Ticoeur : Ouais les mecs tous des nuls Oo OUHOUUUUU !! lol
MEL : Pas de panique ! Ca va aller !
Clio : Alors toi … tu es hors concours pour les coms !! Et j'en redemande Oo . Je t'ai répondu en MP et j'espère que j'ai été claire. Sinon tu me dis ! Ah oui et merci pour tes remarques aussi, bien sûr Oo
J'espère que cette suite vous plaira encore. Elle est moins longue que les précédentes parce que j'avoue avoir eu du mal avec ce cher John. Monsieur, étant d'un naturel à tout garder pour lui et à ne jamais montrer ses sentiments. C'est là que la fiction prend toute son ampleur et revêt toute sa difficulté Oo( j'en fais de phrases qu'elles sont belles lol… hum… bref…)
Bonne lecture !!
Evan déambulait dans les couloirs, les yeux dans le vague. Les rares gardes qu'il croisait et qui effectuaient leur ronde de nuit ne se posaient pas de questions. Ils savaient que le samedi soir le colonel Sheppard organisait des soirées poker souvent arrosées. Le major avait dû y participer. Alors, à part le salut militaire de rigueur, ils ne poussaient pas plus loin le contact en posant des questions déplacées.
Mais le fait était que l'alcool n'avait rien à voir avec l'état comateux du major Lorne.
S'il se sentait perdu, si son esprit était embrumé, c'était uniquement à cause de la révélation de son supérieur. Celui sur lequel, au prix d'un énorme effort, il avait fini par tirer un trait. Celui qui ne cessait de le torturer…
Il ouvrit la porte de ses quartiers et se glissa à l'intérieur.
Sans même prendre la peine d'ôter ses vêtements, il s'effondra sur son lit.
Les yeux fixés au plafond il attendait que son cœur cesse de battre la chamade. Il fallait qu'il se calme, qu'il se raisonne et ce malgré l'alcool et l'envie qu'il avait de croire ces deux mots que le colonel avait prononcés. Ces deux mots qu'il n'espérait jamais entendre venant de lui… et s'adressant à lui.
Evan se passa la main sur le visage.
Savait-il seulement la douleur qu'il lui infligeait ? Savait-il ce que c'était que de voir l'homme aimé se déclarer pour ensuite oublier ? Parce qu'il en était certain : le lendemain matin le colonel Sheppard aurait tout oublié, ou ferait semblant…Et il faudrait que lui recommence à se forger une carapace. Car la sienne qu'il avait mis si longtemps à créer venait de s'écrouler. Brisée par un aveu irréfléchi, dicté par l'alcool.
Le militaire ferma les yeux et se tourna sur le côté.
Une larme coula.
Oooooooooooooooooooooooooo
John ouvrit les yeux pour les refermer aussitôt en fronçant les sourcils. Un autre soleil était apparu pendant la nuit ou quoi ?! Il prit son oreiller et le plaqua sur son visage. Trop fort. Il gémit de douleur. Son mal de tête augmenta.
Un effort surhumain plus tard, il se redressait.
Il ne réfléchissait pas vraiment. Son corps était en mode « lendemain de cuite » et marchait donc plus aux habitudes et au radar qu'autre chose.
Les yeux toujours clos, le militaire reposa son oreiller et, une main devant les yeux, se leva pour se diriger vers la salle de bain.
Ce n'est qu'une fois la porte de la salle d'eau refermée qu'il put ouvrir les yeux. La pénombre était suffisante pour ne pas l'aveugler tout en lui permettant de se voir dans la glace. Et le moins que l'on puisse c'est que ce n'était pas beau à voir… Les cernes sous les yeux, le regard encore vitreux, et les cheveux… c'est bien simple, il ne les avait jamais vus décoiffés à ce point. Il baissa lentement la tête et fit couler l'eau du robinet avant de prendre sa brosse à dents. Il ne pouvait pas traverser la base avec une haleine de chacal !
Toujours aussi lentement il entreprit de se brosser les dents, le regard dans le vague, son cerveau se remettant doucement en mode « on ».
C'était la première cuite de ce genre qu'il prenait depuis qu'il était sur la cité. La dernière remontait… à sa dernière année de fac. Autant dire une éternité.
Pourtant il n'avait pas bu plus que d'habitude. Si le major n'avait pas changé la bière...
Le major…
Il avait aimé retrouver cette complicité avec lui. En parlant de ça, il faudrait qu'il le remercie de l'avoir aidé à ranger. A moins qu'il ne l'ait déjà fait… ? Il ne se souvenait plus très bien. Qu'est-ce qu'il avait fait après… ? Il était rentré dans ses quartiers. Comment… ? Evan… oui encore lui. Il se rappelait de son corps contre le sien et de la douce chaleur qui s'était emparée de lui… Non, pas à ce moment là ! Déjà avant. L'alcool.
Ensuite…. ensuite il l'avait fait entrer dans ses quartiers et…
Le colonel se figea instantanément, les évènements de la veille lui revenant en pleine face et l'assommant comme si ça avait été le poing de Ronon.
Son cœur se mit à battre plus fort.
Sa poitrine lui faisait mal, ses tempes battaient plus que jamais. Non… ça ne pouvait pas s'être passé comme ça ! C'était un rêve ! Ou plutôt un cauchemar !
John leva lentement les yeux pour fixer son reflet dans la glace.
« Merde Sheppard qu'est-ce que t'as foutu ! souffla-t-il la bouche pâteuse. »
Il resta ainsi un long moment, l'eau continuant de s'écouler, sa brosse à dents toujours dans la bouche.
Ce n'est que lorsque le dentifrice commença à couler sur son menton qu'il se décida à terminer sa toilette, le corps en pilote automatique, l'esprit obnubilé par son geste. Son baiser…
Oooooooooooooooooo
« Vous avez vu les autres ce matin ? demanda Teyla alors que Ronon entamait son deuxième plateau repas.
Non, fut la réponse claire et concise du Satédien. »
Teyla hocha la tête, le regard dans le vague. Elle avait eu vent de la partie de poker de la veille. Les participants étaient rentrés dans leurs quartiers avec plus ou moins de mal. Et une question lui était venue lorsqu'elle avait entendu murmurer les noms de John et Evan : comment la soirée s'était-elle déroulée pour eux ? Parce que même si le colonel lui avait affirmé, avec dureté, qu'elle se faisait des idées, elle savait que c'était faux… Et depuis qu'elle était persuadée qu'un lien unissait les deux militaires, elle s'efforçait de surveiller les différentes rumeurs circulant sur la cité : elle ne permettrait qu'aucune concernant le colonel et le major ne naisse. C'est d'ailleurs avec soulagement que jusqu'à ce jour elle n'avait eu à en étouffer aucune. Elle espérait juste que cela continue ainsi et que la soirée n'aurait aucun impact. Aucun impact négatif du moins.
« Vous prenez votre gelée ?
- Non, sourit faiblement Teyla.
- Je peux ?
- Non, intervint une voix enrouée. »
Les deux pégasiens levèrent la tête et virent s'installer en face d'eux un Rodney avec la mine des mauvais jours.
Sans même demander l'avis de ses amis, le scientifique prit la gelée sur le plateau de l'Athosienne et attaqua le pot… avec les doigts.
Ronon aurait pu réagir, mais il avait appris à composer avec la personnalité du Canadien. En plus Teyla était là. Alors s'il lui avait grogné dessus, il aurait eu droit à une remontrance.
Un silence de quelques secondes s'installa.
« Alors Rodney… comment s'est passée cette soirée ? reprit la jeune femme.
- Alcool… plumé… marre. »
Ronon cacha un sourire.
« Oh… vous vous referez la semaine prochaine, le rassura la jeune femme.
- Plus jamais je joue avec Sheppard ! Il triche !
- Non, vous êtes juste nul.
- Ronon ! s'écria Teyla.
- Quoi c'est vrai ! Il sait pas cacher ses émotions ! »
Rodney posa sur Ronon un regard terne. Il se leva et, prenant sa gelée, leva la tête d'un air supérieur pour partir un instant plus tard…le plus dignement possible.
« Ronon !
- Quoi ? sourit le Satédien. »
L'Athosienne secoua la tête. Elle était entourée d'enfants.
« Vous auriez dû venir, reprit Ronon. C'était sympa.
- Oui, si j'en crois la tête du Docteur McKay ce matin.
- Non mais lui il tient pas l'alcool.
- Les autres non plus si j'en crois les bruits de couloirs, sourit la jeune femme.
- C'est vrai. Carson et Cadman ont eu du mal. Même Sheppard semblait dans le gaz. »
Le cœur de Teyla battit un peu plus vite. Seuls les Ancêtres savaient de quoi il était capable lorsqu'il était éméché…C'est inquiète qu'elle termina son repas.
Oooooooooooooooooooo
La nuit tombait sur la cité. Il avait passé toute son après-midi dans ses quartiers. A ruminer, à réfléchir. Plus que jamais.
Il avait envisagé tous les types de scénarios pour expliquer ce geste : l'alcool, la fatigue… les deux… Mais même s'il aurait voulu croire à ces bouées de sauvetage, aucune ne le satisfaisait. Parce qu'aucune n'était la vérité. Et quelle vérité ! Quand il avait enfin eu le courage de faire face à la réalité de la situation, à la réalité de ses sentiments, il avait eu peur comme rarement. Non en fait peur comme jamais dans sa vie. Son premier réflexe avait été de se traiter de fou, de se dire qu'il délirait ! Que jamais il n'avait été attiré par les hommes. Que ce n'était pas aujourd'hui que ça allait commencer ! Mais ces pauvres arguments furent rapidement balayés par la partie de sa conscience qui voulait lui faire affronter la vérité.
Et elle était simple, évidente. Alors, fatigué de se battre contre elle depuis des semaines maintenant, il capitula. Ravalant son ego, son côté militaire. Et se rendit à cette vérité : il l'aimait. Lui, le colonel John Sheppard aimait le major Evan Lorne…
Et maintenant il était perdu. Lui qui avait toujours su comment faire face, qu'il s'agisse de sa hiérarchie ou des ennemis, ne savait plus quoi faire.
Maintenant qu'il ne niait plus, qu'il était sûr de ses sentiments, il était comme tous les autres hommes confronté à l'amour : en plein brouillard.
Et qui pourrait l'aider ? Il ne pouvait en parler à personne. Ni à Rodney, ni à Elizabeth, ni même à Ronon. Qui… ? Il ne restait qu'une personne. Il espérait juste qu'elle l'écouterait…
Ooooooooooooooooooooooooo
Il était 21h lorsque Teyla regagna sa chambre. Elle n'avait croisé Carson et Laura que très tard dans la journée. Au mess. Les deux atlantes s'étaient d'ailleurs à peine regardés. L'Athosienne avait rapidement compris ce qui avait dû se passer. Ce qui l'avait ramené à d'autres réalités : John et Evan. La pensée des deux hommes ne l'avait pas vraiment quittée de la journée, mais son inquiétude avait ressurgi à la vue du couple. Elle espérait juste une chose maintenant : qu'aucun bruit concernant les deux militaires ne lui viendrait aux oreilles.
C'est en se sentant désagréablement impuissante que la jeune femme se glissa dans ses draps, espérant que la nuit l'apaise.
Mais elle eut à peine le temps de fermer les yeux. Des coups retentirent à la porte de ses quartiers.
Elle se leva et passa la main devant le capteur ancien.
La porte coulissa.
Le visage de John apparut dans l'embrasure.
Son regard la fuyait.
Elle comprit.
« Entrez John. »
PS : merci pour la remarque MEL
TBC
