Clio Reap :Oui franchement Teyla quoi O_o Espèce d'empotée O_o lol Oui c'est vrai qu'ils ont des moments tous les deux, et je trouvent que ce sont les plus purs, d'un point de vue relation, de la saison. Pour ce qui est de John : comme monsieur est du genre à tout intérioriser… pas simple de décrire ce qu'il pense et ses réactions (d'autant qu'on sait, si on a vu la saison 4 et 5, qu'il est capable de bien des choses dont on ne nous montre rien à l'écran- et déjà ce qu'on nous montre est pas jojo…). Pour ce qui est de l'auteur : oui je suis tordue O_o tout le monde te le dira. Quand ils vont devoir s'expliquer… ça va biser des cœurs…

J'ai beaucoup aimé tes interprétations sur la psychologie des personnages : c'est tout à fait ça O_o. Le chapitre qui va suivre amorce le tournant dans la fic : le prochain sera celui où tout se jouera. PS : J'aime quand tes reviews sont longues moi !!!

MEL : M'enfin, Teyla va pas leur botter les fesses O_o Elle sait se tenir O_o lol

Ticoeur : Oui y'a des baffes qui se perdent, mais il ne faut pas oublier que lui aussi souffre ! ^^ .

Shall : si si ça vient O_o Quoique… ça a failli être pour demain…mais l'écriture m'aide à évacuer les angoisses et les peines donc… vous avez de la chance O_o

Bonne lecture à tous ^^

« Cette fois tu ne couperas pas à la danse, sourit John en se levant. »

Il avait de nouveau tout préparé. Dans ses quartiers. Sur le balcon. Là où tout avait commencé.

Cette attention avait rassuré Elizabeth. Il n'avait peut-être pas changé tant que ça finalement…

Elle se leva à son tour et prit la main qu'il lui tendait.

Le militaire la conduisit à l'intérieur de ses quartiers et la délaissa le temps de mettre un CD dans sa chaîne stéréo.

La dirigeante reconnut tout de suite Johnny Cash : One. Une chanson… très romantique…

« Vous m'accordez cette danse Madame ?

- Avec plaisir Colonel. »

Il plaça une de ses mains sur les reins de la jeune femme tandis que l'autre prenait délicatement la sienne.

Les yeux plongés dans ceux de l'autre, les deux atlantes se murent au rythme de la chanson.

« La soirée t'a plu ? demanda John.

- Oui, beaucoup.

- Je suis content de t'avoir un peu pour moi.

- C'est vrai qu'on a été pas mal débordés ces derniers temps.

- Entre tes traités de paix…

- Et tes missions d'exploration… A propos de ça, il faudrait que j'aie ta signature sur plusieurs traités de paix.

- Pourquoi ?

- Pour… formaliser quelques excuses en bonne et due forme.

- Des excuses ?

- Oui.

- Mais…

- Je sais, ils t'ont cherché. Mais John, c'est le moins bête qui cède.

- Mhhh…. On verra ça demain avec le Docteur Weir.

- Euh… John ?

- Oui ?

- Je suis le Docteur Weir.

- Ah non.

- Non ?

- Non, ce soir tu es juste Elizabeth. »

La jeune femme lui sourit.

Le militaire observait la femme qu'il tenait dans ses bras. Il était attiré par elle depuis le premier jour, ou presque, et se sentait bien. Mieux qu'avec… ses traits se tendirent. Non, ne pas penser à lui ! Plus jamais ! Il ne voulait pas gâcher cette soirée ! Il avait été une erreur et il ne souhaitait qu'une chose maintenant : oublier !

« Ca ne va pas ? demanda Elizabeth en lui caressant les cheveux.

- Si, tout va bien, se força à lui sourire John.

- Non, je le vois bien.

- Je…

- Ne me dis pas que tu es fatigué ! »

John soupira.

« C'est un problème avec Rodney ?

- Non, tout va bien. Pour une fois.

- Alors avec un autre membre ?

- Non… écoute, c'est rien. Et puis si je t'ai demandé de venir ce soir, c'est pour passer un bon moment avec toi. Alors, juste pour ce soir, si on oubliait la cité… et ses occupants ? »

Elle n'aurait su dire si c'était son imagination ou non, mais Elizabeth crut déceler pendant un bref instant une étrange lueur dans les yeux du militaire. De quoi au juste ? Lassitude ? Tristesse ? Elle ne savait pas. Et n'eut pas le loisir de le découvrir. Il l'approchait déjà de lui pour l'embrasser…

Evan posa son stylo sur la table. Il n'avait plus fait ça depuis… ses 10 ans. Mais durant toute son enfance, cette méthode lui avait été utile pour faire la part des choses et, il s'en rendait compte maintenant, elle était toujours d'actualité.

Il reporta son regard sur les lignes qu'il avait couchées sur le papier divisé en deux colonnes : celle des « pour » et celle des « contre ». A gauche, les arguments qui le poussaient à rester sur Atlantis. A droite, ceux qui l'enjoignaient à partir. Dans la colonne de droite : son manque de concentration, sa tristesse à chaque fois qu'il croisait son supérieur ou encore son désintérêt progressif pour les missions… dans celle de gauche : ses amis, la vue qu'il avait de son balcon de la cité…et c'était tout. Deux. Voilà le nombre d'arguments qu'il avait trouvés en faveur de son maintien sur la cité. Et si le premier aurait dû le convaincre… il n'en était rien. Les « contre » étaient plus puissants, plus intenses, rendaient sa vie tellement sombre…

Il tourna la tête vers un des murs de ses quartiers pour les poser sur une toile pour le moins morbide : un wraith aspirant la vie d'un terrien… la sienne en l'occurrence. Celle-là, il avait réussi à la cacher à Teyla. Ce sentiment que plus rien n'avait d'importance… que plus rien ne le retenait ici, qu'il ne trouverait plus rien à part la mort, la souffrance et le danger. Alors… ? Alors à quoi bon rester ?

Evan ferma les yeux. Tout ça à cause d'un homme. Non, en fait, que cela ait été une femme n'aurait rien changé. Il avait la sensation d'avoir perdu la moitié de lui. Pourtant leur relation avait duré nettement moins longtemps que leur séparation. Il aurait dû s'en remettre. Rapidement. D'autant que le bon fonctionnement de la cité était en jeu ! Oui mais voilà… comment le sens du devoir, le sens commun, la conscience professionnelle pourraient-ils comprendre qu'un bon soldat est avant tout un soldat heureux... ? Comment faire quand on sait qu'on a perdu la personne qu'on sait être notre complément ? Comment faire quand on sait pertinemment qu'on a laissé partir la seule chance d'être vraiment heureux et qu'à présent l'espoir n'est plu ?

Le major soupira et se leva. L'espoir il n'en n'avait plus. Et le voir courtiser les femmes ne lui était plus supportable. Le pire ? Il n'arrivait pas à se détacher de ces sentiments pour se concentrer sur son travail. Plus qu'un soldat malheureux, il était devenu un officier dangereux qui faisait courir des risque à son équipe. Et ça, il ne l'admettait pas !

Il se leva. Ses idées étaient encore embrouillées. Car même si le voir avec d'autres, surtout Elizabeth, le faisait souffrir, partir signifiait ne plus jamais le revoir. Et ça…pourrait-il s'y faire ? Même s'il savait que son supérieur ne pourrait jamais assumer une relation comme la leur ?

Il ne savait plus…

Il soupira et sortit de ses quartiers.

Teyla…

Il espérait qu'elle ne dormait pas encore…

Une fois dans le couloir, le major posa son regard sur une porte : celle des quartiers de John. Pour rejoindre ceux de l'Athosienne, il fallait qu'il passe devant les siens.

Il soupira de nouveau. Allez…

C'est à pas lourds que le militaire traversa le couloir. Il ferma les yeux lorsqu'il passa à côté de la porte du colonel. Mais au lieu de se dépêcher comme il l'avait prévu, il stoppa net. Pourquoi ? A cause d'un soupire, d'un murmure… qui le glaça.

« John… oui… »

Evan sentit la terre se dérober sous ses pieds. Il fit un pas en arrière… puis un autre… Il n'arrivait pas à croire ce qu'il venait d'entendre… Et plus que tout, il ne voulait pas en entendre davantage… C'est donc rapidement qu'il retourna dans ses quartiers.

Sa décision était prise. Il n'avait plus besoin de réfléchir.

John dévorait la gorge de la dirigeante. Elle était douce, elle était fine, rien à voir avec… il fronça les sourcils et mordit un peu plus fort le cou d'Elizabeth.

« Aïe ! »

Le militaire se redressa.

« Pardon ça va ?

- Oui, je ne te pensais pas si…

- Gourmand ? lui sourit John.

- Oui, voilà, rougit la jeune femme.

- Je vais me calmer un peu alors, lui sourit-il avant de réattaquer son cou. »

Elle passa une main dans ses cheveux et soupira de nouveau. Jamais elle n'aurait pensé vivre une telle relation… même celle qu'elle avait entretenue avec Simon semblait insignifiante en cet instant…

John ferma les yeux pour se concentrer sur la femme qu'il serrait dans ses bras. Celle qui ne se confiait et ne se livrait jamais. La leader intouchable, la tour imprenable. Celle envers qui il avait toujours eu un faible… Elle avait accepté d'entamer une relation de couple avec lui, il avait réussi à faire tomber ses barrières. Il aurait dû être comblé d'avoir une femme comme elle à ses côtés. Alors pourquoi ?! Bon sang pourquoi est-ce qu'il pensait à lui !!!! Il n'arrivait pas à le rayer de sa vie !! Même après ce qu'ils s'étaient dit ! Même après que lui l'ait fait sortir de sa vie…!

Sheppard fronça les sourcils et dévora les lèvres de la dirigeante.

Elizabeth sursauta sous la force du baiser et se cogna contre la porte des quartiers de John.

« John… attends… »

Le leader se détacha un peu plus et capta son regard. Il était… troublé. Mais pas forcément par l'envie…

Le colonel la regarda un moment avant de faire un pas en arrière.

« Excuses-moi… je… »

Il ne termina pas sa phrase. Car que dire ? « Je pense à un autre que toi pendant que je t'embrasse ? » « Je voudrais que tu m'aides à oublier celui qui m'a balayé de sa vie ? » « Je t'ai pas dit que j'était amoureux d'un homme qui n'en n'a rien à faire de moi ? » « Je t'ai dit que j'étais… »

« John qu'est-ce qui se passe ?

- Rien, je ne veux pas te brusquer. Je suis pas comme ça d'habitude. »

Pour ça, elle était bien obligée de le croire. Elle s'était parfois surprise à imaginer quel genre d'homme il était dans le feu de l'action. Bien sûr elle savait qu'il devait être un peu sauvage. Mais là…

« Je voudrais que tu ailles voir Kate demain. »

Cette phrase jeta aussitôt un froid.

« Kate ? Mais pourquoi ?!

- John, tu ne vas pas bien, c'est évident. Que tu ne veuilles pas m'expliquer….mettons… mais il faut que tu en parles à quelqu'un. Parce que ton travail commence à en pâtir…. »

Sheppard la regardait avec des yeux ronds. Comment de la phase « on est à deux doigts se de laisser aller », ils étaient passés à « On se sépare et tu va voir à psy » ?!

« Je sui d'accord pour signer tes bouts de papier ! Qu'est-ce que tu veux de plus ?

- Que tu te sentes bien, répondit Elizabeth en cachant sa contrariété. Je pensais pouvoir t'aider à surmonter ton problème…mais apparemment j'ai échoué. Et comme tu ne veux rien me dire… c'est le seul moyen. »

John soupira et ferma les yeux. La dirigeante en profita pour expirer lentement et ainsi refluer la tristesse qui s'immisçait en elle.

« Je vais y aller maintenant. »

Elle tourna les talons et passa la main sur le panneau de contrôle.

« Merci pour cette soirée. »

C'est sur cette phrase qu'elle le quitta pour s'engouffrer dans le couloir froid, les larmes aux yeux et le cœur serré.

John fixa un long moment la porte.

Les évènements et les sentiments se bousculaient dans sa tête.

Finalement, une pensée se dégagea de cet imbroglio : elle avait raison : cette situation devait cesser…

TBC