MEL : Zen O_o Oui tout le monde fait souffrir tout le monde O_o. C'est un drame lol

Ticoeur : Très bonne analyse. Tout le monde a ses torts, tout le monde a ses peines… Que dire d'autre ? Ce n'est pas fini…

Julie Winchester : ouah trop forte je suis !! lolPareil : j'ai regardé les premiers et ensuite j'ai décroché :s Julie Sparrow… ouis ça pète ! Pour le Teylon, il arrivera dans cette fic, promis. Je n'avait pas l'intention d'en mettre (je galère déjà bien avec mon premier slash long O_o) mais bon pour toi (et les quelques autres O_o) ça me fait plaisir ^^ Merci d'avoir lu mes autres fics soit dit en passant !! C'est super gentil !! Sinon… je dénote une certaine… violence ET à l'égard des persos ET à l'égard de l'auteur… *snif* O_o Oui il faut que tout le monde souffre niark O_o.

Liee20 : Je dénote (beaucoup de choses ce soir décidément O_o) un gène… McShweir voire BecShweir chez toi… pas bien O_o pas bien du tout O_o remets toi dans le droit chemin et vite O_o (humour… non je précise parce qu'on me dit que parfois c'est pas évident !). Pour tes questions… je vais tâcher d'y répondre O_o Alors non il est plus dans ses quartiers pour cette suite, Evan a planqué les tableaux et les a remplacé par d'autres pour sa soirée et j'ai ABOSULEMENT aucune idée du nom du pauvre quatrième membre de l'équipe O_o Et bien que le major soit un homme TRES séduisant, non Cadman est raide de Carson lol (enfin je le vois comme ça O_o). ET NON tes reviews ne sont pas nulles !! Enfin !! Moi je les aime O_o Et j'ai envie de dire : encore !!!

Et maintenant la suite :d

Il était 7h quand le colonel Sheppard sortit de ses quartiers pour foncer au mess. Il prit une tasse de café et se hâta vers le bureau du Docteur Weir.

Il n'avait pas beaucoup dormi, il n'avait cessé de penser à LUI, aux tableaux qu'il avait vus dans ses quartiers, à l'incrédulité qui s'était emparée de lui quand il les avait découverts, à l'angoisse qui l'avait saisi quand il avait vu LA toile, celle le représentant lui, aspirant la vie de celui qu'il… de son subordonné…non de celui qu'il aimait… même s'il l'avait laissé tomber ! De celui qu'il n'avait pu chercher qu'une demi heure avant que Rodney ne lui rappelle qu'ils avaient une mission de prévue. John aurait bien été tenté de demander à Elizabeth une dispense, mais qu'aurait-il pu invoquer comme excuse ? Comme raison ? Et quand il était rentré, il était près de minuit. Il était fatigué, à bout, et il était allé se coucher pour dormir d'un sommeil sans rêve dans ses quartiers…Il n'avait pas voulu prendre le risque de réveiller la dirigeante… il n'avait pas voulu prendre le risque qu'on le voie entrer chez elle… il n'avait pas voulu aller chez elle… Il voulait réfléchir seul et… ils ne s'étaient pas quittés en très bons termes…

C'était d'ailleurs pour cette raison qu'il s'était levé aux aurores malgré sa courte nuit et qu'il était passé prendre une tasse de café noir, comme elle l'aimait…

Oooooooooooo

3h, c'était le temps qu'Elizabeth avait dormi cette nuit. 3 petites heures. Ca ne lui était pas arrivé depuis… sa première nuit sur la cité. Mais à cette époque, c'était l'excitation qui l'avait tenue éveiller… tandis que cette fois, c'était la peur qui l'avait tenaillée.

Cela faisait maintenant quelques minutes qu'elle jouait avec son stylo, le même dossier ouvert devant elle depuis près d'un quart d'heure…et elle n'en avait pas lu une ligne.

Le voir… ne pas le voir… espérer qu'il vienne pour démentir les dires de Teyla, prier pour qu'il ait une urgence et ne puisse pas la voir de la journée… et que cela recommence le jour suivant, puis le jour d'après… pour éviter la confrontation… chose qu'elle n'avait jamais faite…il la faisait renoncer à tous ses principes, revoir toutes ses positions… il la changeait… et peut-être pas en bien…

C'est sur cette pensée qu'elle entendit deux petits mots qui, cette fois, ne la détendirent pas…

Elle allait savoir…

« Bonjour, lança le militaire lorsqu'Elizabeth leva les yeux vers lui.

- Bonjour John.

- Je peux entrer ?

- Oui, répondit-elle après un temps. »

Le colonel s'approcha rapidement du bureau et posa la tasse de café devant la dirigeante avant de s'asseoir sur le siège en face d'elle.

Les deux atlantes se regardèrent un instant, elle se demandant comment cet homme tombeur et coureur de jupons pouvait sérieusement être attiré par les hommes et pire, pour elle, entretenir une relation, même brève, avec l'un d'eux, lui réfléchissant à la manière de se faire pardonner ses mots d'hier et d'introduire le sujet « Evan » sans qu'elle ne se doute de quoi que ce fut. Mais le fait était que le temps n'était peut-être plus à la subtilité.

« Je suis désolé pour hier. »

Elizabeth hocha la tête et le laissa continuer.

« Est-ce que tu as pu parler à … Lorne ? »

Elle accusa le coup. Il ne s'était pas davantage étendu sur leur altercation de la veille, qu'il s'agisse de ses excuses ou du fond du problème.

« Non, j'ai été assez occupée hier. De plus, il a été pratiquement introuvable de toute la journée. Sauf en fin d'après-midi.

- Comment ça ?

- A ce que j'ai cru comprendre en écoutant les bruits de couloirs, il est parti explorer des parties inexplorées de la cité avec Radek et a organisé une soirée avec ses équipiers dans ses quartiers.

- Et tu n'es pas allée le voir pour parler avec lui ?

- Il était tard, je n'avais pas terminé mon travail et tout le monde a droit à ses heures de repos, répondit-elle durement. »

Le militaire baissa la tête et soupira.

La diplomate réfréna sa tristesse…

« Et aujourd'hui ? Tu comptes lui parler ou bien le laisser partir comme ça ?

- Colonel Sheppard, je sais ce que j'ai à faire. »

John releva les yeux. Le regard de la dirigeante brillait.

« Bien Madame ! asséna-t-il en se levant. Je vous laisse donc à votre travail si prenant qu'il vous en fait oublier vos amis et le départ de personnes que je vous pensais apprécier. »

John sortit comme une tornade du bureau de la leader, plus en colère et perdu que jamais. Et c'est en masquant la seconde émotion qu'il descendit rapidement les marches de la salle d'embarquement en direction des quartiers du personnel. Où aller ? Que faire ? Aller le voir ? Il ne s'en sentait pas la force. Il fallait… il ne savait pas. Il fallait qu'il se reprenne, qu'il y voie plus clair… Teyla…

Oooooooooooooo

Cinq dossiers… Voilà la « montagne » de travail qu'avait abattue Elizabeth depuis ce matin. C'est-à-dire : à peine un tiers de son quotidien au sein de la cité depuis son arrivée. Ca ne lui était jamais arrivé. Ca n'aurait jamais dû lui arriver ! Surtout à cause de lui ! Un homme qui l'avait trompée depuis le départ… qui lui avait dit des choses alors que son cœur battait encore pour un autre. Selon Teyla. Et d'aussi loin qu'elle se souvienne, la dirigeante n'avait jamais eu à mettre les sentiments et les analyses des situations de l'Athosienne en doute. Pourquoi en irait-il différemment cette fois-ci ?! De plus, elle en avait eu la confirmation ce matin quand il était venu la trouver.

Elle soupira pour la centième fois de la journée et prit sa tête entre ses mains. Elle aurait dû le haïr, le détester pour ce qu'il avait fait. Il lui avait menti et peut-être même s'était-il menti à lui-même en entamant leur relation…

Mais voilà… le temps qu'ils avaient passé ensemble avait été merveilleux. Il avait été aux petits soins pour elle, présent, la choyant, la protégeant, la faisant se détendre…se comportant avec elle comme un véritable… compagnon. La douleur était d'autant plus grande … mais c'était elle aussi qui avait choisi d'ignorer certains signes, de ne répondre qu'aux questions qui l'arrangeaient, en y apportant les réponses qui la rassuraient. Elle n'avait pas voulu voir…

Elle l'aimait.

Malgré tout ce qui jouait en défaveur de John… Elle l'aimait. Et cet état de fait la désespérait. Parce qu'elle goûtait enfin la relation dont ses amies lui avaient parlé étant plus jeunes : celle qui rend accro à l'autre, celle qui nous laisse dépendant… même de longues années après la séparation… Celle qui nous fait vibrer et pleurer en même temps. Celle qui n'arrive qu'une fois par vie.

Le garder.

C'était la deuxième pensée qui la hantait. Le garder pour elle. Laisser Evan partir, loin de lui, loin d'eux, pour que John l'oublie et qu'il soit à elle. La tentation était grande. Celle d'être heureuse. Enfin… même si elle devait patienter …

Non…

Qu'est-ce qui lui prenait ? Elle n'avait jamais agi comme ça, dans son intérêt. Elle avait toujours pris des décisions conformes au bien-être de celles et ceux qui étaient sous sa responsabilité et, depuis quelques années maintenant, cela incluait les centaines de personnes sous sa charge dans cette cité. Et une chose était claire : faire s'éloigner Evan n'était bon ni pour les membres de la cité, ni pour la cité elle-même… John arrivant en tête de liste.

Elle ferma les yeux.

Pourquoi ? Pourquoi cela ne pouvait-il jamais marcher dans sa vie privée… ?

Elle ouvrit de nouveau les yeux. Son regard se posa sur l'urne que lui avait offerte John la première année de son arrivée sur la cité. Pour son anniversaire. Elle avait été touchée comme rarement et malgré leurs fréquents affrontement de l'époque, elle avait commencé à percevoir en lui plus que le militaire. L'homme. Un homme dont elle s'était rapproché au fil du temps et qui plus qu'un confident et un ami était devenu en quelque sorte son double et son opposé… Un être qu'elle aimait.

Un être pour qui elle était prête à tout...

Sa décision était prise…

Elle se leva.

18H. Elle n'avait jamais fini aussi tôt…

Oooooooooooooooooo

« Sheppard ! Il est à terre ! Ca suffit !! »

Ronon s'empara du militaire qui faisait pleuvoir les coups sur un pauvre sergent se demandant s'il n'aurait pas dû reprendre la ferme de ses parents plutôt que de s'embarquer dans une expédition intergalactique avec un chef militaire fou furieux.

John se dégagea de l'étreinte du pégasien.

« Alors, c'est qui le prochain ? demanda-t-il en tournant en rond, sans cesser d'observer les nouvelles recrues d'un œil fatigué mais pas moins énervé. »

Les six militaires encore debout regardaient avec peine et appréhension leur camarade encore au sol et bon pour une séance à l'infirmerie.

« C'est tout pour aujourd'hui, annonça Ronon à l'adresse des militaires qui ne se le firent pas dire deux fois avant de s'éclipser rapidement de la salle d'entraînement. »

Le colonel tourna le dos à l'entrée et se dirigea vers le banc pour prendre sa serviette.

Une fois les jeunes gens sortis, le Satédien s'approcha du sergent qui se remettait difficilement de la raclée que lui avait infligée son supérieur et l'aida à se relever.

Le jeune homme d'à peine 25 ans le remercia des yeux, seule partie de son corps qu'il pouvait encore bouger.

« J'appelle le doc, lui proposa Ronon.

-Non, je vais marcher, enfin tenter, se reprit le sergent en claudiquant tant bien que mal vers la sortie. »

Une fois seul avec Sheppard, Ronon ferma la porte et se retourna pour voir son ami regarder par… la fenêtre opaque. Il s'approcha de lui. Il ne dit rien pendant plusieurs secondes. Il n'était pas d'un naturel très causant et il n'était pas pressé de connaître la source du problème de son coéquipier parce qu'il n'était pas très doué non plus pour réconforter les gens.

Cependant il savait que quelque chose de grave se passait dans sa vie. Car depuis le milieu de la matinée son chef d'équipe s'entrainait. Et ce n'est qu'en le kidnappant presque qu'il l'avait forcer à se restaurer au mess… une heure plus tard, il reprenait ses coups… d'abord contre des sacs de sable puis contre des militaires imprudents qui s'étaient risqués à lui demander un cours particulier. Cours qu'ils avaient amèrement regretté…

« Ca va ? fut alors la question, pour le moins idiote, que posa le Satédien en regardant du coin de l'œil un John qui n'avait pas bougé d'un pouce. »

Et il ne bougea pas d'avantage. Il ne l'entendait pas… il était parti loin dans ses pensées, dans ses souvenirs. Les souvenirs de ce matin…

Flash back

« Teyla ?

- John…?

- Je voudrais vous parler.

- …

- S'il vous plait c'est… important.

- Bien … entrez. »

//

« Vous quoi ?!!

- Je lui ai dit… John je…

- Vous n'aviez pas le droit !!

- Elle…

- Ne devait pas savoir !! »

//

« John, pardonnez-moi. J'ai été prise au dépourvu. Mais elle avait l'air si perdu.

- Je vous faisais confiance ! Vous avez trahi cette confiance !

- John…

- Non ! Ne m'approchez plus ! Ne vous mêlez plus jamais de ma vie !!!! »

Fin du Flash back

« Je vais prendre une douche, annonça John en se dirigeant vers la porte d'entrée, laissant Ronon seul avec ses questions. »

Quelque chose de grave se déroulait…. Mais quoi… ?

Le colonel Sheppard sillonnait les couloirs, les yeux dans le vague, aucune expression sur le visage, les vêtements trempés de sueur. A force de coups, il avait expulsé sa rage, sa colère, sa déception… Mais une seule partie. Une partie infime…Ses sentiments étaient trop forts pour lui. Son esprit, son corps…

Il pénétra dans ses quartiers et, jetant sa serviette sur le lit, entra dans sa salle de bain.

L'eau coulait sur son corps, apaisant sa peau brûlante, mais pas ses pensées. Trahison, humiliation… voilà les deux ennemis qui le taraudaient depuis ce matin.

Comment avait-elle osé ? !

Pour la première fois de sa vie il aurait eu envie de frapper une femme. Le moment de folie… il l'avait frôlé… Il avait eu peur…

Il frappa contre la paroi de sa douche et étouffa un cri.

Et maintenant ? Plus jamais il n'oserait regarder Elizabeth dans les yeux. Plus jamais il ne pourrait lui faire face. Plus jamais il ne pourrait travailler avec elle. Il avait si honte…Tellement honte…

Qu'allait-elle penser ? Il ne voulait pas y réfléchir !

Il se sentait encore plus seul. Il ne pouvait se confier à personne ! La seule personne qu'il pensait être son alliée dans tout cet imbroglio l'avait trahi…

Il n'arrivait pas à croire qu'elle l'ait fait…

Mais elle avait l'air si perdu…

Ces mots résonnaient aux oreilles de Sheppard. Elle était perdue… comme lui.

« Elizabeth… »

Il avait été si transparent ? Forcément ! Sinon comment expliquer qu'elle ait été voir Teyla…

John ferma les yeux.

Il lui avait menti…

Durant tout ce temps.

Il le savait… depuis le début…

Mais il avait voulu être heureux avec elle. Parce qu'il se sentait bien avec elle. Parce qu'il éprouvait de forts, très forts, sentiments à son égard…

Mais le fait était qu'il lui avait tout de même menti !

Il fallait qu'il s'explique…

Il fallait qu'il ait ce courage ! Pour lui dire qu'elle n'était pas une échappatoire pour lui. Une solution de remplacement. Pour lui dire que malgré tout ce qu'elle pouvait croire, il la respectait…Parce qu'il ne voulait pas qu'elle se sente trahie et humiliée. Elle ne le méritait pas. C'était son fardeau à lui…

Même s'il était mort de trouille il le fallait !

Oooooooooooooooooooo

Il était près de 18h30 lorsqu'une jeune femme brune frappa à la porte des quartiers d'un militaire.

Quelques secondes plus tard, une tête dissimulée par la pénombre des lieux apparaissait dans l'embrasure.

TBC