Julie Winchester : …. Tu vois seulement maintenant qui est Lorne ?? O_o Mais…. T'es revenue d'Uranus ou quoi ?? O_o (non Madame, je passe mes vacances dans la galaxie du Cygne ou de Pégase, nous n'avons pas les mêmes valeurs !) Ben écoute, mieux vaut tard que jamais lol En tout cas ravie de savoir que je te convertis !! Ca me fait bien plaisir (sachant que je suis pas du tout une slasheuse dans l'âme lol). Et non je crois pas que tu me l'aies déjà dit O_o PS : Une question : Sparra.. ? O_o
Ticoeur : Oui c'est clair que ce mauvais moment planera encore, mais… ce sont des adultes et avant tout des amis, donc… ils sauront passer outre. ^^
MEL : On en a déjà parlé lol Faut vraiment que je démarre Twilight !! J'ai trop de choses à faire pour le moment O_o.
Tyria : Alors tout d'abord : bonjour à toi O_o Ca me fait toujours très plaisir d'avoir une nouvelle lectrice !!! Surtout une lectrice qui a eu le courage de TOUT lire depuis le début ! Chapeau rien que pour ça !! Ensuite… merci pour ton appréciation de ma fic ! Pour te rassurer : oui il y aura un happy end, je ne peux pas résoudre à les faire souffrir plus que nécessaire. Pour le Chapitre 17, c'est vrai que leurs discours étaient un peu maladroits. C'est un mix entre le fait que je slash ne soit pas forcément mon domaine de prédilection et la ma vision de la scène ^^. Pour Liz … que dire à part que tout le monde ne peut pas apprécier tout le monde O_o En tout cas merci encore pour ton com et j'espère que l'évolution va te plaire ^^
Et c'est valable pour tout le monde O_o
PS : Merci à certaines d'entre vous pour commer en temps réel sur le fofo :d
Maintenant… la suite ^^
Ce fut la leader qui se détacha la première. La tête baissée, elle essuya ses larmes et ce n'est que lorsqu'elle se fut reprise presque totalement qu'elle releva les yeux vers John.
Le militaire l'observait. Son regard ne reflétait pas la pitié comme elle aurait pu le craindre. Il était triste et coupable. L'homme se tenant en face d'elle se sentait mal. Il n'avait pas besoin de mots, elle le voyait. Ils étaient dans le même état.
Le silence s'installa entre eux pendant un moment. Chacun se remettait de ce qu'ils s'étaient dit et ordonnait un peu ses sentiments…
« Elizabeth… tu sais que tu as le droit de demander ma mutation. »
La jeune femme fronça les sourcils.
« Et pourquoi je la demanderais ?
- Parce que… je comprendrais que tu ne veuilles plus de moi à tes côtés pour diriger cette cité après ce que… après tout ça.
- John, je ne suis pas le genre de femmes à laisser sa vie privée interférer avec sa vie professionnelle. Je pensais que tu le savais.
- Oui ! Oui je le sais. Je voulais juste dire… »
Le militaire soupira et se passa une main dans les cheveux.
« Même la plus forte des femmes ne peut pas tout gérer Elizabeth.
- Ecoute… j'aime cette cité plus que tout et je sais que tu es le meilleur chef militaire pour cette expédition. Je ne reviendrai pas dessus. Maintenant si ta question est de savoir si je pourrais arriver à faire comme si de rien n'était… ma réponse est non. Du moins pas pour le moment. »
Le colonel baissa les yeux et hocha lentement la tête. Qu'est-ce qu'il espérait ? Que tout redevienne comme avant ? Déjà que pour lui ça n'allait pas être évident alors pour elle…
La dirigeante l'observa encore un moment. Il avait eu le courage de lui expliquer la situation. De lui présenter ses excuses. Peu d'hommes en auraient fait autant. Elle soupira faiblement. Elle ne pouvait pas lui en vouloir davantage. Parce qu'il avait l'air profondément désolé… et aussi parce qu'il avait l'air profondément perdu. Il ne devait pas en mener large avec ses sentiments… qui devait lui faire peur.
Elle prit alors une fois de plus sur elle. Car même si il lui avait brisé le cœur, elle ne supporterait pas de le voir malheureux.
« John ? »
Il releva la tête et l'interrogea du regard.
« Je lui ai demandé de rester sur Atlantis. »
Les yeux du militaire s'écarquillèrent.
« Quoi ? Tu as fait ça ?! Mais…
- On a besoin de lui. C'est un bon élément. Un des meilleurs.
- Oui je sais mais… Elizabeth, tu te fais du mal. »
La jeune femme baissa les yeux avant d'inspirer un grand coup.
« Vous pensez donc être si difficile à oublier colonel Sheppard ? »
Le ton badin de sa supérieure fit à peine sourire John. Il savait que sous cet air presque détaché elle souffrait. Mais, pour ne pas ajouter à sa peine, il suivit le jeu.
« Mais oui ! »
Le quasi sourire de son second redonna un peu le sien à Elizabeth. Rien ne serait plus jamais comme avant, mais perdre son amitié aurait vraiment été la fin de tout.
Le militaire redevint sérieux. Il voulait savoir ce qu'ils s'étaient dit. Il brûlait d'envie de savoir si elle avait réussi à le faire changer d'avis. Mais cela ne se demandait pas ! Surtout pas après ce genre de scène ! Alors il prit la main de la femme se tenant devant lui et en embrassa le dos. Il n'eut pas besoin de dire quoi que ce soit. Tout se lisait dans ses yeux.
Elizabeth ne put s'empêcher de frémir. Il était toujours charmant avec elle. Et charmeur. Cela faisait partie de lui, même s'il ne s'en rendait pas compte.
« Je vais te laisser tranquille, reprit-il en lui rendant la main et en se redressant. »
La dirigeante hocha la tête.
Le militaire se recula d'un pas, puis d'un autre, avant de lui tourner le dos.
Au moment où il allait franchir la porte…
« John, si tu vas le voir, il restera. »
Le colonel hocha la tête et c'est sans dire un mot qu'il pénétra dans le couloir vide et froid.
Il ne s'attarda pas. Il ne voulait pas entendre de nouvelles larmes, même étouffées, provenir de l'autre côté de la paroi. Elles ne feraient que nourrir celles qui voulaient s'écouler sur ses joues depuis qu'il avait vu cette femme si forte devenir en un instant si fragile.
C'est donc d'un pas lent qu'il arpenta le corridor, la dernière phrase d'Elizabeth tournant sans cesse dans son esprit ...
Que voulait-elle dire ? Qu'elle avait presque réussi à le convaincre ? Qu'il était le seul qui puisse le convaincre ? Il n'avait pas voulu lui en demander trop… de ce fait il était dans le noir complet… Que devait-il faire… ? Pouvait-il seulement le faire ? Ca voudrait dire lui avouer ce qu'il ressentait. Se dévoiler… pour de bon. Trouver des solutions pour eux…Et si Evan ne voulait pas lui parler ? Et s'il estimait qu'il l'avait assez fait souffrir comme ça ? Lui n'aurait que ce qu'il méritait.
Peut-être valait-il mieux qu'il parte en fin de compte. Il ne souffrirait plus à cause de lui…Non, qu'est-ce qu'il racontait !! Il ne voulait pas qu'il s'en aille !
Il ne pourrait pas vivre sans lui.
Cette pensée le figea dans ses pas.
Sans lui, sans sa présence, sans son sourire, même s'il n'était pas adressé à lui.
En sachant qu'il ne pourrait plus jamais le croiser, le voir, entendre parler de lui…
Et là il sut ce qu'il fallait faire. Ce qu'il aurait dû faire depuis le début.
Un premier pas.
Puis un autre.
Puis encore un autre.
Plus rapide cette fois.
Il marcha.
Il courut.
Toujours plus vite.
Enfin il s'arrêta devant sa porte.
Il la fixa un moment.
Mais pas trop longtemps. Sinon il n'aurait jamais pu…
…Lever le bras…
…Frapper….
…Attendre, le cœur battant….
…Que la porte s'ouvre.
Le major Lorne resta immobile. Son cœur venait de faire un bon dans sa poitrine et il sentit de nouveau l'adrénaline affluer dans ses veines. Il inspira profondément. Non, il ne voulait plus jamais ressentir ça ! Pas pour lui ! Pas après tout ce qu'il lui avait fait !
« Monsieur ? »
Ton neutre, voix monocorde.
John se sentit mal.
« Je peux… vous parler ? »
Il le vouvoyait ? Bien, les choses n'en seraient que plus simples.
« Oui. »
Le militaire jeta un œil derrière le major. La lumière de son bureau était encore allumée. Il devait travailler. Mais plus que tout, ce qui le frappa fut la chambre. Elle était vide. Vide de tout. De ses tableaux, de ses objets personnels… de tout ce qui faisait de cet endroit une part de lui.
« Je peux entrer ? »
Evan le considéra un moment. Non il ne voulait pas qu'il entre. Il ne voulait plus jamais entendre parler de lui. Parce qu'il voulait l'oublier. Parce qu'il voulait avoir le courage de partir quand il le faudrait.
« Je suis en train d'écrire un rapport. »
Le message était clair.
Mais ce n'est pas maintenant que John allait faire marche arrière.
« Je n'en ai pas pour longtemps. C'est important. »
Lorne soupira et baissa les yeux. Il ne voulait pas se faire encore avoir par lui. La décision qu'il avait prise avait été assez difficile… il ne voulait pas revenir dessus.
« Evan… »
Sans quitter le sol des yeux, le major se décala.
Il l'avait encore eu avec sa voix, ce ton.
Mais il n'aurait rien de plus !
C'est avec soulagement que le colonel entra dans les quartiers de son second.
La première étape était franchie. Mais il ne fallait pas crier victoire trop tôt. La partie était loin, très loin d'être gagnée…
Lorne referma la porte et se ressaisit. Il ne fallait pas qu'il se montre faible. Il devait tenir face à lui. Lui imposer sa volonté ! Lui montrer qu'il n'avait plus d'ordres à recevoir de lui. Plus d'ordres et plus de conseils.
Sheppard fit un rapide tour d'horizon. A part son ordinateur, plus rien ne montrait que ces quartiers avaient été un jour les siens.
« Je vois que tu es prêt, constata John. »
Evan fronça les sourcils. Il n'était pas venu pour le retenir, pour lui faire changer d'avis ? Il sentit malgré lui une pointe de déception s'insinuer. Il lui en voulut encore plus.
Paradoxe du cœur et de la raison.
« Oui, je pars Monsieur. Le Docteur Weir ne vous a rien dit ? »
Un couteau dans une plaie encore vive.
« Si, je viens de la quitter. »
Lorne ne releva pas. Son départ allait être encore plus facile qu'il ne l'aurait cru.
« Bien. C'est tout ce que vous vouliez me dire ? »
Lui ne le tutoyait pas. Il voulait garder une distance entre eux. Il ne voulait plus prendre le risque d'être proche de cet homme.
« Non…
- Ah… dans ce cas je vous écoute. »
John le sondait du regard. Il voulait savoir si cet air froid et distant n'était qu'une façade ou s'il ne ressentait vraiment plus rien pour lui.
Il ne le sut pas. Alors, sans aucune certitude sur le dénouement de toute cette histoire, il se lança dans la mission la plus périlleuse de sa vie.
« Evan, ne pars pas. »
Sa phrase serra le cœur du major. Il ne le montra pas.
« Ce n'est plus à vous de décider Monsieur.
Evan, ne pars pas, reprit John en se rapprochant. »
Le major recula d'un pas avant de se diriger comme si de rien n'était vers son ordinateur.
« C'est mieux pour tout le monde. Maintenant si vous voulez bien m'excuser, j'ai un rapport à finir.
- Quel rapport ?
- Celui de fin d'expédition.
- Ca existe ça ? »
L'humour. L'arme qui fonctionnait le mieux. Pour détendre l'atmosphère. Et ils en avaient besoin.
Mais cette fois…
« Oui Monsieur. J'espère que vous n'aurez jamais à le rédiger. »
Sa voix était nouée.
John s'en voulut immédiatement.
« Evan, j'ai quelque chose à te dire.
- Il est tard Monsieur, conclut-il en se tournant vers celui qui était encore son supérieur, un sourire forcé aux lèvres. Je pense que cette discussion peut attendre demain. »
Il ne voulait pas l'entendre. Surtout pas ! Il ne voulait pas prendre le risque qu'il arrive à le convaincre !
« Non ! répondit John d'une voix sans appel. Non elle ne peut pas attendre demain. »
Sa détermination laissa Evan sans voix.
« J'ai parlé avec Elizabeth et on s'est expliqué.
- …
- Nous ne sommes plus ensemble. »
Le major ne sut à cet instant s'il était heureux ou non. Il aurait voulut ne rien ressentir. Rien du tout. Ca l'aurait renforcé dans son idée que tout était terminé entre eux. Il aurait tellement voulu…
Mais il n'en était rien.
« Eh bien… je suis désolé pour vous Monsieur.
- Mais arrête !! explosa Sheppard en se rapprochant de lui. »
Evan sursauta en le voyant arriver rapidement vers lui.
« Tu ne vois pas ce que j'essaye de te dire ?
- Non, rétorqua-t-il d'une voix assurée. Et je dois dire que je ne veux pas le savoir. C'est votre vie privée Monsieur.
- Arrête de m'appeler comme ça !
- Mais pourquoi ? Vous avez bien redéfini les grades la dernière fois que nous nous sommes vus. »
C'était donc ça. Il voulait le faire payer.
« Ce jour là… je sais pas, soupira John en lui tournant le dos. J'ai eu peur, je ne savais plus où j'en étais, reprit-il en lui faisant de nouveau face.
- Ce sont des choses qui arrivent. Mais maintenant que le Docteur Weir vous a fait savoir qu'entre elle et vous ça ne pouvait pas fonctionner, vous y verrez plus clair je l'espère. »
Le blesser, lui faire mal. C'était ce qu'essayait de faire Evan en ce moment.
Et cela fonctionnait. Mieux qu'il n'aurait pu l'imaginer.
« On s'est quitté d'un commun accord.
- Si vous le dites.
- J'étais venu lui dire qu'on ne pouvait plus continuer. »
Le doute se dissipa dans l'esprit du major. Ces yeux ne pouvaient pas mentir. C'était vrai alors… ? Non… cela ne faisait pas de différence. Cela ne pouvait plus en faire !
« Encore une fois, c'est votre vie privée.
- Tu t'en fous vraiment ou c'est une armure ?
- Pardon ? »
La déstabilisation. C'était encore un domaine dans lequel il excellait.
« Tu t'en fiches qu'on ne soit plus ensemble ?!
- Ca ne me regarde pas.
- Si ça te regarde justement ! Enfin, tu ne vois pas ?!
- J'ai la mauvaise habitude de ne voir que des illusions. Alors je ferme les yeux. »
Sheppard l'observa les yeux écarquillés. Il lui en voulait plus qu'il n'aurait pu l'imaginer. Il lui avait fait si mal que ça… ? Très bien, il ne lui restait plus qu'une chose à faire.
« Je l'ai quittée parce que je ne pouvais plus lui mentir. Je ne pouvais plus me mentir. Evan… »
Lorne ne le quittait pas de yeux. Son cœur lui faisait mal. Il ne fallait pas que cette conversation aille plus loin.
« Vous devriez…
- … je t'aime. »
Trop tard…
Les deux hommes se regardèrent sans bouger, sans respirer.
TBC
