Auteur : Jennifer Carter

Traducteur Sevy Snape

Correctrice Agatha Brume

Disclaimer Les personnages et l'histoire appartiennent à leurs créateurs respectifs. En revanche, la traduction est à moi.

Résumé Parfois il n'est pas utile de partir dans un autre monde pour vivre la plus belle des aventures...

Warning Rated M. Certaines situations décrites (viol, enfant battu...) et l'emploi de termes crus sont de nature à heurter la sensibilité de certaines personnes.

NdT : Bonjour à vous,

Et oui voilà un nouveau chapitre. Je suis sûr que vous deviez vous dire qu'il n'arriverait jamais ;o).

Avant toute chose Jennifer Carter en est à ... sa troisième saison si je puis dire ... et moi grave à la bourre dans la suite de la trad'.
Je vais faire les deux autres saisons bien évidement. Il va juste falloir vous armer d'un peu de patience ... encore ... Mais là, tout de suite, je consacre mon énergie à me trouver un appart'. Et je peux vous assurer que ça commence à urger grave ...
Il devrait y avoir une loi qui aident les jeunes à trouver un logement après 25 ans pour leurs éviter le parenticide ...

Je suis un peu violent mais là ... je commence à plus que saturer.
Si encore je pouvais aller un peu sur FF, ne serait-ce que pour lire.

Bon, là-dessus ce greffe le problème de ma bêta. Quelle idée de vouloir mettre la live box , alors que son réseau n'est pas vraiment aux normes. Ce qui nous donnent des décos qui se suivent et se ressemblent ... environ toutes les 10 minutes voir toutes les heures. Donc une fois de plus, pas de correction ...

Comme j'ai encore un peu de temps, je vous rappelle que la fête des amoureux est pour une dizaine de jours.

Je ne sais pas si j'aime la fête de la Saint-Valentin ou non. Comme dirait l'autre, ça dépend ...

Ben oui, tu as ton amour auprès de toi, tu auras tendance à aimer la fête. En revanche, si c'est plutôt le vide qui te tient chaud dans le fond de ton lit, tu auras plus tendance à être indifférent voir à détester. Ensuite, même si tu aimes, vu ce qui en a été fait ... c'est un peu compliqué.

Ce qui reste vrai, c'est l'amour que tu portes à l'Etre qui occupe tes pensées et à qui, ce jour, comme n'importe quel autre jour de l'année, tu apporteras une surprise (pas besoin d'entrée dans le déraisonnable) juste pour voir un sourire, une étincelle jaillir dans son regard et savoir que c'est CA qu'il fallait.

Voilà, j'ai fini mon nouveau petit délire, c'est peut-être dû à ce que je suis en train d'écouter. "Get Busy" de Sean Paul qui est passé en boucle tout le temps de la rédaction de ces quelques lignes.

N'oubliez pas de laisser votre mail en même temps que votre review pour que je puissevous réponde. ;o)


RAR : (je sais qu'elles sont interdites mais, vu le retard que j'ai pris, je me premets, pour la dernière fois, de les faire ici.)

Tyto27 : Ce chapitre ne répond toujours pas à ta question (enfin il donne quelques pistes quand même) mais j'espère que tu l'apprécieras tout de même.

atomic Cam's : Merci de tes compliments. Voici la suite tant attendu.

Marine Carter O'Neill : Un grand merci (de la part de l'auteur). Elle a beaucoup apprécier tes commentaires.


Jessie

(Le lendemain)
"Mon POV"

J'ouvris lentement les yeux. Les lumières étaient trop brillantes donc je le refermais. Je sentis quelqu'un se pencher au dessus de moi, bloquant la majeure partie de la lumière. Je rouvris les yeux pour voir un homme aux cheveux poivre et sel me regarder. "Ouiiiii !" L'homme assis à côté de moi respira. "Salut beauté !" dit-il en souriant.

Je clignais rapidement des yeux essayant d'éclaircir ma vision. "Où suis-je ?" demandais-je d'une voix rauque.

"Tu es en sécurité ma puce," dit doucement une femme blonde pendant qu'elle repoussait une mèche de cheveux de devant mes yeux.

Les souvenirs revinrent par vague. Je fermais les yeux alors que des larmes commençaient à couler. Je me souvenais d'eux... Jack et Sam. Je me souvins qu'ils avaient qu'ils me protègeraient.

"Tu es en sécurité maintenant," dit Jack tendrement, repoussant de nouveau mes cheveux. J'ouvris mes yeux bleus et regarda dans deux yeux bruns emplis de larmes. Il hoqueta et ses yeux s'agrandirent... pourquoi, je ne saurais vous dire, jusqu'à ce que je lise dans son esprit. (Oh mon Dieu... Ses yeux ont exactement la même couleur que ceux de Sam !) "Jessie ? Tu te souviens de moi... de nous ?" demanda-t-il incertain.

Repoussant le vide accablant qui m'emplissait, j'acquiesçai. "Jack" (Il fit ce sourire un peu idiot); "Sam" (Elle sourit à travers ses larmes et me caressa la joue).

J'essayais de m'asseoir mais ça me fit suffoquer. J'agrippai violemment la couverture. Je savais que quelque chose était cassée à l'intérieur.

"Doucement ma puce. Laisse moi t'aider," dit Jack. Il mit une main sur mon épaule, l'autre derrière ma tête et me releva doucement. "Sam, mets toi derrière elle, lui dit-il.

Elle se glissa dans le lit derrière moi et me cala conte elle, enlaçant gentiment son bras autour de moi. "C'est mieux ?"

Je secouai la tête... grave erreur... très grave erreur. La pièce se mit à tourner et me coupa le souffle. "Tangue... la pièce tangue... merde... faites que ça s'arrête... s'il vous plait." Je haletai avec difficulté. Sam fut un peu choqué par mon choix de langage mais je ne m'inquiétai pas de ce qu'elle pensait de mon vocabulaire. J'étais trop occupée à essayer de ne pas vomir. Les larmes coulèrent silencieusement sur mon visage.

Sam me pencha en avant et frotta mon dos en lents cercles. "Doucement mon ange. Respire profondément."

Je fis de mon mieux pour faire ce qu'elle disait mais ça ne m'aida pas beaucoup.

"Les vertiges étaient à prévoir," dit une autre femme en entrant dans mon champ de vision. "Tenez. Je vous donne quelque chose pour la douleur."

Merde un docteur.

Je me tendis et me blottis contre Sam, respirant lourdement. Je tentais de cacher ma tête dans son épaule et agrippais fermement la main de Jack. "Non, non, non, non, non." J'avais une peur irraisonnée des médecins. Merde, vous aussi si on vous avait toujours dit que les docteurs ne voulaient qu'une chose, vous ouvrir le ventre et comprendre pourquoi vous pouviez faire certaines choses.

Sam embrassa l'arrière de ma tête pendant que Jack me caressait la joue. "Shh... tout va bien, Jessie," dit Sam. "C'est le Dr. Janet Fraiser. Elle ne te fera pas de mal... je te le promets. Je te promets que je te protègerai."

Le docteur sourit et je me détendis un peu. Sam me protègerait. Comment la savais-je ? Je ne pouvais vraiment pas vous dire. Tout ce que je savais était qu'elle avait dit qu'elle me garderait en sécurité... elle et Jack.

"Merci," murmurais-je, toujours tremblante. Sam me tint plus près et je me relaxais un peu plus. Je n'aimais toujours pas les docteurs.

"De rien. C'est un plaisir de te rencontrer quand tu es réveillée."

"Salut maman," dit une voix.

"Coucou mon cœur," répondit le Dr. Fraiser. "Jessie, voici ma fille Cassandra. Cassie, voici Jessie."

Je vis une fille d'à peu près treize ans s'approcher de moi. "Salut !"

"Salut," dis-je timidement.

Elle tendit la main et toucha la mienne. Ce léger touché me propulsa dans une vision. Je hoquetais.

Petite fille... village mort... Sam la protégeant... Dr. Fraiser l'adoptant...

Elle hoqueta également et retira sa main comme si elle s'était brûlée. "Que s'est-il passé ?" demanda Janet, se précipitant vers sa fille.

Elle secoua la tête. Mes yeux se remplirent de larmes. "Je suis désolé. Je... Je ne voulais pas..."

Jack attrapa mon visage. "Doucement ma puce." Je regardais ailleurs. "Regarde moi Jessie." Je secouais la tête. Ses mains sur ma figure, il me força à le regarder. "Tout va bien. Je te le promets... tout va biens se passer," dit-il en retirant les cheveux qui me tombait devant les yeux. Il se pencha et déposa un baiser sur mon front.

Cassie parla. "C'était comme un flash-back, mais pas un à moi. J'ai vu..." Elle s'arrêta, voyant la peur sur mon visage.

"Qu'as-tu vu ?" demanda Jack, ses yeux ne quittant pas les miens. Il caressa ma joue, essayant de me calmer.

"Non... je t'en prie, ne le dit pas," suppliais-je, fermant les yeux sur les souvenirs qui remontaient à la surface, les larmes coulant sur mon visage.

"Je... je suis désolé. Je... je dois le faire. Ils... ils doivent savoir," dit-elle doucement. "J'ai vu une petite fille... environ six ans... peut être sept... je penses. Il y avait un homme qui lui faisait des choses qu'il n'aurait pas dû. Il lui a fait si mal. Quand il eut fini, il la frappa encore et encore jusqu'à ce qu'elle ne bouge plus."

Les souvenirs me submergèrent... la dernière nuitlà-bas. Je luttais contre Sam...essayant de m'enfuir. "Laissez moi partir. Je dois sortir d'ici," dis-je alors qu'elle me tenait plus serré. "Il va me trouver... il va me tuer. Il a dit qu'il le ferait si je m'enfuyais encore."

"Il ne te trouvera pas ici mon cœur. Tu en sécurité ici. Personne ne va te faire de mal," dit Sam en me serrant conter elle. "Personne ne te fera plus jamais de mal." Je secouais la tête.

Jack s'assit sur le lit et repris ma main dans les siennes. "Nous te protègerons."

Je continuais à secouer la tête. "Non, vous ne pouvez pas. Il me retrouvera." Je m'effondrais faiblement conter Sam, les larmes coulant sur mon visage. Je n'en avais que faire. "Il me retrouve toujours."

"Pas cette fois, ma puce," dit Sam, embrassant le haut de ma tête et frottant mon dos en lents cercles. Je sentis ses larmes tombées dans mes cheveux. Pourquoi pleurait-elle ? Ca ne lui est pas arrivé à elle.

"Nous te gardons quelques temps ici et, après, tu iras vivre chez Sam," dit le Dr. Fraiser.

"Pourquoi ?" demandais-je, de la méfiance dans la voix, retirant ma main à Jack.

"Parce que nous nous inquiétons pour toi," dit Jack comme si c'était quelque chose que j'étais habituée à entendre.

"Vous ne me connaissez même pas. Pourquoi vous occuperiez vous d'un enfant qui a été vio... ?" Je m'arrêtai. "Pourquoi ?"

"Jessie..." commença Jack. Il prit une inspiration tremblotante et poursuivit. "Jessie... nous avons lu ton journal. Nous savons ce qui t'est arrivé. Nous savons ce qu'ils t'ont fait."

Je pleurais de nouveau. Je lui crachai : "Alors croyez moi vous ne me voulez pas. Personne ne me veut. Merde, je ne me veux pas."

"Tu as tort. Quelque te veut," contra Jack.

"Qui ? Qui voudrait de quelqu'un comme moi ?" demandais-je, tremblante.

"Moi et Sam." Il lui sourit. "Et Daniel et Teal'c," ajouta-t-il rapidement.

"Pourquoi ?"

"Parce que tu es une enfant, ma puce. Tu as besoin de quelqu'un qui s'occupe de toi... qui prenne soin de toi," dit Sam.

Je m'écartais douloureusement des bras de Sam. "Non, je n'ai pas besoin ! Vous ne comprenez pas, n'est-ce pas ! Je veux juste mourir !" hurlais-je alors qu'ils hoquetaient tous de surprise. Mes mots arrachèrent un sanglot à Sam et le visage de Jack pâli considérablement. "Je ne peux plus faire ça ! C'est pour ça que je suis venu ici. Pourquoi vous ne me laissez pas juste mourir, bordel ?" Je retombais contre Sam, pleurant comme un bébé.

Elle enroula ses bras autour de moi et me berça tendrement pendant que je pleurais, les sanglots secouant douloureusement mon corps. Jack semblait impuissant. Quelques minutes plus tard, je suppliais : "S'il te plait Jack... laisse moi partir," en le regardant du désespoir plein les yeux et la voix.

Il tendit sa main vers ma joue. "Non ma puce," dit-il abattu. "Jessie, regarde moi." Je secouais la tête. "S'il te plait ma puce... regarde moi," supplia-t-il. Je tournais finalement mon regard vers lui, mais l'amour et la douleur pour moi que je lu dans ses yeux me fit tourner la tête.

Pourquoi me regardes-tu comme ça ? Tu ne me connais pas... n'est-ce pas ? Je te connais, mais d'où ?

Il attrapa mon menton et tourna gentiment mon visage vers lui. "Ce qui t'ai arrivée... ce par quoi tu es passée... n'aurait jamais dû arriver. Je te promets que cela ne se reproduira pas."

Je combattu l'espoir grandissant en moi. "J'ai peur, Jack," murmurais-je difficilement.

"Je sais ma puce." Je vis une larme couler sur son visage pendant qu'il passait ses doigts dans mes cheveux. "Crois-moi quand je te dis que nous t'aimons et que nous allons te protéger."

"Mais..." commençais-je.

"Pas de mais. Ecoute moi Jessie. Nus t'aimons... je t'aime... Sam t'aime... Daniel t'aime... Teal'c t'aime. Nous allons te protéger."

Je recommençais à pleurer. "Vous ne me connaissez même pas."

Je sanglotais quand il dit : "C'est sans importance. D'une façon ou d'une autre, tu viens vivre chez l'un d'entre nous... ou chez deux d'entre nous... ou tous."

Je n'avais jamais eu de maison... une vraie maison. J'étais terrifiée qu'ils découvrent tout et me haïssent. J'essayais de combattre l'espoir grandissant... une maison... une vraie maison... avec des parents et tout.

"Maintenant," dit le Dr. Fraiser, "tu as besoin de dormir et ceci va t'aider." Elle injecta quelque chose dans ma perfusion.

"Non." Je savais que Sam me sentait tendu car elle resserra gentiment sa prise autour de moi.

"Tu dois encore guérir Jessie. Plus tu dors, plus vite tu guériras," dit Janet.

"Pas dormir. S'il vous plait, je veux pas dormir. S'il vous plait, ne me faites pas dormir," suppliais-je, secouant ma tête pour essayer de m'éclaircir les idées. Ca agissait vite, quoi que ce soit.

Jack ressortit ses doigts de mes cheveux et me caressa la joue. "Pourquoi pas ma puce ?"

"Si je ne dors pas, je ne rêves pas."

"Mauvais rêves ?" demanda-t-il doucement. J'acquiesçais. "A propos de ce qui t'ai arrivé ?" J'hésitai puis acquiesçait de nouveau me sentant extrêmement fatiguée. Il pressa gentiment ma mai et caressa ma joue. "Veux-tu en parler ?" Je secouais la tête. "Ok..." dit-il souriant tristement. "Quand tu seras prête à parler... nous serons là. Mais le doc a raison. Tu as vraiment besoin de dormir."

"J'ai peur des rêves Jack," dis-je essayant de lutter contre le sommeil qui m'envahissait.

"Nous serons là si tu en as," dit-il.

"Promis ?"

"Je te le promets," dit-il en caressant ma joue.

Je me détendis finalement dans les bras de Sam. Elle me berça doucement. Je regardais Jack se pencher et m'embrasser sur le front. Il se releva et regarda Sam. Je perçus son assentiment et sentit Jack grimper dans le lit avec nous... tous deux promettant de me protéger. Ils me dirent qu'ils aimaient... qu'ils m'aimaient.

Si seulement je pouvais vous croire.

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(2 semaines plus tard)

Je les laissais lentement entrer dans mon monde. Je continuais d'avoir l'impression de les connaître mais je ne savais pas d'où. Je laissais progressivement tomber les murs mais je ne pouvais toujours pas tout leur dire. Ils ont lu mon journal mais ils ne connaissent qu'une partie. Je ne pouvais pas tout leur dire... pas maintenant. J'avais vraiment trop peur. J'avais peur qu'ils ne me détestent s'ils savaient tout.

Je savais qu'ils s'aimaient. Un aveugle s'en serait rendu compte. Mais Sam m'avait que, parce qu'ils étaient dans l'Air Force, rien ne pourrait jamais se passer. Ils n'étaient pas à l'aise pour en parler, alors je laissais tomber. Maintenant, s'ils pouvaient arrêter de me poser des questions, je serais heureuse.

Ils me disaient tous les deux... fréquemment en fait... qu'ils m'aimaient. Je ne comprenais toujours pas pourquoi. Après tout ce qui m'était arrivé... ce que j'avais fait... pourquoi m'aimaient-ils ?

J'étais assise là à jouer aux échecs avec Sam. Pendant ce temps, Jack était derrière moi, ses bras lâchement passés autour de moi. Mes jambes étaient posées sur celles de Sam. Le plateau était entre nous su le lit.

"Tu sais... tu ne nous as jamais dit ce que tu aimais faire pour t'amuser," dit Jack.

"Je sais pas," répondis-je évasivement... comme d'habitude. Merde, je ne m'étais jamais vraiment amusé. Pas que je puisse me souvenir.

"Jessie, allez. Tu dois nous donner quelque chose pour te tenir occuper," dit Sam en suppliant d'un air espiègle.

Je soupirais. "J'avais l'habitude d'écrire... lire... dessiner... écouter de la musique... et jouer de la guitare." Je regardais mon jeu. "Peu de chances que je fasse quoi que ce soit d'ici peu," dis-je amèrement. J'avais trouvé tous ces trucs dans la base.

"Tu le feras ma puce... tu dois juste guérir," dit Jack en massant mes épaules. "Sois patiente."

"Je sais," dis-je épuisée. "Je suis juste fatiguée d'être coincée ici... à l'infirmerie."

"Mon ange, tu as eu une opération il y a trois jours. Tu dois rester ici jusqu'à ce que tu puisses être transportée," dit Sam.

"Et après ?"

"Après, tu seras transportée dans mes quartiers ici à la base... avec moi," ajouta Sam.

Je souris et son visage s'illumina. "Génial," dis-je, faisant rire Jack et Sam hystériquement.

Quand ils se calmèrent, Sam dit "Jessie... tu as dit que tu aimais écrire ?"

"Ouais."

"Ecrire quoi mon ange ?"

Je gesticulais. "Des poèmes... des histoires principalement. Quelques chansons."

"Cool. Tu nous fais lire ?" demanda Jack.

"Non."

"Pourquoi pas ma puce ?"

Mon ange ? Ma puce ? Ooook.

"Je... Je ne suis pas prête. Pas maintenant Jack," dis-je fermement, essayant de mettre fin à la conversation.

"Ok, nous diras-tu au moins quel genre de musique tu aimes ?" demanda Jack exaspéré mais souriant.

"Mes favoris sont Linkin' Park. J'aime Metallica, The Ataris, New Found Glory, Green Day, Blink 182... des trucs comme ça."

"Intéressants goût musicaux."

"Je sais..." dis-je en baissant les yeux, "mais..."

"Mais quoi ma puce ?" demanda Sam.

Je voulais lui dire... vraiment. Au lieu de ça, je secouais la tête. "Rien Sam... peu importe."

"Puce..." commença Jack en me massant les épaules.

Je secouais la tête. Pour le distraire, je secouais les doigts et mon fou flotta en avançant, capturant la reine de Sam. Jack se remit à rire. Je n'avais jamais joué aux échecs avant et j'étais en train de battre Sam. Je me penchais en avant vers sa reine. Elle s'envola dans ma main.

"C'est si cool," dit Sam avec un sourire.

Je m'agitais, trop fatiguée pour argumenter. "Sûr," dis-je en étouffant un bâillement.

"Hé... j'ai dit que c'était cool alors c'est cool," sourit Sam en me chatouillant la plante des pieds.

"Oui, madame," répondis-je. Je ne pus m'empêcher de lui sourire. Le sourire de Sam était contagieux.

Elle continua de me chatouiller ce qui me fit retirer violent mon pied. Il frappa ma jambe gauche et je ne vis plus rien que des lumières blanches. "Sam !" hoquetais-je. Je ne pouvais plus respirer et commençais à paniquer. Les larmes commencèrent à couler. Elle arrêta immédiatement.

"Oh mon Dieu, je suis désolé", dit-elle en se penchant vers moi. Elle prit ma tête dans ses mains et mit son front contre le mien pendant que Jack me frottait le dos.

"Respire, puce, respire," dit-il.

"Tranquille," dit Sam.

"J'y arrives pas," hoquetais-je. "Ca fait mal !"

"Je sais que ça fait mal," dit Jack. "Essaie de respirer lentement comme dit Sam."

Je me calmais finalement suffisamment pour faire ce qu'ils disaient. Au bout de quelques minutes je retrouvais une respiration presque normale.

"Ca va puce ?" demande Jack.

"Ouais," répondis-je faiblement en m'écroulant conter lui. "Ca fait mal parfois." Il resserra sa prise sur moi et déposa un baiser sur ma tempe.

"Ok... ça suffit pour aujourd'hui," dit Sam. "Et je continues à dire que c'était cool."

"Qu'est-ce qui était cool ?" demanda Daniel en entrant dans l'infirmerie. "Salut beauté !" dit-il en m'embrassant sur la joue.

"Salut Danny," dis-je en baillant, me sentant soudain extrêmement fatiguée. Je m'appuyais un peu plus sur Jack.

"Montre lui," dit-il avec un sourire fier.

Je levais un doigt et le bougeais en direction du pion de Sam puis, de nouveau, en direction du mien pour prendre sa place.

"Waouh," dit Daniel alors qu'il volait dans ma main. Il eut un grand sourire qui s'effaça rapidement. "Jack... Simmons est là. Il a entendu parler de Jessie et ..." Il se recula.

Je sentis Jack se tendre derrière moi alors que le général Hammond entrait suivi d'un grand homme efflanqué.

"Bonjour Jessie," dit le Général.

"Bonjour Général Hammond," répondis-je, essayant infructueusement de retenir un bâillement.

"Colonel O'Neill," dit l'autre homme.

"Simmons," dit Jack, méprisant.

Je détestais immédiatement cet homme. Quand il me regardait, il avait une étrange lueur de prédateur dans ses yeux. Je tremblais ostensiblement et me blottis contre Jack. "Tout va bien ma puce. Je ne laisserais personne te faire du mal," murmura-t-il. Il passa ses bras autour de moi et m'embrassa gentiment l'arrière de la tête. Simmons me fixa d'un air surpris.

"Jack... le Colonel Simmons aimerait parler à Jessie," dit le général Hammond.

"Elle n'est pas en état Général. Elle a encore mal et a besoin de dormir. Nous nous apprêtions à la mettre au lit," dit Jack avec défiance.

"Colonel O'Neill, cela ne dépend pas de vous," dit Simmons.

"Vous voulez parier ?" dit Jack, la voix pleine de menaces.

(Jack, il me fait peur.) Je me blottis un peu plus contre lui. Sam s'avança vers nous et prit ma main.

(Je sais chérie... ignore le. Je ne le laisserais pas te faire de mal.) Il serra sa prise sur moi.

(Que veut-il ?)

(Il veut savoir comment tu es arrivée ici et ce que tu peux faire.)

(Si je lui montre, partira-t-il ?)

(Je ne sais pas ma puce.)

(Ca vaut le coup d'essayer, non ?)

(Seulement si tu le penses.)

(Sam ?)

(Oui chérie ?)

(Que dois-je faire ?)

(Je ne sais pas ma puce. Comme Jack a dit... c'est toi qui voit.)

Je soupirais. (Tu parles d'une aide précieuse.) Je l'envoyais aux deux. Leurs visages se fermèrent.

Je baissais la tête et, quand je la relevais, Simmons dit : "Bon, allons-y."

Je me reculai et aurais pu dire Jack allait dire quelque chose de stupide car je le sentis tendu. Je ne voulais pas qu'il ai des ennuis à cause de moi... je n'en valais pas la peine.

Je posais ma main sur son bras. "Non, Jack," le suppliais-je.

"Jessie..." commença-t-il.

"Tout va bien Jack."

"Jessie... tu n'as pas à faire ça."

"Je sais."

Je m'appuyais une seconde contre lui et le laissait mettre ses bras autour de moi. Je fermais les yeux. Quand je sentis Sam prendre ma main et la serrer, je les rouvris et la regardais.

(Je suis prête.)

Elle commença à déplacer le plateau. "Non... je vais le faire," dis-je tranquillement.

"Es-tu certaine mon cœur ?" demanda-t-elle, sa voix pleine d'amour et d'inquiétude.

"Ouais."

Non.

Je projetais mon esprit et fit flotter le plateau vers la table. Il atterrit gentiment pour ne pas déranger les pièces.

"C'est tout ce que tu as à me montrer ?" dit Simmons.

"Que voulez-vous de moi ?" demandais-je la voix tremblante. Jack me serra un peu plus et m'embrassa de nouveau.

Je ne vais pas le laisser me voir pleurer.

"Comment es-tu arrivée ici ?" demanda-t-il impatiemment.

Je sentis Jack se tendre encore. "Tout va bien Jack. Ca ira."

"Chérie, tu n'es pas encore assez forte pour faire ça," protesta-t-il, grognant en direction de Simmons.

"Ca ira, pap... Jack."

Waouh. Je l'ai presque appelé papa. Pourquoi j'ai fait ça ? Un rêve sans doute.

Il nota le dérapage et regarda Sam. Ils sourirent. "Es-tu sûre chérie ?" demanda-t-il, hésitant.

J'acquiesçai et penchais ma tête en arrière, la laissant reposer un moment sur son épaule. Puis je fis quelque chose qui me surprit autant que lui... je l'embrassais sur la joue. Il sourit et me rendit mon baiser. Sam m'aida à m'asseoir pendant qu'il glissait de derrière moi. Elle me reposa sur le lit et le fit monter en position assise. Je sentis un léger élancement dans le côté qui me crispa et me fit hoqueter légèrement.

Peut être que Jack a raison... peut être que je ne suis pas encore assez forte. Non. Je dois le faire. Cet homme partira après.

Je fermais les yeux, me concentrant sur la disposition de l'infirmerie. Je savais qu'un pôle de machines se trouvait le long du mur de gauche. Cet endroit en valait un autre.

Sam caressa ma joue, se pencha en avant et m'embrassa le front quand je rouvris les yeux.

(Sois prudente, chérie.) J'entendis sa pensée dans ma tête.

"Je reviens tout de suite," dis-je en leur souriant.

Je les regardais tous deux et disparus. Quelques secondes plus tard, je réapparus du côté des machines.

"Merde ! Ca c'était cool !" cria Jack.

Je souris puis hoqueta quand ma jambe se déroba et me fit tomber. Je hurlais de douleur. "Maman !" Je tendis les mains vers Sam en heurtant le sol. Je savais que j'avais arraché les points de suture car je sentais le sang couler le long de ma jambe.

Par l'enfer, d'où venait ce "maman" ?

Jack, Sam, Daniel et le Dr. Fraiser se ruèrent vers moi mais Sam fut la première. Jack immobilisa ma jambe pendant qu'elle me soulevait et me ramenait sur mon lit. Elle me serra contre elle pendant que je pleurais. La douleur s'intensifia, m'obligeant à me rouler en boule... une jambe sortie. Ils me regardaient tous les deux, impuissants comme que je vomissais violemment pendant que Sam me tenait la tête au dessus du bassin. Pour finir, la douleur me paralysa complètement. J'étais incapable d'y faire quoi que ce soit.

Sam sortit du lit quand Jack se dirigea vers Simmons. "Bordel de merde ! Vous avez vu ce qui est arrivé," hurla Jack, les poings serrés. "Je vous ai dit qu'elle n'était pas en état pour faire ça !" Il arma son bras, prêt à frapper.

"Colonel !" aboya le Général Hammond en se plaçant entre eux.

"Général Hammond, aussitôt qu'elle est prête, je m'attends à avoir cet..." Il fit une pause et renifla de dédain. "... enfant transféré dans ma base où je pourrais tester ses capacités."

"Vous pouvez toujours courir !"hurla Sam avec colère, s'approchant également de lui. "Elle n'ira nul part avec vous."

Il se tourna vers Hammond. "Dois-je vous rappeler..."

"Vous n'avez rien à me rappeler. Toutefois, je vais vous rappeler que le Président lui-même a décrété que Jessie resterait au SGC."

"Nous verrons ça," dit Simmons.

Le Général Hammond fit signe à un garde. "Escortez le Colonel Simmons jusqu'à l'extérieur de cette base !"

Le soldat se mit au garde-à-vous. "Oui Général !"

"Soldat ?"

"Monsieur ?"

"Abattez-le s'il résiste."

"Oui Colonel," dit-il en sortant son arme.

"Ce n'est pas fini, Général," dit Simmons avec colère.

"Je crois que si. Foutez le camp de ma base."

Les larmes s'étaient ralenties, mais la douleur était toujours très intense. J'entendis Jack dire : "S'il s'approche d'elle, je le tue."

"Vous et moi ensemble," ajouta Sam.

"Jack," dit le Général.

"Monsieur ?"

"Elle doit être protégée par dessus tout... ça vient directement du Président." Il fit signe à tout le monde de quitter la pièce. "Donnez leur un peu d'intimité."

(Jack ? Sam ?) Pensais-je au lieu de parler afin d'éviter de hurler de douleur.

"Nous sommes là, chérie," dit Jack en se précipitant à mes côtés.

"Ca fait mal," pleurnichais-je, essayant de combattre la nausée qui menaçait à cause de la douleur.

"Je sais, chérie," dit Sam, caressant ma joue et effaçant mes larmes. "Janet ?"

"Juste derrière toi Sam," dit le Dr. Fraiser en injectant quelque chose dans ma perfusion. J'étais si raide, je penses qu'ils croyaient que j'allais m'évanouir. En quelques instants, j'étais détendu.

Ils me soulevèrent et Janet assura mon genou. Les larmes ne s'arrêtaient pas de couler. Elle sutura de nouveau mon genou et leur dit : "Je ne veux aucun de vous dans son lit ce soir. Je ne veux rendre aucun risque avec ces points."

Ils commencèrent à discuter. "Janet..." commença Sam.

"Doc, allez !" argumenta Jack.

"Non Colonel... Sam. Elle est prioritaire. Si la suture saute de nouveau, je ne pourrais plus faire grand chose pour elle."

Ils finirent par accepter. Mais ils prirent chacun une de mes mains dans les leur et me dire qu'ils m'aimaient et qu'ils me protègeraient. Je m'obligeais à arrêter de pleurer pour dormir. Je me sentais effectivement en sécurité. Je me sentais en sécurité dans les mains de... merde, je ne sais pas comment les appeler. 'Sam' et 'Jack' me paraît sans risque.

A suivre...


Je vais essayer de ne pas trainer autant pour vous poster la suite.