... Je ne me suis pas relue, j'ai pas eu trop l'occasion d'écrire cette semaine et c'est peut-être pareil la semaine qui suit. Plus ça va, plus mes chapitres sont longs :3 J'ai essayé d'accéléré un petit peu l'histoire pour ce chapitre, si vous avez l'impression que ça va trop vite ou quelque chose comme ça dites-le moi ^^

Merci à tarmapotter, annadriya, KinnVyr, cassiwright, Darkazu et Marjo76 pour leurs reviews et à la semaine prochaine (normalement)


Chapitre 3: prise de conscience.


Arthur n'en pouvait plus, il allait devenir fou. Tout le monde croyait qu'il avait perdu la boule... Et peut-être qu'ils n'ont pas totalement tort. On le respectait pour son titre, pas pour l'homme qu'il est à l'intérieur. Personne ne le critiquait quand il faisait une erreur, lui parlait en toute franchise ou osait l'appeler une tête de cuillière pour le taquiner. Personne ne pouvait remplacer la personne qui a pris une si grande place dans sa vie. La plus importante car, sans lui à ses côtés, il serait resté qu'un roi condescendant et égoïste. Mais il avait changé grâce à lui, son entourage et lui même le savaient, il était devenu plus proche de son peuple, prêt à défendre sa cité sans arrière-pensées et à écouter son entourage. Il a toujours été là, quand son père a été décédé, quand ceux qu'il aimait les avaient trahis.

Cependant, il était seul aujourd'hui, personne n'arriverait à le soutenir, personne n'arrive à soutenir un coeur brisé... Depuis quelque jours, sans raison, il jetait des objets dans tout les sens et criait, coeur et âme, rien que pour réduire sa peine... Au loin, on pouvait entendre les vases se briser en mille morceau, le bois frapper violemment les murs de la chambre royale ou encore le bruit sourd des métaux résonnant dans tout le château suivi d'un hurlement de souffrance, le roi était à l'agonie... A toute heure, de nuit comme de jour, on pouvait entendre ce vacarme, les cris du coeur d'Arthur, se manifester. Tout le monde en était témoin.


Alors qu'il venait de faire une crise, sa respiration toujours saccadée, il fit les cents pas autour de ses appartements jusqu'au moment où il se précipita hors de ses chambre faisant claquer furieusement les portes contre les murs du château. Il ne faisait pas attention où ses pieds le menaient. Il marchait inconsciemment d'un pas vif et déterminé vers le cabinet du médecin de la cour. Il déboula dans la salle et s'arrêta quasi instantanément, en plein milieu de la salle, lorsqu'il se rendit compte l'endroit où il était arrivé. Il posa ses deux mains sur la table et baissa la tête. Qu'est-ce que je fais ici? Arthur connaissait déjà la réponse mais préféra l'ignorer complètement. Il soupira, se calma puis regarda autour... il n'y avait personne.

Une seule chose attira son attention... une lettre posée sur la table, déjà ouverte avec Gaïus écrit dessus. Il reconnaissait l'écriture, il l'avait déjà vu quelque par... sur ses discours... sur des listes... Il n'y avait qu'une seule personne qui avait écrit ses discours, une seule... Merlin. Hésitant à la lire, il passa une main dans ses cheveux puis revérifia de nouveau si quelqu'un approchait. Il se rua dessus, ne pouvant supporter plus longtemps de ne pas y toucher.

Cher Gaïus,

Vous avez été toujours là pour moi. Vous représentez le père que je n'ai jamais eu? Je suis désolé de ne pas vous avoir dit adieu mais je ne pouvais faire face à personne.

Aujourd'hui, je suis avec ma mère à Ealdor, du moins pour le moment. Nous allons bien tout les deux. En fait, j'aimerais que vous dites à Arthur que jamais je ne lui aurais fait du mal.

Je ne reviendrais sûrement jamais à Camelot non seulement parce que je suis bannit mais aussi parce que j'ai peur. J'ai peur de le revoir. Mais je ferais de mon mieux pour essayer de tous vous protéger, je donnerais ma vie pour sauver le royaume, son souverain et son peuple. Je ne suis pas un lâche, Gaïus.

J'espère que Gwen , Lancelot et les autres chevaliers vont bien. Vous me manquez énormément et je n'oublierais jamais ce que vous avez fait pour moi.

P.S.: Veillez sur Arthur comme vous l'avez fait pour moi, il en a besoin.

Merlin.

...


Il l'avait bannit, menacer à mort, traiter comme un moins que rien, pourtant voulait se sacrifier, pour lui! Il savait que Merlin était loyal mais pas jusqu'à donner sa vie après tout ce qu'il lui est arrivé. Observant le parchemin qu'il tenait entre ses mains, il vit l'encre délayée à la fin de son nom. Il a pleuré... Il se sentit coupable, c'était de sa faute de toute façon. Il l'avait vu pleurer trois fois dans sa vie.

... Quand William est mort, devant ses yeux...

... Pas longtemps après l'attaque du Bastet, il était rentré au château, revenant de la forêt en sanglotant. Mais il ignorait toujours pourquoi.

... Lorsque Balinor est décédé, ils se connaissaient à peine pourtant la paire s'entendait bien, et il n'aimait pas vraiment ça...

Maintenant c'était à son tour de pleurer, de se lamenter sur son sort. Sa vie n'avait plus vraiment d'importance sans lui à ses côtés, il ne pouvait plus être le roi qu'il était devenu sans Merlin. Il avait besoin de lui, même si il ne l'aurait jamais admis.


Arthur s'était retrouvé devant la chambre de Merlin. Il voulait y aller, trouver quelque chose qui pourrait aider à le connaître. Il ouvrit la porte et fit un pas. C'était le désordre, son linge traînait au sol, son lit était défait. Une statuette de dragon était posée sur son chevet... Et un énorme ouvrage jonchait sur le plancher, sous son lit. Arthur tendit le bras pour l'attraper et le mit sur le lit. La couverture était en cuir, il avait l'air très ancien. Lorsqu'il l'ouvrit, il ne vit que des inscriptions. Des inscriptions magiques. C'est là où il se rendit compte à quel point son ancien valet était inconscient, il fallait vraiment être aveugle pour ne rien trouver de magique dans cette chambre!

Il tourna les page une par une, totalement impressionner par les illustrations et la calligraphie dans chaque page. D'un geste fluide et agile, il en dessinait les contours du bout de son doigt. Sans cesser de penser à Merlin. Cela dura plus de deux heures...

Lorsqu'il eut fini l'ouvrage, il le reposa où il l'avait trouvé, sous le lit. Il ramassa un drap qu'il venait de faire tomber tout cela pour retrouver en dessous le fameux foulard bleu. Arthur le pris et s'assit de nouveau sur le lit. Plus il regardait le foulard, plus il voyait flou à causes des larmes qui se formèrent. Son coeur se serrait, de plus en plus fort. Il mit sa tête dans le tissus et en huma l'odeur. Il sentait le pin, les épices et la lavande...

Le temps passait mais il ne le remarquait pas. Tout ce qui comptait était entre ses mains. Il s'y accrochait désespérément tel une bouée de sauvetage, une dernière chance de se sauver de la noyade. Il s'endormit dans le lit serrant instinctivement le foulard bleu contre son torse...


Lancelot venait de perdre son meilleur ami. C'est grâce à lui qu'il est devenu chevalier. Il était lui aussi présent quand Merlin a utilisé ses pouvoirs devant tout le monde. Il était là... mais il ne pouvait pas réagir. C'était comme si quelqu'un l'en empêchait. Il jeta un coup d'oeil concerné vers Merlin et ce dernier secoua la tête. Ne fait rien Lance, laisse tomber. La voix de Merlin raisonnait dans sa tête. La seule chose qu'il pu faire était de regarder la scène qui se déroulait devant ses yeux. En espérant que le roi ne réagirais pas comme un imbécile prétentieux, qu'il se rendrait enfin compte de l'importance de Merlin. Mais non... Lorsque le roi avait commencé à lui hurler des reproche, il les regardait stupéfait, comme tout les autres d'ailleurs mais surement pas pour la même raison. Il aurait voulu défendre Merlin, mais rien ne sortit de sa bouche. Il l'en empêchait.

-Lancelot?

Cette voix, il l'a reconnaîtrait entre mille. Guenièvre. Son coeur battait à tout rompre. Elle lui faisait tout oublier. Il l'aimait, elle, et personne d'autre mais elle ne l'aimait pas. Son affection appartenait à Arthur, non à lui.

C'est ce qu'il pensait. Il ignorait que cet amour était réciproque et fort. Guenièvre avait de l'espoir dans leur avenir. Elle n'était plus avec le roi. Elle était libre de choisir Lancelot, celui qu'elle chérissait le plus au monde. Même si elle avait essayé de se convaincre qu'elle aimait Arthur, elle n'arrêtait pas de penser à Lancelot. C'était plus fort qu'elle.

-Oui, ma dame?

-Je ne suis plus une dame. Dit-elle en souriant timidement.

-Vous n'êtes plus une dame? Il était perdu, elle était bien mariée au roi, non?

-Arthur m'a quittée, et je croit qu'il a bien fait. Avant que Lancelot puisse répondre, elle posa un chaste baiser sur ses lèvres. Puis se retira. Ils se regardèrent intensément, droits dans les yeux, et Lancelot lui rendit son baiser, avec plus d'ardeur, plus de passion et d'amour.

-J'avais rêvé de ça depuis si longtemps. Chuchota-t-il contre ses lèvres.

-Moi aussi, Lancelot, moi aussi...


Alors qu'il rentrait de la cueillette, la porte de son cabinet était déjà ouverte. Il rentra, suspicieux, dans la pièce, cherchant le moindre indice ou le moindre objet volé. Des ronflements se faisaient entendre dans la chambre de Merlin. Tout ce que pouvait dire Gaïus, c'est que ce n'était pas Merlin. Il ne ronfle pas! Enfin, à ce que je sache... Le médecin leva son fameux sourcil puis ouvrit lentement la porte, il vit le blond sur le lit de son protégé, recroqueviller sur lui même, murmurant quelque chose durant son sommeil.

Il s'approcha d'Arthur et lui secoua gentiment les épaules. Ce dernier mit du temps avant de réagir. Il se mit légèrement à grogner avant de mieux se blottir dans les draps.

-Merlin... laisse moi tranquille... Grommela-t-il encore endormi.

-Ce n'est pas Merlin, sire.

Il se redressa quasi-instantanément, il était dans le lit de son ancien valet, dont il avait eu des rêves... étranges, et surtout devant Gaïus en ignorant depuis combien de temps celui-ci le regardait. Il était mal à l'aise, il avait juste à espérer qu'il garderait ça pour lui.

-Vous allez bien? Demanda le vieil homme, suspicieux de la réaction du jeune roi.

-Euh... Oui, j'imagine que je vais bien...

Qu'est-ce qu'il ne va pas avec moi? Il retourna dans ses chambres le plus vite possible ignorant que le foulard bleu de Merlin était accroché fermement à sa poignée.


Lancelot et Gwen erraient dans les couloirs du château, main dans la main, se regardant tendrement droit dans les yeux jusqu'à ce qu'ils croisèrent Arthur. Il avait l'air choqué, ses yeux et sa bouche grands ouverts.

-Arthur? Il les ignora complètement et continua son chemin. Ils décidèrent de le suivre. Le roi ouvrit brutalement la porte, traversa la salle et s'assit contre le mur froid de ses appartements.

-Ce n'est pas possible! Je ne peux pas... Murmura-t-il désespérément, en essayant de se convaincre.

-Tu ne peux pas quoi? Tenta-t-elle, Arthur...

-Je ne peux pas aimer Merlin! Cria-t-il dans toute la pièce, les laissant bouche bée. C'est alors qu'il se rendit compte que non seulement il y avait du monde mais aussi qu'il l'avait dit à haute voix. Il mit sa tête entre ses mains et soupira bruyamment.

-Ne le dites à personnes, compris? Arthur les foudroya du regard, ils n'eurent d'autre choix que d'accepter et hochèrent la tête.

-Permettez moi monseigneur, commença Lancelot, peut -être qu'on devrait essayer de le faire revenir?

-Les lois interdisent à tous ceux qui pratique la magie de vivre à Camelot... Vous croyez que la magie peut être utilisé pour le bien?

-Elle m'a déjà sauvé la vie.

-Moi aussi.

-Je vais voir ce que je peux faire, vous irez demander aux écuyers de préparer les chevaux pour demain soir. Guenièvre, va voir Gaïus et Geoffrey de Mounmouth et tu leur dit de venir à la salle du trône dans une heure. Lancelot, vous allez prévenir les chevaliers et vous nous rejoindrez ensuite, c'est d'accord?

-Oui.


Fin, non je déconne!

Si ça intéresse quelqu'un, il est 02:14 du mat'... Non, ça n'intéresse personne? :3