G33k : C'est vrai que Teyla est d'une grande aide. Elle sait toujours quoi dire et quoi faire. Et là…elle a du pain sur la planche D'autant que oui pour ce genre de relations, il y a tellement de difficultés à surmonter ! Et en effet, c'est pas trop tôt, mais je vais jamais à l'essentiel lol. Je suis d'une nature qui analyse tout Oo Maintenant… la fic n'est pas encore finie… PS : John aime aussi la guitare, le surf et le skate lol même si… bon ok on le voit rarement surfer Oo Merci encore une fois pour ton analyse !!
Shall : Tu n'as plus à attendre Et merci pour ton com .
MEL : Merciiiii et oui il faudrait que John et Evan créent un comité de militaires maltraités Oo
Ticoeur : Oui je suis un moooooonstre !! Sadique, méchante… cruelle Oo Me pardonneras-tu un jour ? Peut-être avec cette suite ?lool
Anna : Y'a qu'à demander
Clio : Quelle analyse Oo Alors oui John le supposait, l'espérait, mais se le voir confirmer par une personne extérieure le rassure. Il se rend compte que ce n'est pas que dans sa tête. Et en effet, il fonce le petit Sheppard, il est remonté à bloc ! Tu verras que pour le personnage d'Evan tu avais vu juste Pour ce qui est de le « je t'aime »… il a dit la phrase la plus courte qui lui ait traversé l'esprit à ce moment et qui rendait le mieux compte de ce qu'il ressentait. L'alcool peut faire ressortir et révéler des sentiments. Pour finir oui je suis d'accord : pour le lemon c'est trop tôt ! J'avais hésité, mais finalement… il sera pour plus tard Oui parce que je fais rarement une fic sans lemon. Encore merci pour toutes tes pensées !!
J'espère sincèrement que cette suite vous plaira parce que, je l'avoue sans honte, j'ai eu un peu de mal à l'écrire Oo
La respiration du colonel se coupa et c'est dans un souffle qu'il avoua :
« Je vous aime major. »
Dans la pièce, le temps s'était comme arrêté. On aurait pu entendre un jumper voler. John observait Evan. Evan observait John.
Le major ne réalisait pas encore. Après toutes ces semaines, après les combats intérieurs qu'il avait menés, après s'être persuadé que toute relation avec lui était vouée à l'échec, après tout ça… il lui avouait ses sentiments. Sciemment. Sans être influencé par quoi que ce soit. Evan l'avait souvent rêvé, mais jamais il n'aurait cru que son supérieur se jetterait à l'eau.
Le colonel regardait son subordonné la peur au ventre. Son cœur n'avait jamais battu aussi vite. Même lors de son premier mariage. Même en présence de Wraiths. Des questions tourbillonnaient dans son esprit : pourquoi ne répondit-il pas ? Je lui ai fait peur ? Est-ce que j'ai bien fait de lui avouer ? Je l'aime… mais lui ? Teyla se serait-elle trompée ? Non, impossible ! Alors quoi ? John finit par ouvrir la bouche pour supplier l'homme se tenant en face de lui de dire quelque chose, n'importe quoi, pourvu qu'il mette fin à son insupportable attente !
Evan le devança :
« Monsieur… »
John ferma les yeux et baissa la tête.
Il venait de se ridiculiser. Devant l'homme qu'il aimait. Parfait…
Ne supportant pas davantage cette situation, il fit un pas en direction de la porte, mais fut retenu par le bras.
« Je vous aime aussi, chuchota le major en captant le regard du colonel. »
Les deux miliaires se contemplèrent alors d'un œil nouveau. Ils avaient encore peur, bien sûr, mais au-delà de cette appréhension, c'est un autre sentiment que chacun perçut dans les yeux de l'autre. Une lueur… douce et apaisante. Une lueur… d'amour.
Ce fut le major qui fit le second pas. Il prit la main de son supérieur dans la sienne.
John frémit mais ne se dégagea pas. Bien au contraire. Il se rapprocha et posa une main sur la hanche d'Evan. Avec les femmes, c'était si facile… alors pourquoi avec lui il ne savait pas comment agir ? Le major dut percevoir son trouble car c'est en lui souriant faiblement qu'il murmura :
« Moi aussi, j'ai un peu peur. »
Le colonel prit la balle au bond.
« Vous…Tu n'as jamais… enfin je veux dire c'est la première fois…
- Que je ressens quelque chose pour un homme ? demanda Evan d'une voix mal assurée. Oui monsieur.
- Je crois que maintenant tu peux m'appeler John. Et me tutoyer.
- Je vais essayer, sourit plus franchement Evan. Mais je ne promets rien. C'est difficile, reprit-il sérieusement.
- Oui, je sais. C'est pour ça que j'ai hésité à venir.
- A m'avouer vos… tes sentiments ?
- Oui.
- Tu te sens comment maintenant ? demanda le major, inquiet.
- Beaucoup mieux, lui affirma John le regard brillant. J'avais juste peur que tu ne veuilles pas d'une relation comme celle-là.
- Je me disais la même chose pour toi.
-Je crois qu'il va falloir qu'on travaille notre communication.
- Ce serait une bonne chose oui. »
Les deux hommes se regardèrent un moment encore.
Peu à peu, les sourires s'estompèrent, les esprits s'apaisèrent. Ils étaient bien, ils étaient ensemble. Alors, naturellement, les corps se rapprochèrent, les lèvres se frôlèrent. Ils s'embrassèrent.
Leurs cœurs firent une embardée.
Le baiser n'eut rien de fougueux, ni de passionné. Il fut doux, emprunt de curiosité.
Chacun garda les yeux ouverts. Pour réaliser l'instant, pour être certain que tout ceci n'était pas un rêve.
Ce fut John qui le rompit. Il se détacha lentement, observant son subordonné avec une certaine anxiété. Avait-il aimé ?
Evan avait le souffle court. Il n'avait jamais goûté un pareil baiser. Il avait eu peur un instant que son supérieur ne le rompe trop vite, se rendant compte de son erreur, ou poussé par la peur. Mais tel n'avait pas été le cas. Au lieu de ça il avait laissé ses lèvres… ses lèvres si douces, sur les siennes…
« C'était… commença Evan.
-Etrange, acheva John.
- Etrange ? répéta le major d'une voix où perçait la déception.
- Je veux dire pas banal. Non je veux dire c'était surprenant, tenta de se rattraper Sheppard. »
Lorne sourit faiblement à cette tentative d'explication.
« Moi aussi… j'ai aimé. »
Un nouveau poids s'ôta du cœur du colonel. Après un instant d'hésitation, il prit la main d'Evan.
« Et maintenant ? »
Le major le considéra un moment avant de lui répondre :
« Je ne sais pas. Cette situation me paraissait tellement… irréaliste que je n'ai pas pensé à ce qui pourrait arriver ensuite. »
John hocha la tête, semblant réfléchir à l'avenir qui les attendait. Puis, sans un mot, il l'attira sur le lit et le fit asseoir à ses côtés.
« Il y a la hiérarchie.
- Les autres, continua Evan.
- Tellement d'obstacles. Tu es sûr que tu veux prendre tous ces risques pour moi ?
-Je suis sûr de vouloir prendre ces risques pour nous. Et en même temps je me dis que… »
Le militaire laissa sa phrase en suspend. Les problèmes que cette relation allait créer lui apparaissaient peu à peu.
Il eut soudain peur. Pas pour lui. Non… mais…
« Continues, demanda John en lui serrant la main.
- Je me dis que celui qui risque le plus dans tout ça c'est toi.
- Pourquoi ?
- Tu me le demandes ? Mais parce que tu es le chef militaire de cette expédition, parce que tu as une carrière exemplaire et pleine d'avenir et parce que beaucoup de gens ici comptent sur toi. »
Le colonel avait écouté avec attention. Il avait raison. Tous ces risques existaient bel et bien.
« Si tu avais lu mon dossier tu saurais que ma carrière n'est pas si exemplaire que ça, lui sourit John. »
Evan baissa les yeux et esquissa un sourire. C'était entre autre pour ça qu'il l'aimait : pour sa capacité à détendre l'atmosphère sans pour autant perdre de vue l'enjeu de la situation.
« Ecoute, je connais les enjeux. J'y ai pensé aussi. Si tu savais comme j'y ai pensé… Mais j'ai aussi réfléchi à ce que j'éprouve pour toi. Et tu vas me trouver égoïste mais je me fiche de tout ! Tant que je suis avec toi je me moque complètement des risques, des autres ! »
Le major observa un instant son supérieur, la bouche légèrement entre ouverte. Il avait du mal à reconnaître le chef militaire de l'expédition Atlantis dans ce discours si passionné, si dépourvu d'objectivité.
John avait ancré son regard dans celui de son subordonné. Il ne s'était jamais autant ouvert. Il n'avait jamais été si peu objectif. Le discours qu'il venait de lui servir était en totale contradiction avec ce que sa conscience professionnelle lui dictait ! Celle qui lui criait que toute cette histoire était de la folie et que pour leur bien commun ils feraient mieux d'arrêter là. Cette voix il l'ignorait prodigieusement ! Parce que ses sentiments étaient plus forts ! Parce que pour la première fois il se sentait bien avec quelqu'un, heureux, et qu'il n'avait pas l'intention que cela s'arrête de si tôt ! Maintenant il n'espérait qu'une chose : que celui qu'il aimait n'allait pas avoir peur de lui et de ses sentiments qui, il s'en rendait compte, n'avaient pas été amenés avec le plus de douceur possible.
« Il faudra se cacher alors…, constata Evan après un long moment de silence.
- Oui. Et n'en parler à personne pour le moment.
-Même pas à nos coéquipiers.
- Même pas à nos amis.
- J'espère que les autres ne vont rien soupçonner pour toi.
- Pourquoi pour moi ?
- Si tu n'as pas de conquêtes pendant un moment ils vont forcément se poser des questions.
- Eh, j'étale pas ma vie privée au grand jour ! C'est McKay qui a fait courir le bruit que je suis un don juan !
- John…
- Bon… d'accord, j'ai pas forcément démenti, confessa-t-il avec un air faussement coupable. Mais c'est parce que je ne trouvais jamais la personne qui me convenait, reprit-il plus sérieusement. Mais maintenant, c'est différent. »
Il se rapprocha de nouveau d'Evan et posa sa main sur sa taille.
« Alors, qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce qu'on tente le coup ? »
Le sourire, peut-être malhabile, mais surtout si tendre, qu'adressa le colonel au major, finit d'anéantir ses dernières objections. Il acquiesça d'un faible mouvement de tête avant de poser à son tour sa main sur la hanche de son supérieur.
John fit glisser une des siennes le long de la colonne vertébrale d'Evan pour venir caresser sa nuque. Il se pencha vers lui.
Cette fois chacun ferma les yeux.
Cette fois chacun savoura la magie de ce nouveau lien que personne ne devrait jamais découvrir.
TBC
