Auteur: Mrs. What

Rating: M (probablement plus tard)

Avertissement: Homophobes...au revoir...

Disclaimer : Tout à la fameuse J.K Rowling, je ne fais que jouer, niark niark !

Résumé: Draco Malfoy était un adolescent normal, mais sa rencontre avec Harry Potter, jeune délinquant plein de haine, va le pousser à plonger dans l'Enfer, celui d'un démon aux yeux émeraudes...Mais Draco n'a pas dit son dernier mot et est bien décider à l'en sortir!

Commentaire: Je tenais à m'excuser auprès de mes lectrices et revieuweuses pour mon repost, mais j 'ai eu un problème sur FFC qui m'a poussé à tout remettre, j'espère que cela ne vous a pas trop embêté. Je tiens à préciser que je répondrai dans ce chapitre à toutes les reviews que j'ai pu recevoir au cours de cette histoire, histoire de leur répondre malgré tout !

Et pardon pour mon retard inqualifiable !

Bonne lecture !

RAR's en Bas


Chapitre 2 : État des lieux

L'inspecteur Fol Œil se passa une main dans les cheveux. La situation était désespérée...c'était un fait.

-Écoutez, Chef, je ne pense pas pouvoir lui demander ça...Vous le connaissez, il ne pourra pas le faire...

-Il le pourra et vous le savez Alastor...ce que vous ignorez, c'est le pourquoi du comment et il n'y a que lui qui semble en avoir connaissance...Nous nous devons lui faire confiance, il ne nous a jamais mis en danger...

-Il y a un début à tout...marmonna le subordonné.

Le Commissaire lui jeta un regard lourd de conséquences et s'installa sur la chaise en face de son bureau. Promenant son regard autour de lui, il tomba sur le cadre en bois d'acajou trônant sur l'angle gauche du meuble qui montrait une photo de trois personnes aux sourires heureux et serein. C'était pour cela qu'il se battait, qu'ils se battaient tous, pour ce bonheur et cette sérénité. Le chef poussa un soupir et fixa son subordonné.

-Il ne nous trahira pas.

-Toute cette merde va dégénérer ! Les rues vont devenir un véritable champ de bataille ! Pourquoi laissez-vous faire cela ? Nous avons le devoir-

-De protéger les citoyens ! Si nous nous impliquons, ce sera la guerre ! C'est ça que vous voulez ?

Maugrey souffla et se dirigea vers la porte du bureau. Mais il se stoppa, une main sur la poignée.

-S'il lui arrive quelque chose, vous aurez cela sur la conscience, chef, souvenez-vous-en...

-Je sais.

-Ils ne sont pas du même monde.

-Ne vous inquiétez pas, je n'ai pas tout réglé...bientôt.

Le subordonné hocha la tête et poussa le battant, il avait aussi quelque chose à régler...

OoOoOoOoOoOoO

Draco poussa un soupir exaspéré, il pouvait comprendre que la situation était critique, mais lui aussi était en droit de savoir ce qu'il se passait ! Cela devait faire une demi-heure qu'il était resté immobile sur cette chaise peu confortable et il estimait que sa patience venait d'atteindre sa limite ! Il se leva afin de dégourdir ses jambes endolories et arpenta l'accueil d'un pas préoccupé, les sourcils froncés signe d'une intense réflexion.

Soudain, un claquement lui fit dresser la tête l'inspecteur Maugrey se dirigeait vers lui avec un regard empreint de résignation.

-Alors ? chuchota l'adolescent, surexcité.

Maugrey soupira, ses épaules s'affaissant dans le mouvement. Il avait vraiment l'air fatigué...lassé même.

-Dray, tout d'abord, je veux que tu saches que tu as le choix, tu as le droit de dire non !

Le jeune homme blond lui jeta un regard chargé d'incompréhension.

-Inspecteur, commença-t-il en hésitant, que se passe-t-il ?

-Il se passe que j'ai besoin...non, que nous avons besoin de toi.

-De moi ?

-Oui, personnellement je ne suis pas d'accord avec cette idée, mais on m'a ordonné...de...de te faire garder un œil sur Harry.

-Que devrai-je faire ?

Fol œil ne le regarda pas dans les yeux, préférant fixer le bout de ses chaussures.

-Si tes parents sont d'accord-

-Ils le seront, assura le garçon.

Aucun doute là-dessus, Draco se doutait que même s'il disparaissait pendant deux mois, ses parents l'accueilleraient à la maison avec un «Tu as bien refermé la porte ?». Eh oui, la vie dans la famille Malfoy était devenue bien insipide depuis le divorce qui en réalité n'en était pas vraiment un puisque que ses deux géniteurs vivaient encore ensemble...un peu d'action serai la bienvenue.

-Que dois-je faire ? répéta l'adolescent, lentement.

Maugrey hasarda un regard vers l'adolescent et la flamme qu'il vit dans ses yeux l'étonna.

Draco n'avait pas besoin de parler, Alastor avait comprit le message le blond allait le faire. Et l'adulte poussa un profond soupir, cette histoire allait mal finir, il en avait la certitude et quoiqu'on en dise, l'instinct d'un policier se trompe rarement, trop rarement à son goût d'ailleurs...

-Suis-moi, je vais te brifer...

Et l'adolescent suivit l'adulte vers la salle de réunion, un petit sourire aux lèvres.

La voilà son occasion de comprendre Harry Potter.

Rira bien qui rira le dernier, beau brun.

OoOoOoOoOoOoO

Le réveil. Moment honni, insupportable et agaçant où un impitoyable rayon de soleil vous rendait momentanément aveugle. Cet instant où l'on vient à peine de sortir des brumes bienfaisantes du sommeil et que l'on est assaillit par les mouvements extérieur, la vie de dehors, tout ça en quelques secondes.

Ce putain de réveil.

Harry Potter ne l'aimait pas, vraiment pas. Sa tête lui faisait un mal de chien ! Et la bouteille de vodka qui traînait sur la table de chevet confirma ses doutes : magnifique gueule de bois en ce lundi treize décembre...superbe journée en perspective.

Tout en grognant, le jeune homme s'extirpa de son lit, vérifiant par la même qu'il ne contenait aucun passager clandestin, perdre sa virginité en étant bourré ne faisait pas partie de ses projets.

Personne sous la couette. Chouette. Il restait un pauvre adolescent innocent !

Cette constatation le fit rire. Cela faisait si longtemps qu'il l'avait perdue, cette innocence...elle lui manquait, parfois, quand les gars l'appelait pour l'inviter à fumer des joins au Terrier, il aurait préféré sortir et draguer ou écouter de la musique dans une des médiathèques de Londres...

Certainement pas échafauder des plans pour piéger le chef d'un gang rival...non, certainement pas ça.

Oh, Harry n'avait pas de sang sur les mains, c'était sa conscience qui était tachées de rouge et ses cauchemars le lui rappelaient chaque soir, encore, encore et encore.

Mais voilà, le brun n'avait pas pu choisir sa voie, et sa, il le regrettait amèrement.

Il était intelligent, trop même, et cette faculté, il l'avait mise au service du crime, parce qu'il n'y avait que là qu'on le reconnaissait, parce que partout où il était allé, ça n'avait été que regards méprisant et pleins de pitié...écœurant !

Harry haïssait la pitié, pour lui, c'était comme une couche gluante, qui vous collait à la peau et dont on ne pouvait se débarrasser.

Alors, pour échapper à ces regards, il avait choisit la haine et la rancœur, si facile à exprimer.

-POTTER !

L'adolescent sursauta violemment, sale habitude, et releva la tête. Le cri venait du ré de chaussée, de la cuisine plus précisément...

Son oncle. Merde.

Harry chercha son réveil des yeux, remuant frénétiquement bras et jambes, tentant de ranger son lit et en même temps de cacher la bouteille. Peine perdue, cette dernière fut bousculée et tombe, provoquant un bruit mat sur la moquette de la petite chambre.

Le brun se stoppa net, retenant son souffle. Il fit un rapide résumé de la situation :

..Il était dans sa chambre, simplement vêtu d'un t-shirt trop grand, qui avait sûrement appartenu à Son cousin, Dudley, et d'un caleçon.

..Son oncle venait de hurler son prénom comme s'il avait fait brûler la maison.

..Une bouteille de vodka trônait fièrement au milieu de la pièce.

...Et selon le réveil, il était midi.

Midi.

Midi.

Midi !

Et merde !

Ce qu'il pouvait avoir mal au crâne...

Harry réagit enfin, se penchant pour ramasser la bouteille, sans provoquer trop de grincements au sol. Une fois cela fait, il passa un jean, et emporta d'une main distraite un sweat gris...autant ne pas se faire remarquer avec une de ses tenues...préférées. Il jeta un coup d'œil au sac posé près de son bureau et grogna. Tant pis pour les cours.

Son oncle attendait environ une demi-heure avant de péter les plombs, il avait largement le temps de se débarbouiller un peu...et puis il n'allait pas sortir sans avoir au moins changé de vêtements !

Il se dirigea d'un pas lourd vers la salle de bain. Cette dernière n'était d'ailleurs plus occupée au vue de l'heure tardive tant mieux.

Un bon dégrisement se fait toujours en solitaire, c'était la règle d'or d'un bon buveur, et en cet instant le brun la suivait à la lettre. Ce fut donc avec un soupir de bien être qu'il se glissa dans la cabine de douche, sous un jet d'eau froide qui lui fit serrer les dents. Il dessoûla lentement...

Une fois les idées à peu près en place, Harry sortit de la douche propre comme un sou neuf et se plaça devant le miroir.

Ces salauds l'avaient bien amoché...l'entaille faîte au couteau ne disparaîtra pas facilement ce coup-ci...tant pis, ce n'était pas comme si c'était la première fois que sa lui arrivait.

Il secoua la tête et passa la main dans ses cheveux ondulés, ces dernier ne cessaient de remonter en épis et peu importe la quantité de gel qu'il y étalait, le résultat restait le même... non pas qu'il se souciait de son apparence, mais déjà qu'un chef de seize ans ne plaisait pas beaucoup, alors un chef de seize ans avec en plus une coiffure de gamin...Mais Harry avait d'autres moyens de se faire respecter, bien plus efficaces qu'une simple coupe de cheveux...et beaucoup plus radicaux.

Il ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil à ses avants bras. Les marques étaient toujours là, souvenirs cuisants d'une douleur passée.

Vrrr vrrr !

Le jeune homme sortit de sa torpeur et porta sa main à sa poche, là où son portable venait de vibrer. Il l'ouvrit et lu le message qu'il venait de recevoir : « RDV Terrier. Quand tu peux. ».

Le brun haussa un sourcil, facile à dire ! Ça se voyait bien que Ron n'avait pas deux anciens SS à la maison !

Il sortit en trombe de la salle d'eau et marqua un temps d'arrêt au niveau de la cage d'escalier. Son oncle montait la garde, impossible de sortir par là...

-POTTER ! DESCEND IMMÉDIATEMENT !

Harry soupira de façon quasi-inaudible. Il avait comme la vague impression que la réunion allait être reportée...

-Ça va, ça va j'arrive ! cria le brun, priant pour que son oncle cesse de crier, ses tympans et sa boîte crânienne n'allaient jamais survivre à cette journée qui démarrait décidément très mal...

Il grognait encore en descendant les marches, il ne sortirait pas avant l'après-midi et encore, il était optimiste !

Une fois en bas de l'escalier, il tomba sur le splendide phoque obèse qui lui servait d'oncle...et oui, Harry se contentait de peu...enfin là c'était plutôt du médiocre.

Son tuteur était furieux, à en juger par la magnifique couleur écarlate qui s'étalait sur toute sa face moustachue.

-Où étais-tu hier soir petit ingrat ? postillonna-t-il, agitant son gros doigt joufflu, Encore en train de te battre n'est-ce pas ?

-Et si c'était les cas, hein ? s'énerva Harry, Tu comptes faire quoi ? Tu n'es pas mon père, tu n'as aucun pouvoir sur moi !

Vernon Dursley s'étouffa de rage, impressionnant pour un homme qui était capable de gober une saucisse entière...

-Petit insolent ! Tu...Tu vas voir ce que je compte faire ! cria-t-il en levant l'énorme jambon qui lui servait de bras.

L'adolescent n'eu pas le temps de réagir qu'il se trouva au sol, la joue brûlante et un futur bleu sur la tempe, là où sa tête avait rencontré le mur.

Mais il en fallait plus pour stopper Harry Potter, bien plus.

Le brun se releva, la rage au cœur et jeta un regard si sombre à son oncle que se dernier recula, un instant décontenancé avant de se reprendre.

-Tu fais honte à la famille !

-Quelle famille ? Je n'ai plus de famille !

Harry criait, comme souvent lors de ses disputes devenues quasi quotidiennes, sa voix partait dans les aigus.

-Je suis ton oncle et-

-Non ! Tu n'es personne pour moi ! Pas même le demeuré obèse qui te sert de fils ! Personne, t'entend ?

Il n'attendit pas de réponse, bousculant Vernon qui manqua de tomber en arrière, il attrapa ses baskets et se précipita vers la porte d'entrée, l'ouvrant à la volée avant de sortir.

OoOoOoOoOoOoO

Harry avait couru, ses poumons le brûlaient et ses yeux aussi. Il se rendit compte que son asthme avait refait son apparition. Comme toujours lorsqu'il poussait trop.

Il s'arrêta et posa ses mains sur ses genoux, tentant de retrouver une respiration normale. Ses cheveux lui tombaient devant les yeux et l'adolescent les repoussa d'un geste las.

En jetant un coup d'œil aux alentours, il constata qu'il était sortit de Privet Drive, vers magnolia Cressent, trois rues plus loin.

Le brun s'insulta mentalement Il ne devait pas rester seul à l'extérieur, sans protection, Ron le lui avait suffisamment répété ! Harry jeta un coup d'œil autours de lui et ne voyant rien de suspect, il se pencha pour enfiler ses chaussures, ses pieds lui faisaient un mal de chien ! Bon, où allait-il passer le reste de la journée ?

Ron...mais bien sûr.

Finalement il allait pouvoir se rende à la réunion sans trop de problème. Il n'avait qu'à éviter les points chauds de la ville et à faire profil bas. Ce n'était pas une bonne période pour se faire remarquer, surtout quand on s'appelait Harry Potter.

Le brun choisit de se rendre directement au Terrier.

OoOoOoOoOoOoO

Une main s'agita frénétiquement devant ses yeux, le sortant de sa transe.

-Oh, Draco ! Tu m'écoutes ?

Ledit cligna des yeux, un instant surpris avant de se reprendre. Il était assis sur le mur de béton à côté du skate-Park avec Blaise, tout allait bien, pas de Potter en vue.

-Oui...oui bien sûr ! répondit-il, se maudissant pour son hésitation.

Le jeune homme en face de lui plissa ses yeux noirs, un air dubitatif collé à son visage métissé.

-Tu es bizarre depuis que tu es revenu du commissariat, que s'est il passé ?

-Rien enfin !

Draco avait répondu trop rapidement.

-Dray, je sais quand quelque chose te préoccupe...dis-moi.

Ce dernier ne répliqua pas. Il plongea son regard au loin, là où personne ne pouvait le suivre. Une musique sortait de fenêtre d'un des immeuble en face et parvenait jusqu'à eux. Il se surprit à se souvenir...se souvenir de ce garçon qu'il avait rencontré et à tout ce que sa rencontre avait entrainé.

Tout était allé trop vite, beaucoup trop vite. Et maintenant, il était prit au piège, il ne pouvait plus s'enfuir.

Non, c'était faux Draco avait cherché cette situation. Ce pourquoi il allait si souvent au poste, c'était pour ça, pour toucher du bout des doigts ce monde auquel il n'appartenait pas. Pour ce frisson, cette sensation, l'adrénaline.

Il se rappela les paroles de Fol'œil, qui avait l'air très sérieux à ce moment là... « Fais bien attention, ce garçon est différent de toi, ne te laisse pas hypnotiser par son côté attrayant, ce serait dangereux ! Garde bien la tête sur les épaules et ne te laisse pas avoir !»

Et maintenant, Potter le fascinait, il avait envie de le revoir.

-Draco ! Mais enfin-

Le métisse fut coupé par un son provenant d'une des poches de Draco, ce dernier sursauta et plongea sa main dans l'une d'entre elle. Il en sortit son téléphone, dernier cri, évidement…

-Qui c'est ?

Blaise et le tact, sa faisait deux. Trois parfois…

-Mon frère…répondit Draco, il fronça les sourcils à la lecture du message, perplexe, il veut me voir.

Blaise haussa les sourcils, surpris.

-Mais…ça fait combien de temps que tu ne l'as pas vu ?

Pas besoin de réfléchir, le blond avait compté chaque jour, chaque heure où il savait que son frère était partit.

-Deux mois…

-Pas mal…tu comptes y aller quand ?

-Ce soir, je pense.

-E…tu vas lui demander des explications ?

-Ecoutes, je n'en sais rien moi-même, s'agita Draco, un air pensif et nerveux collé au visage.

Il était un peu anxieux quant à la suite des événements…avec en plus Potter rajouté à l'équation…

Blaise eu une moue irritée et soupira. Il sauta à bas du muret et mit ses mains dans les poches de son jean.

-Ne fais pas de bêtise Draco.

-Je suis un grand garçon Blaise, j'ai dix sept ans!

« Et puis c'est qu'un gamin, qu'est-ce que je peux risquer ? Ce Potter a beau avoir une certaine réputation, il n'en reste pas moins mon cadet ! » pensa-t-il.

Le blond était persuadé que Potter faisait seulement son beau ; Fol'Œil aimait bien tout exagérer.

-Les cours vont bientôt reprendre. Informa-t-il après un coup d'œil à a montre.

Le métisse à ses côtés lui jeta un regard l'air de dire « Tu ne t'en sortiras pas comme ça tu sais ». Mais Draco avait confiance, son meilleur ami ne tenterai rien pour l'instant.

Le blond sauta à bas du muret et se plaça face à Blaise.

-Tu viens ? Chuchota-t-il, l'air conspirateur et un sourcil levé.

-Je te suis.

Cette phrase avait une forte connotation, encore fallait-il la saisir.

Blaise n'avais jamais raté une seule heure de cours.

-Tu viens oui ?

Le blond se mit à rire franchement cette fois.

-J'arrive.

OoOoOoOoOoOoO

Le soleil déclinait lentement derrière les immeubles, les colorant d'un rouge rosé étrange, presque surnaturel et surtout incongru dans un lieu comme celui-ci. La rue était bruyante avec les voitures qui y circulaient, accompagnées des cris des enfants dans le parc voisin.

Harry se tenait là, à la périphérie de la ville, dans la banlieue, sans doute considérée comme l'un des quartiers « mal famés » de la zone. Un endroit peu fréquenté.

Tant mieux, ils ne cherchaient pas à se faire remarquer.

L'adolescent resserra ses bras autour de lui, regrettant de ne pas avoir pris son manteau, il faisait frais à cette heure de la journée.

En effet, il avait passé une bonne partie de l'après-midi à utiliser des raccourcis pour éviter les bandes d'adolescent qui séchaient les cours. Ces derniers connaissaient pour la plupart son visage et Harry préférait ne pas imaginer ce qu'il se serait passé s'ils l'avaient trouvé là, seul.

Non pas qu'il ne sache pas se défendre, loin de là les bagarres de rues lui avaient offert une excellente technique d'auto-défense, mais ces derniers temps, trainer dehors n'était plus son activité favorite...

Au bout d'une dizaine de minutes, il arriva vers le terrain vague. Juste derrière le potager du gardien de l'école primaire, Monsieur Rusard. Quelques bidons vides d'un blanc laiteux, parfois gris se tenaient là, abandonnés en compagnie de sacs plastique, canettes et autres déchets industriels.

Au bout de cette étendue de terre battue, il y avait un hangar, Harry s'y dirigea.

Le sol était encore un peu humide, s'y bien que quelques flaques d'eau creusaient des trous de ci de là...Les basket de l'adolescent s'enfonçaient un peu, mais sans le gêner.

Après quelques enjambées rapides, le brun se trouva devant la grande bâtisse. Une porte en fer renforcé en bloquait l'entrée, des fenêtres en plastique jauni parsemaient la façade ouest. L'ensemble était fait avec un mélange de tôles ondulées, de bois et de ferrailles le tout donnant un effet dépareillé. Un jour de beau temps, Ron l'avait même qualifié de « patchwork architectural ». Harry avait trouvé ça bien dit.

Sur une plaque, masquée par un des nombreux buissons sauvages ayant poussé là, le long des murs, on pouvait lire : « Le Terrier ».

Le brun poussa un soupir de contentement et ouvrit la porte, provoquant le vacarme habituel, aussitôt, la chaleur l'enveloppa et il sourit.

Des rires se faisaient entendre, le bruit de la télévision ainsi que celui de la radio couvraient les conversations. Certains s'entrainaient sur les vieux sacs de frappe défoncés tandis que d'autres pariaient sur le championnat de football dont la saison devait démarrer le lendemain, si ses souvenirs étaient bons. Le nouveau venu se débarrassa de ses chaussures qui étaient en piteux état et posa ses pieds sur l'un des nombreux tapis qui ornaient le sol, certains en meilleurs état que d'autres, les plus usés étant les plus doux mais pas forcément les plus confortables...

C'est dans cette ambiance qu'Harry entra, un sourire naissant sur son visage au fur et à mesure qu'il s'en imprégnait.

Il se sentait enfin chez lui.

-Harry !

Le brun leva les yeux et tomba sur deux billes océan. Il n'eut pas le temps d'apercevoir grand-chose d'autre car il se retrouva pris dans une étreinte à couper le souffle. Il ne pu s'empêcher de rire.

-R...Ron ! Je peux...plus respirer là ! souffla-t-il à son ami.

Ce dernier consentit enfin à le lâcher. Au grand soulagement de son meilleur ami.

-Où étais-tu bon sang ? Hier soir tu n'es pas revenu ! On a cru que...Harry? Qu'est-ce que tu as au visage?

-C'est rien, t'inquiètes pas.

-Ils ont recommencé pas vrai ?

La vois de Ron était glacée, il était fâché, sans aucun doute. Ses yeux restaient fixés sur l'entaille.

-Je dirais que ce sont les...risques du métier ? marmonna Harry, l'air embarrassé.

Il bougeait d'un pied à l'autre ne sachant trop que faire sous le regard inquisiteur de son ami.

-Tu dors ici ce soir, et pas de discussion, tu ne sorts pas. Clair ?

-Oui maman...

Ron eut un petit rire au surnom puis traina son ami vers les vieux canapés, creusés par le temps.

Il y en avait trois, un en cuir, mais il fallait le savoir autrement son était aurait plutôt fait penser à de la moquette étrange, un en tissus et un avec d'énormes coussins, plus fait pour le repos que pour autre chose en fin de compte.

Ils s'installèrent tous deux dans celui de tissus, appréciant la chaleur irradiant des radiateurs portatifs.

-Alors, chuchota-Harry tout en fermant les yeux de contentement, qu'est-ce que j'ai raté ?

-Ben, à vrai dire, pas grand-chose. Ginny a réussit son examen.

Harry se redressa brusquement, ses yeux brillaient de joie.

-Mais c'est super !

Ron ne pu que hocher la tête en réponse, lui aussi savait à quel point sa petite sœur avait travaillé dur pour l'obtenir.

-Et...Enfin...j'ai croisé Hermione. Chuchota-t-il, ses yeux refusaient de rencontrer ceux de son meilleur ami.

Harry eut un sourire indulgent, il connaissait parfaitement Ron : ils étaient amis d'aussi loin qu'il s'en souvenait. Mais s'il devait lui donner un défaut, ce serai sa peur bleue de se jeter à l'eau avec la fille qu'il aimait depuis très, très longtemps.

Hermione Granger. Une fille intelligente et gentille. Mais le problème, c'est que c'était la fille d'un éminent docteur de Londres et pour Ron, c'était un obstacle.

Il fallait imaginer la situation pour en saisir l'ampleur : Ronald Weasley, grand garçon roux, aux yeux bleu, dégingandé et chaleureux. Très beau, ça sa ne faisait aucun doute. Il vivait dans un petit appartement avec ses six frères et sœur. Son père, Arthur, retapait d'anciennes voitures, dans un garage pas loin, il adorait son métier et était bon dans son domaine, mais les rentrées d'argents ne suivaient pas toujours. Leur arrivée avait était assez dure, compte-tenu que les roux n'étaient pas très appréciés dans le coin, mais même les plus endurcis avaient fini par respecter si ce n'était apprécier la famille.

Harry se souvenait d'une fois où il avait aperçu la mère de Ron, Molly, dans une petite supérette. En voyant la petite troupe de voyous qui la suivait, le brun avait d'abord paniqué avant de se rendre compte que ces jeunes hommes aux regards menaçant tenaient ses sacs de courses ! Il avait presque éclaté de rire en écoutant la femme rousse parler du gâteau au chocolat qu'elle leur promettait une fois ce travail accompli.

Mais, si les gens de la rue aimaient la famille, ce n'était pas le cas de « ceux d'en haut » comme on les appelait.

Et le Docteur Granger était en haut. Il ne supportait pas la pauvreté et l'évitait comme la peste. Et Ron n'avait jamais roulé sur l'or. C'était la raison de sa distance avec Hermione, il ne voulait pas lui causer d'ennuis, mais Harry savait que c'était surtout parce qu'il n'osait pas lui parler, de peur de se faire rejeter sans autre former de procès.

Mais Hermione n'était pas comme ça, c'était plutôt le genre de fille à avoir des principes et la plupart contraient les idées de son père.

-Tu sais, chuchota le brun, je pense que tu devrais vraiment essayer de lui parler...je veux dire, elle ne va pas te manger !

Ron poussa un soupir las. Détourna le regard.

-Tu comprends pas, si elle me rejette, je ne sais pas ce que je ferais...

-Nous y voilà, monsieur l'impitoyable manieur de flingue est incapable d'avouer son amour pour une fille qui pourrait seulement l'agresser à coup de bouquins !

Harry éclata de rire devant l'air outré de Ron, ce dernier, vexé, lui donna un coup de poing taquin dans l'épaule.

-Elle est pas comme ça !

Un silence paisible prit place, seulement coupé par le bourdonnement des conversations et les coups sourd sur les sacs de frappe, accompagnés des grognements d'effort. Les gars devaient être au meilleur de leur forme. Toujours.

-Et de ton côté ? Questionna Ron, un sourcil haussé. Quoi de neuf ?

Harry se gratta le crâne quelques secondes, ne sachant trop par où commencer.

-Hum et bien…après « l'incident » je me suis retrouvé au nid.

-Merde!

-Attends c'est pas fini, une fois là-bas, Maugrey m'a fait son show avec un mec que je ne connaissait pas.

-Mais c'était qui ce gars-là ?

-Ça c'est-ce que je veux que tu découvres, il se nomme Draco Malfoy et il a dix sept ans, c'est tout ce que je sais. Mais j'ai comme la vague impression qu'on va être amenés à se revoir…

-Déconne pas Harry, tu as déjà Cé-

-Je sais ne t'inquiète pas ! Je n'ai pas l'intention de me faire baiser par ce mec. Je veux juste…savoir à qui j'ai à faire. C'est tout, ajouta-t-il sous le regard insistant de son ami.

Ron n'ajouta rien, il savais que Harry se maîtrisait parfaitement, il ne devrai donc pas trop s'inquiéter…Mais une petite voix dans sa tête lui demandait de rester vigilant, on ne savait jamais après tout, Harry était humain et comme tous les humains, il avait des points faibles…

-Ron. J'ai...peut être fait une...bêtise...

Le roux haussa un sourcil, peut surprit. Il attendit la suite.

-Et bien...j'ai vu Greyback.

-Et...chuchota Ron.

Il avait comme un mauvais pressentiment tout à coup.

-Et je pense que je l'ai un peu...titillé.

-QUOI ?

Le cri de Ron leur attira quelques regards surpris.

-Tu as fais quoi? S'énerva Ron en baissant d'un ton.

-En fait on s'en fiche ! Dit précipitamment Harry. Le plus important c'est qu'il soit en ville ! Ron ! Sa veut dire qu'il est dans les parages !

-Ça sent mauvais...Il faut absolument qu'-

Il fut interrompu par la sonnerie du téléphone de Harry, ce dernier s'excusa et se dirigea vers la sortie, prenant son appel à l'extérieur.

En chemin, il croisa plusieurs personnes qui le saluèrent, le brun répondant par de brefs signes de tête.

Ce n'est qu'une fois dehors qu'il décrocha, la nuit était tombé et seule la lumière de l'écran lui permettaient d'y voir quelque chose.

-Qu'est-ce que tu veux ?

Il y eut un silence dans l'appareil avant qu'une voix nasillarde n'en sorte.

-Une table ronde est organisée au port, dans deux semaines. Emmène ton second et deux gardes, c'est tout. Pas d'armes. Tu auras plus de précisions dans cinq jours.

Aucune contestation ne serai permise, Harry le savait.

-Bien, j'y serais.

L'interlocuteur ne prit pas la peine de répondre et raccrocha.

L'adolescent, leva la tête et contempla un instant le ciel noir. La nuit était décidément son moment préféré, discrète et intime, toujours secrète.

Après un bref soupir, il retourna à l'intérieur. Ron était en pleine conversation et Harry décida de ne pas le déranger. Un bâillement significatif l'incita à aller se coucher. Il se dirigea vers les canapés et s'affala dans les coussins du plus confortable, appréciant la douceur et la chaleur de son antre.

Le terrier avait été découvert deux ans plus tôt, lors d'une course poursuite dans les rues. Ron et lui n'avaient pas d'autres choix que de fuir vers le ghetto. C'était ainsi qu'ils étaient tombé sur ce grand hangar, dont les vitres étaient pratiquement inexistantes de même que certains pans de mur.

Harry avait alors entreprit de le rénover; d'une certaine façon. Ainsi, les trous se sont bouchés, les vitres réparée, et le bâtiment nommé.

Depuis l'endroit avait bien évolué, il était un refuge, un lieu de rendez-vous, un QG.

Mais c'était d'abord sa maison.

Et c'était sur cette dernière pensée que Harry s'endormit, bercé par le bourdonnement du chauffage et des bavardages. Paisible comme rarement.

Demain était un autre jour.

OoOoOoOoOoOoO

La nuit tombait doucement, l'hiver les jours n'étaient pas longs. La rue commerçante s'illuminait déjà de mille néons, plus colorés les uns que les autres.

La foule était toujours présente, compacte malgré l'heure tardive, bonnet et écharpe étaient encore de mise. Cependant, une tête blonde se détache des autres, elle ne porte ni bonnet, ni écharpe, seulement un manteau et un sac. Et elle est pressée, très pressée.

-Putain !

Draco accéléra le pas, jouant des coudes pour se frayer un chemin dans tout ce monde. Il était en retard. Non pas que son frère lui ai donné une heure précise, mais le blond avait des principes, et pour lui, il était en retard.

Il avait quitté Blaise un peu plus tôt, à la fin des cours et avertit ses parents qui lui avaient demandé de le saluer de leur part.

Plus que trois rues…

Draco était très excité, inquiet aussi ; on frère avait disparu pendant deux mois sans donner de nouvelles, il avait bien le droit de demander des explications ! Mais il ressentait aussi un peu de peur, à l'idée de connaître la raison de cette absence…

On tourne à gauche…

Son cœur se met à cogner, il a hâte de le revoir ! Malgré son silence, il crevait d'envie de retrouver son sourire et ses mimiques…

On entre dans la rue Riddle…

Sur la vitrine d'un magasin, une horloge affiche vingt heures quinze.

-Merde de Merde !

Ses grognement provoquèrent quelques haussements de sourcil chez les passants, qui se firent de moins en moins nombreux au fur et à mesure que Draco progressait.

Le numéro 13...

Il franchit les quelques mètres qui le séparaient du petit bâtiment. Les briques rouges de la façade se coloraient de rose sous le soleil couchant, quelques bourdonnements et klaxons résonnaient de l'autre côté de la rue.

Draco grimpa les quelques marches qui le séparaient de la porte d'entrée. Il la poussa.

L'adolescent se retrouva dans le petit vestibule qui faisait office de hall d'entrée, en face une cage d'escalier, dont la rampe avait l'air d'avoir été retirée, à gauche, la porte menant à la loge et sur le mur de droite, des boites au lettre, huit en tout.

Draco se dirigea vers l'escalier, il compta trois paliers et s'arrêta devant une porte.

Que devait-il faire, Frapper ? Sonner ? Hurler ?

Le blond opta pour la solution la plus simple, il leva la main mais avant qu'il n'ai put faire le moindre geste, la porte s'ouvrit en grand.

-Je savais bien que tu ramènerais tes fesses rapidement, petit frère.

Ledit petit frère ne put s'empêcher de rire doucement, soulagé. Son sourire était toujours là, à la barre fixe. Rien n'avait changé.

-Content de te revoir aussi, Tom.

Et il entra.


RAR's

Dana32: Je suis super contente de savoir que mon histoire te plait, c'est une de mes angoisses les plus fortes comme tu dois t'en douter :)J'apprécie beaucoup tes compliments sur mon écriture, cela me fait du biens de savoir qu'elle est agréable !

Boops: Merci pour tes compliments, pour ce qui est du post, je pense que ce sera tout les mois à peu près.

Naixy: Je me suis également rendue compte de mes confusion et ai vite rectifié le tir, merci de me l'avoir fait remarqué ^^ Je ne me suis pas interrogée sur le nombre de chapitres pour être franche, cela put être de dix à trente...je les écrits au fil de la plume même si la j'en ai quelques uns en réserve ;) bises

Summer Blue: Wouah ca c'est de la review ! alors je vais tenter d'aller dans l'ordre...Tout d'abord merci pour ton petit mot ! J'apprécie ton avis plus que développé sur mon histoire qui me permet de m'améliorer ! De plus, je le trouve original alors c'est d'autant mieu ! Bises et encore merci !

Bellone : Merci pour ton mot ! J'ai corrigé le flou de fin de chapitre, j'espère que cela ne t'a pas trop dérangé quand même ! =)

steph: merci pour ta review !

liilys: quel enthousisasme ! Merci pour ton mot ! et voici la suite =)

drougael: et oui, je plaide coupable, mais FFC me fait des misères depuis quelques temps, dans tous les cas je te remercie d'avoir laissé une trace de ton passage :)

darkmoonlady: héhé, merci bien ma chère ;)

UMIKO: MERCII !

krix27: merci de m'avoir laissé un petit mot =) et voici la suite !

BRinKo:merci pour tes compliments, et oui, c'est bien ma première fic :p !

toinette Malefoy-Potter :Promis pas de mensonge, ceci est bien ma première fic, même si elle date ;) grosses bises et merci pour ta review !

miruru-sensei: Normal que tu ai déjà lu :p je l'ai reposté suite à quelques problèmes (cf mon profil) et merci de ton mot !

serdra: merci pour ton mot ! =)

Archimède : J'adore ton image de profil ! et merci pour tes compliments, promis le chapitre trois est déjà prêt !

Amistosamente-vuestro :merci pour ta review

Falx Italica :héhé la voici la suite, à bientôt et merci =)

Ilisia: L'update est normal, pas d'inquiétude ^^ mais FFC gère assez mal les alertes, je trouve, car au moindre changement sur une fic online, le site envoie une alerte, ce qui créé de faux espoirs -" en tout cas merci à toi pour ton mot !

Dracolina3 : merci pour ton compliment, j'espère que la suite le confirmera !

Daeline: Update normal, don't worry, et voici la suite, j'espère qu'elle te plaira ;)

Juju10110: Merci pour ton super mot ! Je suis d'autant plus contente quand on remarque mon manque de faute :p je ne supporte pas les fic avec plein d'erreurs, je trouve que cela gâche la lecture, non ? =)

Eichi-chan: la suite est la :D j'espère que tu vas l'apprécier ! merci pour ta review !

Eternal snow: Pardon pour mon impardonnable retard, j'espère que mon histoire te plaira toujours et merci pour ton mot !

sati-san: La suite :) Merci pour ton mot et à bientôt !

Note de fin.

Il est trois heure du mat'...je vous dis ça pendant une de mes minutes de lucidité histoire que vous ne vous étonniez pas trop de mes délires en note...bon ben ça c'est fait !

Bonjour ! Nan j'plaisante, bonsoir.

Et oui, je viens de finir mon second chapitre, alors, ladies and gentlemen, à vos reviews !

Tout est bon à prendre, critiques (constructives) et compliments ! Je me sers beaucoup de vos conseils pour m'améliorer !

J'aime voir des gens qui me suivent et qui me le font savoir, alors, si vous aussi vous le faites et qu'une réflexion passe dans votre tête à la fin de la lecture de ce chapitre, direction le bouton en bleu du milieu de page !

Je remercie tout les reviewer, qui me comblent par leurs messages !

Voilà voilà, sur ce, un grand merci à vous tous qui lisez mes écrits, et à bientôt !

Mrs. What