Auteur : Bilberry
Disclamer : Ces personnages appartiennent à J. et on la remercie d'ailleurs de nous les avoir offert.
Rating : M
Attention : Ben vi… il faut quand même le dire au cas où….donc ceci raconte l'histoire de deux hommes qui ont une relation qui va au-delà de l'amitié…En gros, homophobes ceci ne vous plaira pas, cliquer sur précédent ou la petite croix rouge en haut de la fenêtre
Paring: Harry / Draco
Note de Bilberry :
Bonjour ou Bonsoir tout le monde!!!
Je suis vraiment désolée d'avoir mis tant de temps pour poster ce chapitre, j'espère vraiment qu'il vous plaira !
Je remercie mon poussin, Ariane, pour ces corrections. Et elle fait un boulot de dingue, croyez-moi ! J'ai laissé quelques unes de ces réflexions…Si ça vous dérange, n'hasitez surtout pas à m'en faire part. :)
Mais trêve de bavardage et place à la lecture ! Bisous ! (et à plus bas)
Blocked in my mind…
J'ouvris péniblement les yeux. Fallait dire que la veille avait été plutôt arrosée. Je repensais à la soirée que je venais de passer et….Un de ces stupides sourires absolument niais envahit mon visage. Impossible de faire autrement. Pas que j'étais amoureux, non pas déjà. Mais tout simplement heureux. J'étais bien, juste bien. Mieux encore, j'étais casé.
Ce simple état de fait tournait en boucle dans ma tête. Au bout de 17 ans de célibat, je vous avoue que c'était difficile à admettre. Bon, ok fallait dire aussi que j'avais une faculté d'adaptation assez limitée mais quand même : j'avais un boyfriend
Bon, ok. Là, je m'emballais tout seul. Ca par contre, c'était une capacité que j'avais parfaitement développée: me faire des films. Imaginer monts et merveilles, me monter le bourrichon tout seul, m'emballer pour rien. J'étais un champion, toute catégorie confondue, vous pouvez me croire. Ca avait fait mal d'ailleurs quelques fois…Comme quoi, parfois espérer, ce n'est pas la meilleur chose du monde. Même s'il parait que lorsque les temps sont durs, la dernière chose qu'il nous reste, c'est l'espoir…
Enfin soit. Oublions tout ça. Pour le moment j'étais casé. Mais c'était peut-être qu'une question de secondes. Tout dépendra de ce petit engin technologique posé sur ma table de chevet. Toute ma destinée était donc dans ce truc métallisé. Et bien, ça tient pas à grand-chose l'avenir radieux…Si j'avais un message : je pouvais continuer à sourire comme un crétin. Si c'était le vide total…et bien, glace en pot de Ben & Jerry's. (NdC : Ne laissons pas les machines diriger nos vies!)
Je pris mon Gsm, l'allumai puis fermai les yeux. Et là, je vécu les 10 secondes les plus longues de l'histoire du Gsm. 10 secondes où j'arrêtais de respirer, serrais les dents et priais le bonhomme là-haut, qui qu'il soit. (NdC : Et si c'est une femme?)
Puis miracle, je sentis les vibrations à travers mon poing fermé. Je n'allais pas prendre 10 kilos en bouffant de la glace ! Youhou.
Et puis c'est là que ce n'était peut-être pas Draco…Oui mais non. Là c'était fini les stress à 2 balles.
« Coucou mon cœur ! Bien dormi ? Moi je n'ai pas arrêté de rêver de la soirée d'hier. Je pouvais pas mieux commencer l'année…Bisous jtm »
C'est pas mimi tout ça ?....
Je relu le message. Bon ok, ces 3 lettres, à la fin, c'est juste pour le principe, faut pas croire.
Mais soit. Ce n'était pas le moment de débattre là-dessus. J'avais une soirée à revoir en pensées.
Vous voulez tout savoir hein ?...
Je vais pas y aller par quatre chemins : patins, patins, patins et re-patins.
D'ailleurs ce fut le même programme pour super Blaisou et Théo. D'ailleurs, impossible de décoller mon cousin d'Alexandra… Dray et moi n'étions pas mieux mais bon…
C'était tout simplement magique. Nous ne pouvions nous détacher l'un de l'autre, nous baladant, les doigts entrelacés à travers l'immense jardin de Théo, faiblement éclairé par des guirlandes scintillantes. Le summum du arriva aux environs d'une heure du matin, lorsque les premiers flocons de neige de l'année commencèrent à tomber sur nous et….Il y a rien a dire, la neige, c'est magnifique.
Je me rappelle encore des flocons qui parsemaient la chevelure dorée de Draco. Ca me rendait fou. Et puis ces étoiles dans ses yeux…
Voyant qu'il commençait à bien tomber, nous avons décidé de rejoindre les autres au grand bonheur de Blaise qui nous accueillit avec son traditionnel « BISOUS ! ».
La fin de soirée fut festive sous le signe de l'alcool et de la musique trop forte. Mais peu importait.
Je sortis de mes pensées pour revenir faire face à la réalité. Je répondis à Draco et soupirais. Quand allais-je le revoir ?...Nous étions en vacances certes mais je partais. Il y a quelques mois de cela, nous avions décidé avec Ron que nous partirions en Roumanie voir son frère Charlie pendant la fin des vacances de Noël. Je partais demain et impossible de voir Draco jusqu'à mon retour dans une semaine.
C'est bizarre comme on peut vite s'attacher au gens. Quand j'y pensais, la semaine précédente je voulais plus m'approcher du blondinet et maintenant…Et maintenant, je mourrais d'envie de le voir, de l'embrasser, d'être dans ses bras.
En même temps, j'étais injuste de penser ça. D'être presque triste de partir. Ce voyage, avec Ron, on l'attendait depuis des mois et ça allait être génial. Il fallait que j'en profite un max. Mais est-ce que Draco aurait changé d'avis d'ici là ? Voudrait-il toujours bien de moi à mon retour ?
Je me posais un millier de questions mais de toute façon, je ne pouvais rien faire. Cela ne dépendait pas de moi.
Pendant le peu de temps qu'il me resta avant mon départ, je ne cessais de parler avec Draco que se soit par sms, sur l'ordi ou au téléphone. Nous nous téléphonions pendant des heures. Racontant notre journée. Un simple « salut mon cœur ! Comment tu vas ??? » pouvait me rendre instantanément le sourire.
Quelque part, j'avais toujours l'impression qu'il était là, avec moi.
2 Janvier, aéroport de Londres.
Et voilà, plus que quelques minutes et je prendrais mon vol qui m'emmènerait loin d'ici.
Seulement n'allez pas, croire que parce je partais, j'allais cesser toute communication avec mon dieu vivant de petit copain. Que nenni !
Pensez-vous ! J'avais pris toute les précautions pour qu'une fois sur place, mon portable puisse en permanence envoyer des messages en Angleterre.
-Hé ! Harry ! Tu viens mon pote ? M'interpella Ron.
-Oui oui !!! J'envoie un dernier message et je te suis !
-Rho ! Mais t'inquiètes pas ! Tu vas le revoir ton blondinet ! Allez, lâche ton Gsm et suis-moi ! Roumanie : NOUS VOILA ! Hurla mon meilleur ami alors que nous allions embarquer dans l'appareil.
Comme là tout de suite, dans la seconde ,je me sens l'âme généreuse, je vous épargnerai les joies de la peur en avion. Vous voyez le genre : j'arrête de respirer, je prie tous les dieux et saints connus et inconnus, je m'accroche à mes accoudoirs à tel point que mes jointures blanchissent, je pâlis de manière effrayante… Croyez-moi ce ne sont pas que des mythes, c'est bel et bien réel.
Enfin soit. Arrivés en Roumanie, Charlie nous attendait tout sourire.
Même si je l'avais éteint dans l'avion, je ne pouvais m'empêcher de faire tourner mon téléphone entre mes doigts. Comme si quelque part, tenir cette petite chose entre mes mains me reliait à l'Angleterre. Je le rallumai. Il vibra.
« Tu vas me manquer mon cœur. Passe un bon voyage. »
Je souris et arrêtais d'écouter ce que se disaient les deux frangins roux qui se tenaient à mes côtés.
Il ne m'en fallu pas plus pour réaliser une chose à laquelle je ne m'étais pas attendu, enfin pas aussi vite. J'étais dépendant du lien qui se créait entre Draco et moi. Ca ne faisait que quelques jours certes, mais aussi incroyable que cela puisse paraître j'avais besoin de ses petits mots doux qui me disaient simplement :
« Comment tu vas mon cœur ? » ; « tu me manques » ; « je t'aime ! »
Je ne savais pas à quel point ces messages étaient véridiques, mais ça me plaisait d'y croire. Simplement.
-Hey Harry ! Comment tu vas ?
Je me tournai vers Charlie et lui fit un immense sourire.
-Super bien ! Et toi ?
-Ca va, ça va. Content de vous voir les gars !
-Attends fréro ! 'Ry t'a pas dit le meilleur ! Sais-tu que Môsieur a un petit ami ?
Charlie tourna la tête vers moi, avec des yeux ronds
-Sans dec' ?! YEAH ! Félicitation mon pote ! Alors, je te préviens, je veux tout savoir ! Il est comment ? Tu l'as connu où ? Il a quel âge ? Depuis quand ? C'est de lui le message que tu viens de recevoir ? Allez Monsieur Potter, dites-moi la vérité, toute la vérité et rien que la vérité.
-Hahaha ! Une question à la fois Charlie ! Rigolais-je.
J'adorais le frère de mon meilleur pote. En fait, j'adorais toute sa grande famille. Une série de frères avec qui je m'entendais bien, quoiqu'un peu moins avec Percy, mais peu importait. Pour finir, il avait une petite sœur, Ginny, que j'appelais pour la taquiner « Belle Demoiselle », j'avais un accent français peu glorieux, mais ça la faisait rougir à chaque coup. Et moi, j'étais mort de rire.
-Alors, il s'appelle Draco Malfoy, a 17 ans, est beau comme un dieu (un super cul, je te dis pas !) , et on s'est mis ensemble au réveillon.
-Et tu le connais d'où ton prince charmant ?
-C'est l'un des meilleur pote de mon cousin.
-Arf ! Fait gaffe que ça ne fasse pas d'embrouille.
Ca c'est sur. Lorsque j'avais demandé à Dray si ça avait de l'importance il m'avait simplement répondu :
« Et alors ? Blaise aussi me l'a fait remarqué. Mais je ne pense pas que Théo sera contre. Il t'aime bien, et je suis l'un de ses meilleurs amis, il n'y a pas de raisons pour que ça pose un problème quelconque.
Et j'avais souris. Il disait ça comme si c'était tout naturel. Un stress pour rien. Once again.
Ce soir-là, Charlie nous emmena dans le bar où il travaillait depuis quelques temps déjà. L'ambiance était à la fois branchée et confortable, genre cocooning. Bon bien sûr, je suis pas sûr que c'était légal qu'on soit là, mais peu importe, on avait notre laisser passer : Charlie, et j'avais mon meilleur pote : Ron. ( NDC : Rock'n roll baby!)
Nous étions au comptoir en train de parler (enfin, parler, c'est un bien grand mot) avec le barman qui baragouinait quelques mots d'anglais et qui essayait de nous embraquer dans une soirée un peu louche lorsque Charlie arriva, l'envoya promener et nous, enfin moi, regarda avec un sourire taquin.
-'Ryyyyyyyyyyyyyyyy ?
Je n'étais pas sûre que son ton me plaisait.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Tu vois, le gars là ? Le serveur ?
Je regardais autour de moi et vis un gars avec un plateau traverser la salle.
Je me tournais vers Charlie et hochais la tête.
-Et bien…Il m'a dit…Que tu lui plaisais.
Ok. Ca c'est fait.
Je regardais mieux le bonhomme qui me trouvait apparemment à son goût. Pas très grand, brun, yeux sombres.
Désolé mon grand, tu ne fais pas le poids. Je suis en couple avec une bombe.
Une bombe dont je voulais tester la jalousie. J'étais joueur et c'était plus fort que moi. Bad boy, je sais…
Ce soir, là tandis que Ron prenait un bain et que Charlie cuisinait, je piquais le pc portable de ce dernier afin de parler un peu à Draco.
Harry : Coucou toi !
Draco : Oh ! Mon cœur ! Voilà une belle surprise, je ne pensais pas avoir beaucoup de nouvelles de toi pendant cette semaine…Alors, la Roumanie, c'est comment ???
Harry : Génial ! Il fait froid mais surtout… Je me fais draguer !
Draco : Ah bon ? Et il est mignon ?
Bon, pas très jaloux le Draco. Dommage, je crois que j'aurais aimé ça, au moins un petit peu. Bah, il devait en avoir vu d'autres…
J'écourtais la conversation et allais m'enfoncer dans le canapé moelleux. Je pense que cette nouvelle histoire me perturbait un peu, bon ok ! , beaucoup. Je ne savais pas comment gérer tout ces sentiments nouveaux, ceux que j'avais peur de voir apparaître, tel la jalousie, et ceux que je ne comprenais pas.
Pendant toute ma semaine en Roumanie, je ne cessais de garder contact avec mon nouveau Jules, sans toutefois me connecter sur l'ordinateur. Pour je ne sais quelle raison, je me disais que moins on se parlerait, plus je lui manquerais. Et je voulais lui manquer. Horriblement.
Ses texto étaient tendres et chaleureux.
« Coucou mon cœur ! Comment tu vas ? J'espère que tout se passe bien. Tu me manques terriblement, je t'aime fort »
C'était toujours comme ça, et je lui répondais. Quoi de plus normal ?...
Mais vinrent les derniers jours de la semaine et à force d'envoyer et de recevoir des messages, je me retrouvai sans crédit et donc dans l'impossibilité de lui répondre.
Je me trouvais à l'aéroport et je ne tenais plus en place, ce qui désespérait Ron au plus haut point.
-Harry ! Soupira-t-il, Arrête de gigoter veux-tu ? Ca ne nous fera pas embarquer plus vite et je suis pas sur que creuser une tranchée en plein milieu du hall d'embarquement de l'aéroport, soit la meilleure idée au monde. Je ne suis pas certain qu'ils apprécieraient.
-Mais tu ne te rends pas compte Ron ! Il va se demander quoi ! Il m'a déjà envoyé deux sms me demandant si j'allais bien et ce qu'il se passait !
J'allais continuer mon argumentation pour lui prouver par A plus Z que c'était vraiment horrible que je ne puisse pas rentrer en contact avec Draco lorsqu'on entendit :
« Les passagers à destination de Londres sont priés de se présenter à la porte D71 où l'embarquement des passagers prioritaires et non prioritaires va commencer »
-Voilà mon pote ! Déstresse ! Tu vas le revoir dans quelques heures ton blondinet !
Facile à dire.
Je tendais ma carte d'identité et mon billet au guichet d'embarquement lorsque je sentis une faible vibration dans ma poche. Je sortis mon portable. Draco, évidemment.
« Salut Harry. Qu'est-ce qui se passe ??? J'ai plus de nouvelles…Si mes messages te dérangent tu peux le dire, je t'embêterai plus !!! Bisous »
Et Merde ! Je le savais !
Je fixais mon écran pendant 10 minutes, me laissant conduire dans l'avion par mon meilleur pote. Je restais ainsi longtemps, jusqu'à qu'une hôtesse de l'air vienne et me prie d'éteindre mon téléphone portable.
Je me rongeais les ongles durant tout le vol de retour. Moi qui avait si peur de l'avion, de cette pression que l'on ressentait lorsque l'on quittait le sol, de ces soubresauts qui arrivaient sans raison, du moteur trop bruyant,.... Et ne parlons pas du mal d'oreille. Mais là, rien ne m'affecta, je voulais voir Draco, l'embrasser, être dans ses bras, lui dire que j'avais besoin de lui et que j'étais tellement désolé de ne pas avoir pu lui donner des nouvelles.
Je savais qu'à côté de moi, Ron me parlait de tout et de rien et pourtant, malgré tout mes efforts pour me concentrer, impossible d'entendre quoique ce soit. La durée du voyage n'était pas à proprement parler longue mais elle me parut interminable et infime à la fois. Le temps qui m'éloignait de Dray était infinissable, mais j'étais dans un monde totalement à part, je n'avais plus aucune notion de rien.
A peine fus-je rentré chez moi que je sautais sur le téléphone et entra le numéro de mon amoureux que je connaissais désormais par cœur.
-Allo ?
Purée, que ça fait du bien d'entendre cette voix. Qu'est ce que je suis accro, ça devient flippant.
-Dray ? C'est Harry ! Je suis vraiment désolé de ne pas t'avoir répondu mais j'avais plus de crédit ! Tu ne peux pas t'imaginer à quel point ça a été dur pour moi de ne pas pouvoir t'envoyer des sms et de pouvoir répondre aux tiens ! Je te jure qu'ils ne me dérangent pas du tout, j'en veux même encore plus ! Tu m'as tellement manqué, si tu savais…
-Calme-toi mon cœur. Je suis content de t'entendre. Ton voyage c'est bien passé ?
-Oui oui, super mais tu m'as manqué, j'ai hâte de te revoir.
-Oui moi aussi ! Surtout que, pour être franc avec toi, tu m'as vachement fait flipper avec ton barman là. J'avais peur de te voir filer avec un roumain…
YES ! Je t'aime trop Blondinet ! La voilà ma petite crise de jalousie que j'attendais !
Tordu ? Moi ? Pas du tout.
-Jamais ! Et puis c'était perdu d'avance….Je préfère les blonds.
-Hahaha ! J'espère bien ! Mais tu me manques mon cœur... Quand peut-on se voir ? Je vais devenir fou si ça continue…
Là, il y a mon cœur qui fit un looping.
-Je…Samedi prochain ? J'ai un repas de famille avec mes cousins et cousines, entre jeunes, tu peux peut-être venir avec nous? Tu connais déjà Ariane et Théo…
-Samedi ? Soir, je suppose….Je pense qu'il n'y aura pas de problème. Vers quelle heure ?
-19H30 au Chaudron Baveur, c'est possible ?
Je pouvais pas m'empêcher de torturer ma lèvre inférieur. Je mourrais d'envie de le voir et j'allais devenir fou s'il ne venait pas samedi.
-Ok, mon ange ! A samedi ! Je t'aime...
-Moi aussi. A samedi.
Je coupa le téléphone et me laissa tomber sur mes oreillers, les bras en croix, étendu de tout mon long. Je restais là, immobile, à fixer le plafond jaune de ma chambre sans vraiment le voir.
Nous étions dimanche, demain je reprendrai les cours et je décomptais déjà les jours me séparant de samedi. 6 jours. Croyez-moi, parfois 6 jours, ça peut être vraiment long.
Mardi, cours de math.
Le problème quand on a un amoureux c'est que, quoique l'on fasse, on n'arrive jamais à se concentrer.
Pourtant j'aime les math, la prof est géniale et je suis plutôt bon élève. Mais là….Hermione ne cessait de soupirer en me jetant des regard insistants qui disaient en un mot comme dans cent « Travaille !!!! ».
Je lançais mon énième sourire niais dans le vide lorsque ma voisine explosa. Enfin de manière discrète tout au moins.
-Harry ! T'es impossible ! Tu n'arrêtes pas de sourire niaisement, de fixer le vide et de lancer des soupirs enamourés…Comment veux-tu que je travaille, moi, avec ton cinéma de l'amoureux transit ???
-Euh...Je…
-Tu es le stéréotype même du Roméo en manque de sa Juliette ! Enfin, au moins, il n'y a pas encore des « Draco » sur toutes tes feuilles de cours…il y a peut-être un espoir pour toi.
Comment elle se moquait de moi !
Mais j'aime provoquer, c'est dans ma nature. Je regardais ma meilleure amie droit dans les yeux et notais dans la marge un grand D suivit d'un petit cœur.
Faisant la moue, elle pinça les lèvres et se contenta de dire à mi-mots :
-Joli le petit cœur…
Puis de tout son sérieux, elle me demanda :
-Tu l'aimes au moins ?
C'est bien une fille ça !....Non mais je vous jure.
Mais soyons franc.
-Je ne sais pas…Enfin si je sais, disons que je l'aime un peu plus chaque jour…Ca te va comme ça ?!
J'aimais parler de Draco, de comment ça c'était fait entre nous, de comment il était avec moi, de ce que nous nous disions. Mais parler de moi, c'était autre chose. Je m'attache facilement aux gens, je le sais mais là je ne voulais pas tomber amoureux trop vite. Draco en avait eu avant moi. Je ne savais pas qui, je ne savais pas combien mais je savais qu'il y en avait eu beaucoup. Vraiment beaucoup.
Et je ne voulais pas y penser. Peut-être qu'avec moi ce serait différent. Il me l'avait dit lui-même « c'est dingue à quel point je m'attache vite à toi. Je ne me comprends pas moi-même. Mais la seule chose que je sais, c'est que je veux que ça dure longtemps ».
Et que pouvais-je faire d'autre que de lui faire confiance ?...
-Vous allez finir par me rendre folle toi et…ton Joli Cœur ! Dit-elle en faisant un geste évasif en direction de mon dessin.
-Je sais ma chérie. Mais laisse-moi te rendre dingo encore une semaine, et après, je te fous la paix. Mais là, j'ai besoin d'en parler. Et en tant que meilleure amie attitrée, tu te dois de subir ma joie étouffante et mon bonheur indécent. Tu vas y survivre, j'en suis sûr !
Hermione me fit un sourire à la fois doux et indulgent et me glissa un « soit. Mais une semaine hein ! » Puis retourna à ses logarithmes. Quant à moi…
Je pense sincèrement que chaque personne qui lit ces lignes sait ce que c'est que d'attendre ou encore d'espérer. D'avoir cette sale impression que les choses se passent au ralenti et que, quoique vous fassiez, le moment que vous attendez n'arrivera jamais. Vous savez, ce moment où on regarde l'heure, qu'on a l'impression d'attendre une éternité et que lorsqu'on la regarde à nouveau, plein d'espoir, la grande aiguille n'a quasiment pas bougé.
Et, cerise sur le gâteau, les cours qui sont emmer…euh, embêtants à la base sont, bizarrement, encore beaucoup plus embêtants à ces moments-là. Je vous jure, j'ai cru devenir fou. Ron et Hermione aussi d'ailleurs.
Samedi soir (enfin !), Chaudron Baveur, 19H23
-….N'est-ce pas Harry ?
Je sursautais.
-Hein ?
-C'est bien ce que je me disais, soupira Ariane, tu n'écoutes rien à ce que je te raconte !
-Je…euh…Mais si ! Tu était en train de parler de…Euh…de …Kenneth ?
-Raté. Je ne passe pas mon temps à parler de mon petit copain. Sorry. Et, en parlant de petit copain, déstresse veux-tu ? Le tien va bientôt arriver. Alors arrête de gigoter dans tous les sens !
Facile à dire. Mais je devais reconnaître qu'elle n'avait pas tord. Je n'arrêtais pas de me tortiller pour essayer de voir la porte qui, évidemment, se trouvait dans mon dos. J'étais tendu au maximum, à la fois fou d'impatience et anxieux à l'idée de le voir.
Bien, qu'il m'ait assuré sa présence je ne pouvais m'empêcher de me questionner : et s'il ne venait pas ?...
Respire 'Ry, il viendra !
Cette simple phrase tournait en boucle dans ma tête dans une faible tentative de m'auto persuader que tout irait bien. Mais j'étais dur à convaincre.
Je regardais ma montre, normalement il serait là d'ici quelques instants.
En faible tentative d'apaisement, je me concentrais le plus possible sur ce que me disait Ariane. Et, à mon grand étonnement, j'arrivais même à suivre la conversation, rigolant des dernières frasques de Roxane et Charlotte.
Ca me faisait du bien de penser à autre chose qu'à ce cœur qui battait trop fort dans ma poitrine à l'idée de revoir Draco, d'oublier pour un moment que le moindre grincement de porte dans mon dos faisait s'accélérer ma respiration et mon pouls. Je sentais petit à petit les muscles de ma nuque se décontracter sous l'effet du rire que faisait naître les histoires de ma cousine.
Soudain, ils se recontractèrent Un faible baiser venait d'être déposé avec une douceur infinie dans mon cou, une respiration contre ma nuque qui pouvait me rendre fou et qui faisait se dresser tous les petits cheveux qui s'y trouvaient; un vrai frisson de plaisir. Contre ma joue, des cheveux soyeux caressaient ma peau, et dans mes yeux, pleins d'étoiles venaient de s'allumer.
Je sentis alors les cheveux s'en aller dans une dernière caresse, remplacés par des mains douces et fines qui, dans un effleurement infime, allèrent de mon cou et terminèrent sur mes épaules. Je me retournai alors. Lentement, comme dans les films, pour savourer ce moment magique qui n'appartenait qu'à nous, peu importe le monde autour.
Ses yeux s'accrochèrent aux miens, et toute l'anxiété que j'avais pu ressentir ces dernières heures s'envola. Il était beau. Il était à moi.
Je me levais pour me mettre face à lui et il me sourit. Et sans que j'eu le temps de m'interroger sur les émanations en publique et le politiquement correct, il attrapa ma nuque et colla ses lèvres sur les miennes, avides et affamées.
Je cru que jamais je ne pourrais me détacher de ce baiser où nos langues dansaient comme des complices de toujours.
-Houuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ! Gueulèrent dans un joli brouhaha mes cousins.
…Merci les gars.
Je cessais de l'embrasser et collais mon front au sien, ses mains sur mes hanches.
-Salut Joli Cœur. Murmurai-je, le cœur battant toujours la chamade.
-Joli Cœur ? Me sourit-il.
-Je t'expliquerai.
Et sur un clin d'œil, je le prends prit par la main et l'installai entre Théo et moi.
Draco était d'une sociabilité effrayante. Je le regardais tantôt rire, tantôt argumenter ses points de vue avec ma famille avec une aisance incroyable.
Ariane me souffla à l'oreille pendant le repas qu'on était beaux tous les deux. J'avais l'air heureux, je rayonnais. Et que c'était agréable à voir. J'étais…amoureux.
Et c'était vrai, je crois.
Mais surtout, ce que personne ne voyait, c'est que sous la table, la main de Draco était nonchalamment posée sur ma cuisse. Je me faisais peut-être des films mais pour moi, cette caresse aussi provocante que secrète voulait dire « tu es à moi ». Et ça me rendait fou.
Cette soirée fut un bonheur. Pur et simple.
Bien sûr personne ne fut dupe lorsque je suivis Draco aux toilettes.
Mais au bout de tout ce temps…c'était presque vital ! J'avais besoin de m'enfermer avec lui, de l'embrasser comme un dingue de sentir ses mains se balader sur mes flancs…
-Harry…Souffla-t-il en me plaquant contre la paroi.
Il enfuit sa tête dans mon cou et y déposa un baiser aussi doux que sensuel.
Je frissonnais.
-Tu m'as manqué…tu sais pas à quel point…
Puis il me donna un baiser papillon.
-Et tu m'as fait peur avec ton roumain….Tu es à moi Harry !
Et puis, il se décida à mimer ses paroles en m'embrassant encore, encore et encore.
Ce soir là, je m'endormis le sourire aux lèvres. Et sur l'écran de mon Gsm, un message encore ouvert : « je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime… » remplissaient tout mon écran.
HP*DM
Voilà , c'est la fin du chapitre 2 ! Vous a-t-il plus ? je continue toujours ? :)
Je vous fais la promesse, de poster le chapitre trois dans moins longtemps !!! Excusez-moi encore…
N'hésitez surtout pas à me faire par de vos réactions qu'elles soient positives ou négatives…et si vous avez des conseilles ou des proposition, lâchez-vous ! Toutes remarques est constructives non ? ^^ (sauf peut-être celle de mes profs…)
J'espère que vous allez bien et, pour ceux qui en ont, que vous passerez de bonnes vacs ! (moi je vais ski, à La Clusaz…je vais pouvoir écrire à l'air frais ! héhé )
Ah oui : c'est quoi votre chansons/ morceau préférés ?
(Je suis dans ma phase : écoutons pleins de nouvelles musiques ^^ …On a chacun des petites folies comme ça non ? ^^ )
Je vous fait de gros bisous tous doux !
Vous aimeuh !!!!!
Bilberry
RAR :
Roxane :Hello ma chérie !!! Alors tu l'avais lu ce chapitre ? : ) J'espère quand même que tu l'as aimé…En tout cas, je suis trop contente de te voir tous les jours, ça te dit une sortie le 6 mars avec Chatounet ? =D ( je mettrai des chaussures plates ! lol) Je te fais des énormes bisous ma belle ! Je t'adore fort !
BlumeShullman: Hello! Merci beaucoup pour ta revieuw! Ca m'a fait super plaisir ^^ Je suis contente que cette fic te plaise, mais si tu arrives en plus à te mettre à la place de Harry pour moi, c'est encore mieux.=) Je voulais vraiment essayer de faire une fic qui soit plus ou moins plausible. Je te félicite pour ta perspicacité car oui, certains éléments sont tirés de faits réels ! Tu l'as vu tout de suite ! Vraiment très forte ! Lol J'espère que tu auras aimé ce chapitre ! Gros bisous
Dando : oui, je vais te donner à chaque fois un pseudo différent !!!! Ca me fait rire lol Merci pour tout ma belle, tes corrections, ta présence, ton soutien… Bon, je peux continuer, mais si je fais la liste des choses pour toutes lesquels je tiens a toi, ce serait trois fois plus long que le chapitre alors…. Mais soigne-toi surtout ! Tu m'as trop manqué today ! Lib a remis ses fringues beiges-bizarres. Tu souviens celle de l'année passée ? Je suis contente que tu aimes cette fic en tout cas :) Gros bisous mon ange !!!
