Auteur : Jennifer Carter

Traducteur : Severus Snape

Correctrice : Agatha Brume

Disclaimer : Les personnages et l'histoire appartiennent à leurs créateurs respectifs. En revanche, la traduction est à moi.

Résumé : Parfois il n'est pas utile de partir dans un autre monde pour vivre la plus belle des aventures...

Warning : Rated M. Certaines situations décrites (viol, enfant battu...) et l'emploi de termes crus sont de nature à heurter la sensibilité de certaines personnes.

NdT : Bonjour,

Ayant cessé la traduction du Tome 7 de Harry Potter pour des raisons de temps (et aussi pour éviter de voir débarquer les flics chez moi), je me remets donc à tous les projets que j'avais mis en stand-by dans l'intervalle.

Ceci est le premier d'une longue série de chapitres qui viendront combler (je l'espère) votre bonheur de lecteur.

Concernant cette histoire en particulier, l'auteur l'ayant terminée depuis quelques temps maintenant, je vais essayer de faire au plus vite pour vous donner les chapitres manquants.

J'espère que l'attente de vous paraitra pas trop longue et que l'histoire continuera à vous plaire.

Bonne lecture à tous.


Famille

"Mon POV"

Je voulais juste dormir. J'étais si fatiguée. Même avec Jack me secouant un peu, j'étais presque endormie au moment où nous atteignîmes la salle de briefing. Il m'assit sur une chaise entre Sam et lui. Sam tendit la main et saisit la mienne quand j'essayais de me mettre en boule mais ce n'était pas facile avec un bandage. Donc je m'effondrais simplement et somnolais.

"Que se passe-t-il doc ?" demanda Jack. J'ouvris les yeux et m'agitais faiblement. Il se tourna et me sourit. Puis il vit la fièvre dans mes yeux et caressa ma joue de la paume de sa main. Je pouvais voir qu'il était inquiet pour moi. Puis il attrapa mon autre main.

Janet prit une profonde inspiration. "Nous avons trouvé ses parents biologiques."

Six mots. Juste six mots et mon monde s'écroulait. Je n'allais pas être adopté. Mes espoirs d'avoir enfin une famille disparurent.

"Quoi ?" dit Jack d'une voix étranglée. Sam réprima un sanglot. Leurs mains se serrèrent sur les miennes. Ils se rapprochèrent de moi. Ils n'allaient pas me laisser partir sans se battre.

"Vous vous souvenez que j'avais parlé d'un marqueur protéique dans son sang ?"

Tous dirent : "Oui."

"Et bien, il s'avère que c'est héréditaire… du côté de la mère."

Elle se tourna vers moi. "Tu sais qui sont tes parents ?"

Je secouais la tête faiblement. Je commençais à avoir mal à la tête, des larmes coulant silencieusement sur mon visage.

"Durant l'examen de son sang, nous avons également trouvé une autre forme de marqueurs protéiques. Nous pensons que ceux-là viennent du père. Donc, pour tester une théorie, nous avons fait un test ADN."

"Et qu'avez-vous trouvé docteur ?" demanda le Général Hammond. Jack et Sam commençaient à s'impatienter.

Janet prit une nouvelle profonde inspiration. "Ses parents sont là… dans la base."

"Alors ? Qui sont-ils ?" demanda Jack. "Pourquoi ne se sont-il pas encore montrés ?"

Elle essaya de cacher un sourire. "Apparemment, ils n'ont aucune idée que c'est leur fille." Elle fit une pause pour l'effet dramatique, ses lèvres étirées en un léger sourire.

"Comment est-ce possible ?" demanda Jack, incrédule.

"Pourquoi ne me le dites-vous pas ? Vous et Sam êtes ses parents biologiques."

Daniel et le Général Hammond rirent. Teal'c essaya de masquer son sourire.

"Quoi ? Comment, par l'enfer, est-ce possible ?" demanda Jack en serrant ma main.

"Je suis d'accord avec le Colonel. Je pense que je m'en souviendrais si j'avais eu un enfant… avec lui."

Il haussa un sourcil dans sa direction. Elle se contenta de hausser les épaules.

"Pas que je ne souhaite pas que cela soit vrai mon ange," dit Sam en replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille. Je n'arrivais pas à trouver la force de lui rendre son sourire. Je me contentais de la regarder avec de la tristesse dans les yeux. Ouais. Je l'ai déjà dit et je le redis… ma vie est merdique. Je détournais le regard.

Elle commença à dire quelque chose quand une lumière aveuglante emplit la pièce.

"Peut être puis-je répondre à ça, Colonel O'Neill… Major Carter."

La main de Jack se serra sur la mienne. Il pouvait sentir les légers tremblements de mon corps. Il enroula la couverture plus serrée autour de moi et m'embrassa sur le front.

(Qui est-ce ?)

(Heimdall.) – Sam.

"Heimdall," dit Sam à haute voix. "Que faites-vous là ?"

"Le Colonel O'Neill a demandé comment elle pouvait être votre fille. Je peux vous donner la réponse que vous cherchez."

Le regard du Général passa de Heimdall à Jack.

"Dans tous les sens du terme," ajouta Heimdall. "Il y a quelques mois, vous et le Major Carter étiez piégés à bord d'un vaisseau Goa'uld."

"Nous savons ça," dit Jack, sarcastiquement.

"Quand les Asgard découvrirent cela, nous vous transportâmes dans l'un de nos vaisseaux."

"Ouais. Je ne me souviens pas beaucoup de ça d'ailleurs," dit Jack.

"Vous étiez tous deux sévèrement blessés. Nous vous soignâmes. Durant le processus, nous avons réalisé que vous possédiez chacun un marqueur génétique spécifique. Le sang du Major Carter contient le marqueur protéique laissé par sa symbiose avec Jolinar. Colonel O'Neill, votre code génétique a été modifié par le savoir des Anciens téléchargé dans votre cerveau."

Elle fit une pause et me regarda. "Nous décidâmes de combiner les deux lignées génétiques."

"Combinés les… comment ?" demanda Jack.

"Et bien, nous essayâmes de combiner les deux ADN par clonage mais nous échouâmes misérablement."

"Attendez une seconde," l'interrompit Sam. "Exactement combien de temps sommes-nous restés à bord du vaisseau ?"

"Trois de vos années."

"Mais c'est impossible. Nous ne sommes partis que quelques jours," s'exclama Jack.

"Nous étions coincés dans une autre galaxie sans moyen de rentrer à temps. Vous devînmes très intimes."

"Mais, comment… oh…" s'interrompit Jack, la compréhension se peignant sur son visage.

Sam rougit. "Donc, vous… nous avons conçu un enfant… ensemble ?"

"C'est exact. Quand l'enfant eut seize mois, nous vous renvoyâmes seulement quelques jours après votre sauvetage. Vous avez tenté de nous combattre, mais nous devions commencer à tester les capacités de l'enfant dès que possible. Cela ne pouvait se faire avec vous deux présents. Nous modifiâmes vos souvenirs pour coller à la période de temps. Nous pensions être capables de nous occuper de l'enfant. Malheureusement, nous nous trompions."

"Donc, laissez-moi résumer ça…" dit Jack en colère. "Vous nous avez sauvés. Nous sommes tombés amoureux. Nous avons conçu un enfant, eu cet enfant, aimé cet enfant et vous nous l'avez pris ? Vous l'avez emmené loin de ceux qui pourraient l'aimer et la protéger ?"

Sa prise sur ma main se resserra jusqu'à m'en faire presque mal. Je dus faire du bruit car il se tourna pour me regarder. Je vis de la douleur et de la colère dans ses yeux avant qu'il ne retire brusquement sa main de la mienne et se leva. Je savais que ça m'était destiné. Je mis la couverture autour de moi et essayais de me cacher. Je pense que Sam remarqua la douleur dans mon regard car elle me rapprocha d'elle. Mais les dégâts étaient déjà faits. Je laissais les larmes coulées. Je n'en avais plus rien à faire. Il était en colère après moi… il me haïssait.

Pourquoi ce genre de trucs n'arrivait qu'à moi ?

Jack se tourna vers Heimdall. "Pourquoi ?"

"Car cet enfant nous aidera à battre les Goa'uld. Son potentiel génétique contient des talents supérieurs aux vôtres ou à ceux des Goa'uld."

"Ce n'est qu'une enfant !" hurla un Jack en colère en se levant. "Vous savez ce qu'elle a traversé ? Vous le savez ?"

"Malheureusement, après vous avoir renvoyez, nous étions incapable de nous occuper de l'enfant."

Jack l'interrompit brusquement. "L'enfant a un nom. Elle s'appelle…"

Heimdall l'interrompit à son tour. "Jessica."

La mâchoire de Jack tomba. "Comment savez-vous ça ?"

"Le Major Carter a nommé votre fille le jour de sa naissance. Jessica Caitlin O'Neill… Jessie est son surnom… que vous lui avez donné O'Neill."

Il regarda Jack puis Sam. "Après vous avoir renvoyé, nous étions incapable de nous occuper d'elle. Nous la renvoyâmes, voulant la faire arriver exactement au même moment que vous. Nous allions vous rendre vos souvenirs d'elle et vous la rendre. Cependant, une éruption de votre soleil envoya notre vaisseau huit ans dans le passé au lieu de trois. Maintenant, ce que vous allez faire de ses connaissances et de ces pouvoirs dépend de vous."

"C'est des conneries. Vous avez merdé et vous voulez nous faire ramasser les morceaux, hein ?" dit Jack toujours en colère. Je crois qu'il avait oublié que j'étais encore là car je pense que c'est la seule raison qui explique ce qu'il dit ensuite. "Vous vous attendez à ce que nous payions pour vos erreurs."

Je hoquetais et le Général Hammond se leva. "Colonel O'Neill !"

Il cligna des yeux et, se souvenant que j'étais là, se tourna vers moi, de la douleur dans le regard. Il réalisa soudain ce qu'il venait de dire.

"Oh merde. Ma puce, je suis désolé. Je ne voulais pas…" commença-t-il en tendant sa main vers moi.

"Papa." Je pleurais doucement et disparus.

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"POV de Jack"

"Jessie !" hurlais-je en même temps que Sam.

Heimdall parla, visiblement choqué.

"Nous la gardons confiné à la base. Ca prend toute mon énergie. Elle est peut être très jeune mais elle est déjà extrêmement puissante. Nous allons vous rendre vos souvenirs maintenant."

Une lumière aveuglante emplit la salle et deux faisceaux se posèrent sur nos têtes. La réception des souvenirs de la conception et de la naissance de Jessie nous secoua tous les deux. L'amour que nous avions pour elle et la joie que nous avions de l'avoir avec nous revinrent comme une marée. Je me souvins que son premier mot fut 'papa', que Sam lui avait appris à ramper et moi à marcher. Je me rappelais la faisant manger et la baignant.

Dieu ! Comment ais-je pu oublier ça ?

J'attrapai Sam par la main et l'entraînai vers la porte.

"Viens. Nous devons la trouver," dis-je.

J'entendis Heimdall dire : "Je m'excuse pour ceci. J'espère que tout est résolu à votre entière satisfaction." Puis il partit.

"Général Hammond. Ne devrions-nous pas suivre le Colonel O'Neill et le Major Carter ?" demanda Teal'c.

"Non, Teal'c. Donnez à ses trois-là du temps seuls. Dieu seul sait ce qui va se passer maintenant."

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(Mes quartiers)

"Mon POV"

Jack ouvrit violemment la porte des quartiers de Sam.

"Jessie !" hurla-t-il en entrant en courant dans la pièce, Sam sur ses talons.

Je me blottis dans mon lit en pleurant, essayant de disparaître.

"Laissez-moi tranquille ! Pourquoi je peux pas partir d'ici ?" pleurais-je en frappant le mur avec mon coude.

Jack attrapa mon bras pour m'empêcher de me faire mal. Il tourna mon visage vers lui.

"Arrête ça ! Tu vas te faire mal !" dit-il.

"Je m'en fiche ! Laissez-moi partir !" lui criais-je en jetant ma tête contre le mur.

"Non ! Je ne te laisserais jamais partir ! Arrête ça !" Il me prit dans une étreinte féroce alors que je luttais contre lui.

"Va te faire foutre !" hurlais-je.

"Heimdall t'empêche de disparaître d'ici. Il te garde ici… où tu appartiens. Ta vie est ici, chérie… avec nous," dit Sam.

Je secouais la tête, laissant couler mes larmes en 'affaissant contre Jack.

"Vous m'avez menti ! Vous ne voulez pas de moi ! Pourquoi vous ne me laissez pas mourir ! Vous ne voulez pas de moi !" sanglotais-je.

Jack caressa mon dos en lents cercles pour essayer de me calmer, même si lui aussi tremblait… tout comme Sam.

"Nous te voulons…" dit-il d'une voix brisée. "Nous te voulons."

"Non, c'est pas vrai ! Je suis une erreur. Je ne devrais même pas être là. Tu l'as dit toi même,"accusais-je en luttant de nouveau contre lui.

Jack prit une inspiration tremblante. "Je suis tellement désolé d'avoir dit ça, ma puce. Je ne voulais pas que cela sorte de cette façon."

Je fermais les yeux en secouant la tête et arrêtais de me battre avec lui. Il était simplement trop fort.

"Vous ne voulez pas de moi. Vous ne m'aimez pas."

Il poursuivit. "Je te veux… je t'aime. La seule erreur est que nous n'ayons pas eu une chance de te connaître… de t'élever."

"Mais tu es en colère après moi. Je l'ai vu dans tes yeux," insistais-je.

Il se recula et me tint à longueur de bras. Il lâcha mon bras et effaça une larme.

"Non chérie. Pas après toi, pour toi," dit-il.

Je me libérais de la prise de Jack et m'appuyais de nouveau contre le mur. Je fermais les yeux pour lutter contre l'insupportable douleur et vide grandissant en moi. Je sentis les murs se reconstruire. Je n'allais pas avoir mal… je ne le laisserais pas me faire mal. Mais je ne pouvais rien dire. Je restais assise là avec un genou sous mon menton.

"Nous sommes en colère pour toi, chérie," dit Sam en s'asseyant sur le lit.

S'appuyant contre le mur, Jack passa ses doigts dans ses cheveux avant de répondre.

"Je suis en colère car tu as traversé l'enfer… un enfer que tu n'aurais jamais dû avoir à traverser. Je suis en colère parce qu'on t'a enlevé à moi… à nous."

Sam mit son bras autour de mes épaules et m'étreignit. Je ne sais pas pourquoi je ne m'éloignais pas d'elle. Je ne pouvais pas. Malgré la douleur, je me sentais en sécurité dans les bras de Sam.

"Je suis en colère parce que toute la douleur que tu as dû endurer aurait pu être évitée. Je n'ai jamais pu chanter pour toi… te tenir… te regarder grandir," dit-elle.

Je sentis ses larmes tombées sur ma tête.

Jack détourna son regard de moi.

"J'ai perdu mon fils, ton frère, Charlie il y a quelques années. Je n'ai jamais cru que quelque chose puisse faire aussi mal." Il se tourna vers moi, ses yeux remplis de larmes et d'une totale désolation. "Mais ça, si. Ca, si."

Il tendit la main vers moi mais je m'éloignais de lui à cause de la douleur dans ma poitrine. J'avais du mal à respirer.

Il laissa sa main retomber et baissa le regard, tremblant d'une émotion difficilement contenue.

"Je suis tellement désolé. S'il te plait ma puce. S'il te plait ne me déteste pas. Jessie, s'il te plait," supplia-t-il.

Je ne pouvais plus respirer. Je restais assise là un moment. Je ne savais vraiment as quoi faire. Mais il était mon père… Je pense que nous l'avons toujours su. Nous avions senti la relation. Cela m'aida à prendre ma décision. Je mis ma main sur le menton de Jack, tournant son visage vers moi.

"Je ne te déteste pas. Je t'aime… papa," dis-je doucement.

Le barrage céda et il m'étreignit fort. Il sanglotait incontrôlablement.

"Je t'aime ma puce." Il me tint pendant que nous pleurions tous les deux puis il tendit sa main vers Sam. Elle mit ses bras autour de nous deux. Même à travers ma fièvre, je sentis les murs disparaître de nouveau. J'avais peur mais j'étais en sécurité.


A suivre…