée. Surtout pour Edward.
Tout, dans son attitude, montrait sa contrition.
Edward semblait être un gentil garçon et j'aurais souhaité le connaitre dans d'autres circonstances.
C'est mon père qui m'a amenée à l'hôpital.
Mais c'est le Docteur Cullen qui m'a examinée et m'a accompagnée pour les radios.
Comme je le pensais, je n'avais pas de fracture.
Je souffrais de plus en plus, et je tentais de le cacher à la fois pour ne pas enfoncer Edward, et aussi pour ne pas donner l'impression que j'étais une chochotte, mais je pense que l'expression de mon visage devait parler pour moi.
Le Docteur Cullen m'a donné des antalgiques et quelques conseils:
« Ne porte pas de poids, passe toi de la crème à l'arnica tous les jours et désinfecte bien l'écorchure! »
J'ai fait toui de la tête, troublée par la présence d'Edward, qui se rongeait les ongles à côté de moi.
Mon père était inquiet:
« Tu vas pouvoir te débrouiller pour aller au Lycée? »
« Mais oui papa! Ne t'en fais pas! »
Le Docteur Cullen est alors intervenu:
« Edward, je pense que ce serait bien que tu aillez chercher Bella le matin pour l'amener au Lycée en voiture et que tu la redéposes le soir après les cours!
« Bien sur! »
A immédiatement répondu Edward.
Mon père a eu l'air soulagé et je me suis tue, me jurant de régler ça directement avec Edward…
Ce dernier a effectivement payé ma crème et mon désinfectant et je me sentais vraiment humiliée.
Mon père s'est entendu avec le docteur Cullen sur les travaux d'intérêt général qu'il allait devoir faire: en plus de me transporter, Edward devait nous écrire une lettre d'excuses, à Jasper et à moi, et aussi aller jouer de la guitare un après-midi à la maison de retraite.
Le lendemain matin, bien que me traitant mentalement d'idiote, je n'ai pas pu m'empêcher de me maquiller un peu. J'ai aussi hésité sur la tenue que j'allais mettre.
Bon, en fait, je me suis changée trois fois, avant bien sur d'opter pour un jean, mes converses et un pull noir…
Classique mais je me sentais bien dedans. Et puis le pull noir avait un décolleté sympa.
Edward m'attendait devant la porte de la maison, dans sa Volvo.
En me voyant sortir, il est venu m'ouvrir la portière.
Comme je ne savais pas comment me comporter, je me suis contentée de murmurer un bonjour à son salut cordial et je me suis installée en silence à ses côtés.
J'ai posé mon sac sur mes genoux et j'ai presque enfoui ma tête dedans.
Le trajet jusqu'au Lycée prenait environ 10 mns et j'ai trouvé ça très long…
Edward a mit la musique en fond, et a essayé de me parler, de tout et de rien, mais il m'impressionnait, je me sentais vraiment nulle et godiche, alors je me suis contentée de répondre par onomatopées.
Arrivés au Lycée, il m'a ouvert la portière et m'a porté mon sac jusqu'à ma salle de cours. Avant de partir, il m'a tendu une enveloppe et m'a dit:
« Je suis vraiment désolé Bella…A tout à l'heure! »
J'ai ouvert la lettre dès qu'il a été hors de vue.
Comme je m'y attendais, c'était la lettre d'excuses qu'il devait m'adresser:
« Bella,
Je tiens par cette missive à te demander sincèrement pardon pour le coup accidentel que je t'ai infligé lors de la bagarre entre Jasper Hale et moi, que tu essayais de faire cesser.
Tu as fait preuve de courage, de discernement et de présence d'esprit là ou moi je n'ai été que stupidité et aveuglement. Tu es une jeune fille charmante, douce, gentille et intelligente. J'espère que tu le sais.
J'espère aussi que nous pourrons nous connaitre et nous apprécier malgré une rencontre un peu explosive.
Amicalement,
Edward Cullen »
Soit son père l'avait aidé, ce qui m'aurait étonnée, soit , EN PLUS, Edward Cullen écrivait bien…
J'ai soupiré.
J'ignorais ou s'arrêtait la bienséance de la lettre et ou commençait son avis personnel et honnête, mais j'aimais qu'il m'ait dit vouloir me connaitre.
A midi, Alice est venue m'inviter à manger avec eux.
Ben et Edward étaient au club d'échecs et je me suis collée à Angela.
Alice m'a sourit avec insistance.
Je ne comprenais pas pourquoi mais elle m'a abreuvée de questions, à m'en donner le tournis.
Elle était installée sur les genoux de Jasper et ce dernier souriait de la voir si naturelle et enflammée.
Le soir, Edward m'a raccompagnée chez moi et j'étais plus mal à l'aise encore que le matin.
Je savais pourquoi. A cause la lettre. Il fallait bien que je lui en parle. Mais je n'y arrivais pas.
Pendant deux ou trois jours, matin et soir, j'ai cherché le courage de lui en parler, sans jamais y arriver. Puis j'ai renoncé, il était trop tard, de toutes façons. Edward avait des gênes jumeaux avec Alice, c'était l'évidence même. Il m'a fait parler, bien que je me sois jurée de faire profil bas. Sans comprendre comment, je lui ai expliqué les raisons de mon départ de Phoenix, le remariage de ma mère, le métier de Phil. Je n'ai rien dit du sentiment de rejet que je pouvais ressentir mais il l'a deviné tout seul. Du coup, j'ai essayé de me montrer un peu plus enjouée, pour ne pas passer pour la dépressive de service. J'ai dit que j'aimais la région, et en décrivant ce que j'aimais, je me suis surprise à découvrir que c'était vrai!
« J'aime la nature. Je ne suis pas fan de la pluie et de l'humidité, mais j'aime toute la vie qu'il y a dans la forêt. J'aime apercevoir des biches et des écureuils en allant au Lycée, j'aime voir les plantes pousser, j'aime le bruit des rivières et des cascades! »
Il m'a regardée, avec un air à la fois étonné et content.
« Je …J'ai dit une bêtise? »
« Non pas du tout Bella. Au contraire, tu as formulé tout ce que j'aime aussi dans cette région sans n'avoir jamais mit des mots dessus! »
J'en suis restée figée. Incapable de répondre, j'ai baissé le regard, consciente de passer encore pour une dinde.
Je commençais à me demander ce qui allait se passer quand je serai officiellement guérie et que je pourrai à nouveau prendre le bus scolaire. Sans doute qu'il ne m'adresserait plus la parole que pour me dire bonjour. J'appréhendais. Parce que j'aimais ces moments avec lui.
Edward était plus qu'un beau garçon riche et intelligent. Il était gentil et aussi, je m'en rendais de plus en plus compte, terriblement perdu. Il ne m'avait pas vraiment parlé de sa mère, à part pour me dire qu'elle était partie quand Alice et lui étaient tout bébés, et je m'étais sentie très bête, avec le remariage de ma mère…
Un soir, en rentrant il m'a regardée et j'ai eu l'impression qu'il voulait me dire quelque chose mais n'y est pas arrivé.
Evidemment, j'ai gambergé.
Je me suis dit qu'il avait comprit que j'étais tombée amoureuse de lui et qu'il voulait me dire de ne pas me faire d'illusions, que je n'étais pas du tout son genre…
Je me suis préparée à entendre de tels mots , à un moment ou à un autre…
Le lendemain matin, il était là.
Mon cœur a battu quand j'ai ouvert la porte de la maison pour le trouver adossé à sa Volvo.
Il portait un jean et un sveat gris, et il était juste parfait.
J'ai eu envie de pleurer.
Il me plaisait tellement… Mais moi j'étais si banale, si passe partout…Mon cœur se serrait dans ma poitrine. J'avais envie de le fuir, pour ne pas souffrir.
Mais je suis montée quand même à côté de lui, parce qu'il fallait bien que je me rende au Lycée.
Il m'a sourit et m'a complimentée:
« Hé! Tu sens super bon Bella! »
Je ne m'attendais tellement pas à ça que j'ai fondu en larmes.
Il a pilé, effaré et m'a maladroitement tapoté l'épaule:
« Mais…Je…Ben pourquoi tu pleures? »
Bien entendu je ne savais pas quoi répondre.
Alors j'ai bredouillé:
« Je …Je viens de désinfecter ma plaie et je sens le désinfectant! »
« Oh…Je suis désolé…C'est tout moi ça…Pardon Bella… »
« Non ça va…Je suis trop sensible en ce moment, désolée… »
Pour le coup, le trajet jusqu'au Lycée a été silencieux.
Le soir, j'avais préparé un sujet de conversation, pour meubler le retour parce que je n'en pouvais plus d'être contractée tout le temps comme ça.
Comme je savais qu'il jouait aux échecs je lui ai parlé de ça et il a mordu à l'hameçon, m'expliquant les bases avec enthousiasme.
Le samedi matin je l'ai consacré à dormir, jusqu'à 11h00! Puis j'ai tranquillement vaqué au ménage et à un peu de lessive avant de me prélasser dans un long bain parfumé.
Je dormais presque dans la mousse odorante quand mon portable a sonné. J'ai sursauté violement et me suis cognée l'épaule en tendant le bras pour l'attraper sur la vasque.
C'était Angela:
« Bella? On vient te chercher, soit prête dans un quart d'heure! »
« Quoi? Mais ou ça? De quoi tu parles? »
« On se retrouve chez Jazz et Rose, on va bien s'amuser! »
« Mais »
Elle avait raccroché.
Je suis sortie de l'eau, affolée.
Je ne savais pas si j'avais envie d'aller à cette soirée ou pas.
J'ai enfilé un slim noir, des ballerines en cuir naturel et un pull gris plutôt moulant et assez décolleté. J'ai mit un foulard violet autour de mon cou et j'ai vite brossé mes cheveux.
Je suis descendue au salon et mon père, installé sur le canapé devant la TV, a sursauté en me voyant débouler.
« Papa…Angela va venir me chercher, il y a une soirée chez les Hale… »
« Angela Weber, la fille du pasteur? »
« Oui… »
« Il y aura qui d'autre? »
« Eh bien les Hale, bien sur, et puis Ben et moi… »
« Ben Cheney? »
« Oui, c'est le petit ami d'Angela! »
« Bon. Qui d'autre? »
« A ma connaissance, que nous… »
Ce n'était que demi mensonge, on ne m'avait parlé de personne d'autre, bien que je sache pertinemment qu'il y aurait aussi forcément Emmett McCarthy et Alice Cullen.
Mon cœur a fait un bond en pensant à cette dernière. Il y aurait peut-être aussi Edward…
Mon père m'a sourit:
« La petite Weber est une gamine adorable, et Mme Hale est une très bonne mère, une femme charmante…Le petit Cheney est un gars très gentil, je connais son père, il pêche parfois avec moi. Je suis heureux que tu ais de si bons amis Bella! »
« Ca veut dire que je peux y aller? »
« Bien sur! »
Je ne savais pas si j'en étais heureuse ou pas. Quelque part, j'avais espéré que mon père m'empêche de sortir…
On a klaxonné devant la maison et je suis sortie en trainant les pieds.
Ben et Angie ont salué mon père.
Je suis montée à l'arrière et on est arrivé devant la maison des Hale en moins de 5 mns.
On est entré et la première personne que j'ai vu a été Edward Cullen…
Il riait avec Emmett et j'ai déglutit.
Il portait une chemise noire roulée aux manches et dont un pan sortait de son jean. Il était encore plus décoiffé que d'habitude et je l'ai trouvé terriblement beau.
Il m'a vue et m'a sourit. J'ai cherché à prendre une contenance et j'ai tripoté une mèche de cheveux.
J'ai sursauté quand une énorme paluche s'est abattue sur mon épaule:
« Hé Bella! Je suis content de te voir là! »
« Moi aussi Emmett! »
Sa grosse main m'a alors décoiffée et j'ai préféré en rire.
Alice s'est approchée de moi. J'ai eu un mouvement de recul parce qu'elle m'a fait penser à un animal à sang froid, tout d'un coup.
Mais ça ne l'a pas découragée, bien au contraire. De plus, Rosalie est venue en renfort…
« Bella, vient avec nous, on va te relooker! »
« Euh merci mais en fait…Ca ira! »
J'aurais pu ne strictement rien dire, parce qu'elles m'ont prit par la main et m'ont entrainée vers la salle de bains.
Alice avait beau être plus petite que moi, je savais parfaitement qu'elle aurait le dessus, alors je n'ai rien dit.
Je me suis assise sur un tabouret et elles sont passées à l'action.
Rosalie s'est emparée de mes cheveux, tandis qu'Alice étudiait mon visage, plaçant divers tubes de rouges à lèvres à côté de ma joue pour tester ma carnation.
Je n'ai pas pu m'empêcher de soupirer.
Elles bavardaient.
« Tu crois que le pêche ira bien, sur les joues?
« Demandait Alice.
« Bien sur! Elle est brune! »
A répondu Rose.
« Hey, Rose…Tu ressembles encore plus à Jasper avec cette coiffure tu sais! »
« Ne me sautes pas dessus hein! »
« Non quand même pas! Je vais me réfréner jusqu'à ce soir quand même! »
J'ai noté mentalement que Alice et Jasper étaient donc déjà passé à l'acte. Je me demandais ce qu'en pensait Edward. J'ai eu ma réponse rapidement.
« Edward sait, pour Jazz et toi? »
La voix de Rose était inquiète et je la comprenais.
Alice a pouffé:
« Oui, je lui ai mit les points sur les I. Lui est toujours vierge, mais bon au moins maintenant je sais ce qu'il attend! »
Elles m'ont alors regardée toutes les deux d'un air entendu et je n'ai pas relevé.
J'ignorais si elles se moquaient d emoi ou pas.
Quand elles ont eu fini, je me suis regardée dans le miroir.
Rose m'avait fait un chignon un peu lâche, qui m'allait très bien. Le maquillage d'Alice était naturel et me grandissait un peu.
C'était chouette mais…Mais ça n'allait vraiment pas avec mes vêtements bon marché ni avec celle que j'étais.
Jen'ai rien dit, cependant.
On a rejoint le salon et Emmett m'a sifflé.
J'ai rougit jusqu'à la racine des cheveux et Edward m'a regardée longuement.
J'ai cherché un trou de souris ou me cacher, mais il n'y en avait pas.
Edward m'a sourit:
« Tu es magnifique Bella! »
Je n'ai pas su quoi répondre, comme souvent avec Edward Cullen.
Je me suis assise sur la première marche de l'escalier.
Heureusement, Rosalie avait mit de la musique et ils se sont tous mit à danser.
J'ai observé, serrant mes genoux de mes bras. Jen'étais pas mal, je n'étais pas bien non plus. J'aurais voulu être un peu plus comme Alice Cullen: culottée et extravertie.
Mais j'étais moi, Bella Swan, gauche, timide et pathétique.
Plusieurs fois, Edward et aussi Jasper une fois, m'ont amené un verre de jus de fruit ou une friandise.
Quand ils ont commencé sortir sur la terrasse extérieure j'ai tendu le nez, e tj'ai comprit qu'ils fumaient.
L'odeur était particulière et je suis allée voir, rongée de curiosité.
Très vite, j'ia comprit qu'ils fumaient du hasch.
Emmett m'a vu et a eu un air inquiet:
« Hé! Tu dis rien à ton père, OK? »
« Je suis pas une balance! »
Edward fumait, partageant un joint avec Ben et il a relevé la tête.
Je fixais le pétard et il a du mal interpréter mon regard:
« Bella…Hors de question que tu fumes. Tu es jeune et je suis sur que tu n'as jamais fumé! »
C'était la vérité et je me suis contentée de hausser une épaule.
« Donc, tu commences pas! »
Jasper lui a filé une bourrade:
« Ouh! C'est pas ta fille, c'est même pas ta copine, pourquoi elle t'écouterait? »
Les autres ont ri et la colère m'a soudain submergée.
Après tout, en effet, pourquoi je ferais ce que voulait Edward?
J'ai tendu la main vers Rosalie qui m'a fait un clin d'œil et m''a tendu le joint.
Je n'ai pas eu le temps de le porter à ma bouche qu'une poigne ferme me serrait le poignet, et qu'on m'arrachait le joint.
C'était Edward, évidemment.
Il me regardait ,furieux:
« Je te jure que je le dirai à ton père! Ne fais pas ça Bella! Tu vaux mieux que ça! »
Rosalie a grogné:
« Il faut bien commencer un jour! Ca la tuera pas la petite! »
Emmett et Ben ont ri.
Angela m'a sourit:
« Edward a sans doute raison, Bella, tu es jeune et c'est mieux de ne jamais commencé! »
Jasper m'a frotté la tête:
« Allez bouchon, c'est pas grave! »
Alice a poussé son frère du pied:
« Ouais, c'est fais c'que je dis pas ce que je fais hein! »
« Bella est pure, regardez la bon sang! Je veux que ça dure! »
Ma gorge s'est serrée. Il me voyait comme une enfant. Je me suis relevée et je suis retournée m'asseoir sur l'escalier.
J'ai entendu Alice dire à son frère:
« Tu veux surtout la protéger et te rattraper, oui! »
« Absolument! »
Ils sont revenus peu de temps après.
Et une demi heure plus tard, environ, Ben et Angela sont partis. Si vite que je ne m'en suis pas aperçu tout de suite. Je ne l'ai comprit que quand Mme Hale et le Docteur sont entrés dans le salon.
J'étais très surprise: j'ignorais qu'ils étaient sortis ensemble. Rosalie a complètement changé d'attitude.
Son front s'était plissé et son regard était furieux.
Le docteur Cullen a ramené le calme et j'ai apprécié, je l'avoue.
Mme Hale a été gentille avec moi, comme toujours.
Quand j'ai comprit qu'Edward allait me ramener, j'ai rassemblé mon courage.
Je détestais les allusions d'Emmett, mais bon, c'était Emmett, on n'allait pas le changer…
Il semblait penser qu'il y avait un truc entre Edward et moi, mais ce n'était pas le cas.
Edward m'a ramené chez moi et j'ai pensé qu'il connaissait le chemin par cœur, à présent…
J'ai risqué:
« Euh…Ton père sort avec la mère de Jasper et Rosalie? »
« Ouais, apparemment. Mais c'est tout nouveau. »
« Et…Euh…Tu es content? »
Il a sourit:
« Oh oui, plutôt! Elle a l'air très gentille, et mon père mérite d'être heureux! »
J'ai médité cette phrase en silence.
« C'est aussi ce que je me dis à propos de ma mère »
« Oui, mais dans ton cas tu as l'impression d'être en trop? »
« Oui, un peu »
Ais-je confessé, en tachant de maitriser le tremblement dans ma voix.
« Je sais exactement ce que ça fait »
A-t-il rétorqué, de l'acide dans la voix.
Les premiers jours de la semaine suivante se sont déroulés normalement.
Edward venait me chercher le matin et il me ramenait le soir.
On mangeait tous ensemble à midi.
Toute la bande.
Angela, Ben, Emmett, Rosalie, Jasper, Alice, Edward et moi.
Comme nous étions les deux seuls célibataires, Edward et moi, on se retrouvait assez souvent à tenir la chandelle, et c'était toujours des moments gênants pour lui comme pour moi;
Mais on commençait à savoir de quoi parler, maintenant.
Ca venait spontanément.
Il me parlait de son ancien Lycée, de son ancienne vie. Je lui racontais la mienne.
Il compatissait, parce que si lui avait toujours connu l'ambiance pluvieuse de l'état de Washington, moi j'avais connu la félicitée de la chaleur de l'Arizona.
Le jeudi soir, quand on es monté en voiture, il m'a semblé assez tendu.
On a parlé des études qu'on comptait faire après le Lycée.
Edward avait envie de se concentrer sur la musique. Moi, je rêvais de la fac de littérature…
Devant chez moi, il est sortit pour m'ouvrir la portière, comme toujours: Edward était un gentleman.
Mais cette fois -là, il m'a prit par le bras, m'a poussée contre la voiture et j'ai senti ses mains se poser sur mes joues, et, aussitôt après, sa bouche est venue caresser la mienne.
Au début, le baiser a été peu appuyé, presque furtif, mais très vite ses lèvres ont épousé les miennes et j'ai comprit qu'il allait initier un vrai baiser.
Je n'étais absolument pas préparée à ça, et j'ai réagi de la manière la plus idiote qui soit.
Alors que ce baiser me transcendait de joie, j'ai eu peur.
Je ne sais pas de quoi. Peur, sans doute, que ça soit trop beau, que ça ne dure pas…
J'ai repoussé Edward et je lui a assené une claque bien sentie.
Il est devenu tout pale et il m'a relâchée.
« Pardon…Je croyais que…Je..Je suis trop nul… »
Je n'ai pas eu le temps de reprendre mes esprits et de lui hurler que je regrettais, que j'avais agi comme une idiote, qu'il était déjà remonté en voiture et était reparti.
J'ai fondu en larmes.
J'étais désespérée. Totalement.
J eme suis trainée à l'intérieur et, pour la première fois de ma vie, j'ai su que je ne pouvais pas gérer ça seule.
C'était impossible.
Je ne pouvais pas appeler Angela, qui , je le savais, étais à son cours de danse. Appeler Alice était impossible: elle était la sœur d'Edward et je me voyais mal lui dire que je venais de gifler son frère…
Alors j'ai appelé Rosalie…
Au début je pleurais tellement qu'elle ne comprenait pas ce que je disais.
J'ai fini par hoqueter:
« Je l'ai giflé! Bouhouh! Je suis une idiote! »
« J'arrive! »
Et effectivement, moins de 10 mns plus tard, la voiture de Rose et Jazz se garait devant chez moi.
Je suis montée sans me faire prier, incapable de rester seule.
Durant le cours trajet, j'ai pleuré, incapable de raconter.
Rose m'a fait asseoir sur son canapé et m'a caressé les cheveux. Jasper m'a donné une tasse de thé.
Alors, laborieusement, j'ai expliqué ce qui c'était passé.
Jasper était là, mais de plus en plus je le ressentais comme étant un ami.
« Edward m'a embrassée mais…Mais je ne sais pas ce qui m'a prit et…Je l'ai giflé… »
« QUOI? »
Se sont exclamés les jumeaux Hale en chœur, ce qui a eu le don de me faire fondre en larmes à nouveau.
« Mais enfin Bella…Il est amoureux de toi et toi de lui! »
« Bah je sais pas s'il m'aime justement! »
Jasper a soufflé:
« Mais ça crève les yeux! Et Alice me l'a dit de toutes façons! »
« Je vois pas ce qu'il me trouve! »
« En ce moment moi non plus Bella! Tu te comportes comme une idiote! »
A crié Rose. Jasper l'a secouée:
« Mais arrête! Tu vas la faire pleurer encore plus! Bella, appelle Edward et arrange les choses! »
« Oh non! Je n'ose pas! »
C'est à ce moment là que Mme Hale est arrivée.
Je me suis sentie gênée mais elle a été très douce.
Rosalie lui a expliqué, et j'ai bien vu qu'elle avait envie de rire, mais elle s'est contenue.
J'ai paniqué quand elle a appelé le père d'Edward, mais en même temps, il fallait bien qu'on s'explique, Edward et moi…
J'étais mortifiée d'apprendre qu'Edward était à ce point malheureux de ma réaction.
Quand on m'a collé le téléphone contre l'oreille et que j'ai entendu la voix d'Edward, j'ai paniqué mais je ne pouvais plus reculer…
« Allo? »
« Bella, je suis désolé, je ne voulais pas t'obliger à quoi que ce soit »
« Non, c'est moi qui suis désolée et qui m'excuse »
« Tu me plais tu sais, je tiens énormément à toi! »
« Moi aussi »
« J'ai envie de te voir, je peux venir? »
« Je veux bien »
« Tu me taperas pas dessus?»
« Non, promis! »
Il allait arriver…
La tête me tournait et je tremblais d'anticipation.
Rosalie m'a mit les points sur les i:
« Tu vas lui sourire, lui demander pardon et quand il va essayer de t'embrasser, tu passeras tes bras autour de son cou, tu ouvriras la bouche et tu tourneras ta langue autour de la sienne! »
Quel programme…
Mais Rose et Mme Hale m'ont coiffée et m'ont passé de l'eau sur le visage, avant de me maquiller un peu.
J'ai, je l'avoue, pensé à m'enfuir, en bonne trouillarde que j'étais, mais quand Edward est entré dans le salon j'ai retrouvé un peu de courage.
Il avait dit tenir à moi. Jasper, Rosalie et Alice disaient qu'il m'aimait.
J'en étais terriblement amoureuse.
Un peu de courage…Dans le pire des cas…Je m'enfuirai pour Jacksonville…
On s'est retrouvé seuls dans le salon.
Il s'est avancé vers moi, sans doute aussi rouge que moi.
J'étais pétrifiée…
« Je suis désolée pour la gifle… »
Il était tout prêt de moi:
« On est à égalité, comme ça… »
« Mmhhh. Toi tu n'avais pas fait exprès, pour le coup de poing… »
« On va pas chipoter… »
« Non… »
Je fixais mes chaussures.
Il a posé sa main sur mon épaule.
« Bella..Je peux t'embrasser? »
J'ai eu un rire nerveux en voyant à quel point il était prudent. J'avais du taper plus fort que je ne pensais.
« Oui »
Je n'ai même pas eu conscience d'avoir parlé.
Son visage s'est dangereusement approché du mien, j'ai fermé les yeux, mon cœur menaçant de sortir de ma poitrine.
Et puis sa bouche a épousé la mienne et ses mains m'ont plaqué contre lui, un de ses bras autour de ma taille, l'autre autour de mes épaules.
J'ai enroulé les miens autour de son cou, le pressant aussi fort contre moi qu'il le faisait avec moi.
Nos lèvres se sont ouvertes toutes seules et nos langues se sont doucement cherchées et se sont, comme l'avait dit Rose, enroulées l'une à l'autre.
C'était extraordinairement bon, et doux.
Je ne voulais pas que ça s'arrête, jamais.
Et il devait ressentir la même chose parce que notre baiser a duré très, très, très longtemps.
On s'est séparé quelques fois, à peine quelques secondes, pour respirer un peu et nous sourire, et échanger quelques mots…
On était dans notre bulle, et c'était merveilleux.
Jasper est venu nous chercher pour manger.
Je n'avais pas faim mais on est quand même allé dans la cuisine.
Je ne voyais rien d'autre qu'Edward.
Il me fixait sans cesse et nos mains ne se quittaient pas, sous la table.
J'ai grignoté, je ne sais même pas quoi, mais on s'interrompait souvent pour échanger encore des baisers.
On se rendait parfaitement compte que les autres riaient, mais leurs moqueries nous passaient par-dessus la tête…
Je ne voyais plus que lui.
Son regard sur moi était intense. Ses yeux étaient encore plus vert, il me semblait.
J'étais heureuse, j'étais…Sur un petit nuage.
J'étais en couple. Rien que d'y penser, ça me faisait chaud dans tout le corps.
Et l'attitude d'Edward, qui était hyper collant, me confortait dans l'idée que oui, il m'aimait lui aussi!
Il m'a ramenée chez moi, enfin, avec son père et sa sœur.
Alice est passé devant et on s'est embrassés tout le long du trajet, à l'arrière.
A un moment, on a entendu la voix de son père:
« Edward…Bella…On est arrivé , on est garé devant chez ton père depuis 5 mns, Bella…Il va finir par sortir! »
J'ai bondi. Mon père n'était pas préparé à…Ca.
Surtout avec Edward!
J'ai regardé Edward:
« Je dois y aller! »
Il a raffermit sa prise autour de ma taille:
« Oui, je sais, il faut que tu rentres… »
Je me suis collée contre lui:
« Bon, j'y vais…A demain! »
On s'est embrassés encore, incapables de ne pas le faire…
A l'avant, Alice et le docteur Cullen ont éclaté de rire.
Mais le père d'Edward a fini par sortir de la voiture, a ouvert ma portière et m'a doucement tiré par le bras.
« Allez les amoureux, vous vous reverrez demain matin! »
Edward est sorti à son tour et on s'est jeté dans les bras l'un de l'autre.
Il m'a serrée fort fort fort contre lui et on s'est dit à demain.
Je n'arrivais pas à marcher vers chez moi, mais il a bien fallu parce qu'Edward a été poussé vers la voiture par son père.
Le docteur Cullen a attendu que je sois rentrée chez moi pour partir.
On s'est fait de grands signes de la main, Edward et moi.
Je suis entrée chez Charlie, et j'avais l'impression que mes pieds ne touchaient pas le sol…
Mon père m'a dévisagée et m'a demandé;
« Bella? Qu'Est-ce que tu as eux lèvres? »
Je me suis sentie rougir.
« Rien! »
« Si! Elles sont rouges et enflées! »
« Je…Ca doit être le froid! »
« Ah…Sans doute…Met de la crème! »
« Oui oui…Bonne nuit p'pa! »
« Attend Bella…Le petit Cullen est correct avec toi, au moins? »
« Co-? Oui, pas de souci! C'est un gentleman! »
« Mouais….Je trouve qu'il te regarde d'une drôle de façon! »
« Mais non! »
« Si! On dirait qu'il a envie de te manger! Fais attention! »
« Oui je…J'ai des devoirs! »
« OK, bonne nuit chérie! »
« Nuit p'pa! »
Il fallait que mon père choisisse précisément ce soir là pour ouvrir un peu les yeux!
Nous avons échangé des textos, Edward et moi.
Jusqu'à une heure avancée de la nuit…
Le lendemain matin, j'étais debout aux aurores, bien avant mon père.
J'ai prit une douche, j'ai mit du déodorant, je me suis coiffée, j'ai fait un chignon, je l'ai défait, j'ai fait une tresse, puis deux, puis j'ai laissé mes cheveux libres et pour en finir j'ai juste maintenu mes cheveux avec un serre tête.
J'ai essayé toutes les tenues de mon armoire, avant d'opter pour un slim gris et un pull bleu marine à décolleté en V, sans rien dessous, à part bien sur mon soutien-gorge (Alice m'avait apprit que c'était sexy..) et mes éternelles converses.
Je me suis parfumée, et maquillée, avant d'ôter le brillant à lèvres: Edward n'apprécierait sans doute pas d'être maquillé à mon contact. Je me suis demandée comment faisaient les filles pour ne pas barbouiller leurs petits amis de rouge à lèvre? Rosalie, pour ne citer qu'elle, portait toujours du rouge à lèvre mais pas Emmett!Elle devait bien avoir un truc!
Je suis sortie de chez moi avec un bon quart d'heure d'avance, mais Edward était déjà là!
On avait échangé que deux textos ce matin-là (lui aussi devait être occupé à se préparer!).
On a échangé qu'un rapide baiser quand je me suis assise: la voiture de patrouille de mon père juste à côté était du genre dissuasif!
Mais il a roulé un peu et s'est garé quelques pâtés de maison plus loin: là on s'est embrassés encore et encore, tellement qu'on en a perdu la notion du temps…
Le portable d'Edward a vibré.
Plusieurs fois…
Il a fini par quitter mes lèvres pour aller lire ses messages: ils étaient tous de sa sœur..
« tes ou le kour a commencé! »
Il a sursauté:
« Mince! Bella! Il est presque 8 heures et demi! »
On s'est regardés, un peu affolés, puis on a éclaté de rire.
On s'est embrassé encore, et on est arrivé au Lycée à 9h00.
On a fait des mots de retard au secrétariat et on s'est séparés devant la cafeteria.
On s'est embrassé une dernière fois, devant tout le monde et Jasper et Alice nous ont applaudi…
Je me suis assise en cours, et je savais que j'avais un sourire idiot sur le visage.
Mais je m'en moquais: j'étais heureuse!
Ndla: il y aura un dernier bonus, encore sur Bella et Edward! A BIENTÔT!
