MEL : Merci beaucouuuuuuuup pour ton com Oui j'étais pas top opérationnelle la semaine dernière lol. Merci pour ton observation Et Rodney… c'est Rodney Oo
Ticoeur : J'espère que cette suite comblera tes attentes Oo Oui, c'est étonnant, parce que ce n'est jamais ce qu'il ferait dans la réalité. Soyons lucide : à un moment il faut bien se déconnecter de la série si on veut que les choses « avancent » d'un point de vue sentimental. Triste réalité Oo
G33k : Je suis flattée et très heureuse que tu aies rejoint ce slash !! J'ai deux professionnelles rien que pour moi maintenant Oo. Merci pour tous tes compliments et si tu as des critiques à faire comme pour l'autre fic, surtout n'hésite pas !! Elles seront toujours les bienvenues !! Et non ce n'est pas mon preier slash. Mais c'est celui dont je suis le moins mécontente
Clio Reap : Alors là déjà que tu me fais le plaisir de commer, je vais pas râler en plus Oo. Une nouvelles fois tu as exprimé tout haut les éléments qui m'ont fait choisir Teyla comme confidente . Pour ce qui est de la carapace et de la prise de conscience, c'est là que tout se joue dans une fic parce que… il faut bien le dire, on verrait jamais ça dans la série. Donc il faut extrapoler et.. ; ben c'est pas simple Oo J'espère te surprendre, vous surprendre, encore avec la suite. THE suite en fait…
Bonne lecture !!
Le colonel, les yeux toujours baissés, entra sans un mot dans les quartiers de l'Athosienne. Teyla s'assura que personne de l'avait suivi et referma la porte avant de se tourner vers lui.
Au milieu de la pièce, John balayait l'endroit des yeux. Il n'avait jamais été aussi mal à l'aise et se demandait maintenant si sa décision de venir se confier était une si bonne idée que ça. Alors, pour amorcer une discussion et ne pas passer plus longtemps pour un idiot, il regarda son amie dans les yeux.
« Teyla, je voulais…enfin pour l'autre fois je ne voulais pas hausser le ton. »
La jeune femme sentit son cœur se délester d'un grand poids. C'est posément qu'elle répondit :
« C'est oublié John.
- Merci, lui sourit-il faiblement. »
Il était ravi. Ravi et soulagé. Elle lui avait pardonné… si vite…
Teyla l'observa encore un moment. Il la regardait avec quelque chose dans le regard, quelque chose qu'elle n'avait jamais décelé avant. Il était… désemparé, perdu. Et là, elle n'eut plus aucun doute sur la vraie raison de sa présence.
La jeune femme s'avança vers son lit et s'y assit. D'un geste, elle l'invita à faire de même.
John soupira et vint prendre place à ses côtés.
Le silence s'installa de nouveau. Il fut bref, le temps que Teyla prenne les choses en mains. Elle ne voulait pas qu'il réfléchisse trop longtemps et décide finalement de se rétracter.
« Quand allez-vous lui dire ? demanda-t-elle d'une voix douce. »
Le colonel ferma les yeux avant de prendre son courage à deux mains. Il releva la tête vers elle et murmura presque :
« Je ne peux rien lui dire. »
Le regard de l'Athosienne s'attrista. Elle prit la main du militaire dans la sienne et la serra.
« Vous avez peur de sa réaction ou de devoir vous cacher pour vivre votre relation ? »
Voilà… elle venait de poser LA question. Celle qu'il s'était efforcée de se dissimuler, trop effrayé qu'il était par son propre aveu. Effrayé… lui, le militaire aguerri, sachant faire face à toutes les situations. Toutes les situations qui ne relevaient pas de sa vie priée du moins. C'est d'ailleurs quand il s'était rendu compte de son inaptitude à gérer sa vie privée qu'il avait donné à son métier de plus en plus d'importance. Se pensant ainsi en sécurité. A tort.
Teyla ne dit rien, le laissant réfléchir à sa question. Elle devinait combien le combat intérieur qu'il menait devait être rude. Elle ne le brusquerait pas. Elle se contenterait d'être là pour lui.
Enfin, au bout de longues secondes….
« J'ai peur pour lui, finit par lâcher John.
- A cause… de votre hiérarchie ?
- Si ça venait à se savoir, vous imaginez les conséquences ?
- Et si ça ne se savait jamais ?
- Teyla…
- John, vous avez réussi à cacher vos sentiments à tous pendant des semaines.
- Oui, la preuve, vous avez tout deviné !
- C'est parce que je suis la plus perspicace sur cette base. »
Le sourire qu'elle lui adressa redonna un peu le sien au militaire.
« Ecoutez, je ne sais pas de quoi est fait l'avenir, reprit Teyla. Tout ce que je sais, c'est que vous l'aimez et lui aussi.
- Vous pensez ce que vous venez de dire ? demanda John le cœur battant.
- Oui, répondit-elle simplement. Il vous aime, je le sais. Comme je sais qu'il souffre autant, voire plus, de cette situation que vous. »
A ces mots, le regard du colonel se fit plus sombre. Préoccupé pas sa peur, il n'avait pas songé qu'Evan aussi pourrait être affecté par la situation. Quel égoïste !
« Mais si vous allez le voir, je suis certaine qu'il se sentira mieux. Il aura peur, comme vous. Mais ensemble vous trouverez une solution.
- Oui… vous pensez… enfin à cette heure il doit dormir.
John, un cœur tourmenté trouve rarement le sommeil. »
Le militaire hocha la tête. Combien de nuits blanches avait-il passées à cause de lui ?
Il se leva, suivi de Teyla. Et alors qu'elle pensait qu'il allait s'en aller, elle le vit la prendre dans ses bras.
« Merci Teyla. »
La jeune femme ne fut pas longue à lui rendre son étreinte.
« Je serai toujours là pour vous John. »
Il se détacha d'elle et se dirigea vers la porte. Il se retourna.
« Ca ira, vous verrez. »
John acquiesça et, réconforté par les mots de son amie, quitta ses quartiers.
Evan était sur le balcon. Il peignait à la lumière de la cité. Son seul dérivatif dans les moments durs comme celui qu'il vivait actuellement.
Il ne l'avait pas vu de la journée…ni au mess, ni au hangar à jumpers, ni même en salle d'entraînement. Non pas qu'il le cherchait…. Ou peut-être si finalement. Peut-être qu'inconsciemment il voulait le voir pour lui parler du baiser qu'il lui avait donné. Des mots qu'il lui avait dits. Parce que s'il y avait une chose de certaine dans toute la confusion qu'il ressentait depuis la veille, c'était qu'ils devaient éclaircir certains points. Le plus important étant leurs sentiments. Le major avait eu toute la journée pour y penser. Ses sentiments… il les connaissait, il se les était avoués depuis un moment déjà. Mais ceux de son supérieur restaient un mystère pour lui. Oui il l'avait embrassé. Deux fois même. Mais dans des circonstances si différentes. Si extrêmes à chaque fois. Encore s'il s'était tenu à une ligne de conduite … il aurait eu une chance de le suivre. Or ce n'était pas le cas. Il était tantôt proche, tantôt distant. Il ne savait plus sur quel pied danser. Et cet état de nervosité commençait à affecter son travail. Il était moins attentif sur le terrain. A ce train là il allait y laisser sa vie ou, pire, celle d'un de ses équipiers, celle d'un de ses amis !
Le major fronça les sourcils et se concentra de nouveau sur son tableau : la cité de nuit. Cela devait bien être le troisième qu'il réalisait sur ce thème. Il fallait dire qu'elle était tellement belle. Elle représentait tant pour lui.
La sonnette de ses quartiers retentit à cet instant. Non, pas ce soir. Ce soir, il voulait être tranquille.
Quelques secondes puis de nouveau ce son cristallin.
Le major ferma les yeux. On ne pouvait donc pas être tranquille une seule journée sur cette base ?! Question rhétorique : bien sur que non !
C'est à regret et un peu contrarié, qu'il abandonna sa palette et ses pinceaux pour se diriger vers la porte de ses quartiers. Ca devait encore être Zélenka. Il l'avait pratiquement pourchassé une partie de la journée pour qu'il l'aide à initialiser des objets anciens. Le fait que le dimanche soit le seul jour de repos du personnel de la base ne semblait pas l'avoir effleuré une seule seconde. Il avait pourtant cru réussir à brouiller les pistes…
« Zélenka, on pourrait parler de ça demain ? Je… »
Mais le major arrêta bien vite ses incriminations.
Figé, il observait la personne se trouvant en face de lui et qui ne semblait guère plus à l'aise.
« Bonsoir Major.
- Bonsoir Monsieur, répondit Evan au bout de quelques secondes. »
Le cœur des deux militaires battaient eu même rythme. Celui de l'appréhension.
« Est-ce que je peux vous parler ? »
Evan le sonda du regard. Lui parler…ils étaient de nouveau arrivés à cette étape. Pour la deuxième fois. C'est ce qu'il attendait. Oui… alors pourquoi avait-il si peur ?
Il se décala et laissa passer son supérieur.
John entra dans les quartiers de l'homme à qui il s'apprêtait à se livrer. Lorsqu'il entendit la porte se refermer, il ferma les yeux. C'était le moment. Allez, un peu de courage !!
Le colonel se tourna lentement vers Evan. Il le regardait de ses yeux bleus intenses. Ces yeux qui l'avaient transpercé plus d'une fois. Ces yeux qui le transperçaient une fois encore.
Ne sachant quoi faire pour amorcer la discussion, le major se dirigea vers son balcon et ferma la porte-fenêtre. John eut juste le tant d'entre apercevoir son œuvre.
« Vous peignez toujours aussi bien. »
Lorne rosit légèrement.
« Merci Monsieur.
- On avait dit que vous m'appeliez John, vous vous souvenez. »
Evan soupira et se tourna vers lui.
« Sauf votre respect, je ne peux pas.
- Pourquoi ? demanda John, soudain inquiet.
- Vous me le demandez vraiment ? »
Les deux hommes s'observèrent un instant. Ce fut John qui réagit le premier et baissa la tête.
« Je voudrais vous parler de quelque chose.
- Je crois savoir de quoi il s'agit. »
Le colonel releva la tête vers lui. Oui, évidemment qu'il savait. Il n'était pas idiot. Loin de là…Après un moment, il lâcha :
« Je voudrais m'excuser pour hier soir. »
Evan eut un petit rire amer. Il s'en doutait. Il avait espéré un moment, un bref moment, qu'il avoue des sentiments qu'il n'avait visiblement pas. Le colonel Sheppard était un homme d'instinct. De pulsions. Il avait obéit à une pulsion la veille. Comme la fois précédente.
John fronça les sourcils. Il se moquait de lui ? Il priait pour que ça ne soit pas le cas. C'était si difficile pour lui de se confier. C'était la chose la plus dure qu'il ait jamais eue à faire.
« Major ?
- Pardon, monsieur. Je ne voulais pas vous manquer de respect. C'est juste que… c'est ce que j'allais vous dire aussi, mentit-il éhontément.»
Le colonel sentait la situation lui échapper. Plus encore, il commençait à douter des paroles de Teyla. Et si elle s'était trompée ? Pourtant elle avait eu l'air si certain d'elle. Elle était une des rares personnes qu'il connaissait à avoir un jugement sûr concernant les personnes. Non, elle devait avoir raison ! Elle avait raison !
« J'espère bien que non, souffla John en s'approchant. »
Evan se sut que faire, que dire. Il le laissa venir à lui. Le colonel s'arrêta à quelques centimètres de lui.
« Je suis désolé … de vous avoir repoussé la première fois, parvint à articuler John. »
Lorne n'en croyait pas ses oreilles. Il resta tétanisé, attendant la suite de la confession de son supérieur.
« La première fois j'ai eu peur. La deuxième fois aussi. Mais … moins. Hier soir… je ne regrette pas, lâcha-t-il enfin en peinant à soutenir le regard d'Evan.
- Monsieur, qu'essayez-vous de me dire ? demanda le major, la voix tremblante.»
La respiration du colonel se coupa et c'est dans un souffle qu'il avoua :
« Je vous aime major. »
TBC
