Auteur : Jennifer Carter

Traducteur Sevy Snape

Correctrice Agatha Brume

Disclaimer Les personnages et l'histoire appartiennent à leurs créateurs respectifs. En revanche, la traduction est à moi.

Résumé Parfois il n'est pas utile de partir dans un autre monde pour vivre la plus belle des aventures...

Warning : Rated M. Certaines situations décrites (viol, enfant battu...) et l'emploi de termes crus sont de nature à heurter la sensibilité de certaines personnes.

NdT : Ooouh, OOoouh, c'est moi Sev', auteur qui hante FF par son absence significative ...
Alors que vous dire sur ces deux dernières semaines à part que je devais updater vendredi dernier ! Que ma béta c'est chopé une super crève donc pas de correction là encore pour le chapitre III ... ça commence à devenir redondant ... qu'elle soit malade la pauvre pas qu'elle ne corrige pas. Ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dit ... Elle a une attaque en règle par de vilains grimlins depuis le 30 Août avec leurs vilains micros tous joufflu.
Bon sinon moi je travailles depuis trois semaines sur une chaîne en 2/8 et c'est assez crevant, surtout quand je dois me lever à 4h30. Mais en même temps je ne rentre que le week-end chez mes parents ... tralalalalère ...
Il y a quand même une bonne nouvelle, même deux en fait... heu et trois puisque vous avez un nouveau chapitre, loool ! J'ai avancé sur les Mémoires de Pattenrond (un peu, beaucoup ... hum, je crois que je vais rester à "un peu" et pour finir, une idée pour une nouvelle fic et ce même si je n'ai pas fini les autres mais bon c'est une commande alors ... ;-)
Bref je vous post la suite avec, comme pour le deuxième, une demande express d'indulgence pour la non correction ...

Sev'


RAR :

Satine30 : Content que cela te plaise. J'espère que tu aimeras autant la suite.

Tyto27 : Merci du compliment. Ca fait vraiment plaisir. Tu auras la réponse à ta question dans la suite de l'histoire.


Le journal

"POV de Sam"

Après ce que je venais de lire, je ne pouvais m'empêcher de pleurer. Les autres étaient pâles et en colère. J'essayais de tendre le livre à Jack mais il secoua la tête.

"Je… Je ne peux pas," dit-il d'une voix rauque. Il se racla la gorge, essayant de combattre les larmes qui coulaient sur son visage. "Je ne peux pas faire ça."

Il prit une inspiration et attrapa le cahier. Vingt minutes plus tard, il se dirigea vers la lavabo et vomit. Je regardais le Général Hammond et il donna son assentiment pour ce que j'avais à faire. J'allais retrouver Jack pendant qu'il se rinçait la bouche et posait ma main sur son épaule. Quand il se retourna, il n'hésita pas, me prit dans ses bras et me serra comme nous nous laissions aller à notre émotion.

Quelques minutes plus tard, il leva les yeux vers le Général Hammond. "Si je trouve le bâtard qui lui a fait ça, je le tue."

Il entrelaça ses doigts avec les miens et nous ramena à la table. Quand nous nous fûmes assis, Jack ne relâcha pas ma main. Cela nous valut d'étranges regards mais aucun d'entre nous, à ce moment là, ne nous préoccupions si peu que ce soit du règlement. Nous avions besoin de ce contact, l'affirmation que nous étions toujours vivants.

D'une écriture étonnamment propre pour une enfant de dix ans, nous avons simplement tout lu… tout ce qui lui était arrivé ces deux dernières années. Nous avons lu à propos des viols, des coups et des privations. Elle était enfermée dans un sous-sol pratiquement tous les jours pendant deux ans.

Je vais tuer le bâtard qui lui a fait ça.

"Dr. Fraiser, va-t-elle s'en remettre ?"

Elle leva les yeux, sa tête toujours posée dans ses mains. "Physiquement, je pense que oui. Elle a perdu beaucoup de sang, mais grâce à vous deux, cette partie du problème a été réglée. Mentalement ?" Elle se contenta de hausser les épaules. "Je pense que nous devons l'avoir à l'œil pendant un bon moment," dit Janet.

"Vous avez dit qu'elle allait s'en remettre," dit Teal'c.

"Avez-vous lu la dernière page de ce journal ?" demanda-t-elle.

"Non, je ne l'ai pas lu. Ca me rend malade de lire ça."

"Est-ce que quelqu'un a lu la dernière page ?" demanda-t-elle.

Nous secouâmes tous la tête négativement. Je ne pouvais aller si loin… pas sans perdre ma santé mentale.

Elle prit le journal et commença à lire à haute voix. "Cela date d'il y a deux jours. 'Je n'en peux plus. Ca fait tellement mal. Pourquoi moi ? Je vais me suicider. Je jure devant Dieu que je ne le laisserais plus jamais me toucher. Avant de laisser quelqu'un me faire autant souffrir, je me suiciderais. Je jure devant Dieu que je le ferais.' "

Jack hoqueta et leva les yeux vers moi à la mention de suicide. "Non," dit-il. "Je ne permettrais pas que cela arrive." Je savais qu'il pensait à Charlie.

Je regardais Janet. "Moi non plus," dis-je doucement.

Au même moment, nous dîmes, "Je m'en occupe." Nous nous regardâmes, incrédule à l'idée d'avoir eu la même pensée au même moment. Il sera ma main. Je lus l'amour dans ses yeux, expression de ce que nous ressentions l'un pour l'autre, avant qu'il ne retourne à la conversation.

Janet s'éclaircit la gorge. "Nous nous occuperons de ça plus tard. Pendant ce temps, je la garde sous surveillance permanente. Si, et quand, elle sortira du coma, elle aura besoin d'une thérapie pour s'occuper de ce qui lui est arrivé." Elle fit une pause. "Il y a autre que j'hésite à mentionner." Toutes les têtes se tournèrent vers elle.

"Quoi ?" demanda Jack, les lèvres pincées. "Qu'est-ce qui pourrait ne pas aller?"

"Elle a les mêmes marqueurs protéiques dans son sang que Sam."

"Nom de Dieu ?" s'exclama Jack. "Comment ?"

"Je ne sais pas. Mais ce n'est pas une Goa'uld. Elle n'a jamais eu de symbiote, autant que je puisse dire, elle n'a donc jamais été un hôte. Je vais devoir faire quelques tests supplémentaires avant de pouvoir me prononcer."

Le Général Hammond acquiesça. "Faites ce que vous avez à faire."

(Jack ? Sam ? Où êtes-vous ? J'ai peur.)

Nous sautâmes sur nos pieds et nous tournèrent l'un vers l'autre. Je lui fis un sourire mouillé pendant qu'il serrait ma main.

Jack détacha son regard de moi et se tourna vers le Général. "Elle nous appelle, Général."

Le Général Hammond eut l'air totalement surpris. "Comment ? Je n'ai rien entendu."

Je souris vaguement à travers mes larmes. "Elle est télépathe, Monsieur."

Daniel fut surpris par cette nouvelle. "Vraiment ?"

"Oui. Elle a déjà parlé au Colonel et à moi par la pensée."

"Waouh," dit-il. "Et vous êtes sûrs que c'est elle ?"

Jack acquiesça. "Oui. Ne me demandes pas comment mais je sais que c'est elle." Il me regarda avant de continuer. "J'ai l'impression que je devrais la connaître."

Je sentis mes yeux s'agrandirent. J'avais le même sentiment. Je la connaissais de quelque part mais d'où ? "Moi aussi, je n'arrête pas de penser que je devrais la connaître," dis-je.

"Ce n'est pas comme avec Urgo. Je en sais pas comment, mais je sais que c'est elle," ajouta Jack.

"C'est une impression viscérale, Monsieur," dis-je.

"Dr. Fraiser, qu'est-ce que vous en pensez ?"

"Je pense qu'il serait préférable qu'ils y aillent. Il serait mieux pour elle qu'elle voit quelqu'un qu'elle connaît si et quand elle sortira du coma."

Le Général Hammond acquiesça. "D'accord. Rompez."

"Attendez une minute… il y a encore une chose," dit Janet.

"Oh nom d'un chien !" dit Jack exaspéré. Nous voulions simplement aller la retrouver… pour être sûr qu'elle était encore en vie.

Janet l'ignora. "J'ai fait une vérification dans la base de données de l'hôpital et j'ai trouvé un certificat de naissance," dit-elle en en sortant une copie du dossier.

Elle commença à le lire :

Nom : Jessica Caitlin

Date de naissance : 20 novembre 1988

Nom de la mère : inconnu

Nom du père : inconnu

Lieu de naissance : Colorado Springs, CO

Poids : 2,440 kg

Taille : 46 cm

"Il y avait une note indiquant comment elle était arrivée à l'hôpital."

Ce fut la chose la plus étrange que j'ai jamais vu. Nous étions dehors et soudain un brouillard dense apparu. Quand il se dissipa, il y avait un bébé devant l'entrée des urgences. Elle avait à peine seize mois. Il y avait une note dactylographiée disant que son nom était Jessie Caitlin (pas de nom de famille) et sa date de naissance le 20/11/88 ainsi que sa taille et son poids à la naissance. Mais il n'y avait aucune information concernant les parents ou sa provenance. Elle savait dire 'papa' et 'maman'. Ne pleurant presque pas. Elle a une substance étrange dans son sang mais est en parfaite santé.

"Ca finit là."

Je déglutis bruyamment. "Oh mon Dieu."

"Quoi ?" demanda Janet.

"J'ai toujours dit que si j'avais une fille, je l'appellerais 'Jessica Caitlin'. C'est vraiment trop bizarre."

Jack me regarda et sourit largement derrière ses larmes. "C'est un nom magnifique. Dommage que ce ne soit pas ta fille," dit-il gentiment.

"Oui, je l'aurai protégé." Ma voix se brisa. Il serra tendrement ma main.

"Et bien, nous allons tous les deux la protéger maintenant," murmura Jack. Il se leva et m'entraîna avec lui. "Venez Carter."

Nous quittâmes la salle de briefing et courûmes directement à l'infirmerie. Nous hoquetèrent tous les deux en voyant cette pauvre enfant couchée là. Elle avait maintenant un bandage sur les deux jambes (ils ne pouvaient mettre de plâtre sur la jambe gauche à cause de la plaie due à la fracture ouverte), un plâtre au bras gauche et ses gauches étaient fermement bandées. Elle était reliée à tant de machines maintenant en vie son petit corps cassé et la gardant endormi pendant qu'elle guérissait.

En la regardant, je ne pus empêcher mes larmes de couler. Si fragile… si impuissante… et quelqu'un lui a fait énormément de mal. Je pris gentiment sa main gauche dans la mienne et l'embrassa sur le front.

Pourquoi je continue à faire ça ? Ce n'est pas ma fille… mais je la connais. Je sais que je le connais. J'aimerais simplement me souvenir.

Jack prit sa main droite dans la sienne. Il se pencha sur elle et l'embrassa aussi sur le front. "Je te promets," murmura-t-il. Il repoussa les cheveux de ces yeux. "Je te le promets… qui que soit celui qui a fait, il paiera."

Elle glissa totalement dans le coma quelques heures plus tard. Je ne penses pas avoir jamais autant pleurer. Ni Jack ni moi ne la laissâmes seule une seconde. Le Général Hammond nous donna à tous deux une permission extraordinaire. Nous étions incapables de la laisser seule. Cependant, il y eut des moments où nous fumes forcer de partir pendant une courte période pour faire des papiers et rapporter au Général l'état de Jessie. Nous jouâmes aux cartes, aux échecs, aux dames… n'importe quoi pour passer le temps. Au moins l'un d'entre nous était en permanence avec elle. Pour une raison qu'aucun d'entre nous n'arrivait à trouver, nous ne pouvions la laisser seule. Tant que nous serions là, elle serait en sécurité.

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(4 semaines plus tard)
"POV de Jack"

Nous devions garder ces blessures propres. Pour quelque raison, elle ne guérissait pas correctement. Personne ne comprenait pourquoi. Peut-être était-ce les marqueurs protéiques dans son sang… ainsi que d'autres substances qu'ils avaient trouvées. Dr. Fraiser ordonna à une infirmière de baigner Jessie une fois par jour. Sam avait ramener des shampoing et savons pour bébé. Jessie semblait allergique à tout le reste.

Un jour, après avoir rapporter au Général ses progrès, nous la trouvâmes en train de laver durement la poitrine de Jessie… à l'endroit où avaient été les contusions. J'ai cru que Sam allait la frapper tellement elle était hors d'elle. Je saisis son bras et la retint.

"Bordel de merde ! Mais vous croyez faire quoi là ?" hurlais-je.

"On m'a dit de la laver, Colonel O'Neill," dit-elle brusquement. Ca aurait pu bien se passer. J'aurai pu oublier le ton qu'elle venait d'employer. Mais elle murmura, "J'ai mieux à faire que de baigner un stupide gosse."

"Ok, c'est bon. Barrez-vous !" cria Sam.

"Excusez moi, Major ?" demanda-t-elle, moqueuse.

"Vous l'avez entendu. Barrez-vous. Nous allons le faire," dis-je en m'avançant vers elle les poings serrés. JE n'ai jamais frappé une femme sous l'effet de la colère. Mais comme ils disent… il y a un début à tout.

"Le Dr. Fraiser m'a dit de le faire. Elle est ma supérieure. C'est à elle de me relever de cette tache," dit-elle sans aucun égard pour mon rang.

"Oh, vous êtes définitivement relever," dit Dr. Fraiser en apparaissant derrière nous avec deux gardes. "Sortez." Elle se tourna vers les gardes. "Emmenez la voir le Général Hammond."

"Très bien. Je n'aimais pas ce boulot de toute façon," dit l'infirmière.

Je lui pris l'éponge des mains et les deux gardes l'escortèrent jusqu'au bureau du Général.

"Je suis désolé pour ça. Je n'aurai pas dû la laisser s'occuper de Jessie. Elle n'aime même pas les enfants," s'excusa Janet.

"Ce n'est pas grave, Doc. Mais je pensais ce que j'ai dit, nous allons le faire."

"Laissez moi l'examiner une seconde et je vous laisse faire."

Elle vérifia sa pression artérielle, préleva un peu de sang et prit sa température. Elle toucha les contusions et coupures de son dos. "Elle a un peu de fièvre mais, avec toutes ces blessures, c'était à prévoir."

Se tournant vers Sam et moi, elle dit. "Elle est à vous."

Je lui lavais les jambes, faisant attention aux blessures qui guérissaient lentement, les bras et l'abdomen. Je me retournais quand Sam lui lava le dos, les fesses et d'autres parties. J'ai été père… mais d'un garçon… pas d'une petite fille.

C'est juste un bébé. Pourquoi ? Pourquoi quelqu'un lui ferait de telles choses… à cette précieuse petite enfant ?

Penser à ce qui lui était arrivé me rendait toujours nauséeux.

"Colonel, aidez moi à la déplacer vers le haut du lit."

"Pourquoi voulez-vous faire ça ?"

"Je dois lui laver les cheveux."

Oh. "Euh… ok." J'attrapai les jambes de Jessie et les levait doucement pendant que Sam la prenait par les épaules. Nous n'allâmes pas bien loin, prenant un maximum de précautions avec cet enfant.

"Hé, Doc ?"

"Quoi ?"

"Nous avons besoin de votre aide pour la déplacer un petit peu."

"J'arrive, Colonel".

Je lui saisis la taille pendant que Janet levait ses jambes. Sam était toujours en position. Avec quelques soucis, nous l'amenâmes au bord du lit.

"Hé, Doc ?"

"Oui, Colonel ?" Elle commençait à devenir impatiente avec moi. Je n'y pouvais rien. J'adorais les embêter, elle et Sam.

"Combien pèse-t-elle ? Elle parait si légère."

"Elle ne fait que 16 kg. Elle est trop petite et trop maigre pour son âge. Elle ne fait que 1m10 allongée là."

"Merde," dis-je.

Si je trouve les gens qui ont fait ça, ils me supplieront de les tuer. Pas si… quand je trouverai ceux qui lui ont fait ça… et je le ferais.

"Oui. Maintenant, si cela ne vous fait rien, j'ai quelques recherches à faire."

"Aucune idée de pourquoi nous avons le même marqueur protéique ?" demanda Sam.

"J'ai nue théorie mais j'attends les résultats des tests."

"Envie de partager ?" demanda Sam en souriant.

"Non."

"Merci Doc," dis-je.

Elle nous salua de la main et retourna à son bureau.

"Colonel, donnez moi ce pichet d'eau," dit Sam.

"Trop froide. Je vais chercher de l'eau chaude." Je me dirigeais vers la fontaine, vidait le pichet et le remplit de nouveau d'eau chaude, vérifiant qu'elle ne soit bouillante.

Je lui tendis le récipient et la regardait lui laver gentiment les cheveux. A la façon dont elle le faisait, on aurait pensé que Jessie était sa fille. Merde, à la façon dont je me comportais, on aurait dit que c'était la mienne. Je pourrais l'adopter mais elle aurait définitivement besoin d'une mère.

Sam ferait une bonne mère pour elle. Ne va pas par là Jack… Elle rendrait quelqu'un très heureux. Dommage que ce ne soit pas moi.

Je savais que le seul moyen pour moi d'être heureux se tenait en face de moi. Mais, à cause de ces satanés règles de l'Air Force, rien ne pourrait jamais arrivé entre nous. Je soupirais de regrets. Je ne pensais pas qu'elle m'ai entendu jusqu'à ce que…

"Colonel ? Tout va bien ?" demanda-t-elle. Je détestais vraiment ce mot quand elle le prononçait. Colonel. Ca me rappelait la position dans laquelle nous étions dans… l'armée et les règles.

"Oui, juste en train de penser."

"A propos de ?" Elle était en train de rincer les cheveux de Jessie.

"Combien vous semblez naturel en faisant ça." Je lui souris, essayant de détourner de façon efficace ses soupçons.

"Oui, bien…" Elle rougit. Sam rougit. Waouh ! "C'est facile quand le patient est…" Elle s'arrêta et déglutit difficilement.

"Carter ?"

"Je pensais juste qu'elle semblait si petite et fragile." Les yeux de Sam se remplirent de larmes pendant qu'elle finissait de la rincer et commençait à la sécher. J'avais juste envie de la prendre dans mes bras et de lui dire que tout allait bien se passer.

"Je sais, Carter."

Je la laissais finir ce qu'elle était en train de faire. Nous remîmes Jessie dans son lit sans aucun problème. Elle borda la couverture autour de Jessie. J'allais jusqu'au mur, dans l'angle mort de la caméra… hors de vue des curieux.

"Carter ?"

"Colonel ?"

"Venez ici."

Elle vint à reculons vers moi sans jamais quitter Jessie des yeux. "Colonel ?" demanda-t-elle en me tournant toujours le dos.

"Regardez moi Carter… Sam."

Elle se retourna rapidement quand je l'appelais par son prénom. Les larmes étaient toujours là mais elle tentait de les retenir. J'entourais son visage de mes mains, effaçant ses pleurs avec mes pouces.

Les larmes inondèrent son visage quand je la pris dans mes bras. Elle avait fait la même chose pour moi la première nuit. C'était mon tour de la réconforter… bien que je ne puisse pas le faire de la façon que j'aimerais.

Je la tins serré pendant qu'elle pleurait. Puis je crois qu'elle réalisa ce qu'elle faisait. Elle se recula vivement en s'excusant. "Pardon, Colonel."

"Pour quoi ?"

"Pour agir comme ça. Je ne sais pas pourquoi je deviens si émotive près d'elle. Je veux dire, on la connaît à peine. Et si elle n'était pas…"

"Ce ne serai pas vous si vous ne vous sentiez pas comme ça." J'avais toujours mes mains sur ses hanches.

Dieu, si c'est une si mauvaise idée, pourquoi cela me semble si naturel ?

Je la tirais vers moi et fit courir mes doigts dans ses cheveux. "Sam…" Puis je fis quelque chose que j'avais envie de faire depuis très longtemps. Je me penchais en avant et l'embrassai doucement. Elle se tendit et je crus qu'elle allait se reculer. Mais elle gémit et, quand je passais ma langue sur sa lèvre inférieure, elle ouvrit la bouche. Je pris ça comme un encouragement et approfondi le baiser, laissant ma langue glisser entre ses dents.

Dieu, elle a si bon goût.

Elle mit ses bras autour de mon coup et gémit dans ma bouche. Je la rapprochai encore de moi. Je caressais le bas de son dos et commençait à remonter sa chemise. Elle cessa le baisser et se recula.

"Colonel, nous ne pouvons pas."

"Sam, tu en as autant envie que moi… et tu le sais."

"Nous ne pouvons pas Colonel. Pas maintenant."

Merde. Vous parlez de se faire jeter. Elle était tout simplement en train de me dire qu'elle n'en avait pas autant envie que moi. Je soupirais et la laissais partir. "Vous avez raison. Je suis désolé, Major." Je commençais à m'éloigner d'elle.

Je sentis le mouvement d'air quand elle se rapprocha de moi. Je fermais les yeux et éloignait mon visage d'elle. Je ne voulais pas qu'elle vît la douleur et le désappointement causé par son rejet dans mes yeux. Elle mit ses mains de chaque côté de mon visage, le tourna vers elle et déposa un léger baiser sur mes lèvres. J'ouvris les yeux et me noyait dans ses magnifiques iris bleutés. "Pas maintenant Jack. Je veux être sûr que Jessie va bien avant tout autre chose. Pour l'instant, c'est ma priorité numéro un."

Oh waouh. Ok. Je peux gérer ça.

"Un autre moment alors." Je souris en caressant ses cheveux. "Sam ?" murmurais-je ne me penchant vers elle.

"Hmm ?"

"Je t'aime," dis-je en l'embrassant.

Rompant le baiser, elle mit sa main sur ma joue et la caressa tendrement. "Je sais Jack. Je l'ai toujours su. Je t'aime aussi." Je crus que mon cœur allait exploser dans ma poitrine.

Je l'embrassai légèrement et nous partîmes. Bon timing car Janet entra juste à ce moment là.

"Doc, quand va-t-elle se réveiller ?" demandais-je, essayant de faire comme si rien en s'était passé.

"Je ne sais pas Colonel. Les patients dans le coma sont dans un univers différents. Certains se réveillent au bout de quelques jours."

"Oui, mais ça fait presque un mois." Je jetais un coup d'œil à ma montre. 22h00. Presque l'heure à laquelle on l'a trouvé.

"Certains mettent des années à se réveiller, Colonel… s'ils se réveillent jamais."

"Elle va se réveiller. Je le sais."

"Oui Colonel," dit-elle, exaspérée. Puis elle se tourna vers nous clairement agacée. "Vous avez été tous les jours. Vous n'avez donc pas de missions ou autre chose à faire ? Je vous jure," dit-elle en levant les bras, "Vous et Sam allez me rendre cinglée."

La tête de Jessie s'agita. "Tiens, en parlant du loup." Je souris.

Sa main gauche était serrée dans celle de Sam et sa droite dans la mienne. "Allez mon cœur. C'est l'heure de se réveiller," dis-je en poussant ses cheveux toujours humides de devant ses yeux.

"Doc ? Elle s'agite. Elle va se réveiller ?" demandais-je anxieusement.

"Cela peut prendre du temps, Colonel. Et encore une fois, ce peut n'être qu'un réflexe."

"Conneries. Elle va se réveiller. Je le sais." Je caressais sa tête. "Allez ma puce. C'est l'heure de se réveiller."

Au fond de mon cœur, je sais qu'elle va se réveiller. Elle le doit… elle le doit.
A suivre...

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