Auteur : Jennifer Carter
Traducteur : Sevy Snape
Correctrice : Agatha Brume
Disclaimer : Les personnages et l'histoire appartiennent à leurs créateurs respectifs. En revanche, la traduction est à moi.
Résumé : Parfois il n'est pas utile de partir dans un autre monde pour vivre la plus belle des aventures...
Warning : Rated M. Certaines situations décrites (viol, enfant battu...) et l'emploi de termes crus sont de nature à heurter la sensibilité de certaines personnes.
NdT : Salut à tous, c'est
moi... tel que vous me voyez j'essaye de me faire le plus discret
possible... un peu comme un Nox... parce que je vais faire une chose
que j'abhorre vraiment ! C'est-à-dire mettre un chapitre sans qu'Agatha
ne l'ait relu et corrigé mais là je n'ai plus trop le choix. Nous avons
une vie de dingue ces dernières semaines et ce n'est pas près de
s'arranger au cours des suivantes.
Pour résumer : Ca y est j'ai mon CDI ! J'étais donc à la recherche très
active d'appart et là c'est super moins drôle parce que je n'en trouve
pas ... Donc oui, arrêtez de vous marrez, je suis toujours chez papa et
maman... qui me dises encore quand je dois aller au lit... Severus qui
secoue la tête d'un côté et de l'autre un peu désespéré
Et maintenant je dois partir en stage pendant trois semaines au Mans,
sans pc ni Internet ! Le seul truc que je vois de positif c'est que je
vais pouvoir avancer mes fics parce que ça commence un peu à grogner
dans les coursives et méandres de mes mails...
Voilà donc un premier jet de la trad' bientôt rééditée et corrigée.
Sevy
RAR :
Ankh An-Ki : Content que cela te plaise. Voila la suite.
Albi : Merci pour le compliment. Bonne lecture.
Kaede : L'histoire est placée entre les saisons 2 et 3. La romance arrive... un peu de patience et tu auras la réponse. En fait, c'est pareil pour Jessie... Toutes les réponses sont contenues dans les prochains chapitres.
Tyto27 : Merci de tes encouragements. J'espère que la suite te plaira autant.
loommyloon : Effectivement, l'histoire est intrigante. Elle devrait le rester encore quelque temps.
Abus
"POV de Jack"
Sam et moi nous précipitâmes vers elle alors qu'elle glissait sur le sol. "Réveille toi Jessie," dis-je. Rien. Je retirai ses cheveux de ses yeux et posait ma main sur sa joue. "Allez mon cœur… s'il te plait réveille toi."
Dieu elle est si petite.
Sam trouva son pouls. "J'ai son pouls, mais il est extrêmement faible."
Je pris très vite ma décision et la saisit dans mes bras. Elle s'agita un peu quand je la soulevais. Nous la sortîmes rapidement de la salle des M.A.L.P. direction l'infirmerie.
(Jack ? Sam ?)
(Nous sommes là) pensais-je pour elle, essayant de la réconforter.
(J'ai peur. Ca fait tellement mal.)
Je l'étreins plus fort. Son souffle s'affaiblissait. "Tiens bon ma puce. Nous y sommes presque."
Nous rencontrâmes le Général Hammond qui sortait de son bureau avec Teal'c et Daniel. "Colonel O'Neill. Mais qu'est-ce qui se passe ici ?" demanda-t-il.
"Général, c'est notre fantôme," répondis-je sans m'arrêter.
"C'est une enfant !"
"Oui Général… une enfant très gravement blessé."
Nous n'arrêtâmes de courir qu'une fois arrivées à l'infirmerie. Dr. Fraiser. "Que se passe-t-il ?" Elle regarda par terre. "Colonel, vous saignez."
Je baissais les yeux et vit du sang goutter par terre. "Ce n'est pas moi," dis-je, me sentant malade en imaginant ce que nous allions trouver sur son corps. Je l'allongeais sur un lit de l'infirmerie.
Dès que son dos toucha le matelas, elle hurla de douleur et cambra les reins, s'éloignant le plus possible du dur support. Je la fis rouler sur son côté droit et elle sanglota de soulagement et de douleur. Elle commençait à hyperventiler. Je posa ma main sur sa tête et commença à caresser ses cheveux. Cela sembla la calmer un peu.
"Shh mon cœur. Tout va bien se passer."
Dr. Fraiser était derrière elle quand nous la fîmes rouler. "Oh mon Dieu !" s'exclama-t-elle.
"Quoi ?" demandais-je.
"Tout le monde dehors !" hurla le docteur.
"Doc, je ne la laisserais pas," dis-je fermement.
"Moi non plus", ajouta Sam.
"Bien… tous les autres dehors !"
(Jessie) pensais-je, la cherchant avec mon esprit. C'était cool… parler à quelqu'un dans ma tête… bon… peu importe.
(Sam ! Jack ! Aidez moi ! Qu'est-ce qui se passe ?) cria-t-elle dans ma tête. Je pouvais sentir sa peur.
(Dr. Fraiser va prendre soin de toi maintenant.) pensais-je, essayant de nous garder tous les deux calme.
(S'il te plait ne me laisse pas.) supplia-t-elle. Je du me battre pour ne pas laisser les larmes couler.
De par l'air désespéré du visage de Sam, elle suivait la conversation. J'acquiesçais vers elle et elle fit de même. Nous primes tous deux notre décision.
(Nous sommes là… Moi et Sam… et nous n'allons nul part.)
(J'ai peur.)
(Je sais. Tout va bien se passer. Je te le promets.)
Dieu, faites que j'ai raison.
"Colonel, Sam…" dit Dr Fraiser d'une voix étrange.
Laissant ma main sur sa tête, je fis le tour du lit d'infirmerie jusqu'à être derrière elle. "Merde !" Ce que je vis me retourna l'estomac. Je pouvais voir des marbrures sur sa chemise et du sang sur la peau qui était visible.
Dr. Fraiser commença à couper doucement sa chemise en partant du bas. Quand elle disparut, nous fumes tous sans voix et je dis, "Oh mon Dieu !"
De profondes coupures et entailles couvraient la plus grande partie de son petit dos. Elle avait été salement battue. La plupart saignait librement, probablement depuis qu'elle était tombée par terre.
"Tenez la bien Colonel… je dois nettoyer ses plaies."
Elle se tordit de douleur quand l'antiseptique toucha sa peau. Elle n'était pas complètement inconsciente, mais pas totalement consciente non plus.
Je refis le tour du lit et me sentis immédiatement malade. Je pouvais voir la douleur de son petit corps, multiplié par les coupures et entailles que je voyais. "Merde doc. On dirait que quelqu'un l'a frappé avec une batte de base-ball !" dis-je avec colère.
Fraiser finit de nettoyer les plaies de son dos et s'occupa de sa poitrine et de son estomac. "Colonel, je pense que vous voudrez tourner la tête."
"Pourquoi ?"
"Je dois également couper son pantalon."
"Oh." Je lui tournais le dos, faisant confiance à Sam garder sa main sur elle… elle semble avoir besoin de contact physique. Ca a l'air de la réconforter.
Quelqu'un déglutit. "Quoi ?" demandais-je en me retournant.
"Rien… sa jambe est définitivement cassée. J'ai besoin de lui faire quelques radios." Elle appela un technicien.
L'os cassé pointait à travers la peau. Je suffoquais. Elle cria et pleura de douleur quand le doc nettoya la partie cassé de sa jambe gauche. "Maman !" hurla-t-elle.
Ca me fendit le cœur. Elle a dit qu'elle était orpheline, là elle appelait sa mère. "Doc, ne pouvez-vous lui donner quelque chose… vous savez… pour la douleur ?" demandais-je, réfrénant un sanglot, attrapant de nouveau sa main.
"Je n'ai aucune idée de ses allergies. Je pourrais lui donner quelque chose qui la tuerait. J'ai besoin d'un examen sanguin," dit Dr. Fraiser calmement, pendant qu'elle lui faisait une prise de sang, tenant la fiole entre ses doigts. Elle la tendit à un technicien. Elle se tourna vers moi. "A-t-elle un nom ?"
Je serrais gentiment sa main. "Jessie," dis-je, essayant, sans succès dois-je ajouter, de combattre les larmes qui menaçaient de couler. "Pas de nom de famille."
"Age, si vous le connaissez ?"
"Elle a dit qu'elle avait dix ans," dit Sam nerveusement.
Janet siffla. "Elle a plutôt l'air d'avoir sept ou huit ans."
Le technicien revint et tendit un bloc au Dr. Fraiser. Elle me jeta un regard pas en dessous. "Elle a perdu beaucoup de sang. D'après ça, elle est B moins. Comme vous deux." Elle se tourna vers Sam et moi. "Colonel, je sais que vous n'aimez pas les aiguilles, mais…" commença-t-elle.
Je m'avançais vers la chaise et remontait ma manche. "Faites le." Je notais que Sam faisait pareil.
Le technicien tira les rideaux autour de nous pour prendre notre sang. "Janet, que se passe-t-il ?" demanda Sam.
"Nous lui faisons des radios. Soyez patients vous deux."
Après cinq ou dix minutes, "J'en ai fini avec les radios."
"Doc, vous lui avez donner quelque chose pour la douleur ?" demandais-je, redescendant ma manche.
"Oui. Je lui ai donné une dose de Demerol, Colonel. Vous devez savoir… elle a perdu conscience."
Nous sortîmes de derrière le rideau. Je pris la petite main de Jessie dans la mienne et Sam mis la sienne sur sa tête, caressant gentiment ses cheveux.
"Janet, elle a de la fièvre."
Je tendis la main et vérifiai.
Putain, elle est brûlante.
Je regardais Fraiser mettre un thermomètre sur son front. Après quelques instants, elle dit, "C'est trop haut. 41°. Nous devons faire tomber cette fièvre avant toute chose."
"Est-ce que ça va aller ?" demanda Sam, laissant échapper une autre larme. Je voulais vraiment l'atteindre et l'effacer mais je savais que je ne pouvais pas.
"Je ne sais pas," dit Fraiser. "Je n'ai jamais vu d'enfants si petits avec des blessures si graves." Elle prit une grande inspiration, se recomposa un visage et se tourna vers nous. "Vous devez aller rendre compte au Général Hammond."
"Je ne peux la laisser," dis-je en me demandant pourquoi je me sentais lié à elle.
"Vous n'avez pas le choix, Colonel. Le Général Hammond veut un rapport complet sur cet enfant dès maintenant."
Je me penchais et déposait un baiser sur son front.
Je connais cette fille de quelque part… mais d'où ? J'aimerais tellement me souvenir.
"Je reviens tout de suite mon cœur," lui murmurais-je, l'embrassant de nouveau.
Dieu, elle est brûlante.
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(2 heures plus tard)
J'étais prêt à courir à l'infirmerie voir comment se portait Jessie quand Fraiser fit son entrée. Elle avait l'air épuisé.
"Alors, Dr. Fraiser ?" demanda le Général Hammond. "Comment va notre fantôme ?"
"Doc, comment va Jessie ?" demandais-je sans vraiment me préoccuper de parler en même temps que le Général.
Fraiser s'assit à côté de Daniel. "Elle a glissé dans un coma." Elle mis sa tête dans ses mains. Elle avait pleuré.
"Janet ? qu'est-ce qui ne va pas ?" demanda Sam.
Fraiser secoua la tête. "Je n'ai jamais vu un enfant abusé à ce point."
"Quel type de blessure a-t-elle Dr. Fraiser ?" demanda le Général Hammond.
"Par où commencer ? Elle est sévèrement déshydratée et mal nourrie. Elle a de nombreuses blessures et lacérations sur pratiquement 95 de son corps. Son bras gauche est cassé. Les deux derniers doigts de sa main gauche ont été cassés. Sa jambe gauche est cassée… sa rotule gauche a été sévèrement déplacée. Elle aura besoin de chirurgie pour réparer ses ligaments. Elle a trois côtes cassées et un poumon perforé." Elle fit une pause, prit une grande inspiration. "Nous l'avons presque perdu. Elle a cessé de respirer et son cœur s'est arrêté."
"Non !" criais-je, incertain de pourquoi… puis Sam fit la même chose. Tout le monde nous regarda bizarrement. Je me calmais.
"Mais nous avons réussi à la récupérer." Elle secoua la tête. "Voila…" dit-elle ouvrant le dossier devant elle. "Nous avons pris des photos de toutes ses blessures pour les autorités compétentes." Elle fit circuler les photos.
Je dus me forcer à respirer. C'était des photos de la poitrine de Jessie avec les coupures et de nombreuses contusions; son dos avec toutes les lacérations; ses jambes avec la cassure.
Fils de pute. Si je trouve le bâtard qui a fait ça, je l'envois à travers la porte chez les Goa'uld.
"Janet, elle a des capacités… des pouvoirs… que je n'avais jamais vu. Je ne penses pas que nous devrions l'envoyer au service de l'enfance maintenant," dit Daniel. "Quelque chose pourrait arriver qui affecterait défavorablement le SGC."
"Ou pire," dit Sam.
"Qu'est-ce qui pourrait être pire ?" demanda-t-il.
"Quelque chose qui pourrait la blesser encore plus qu'elle ne l'a déjà été."
J'étais d'accord avec Sam. Cet enfant en avait déjà trop subi et, si j'ai mon mot à dire, elle ne sera plus jamais blessée. Puis je vis quelque chose sur une des photos qui me parut étrangement familier.
"Euh… doc, c'est quoi ça ?" dis-je en pointant son épaule droite sur la photo en face de moi.
"Je pensais bien que vous reconnaîtriez ça."
"Est-ce que c'est ce que je pense que c'est ?" demandais-je.
"Ca ressemble au symbole du point d'origine de la Terre," dit Sam les yeux grands ouverts.
"Comment c'est arrivé là ?" demanda un Daniel choqué.
"On dirait une tache de naissance," répondit Fraiser. Elle rassembla toutes les photos et ferma le dossier. Elle s'adossa au fauteuil et ferma les yeux. Une seule larme coula sur son visage.
"Ce n'et pas tout, n'est-ce pas ?" demanda Sam tranquillement.
"Ce n'est même pas le pire." Elle regarda chacun de nous et prit une profonde inspiration avant de continuer.
"Qu'est-ce qui pourrait être pire doc ?" demandais-je, la peur grandissant en moi. Je ne voulais pas vraiment connaître la réponse.
"Cette pauvre enfant…" Elle fit une pause, laissant ses larmes coulées. "Cet enfant de dix ans a été violée. Pas une fois, mais de façon répétitive."
Sam hoqueta. "Oh mon Dieu !"
Je jurais tout fort. "Fils de pute !"
"Tenez. Je penses que vous devriez tous lire ceci."Elle ouvrit un baluchon et en sortit un petit carnet. Le tendant au Général Hammond en premier, elle fondit en larmes. Daniel passa un bras autour de ses épaules et la tint pendant qu'elle pleurait. "Je jure devant Dieu que si quelqu'un devait faire ça à Cassie, je lui montrerais ce que c'est qu'une punition cruelle et peu commune."
A suivre...
REVIEWSSSSSSS !
