Auteur : Jennifer Carter

Traducteur : Severus Snape

Correctrice : Agatha Brume

Disclaimer : Les personnages et l'histoire appartiennent à leurs créateurs respectifs. En revanche, la traduction est à moi.

Résumé : Parfois il n'est pas utile de partir dans un autre monde pour vivre la plus belle des aventures...

Warning : Rated M. Certaines situations décrites (viol, enfant battu...) et l'emploi de termes crus sont de nature à heurter la sensibilité de certaines personnes.

NdT : Bonjour,

Et oui enfin le neuvième chapitre !!! Il était temps me vous direz !!! Et vous avez parfaitement raison !!!

Bon, après ce mea culpa un peu facile et rapide, je vous présente toutes nos excuses pour cette attente.

Comme je le disais un tout petit peu plus haut, c'est le neuvième. Il est court mais il est là et … PAS CORRIGE … une fois de plus.

Je vous demande, comme depuis plusieurs chapitres déjà, de l'indulgence.

Tag, beta lectrice attitré et exclusive de ma personne, n'a rien fait. Non qu'elle ne fasse rien le reste du temps mais, sur ce coup-là, il lui en manque et comme elle n'est pas super fan … elle me laisse tombée Bouhhhhhhh pauvre de moi.

Nan, je plaisante, un peu … elle bosse sur d'autres projets en cours avec des dates butoirs qui se rapprochent, rapprochent, rapprochent …

Bref, bonne lecture à tous et pensez aux reviews. Elles sont comme les cadeaux surprises de la petite souris.


Enervée

"Mon POV"

Quand je me réveillais le lendemain matin, ma peau était tendue, ce qui rendait chaque mouvement presque douloureux. Mais c'était à prévoir. Après tout, la nuit précédente, j'avais essayé de m'ébouillanter. Stupide idée, je sais. Mais je ne pensais pas vraiment logiquement à ce moment là.

J'étais coincée enter maman et papa, tous deux encore endormis. Je voulais rester étendue là pour toujours. Mais la tension occasionnée par ma vessie pleine m'obligea à me lever. Je me glissais doucement hors du lit pour ne pas les réveiller. Je savais qu'ils s'étaient réveillés et avaient parlé après le départ des autres. Je savais qu'ils avaient parlé de moi et de ce qui allait se passer maintenant.

Je souris et sortis de la chambre. Tu parles de se sentir mieux. Maintenant que je bougeais, je n'étais pas si raide. Je pensais à faire le petit déjeuner mais je devais me laver les dents avant de faire autre chose. J'avais un très mauvais goût dans la bouche. J'entendis du mouvement dans l'autre pièce. Je sus qu'ils étaient réveillés. Je crois qu'ils ont tous deux réalisés que je n'étais plus là en même instant.

Ils crièrent : "Jessie !"

Je ne pouvais pas parler. Pas avec la bouche pleine de dentifrice. J'étais encore trop endormie pour leur penser où j'étais. Je les entendis sortir du lit et courir à travers la maison. Je frappais sur la porte pour leur dire où j'étais. Ils m'entendirent et arrivèrent ventre à terre.

"Qu'est-ce que tu fabriques ? Pourquoi tu ne réponds pas ?" hurla papa. Je tressaillis et me reculais contre le lavabo. Je savais qu'il était inquiet… fou d'inquiétude.

Maman mit sa main sur son bras pour le calmer.

"Doucement Jack. Elle va bien."

Je leur tournais le dos et me rinçais la bouche. Quand je me retournais, je murmurais : "Je voulais juste…"

Papa ma tendit les bras. "Je suis désolé. Viens là mon ange."

Je m'approchais d'eux. "Je voulais juste me laver les dents."

"Je suis désolé ma puce," dit papa en me caressant le dos. "Tu m'a fait peur. Je pensais qu'après la nuit dernière…" Il laissa la phrase en suspens alors que sa voix se brisait.

Je me raidis et me reculais. Il me laissa partir.

"Je sais ce que tu as pensé," dis-je d'une voix atone… bon point pour moi. Aucune émotion.

Maman essaya de détourner la conversation. "Tu as faim ma puce ?"

"Plus maintenant," répondis-je en évitant de laisser percer toute trace d'émotion dans ma voix. Je les poussais pour sortir et entrais dans ma chambre. Je claquais la porte. Je décidais d'aller courir. J'avais besoin de réfléchir… de m'éclaircir les idées. Je mis un short et un t-shirt. Je me bandais les chevilles quand la porte s'ouvrit. Levant les yeux, je les vis debout là. Je ne dis rien. Je finis de bander mes chevilles et enfilais mes chaussures. Ils restèrent plantés là à me regarder.

"Quoi ?" demandais-je en me redressant.

"Qu'est-ce que tu fais ?" demanda papa avec désinvolture. Pas d'humeur pour ça.

"Je vais courir," dis-je simplement en essayant de le contourner.

"Un peu d'exercice me fera du bien. Je viens avec toi," dit maman en partant vers leur chambre.

Papa resta un moment là, simplement à me regarder. Je sais qu'il voulait dire quelque chose à propos de ce qui venait de se passer. Je me contentais de le fixer. Au lieu de ça, il dit : "Je viens aussi." Puis, lui aussi partit vers leur chambre pour se changer.

Je poussais un gros soupir. Je voulais juste être seule. J'avais besoin de temps pour réfléchir. Mais je savais qu'ils ne me laisseraient pas. Au moins pas avant un bon moment… pas après la cascade que j'avais faite hier soir. Mais, comme je l'ai dit, je ne pensais pas vraiment raisonnablement.

Je descendis les escaliers et commençaient à m'étirer en les attendant. Quand je n'étais pas enfermée à la cave, je courais simplement pour être loin d'eux. Ils s'en fichaient. Ils verrouillaient toujours la porte quand je revenais. Je revenais toujours. Merde, ils savaient que je n'avais nul part ailleurs où aller.

Avant la dernière correction, je faisais dix kilomètres par jour ; cinq le matin et cinq le soir. Je sais que ça fait beaucoup pour une enfant de dix ans, mais j'étais active. Je ne pouvais pas rester sans rien faire. J'étais si absorbée par mes étirements que je ne remarquais pas maman et papa en haut des escaliers, me regardant en silence. Je m'étirais en penchant le dos vers l'arrière et entendit un hoquet.

Je me redressais et les regardais. "Vous êtes prêts ?"

Ils acquiescèrent et descendirent les marches.

"Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi souple," dit papa avec un sourire.

Je haussais les épaules. "Ca m'aide à me détendre le dos quand je cours."

Maman me sourit. "Depuis combien de temps cours-tu ?"

Je haussais de nouveau les épaules, pas vraiment sûre. "Assez longtemps."

"Quelle distance cours-tu ?"

"Cinq kilomètres le matin, cinq le soir… pour rester loin de la cave."

Papa tressaillit puis siffla. "Dix kilomètres ? Dis donc…"

"Waouh. C'est plus que toi, Jack… et elle n'a que dix ans," dit maman en riant.

Il la souleva et la fit valser.

"C'est peut être le cas mais nous n'allons pas faire huit kilomètres ce matin." Il l'embrassa, la reposa par terre et pointa son doigt sur moi. "Tu auras de la chance si je te laisse faire deux kilomètres aujourd'hui."

"Mais papa ! Pourquoi ? Je peux faire bien plus que deux kilomètres." Me voila revenu à 'maman' et 'papa'. Merde, je ne saurais vous dire pourquoi mais ça me faisait bizarre de les appeler 'Jack' et 'Sam'. Les techniques de distanciation ont leurs défauts.

"Parce que, mon cœur." Il m'attira à lui. "Tu étais plutôt en forme à ce moment là. Ca va prendre du temps avant que tu ne retrouves toutes tes forces. Je ne veux pas courir le risque que tu sois de nouveau blessée."

"Bon, d'accord," concédais-je en me reculant vers la porte. "Il y a juste un problème avec ça."

Papa lâcha maman. "Et quel est-il ?" demanda-t-il, un air insolent sur le visage.

"Tu vas devoir m'attraper pour m'arrêter," riais-je en ouvrant la porte et en courant dehors.

Blam

J'eus l'impression d'avoir heurtée un mur de brique. En fait, j'étais rentrée dans Pete Shanahan. Il m'attrapa fermement les deux bras.

"Inspecteur Shanahan, que pouvons-nous faire pour vous ?" demanda papa.

Pete resserra sa prise sur mon bras.

"Oh ! Lâche-moi enfoiré !"

Papa s'avança et brisa facilement la prise de Pete. Il me tira entre son dos et maman.

"Que voulez-vous inspecteur ?" demanda-t-il, la colère clairement audible dans sa voix.

"Je dois parler à Samantha."

"Pete, je t'ai dit hier soir qu'il n'y aurait jamais rien entre nous. Que veux-tu ?" demanda maman.

Il secoua la main, chassant les mots de Sam. "Oh, je sais ce que tu as dit. Mais hier soir, tu étais inquiète pour cet enfant que tu dis être le tien. Je sais que tu ne le pensais pas."

"Oh si, je le pensais. Je ne serais jamais avec toi."

"Pourquoi pas ?" demanda Pete.

"Parce que j'aime Jack et notre fille."

Papa commençait à perdre patience. "Ecoutez, nous allons être en retard, donc si ça ne vous fait rien…"

Pete ignora papa. "J'ai tué un homme pour toi hier soir et c'est comme ça que tu me remercies ?"

Papa se tourna vers nous. "Sam, toi et Jessie allez à la voiture," dit-il en lançant les clés à maman.

"Viens, chérie," dit-elle en me prenant par la main.

Pete nous barra le chemin et sortit son arme.

"Ne bougez pas. Je veux tout le monde à l'intérieur, maintenant," dit-il en indiquant la maison avec son pistolet. Papa se glissa près de nous.

C'en était trop. J'en avais assez des gens qui me poussaient à bout. C'était mon tour de les pousser… et dieu que j'allais pousser fort.

Je me tournais vers papa. (Maman ? Papa ?)

Ils me regardèrent. (Oui chérie ?)

Je pris une profonde inspiration. (Couchez vous !)

Papa se jeta sur le sol en entraînant maman avec lui. Je levais les bras et l'arme s'envola des mains de Pete.

"Qu'est-ce que… ?" hurla Pete en se ruant sur moi.

Je poussais mes bras en avant et il décolla, allant atterrir dans l'herbe avec un bruit mat. Je m'approchai et ma plaçai au-dessus de lui alors qu'il essayait de s'asseoir. Je tendis ma main. Je le fixais droit dans les yeux. Ma main droite contenait une espèce de boule incandescente.

C'est nouveau, ça.

Je sus que je pouvais le tuer avec. J'entendis maman et papa hoqueter. Je sus qu'ils avaient vu la boule dans ma main. Papa aidait maman à se relever.

"Inspecteur," dis-je d'une voix que je conservais atone.

Il chercha son souffle. "Qu'es-tu ?" siffla-t-il.

Papa et maman s'approchèrent de nous. Papa mit ses bras autour de moi pendant que je disais : "Regardez-moi, inspecteur." Il le fit. Il n'avait pas le choix. "Ne faites pas chier ma famille ? Vous avez compris ?"

Je levais la main avec la boule toujours rougeoyante. Je le laissais la voir. Je l'approchais à quelques centimètres de sa poitrine et la peur et la compréhension naître en lui. Il sut que je pouvais le tuer si je le voulais. Je la jetais en l'air, la rattrapais, la fit rétrécir pour enfin la faire disparaître.

"Qu'es-tu ?" demanda-t-il encore.

"Elle est quelque chose de vraiment spécial… et seule de son genre," dit papa.

Nous commençâmes à nous éloigner mais papa s'arrêta. Se tournant vers Pete, il dit : "Inspecteur, pour faire écho aux paroles de ma fille," Il me regarda et sourit, "et nous devons toujours parler de cette histoire de vocabulaire… 'Ne faites pas chier ma famille'."

Papa nous ouvrit la porte. Je me glissais sur le siège entre lui et maman. Nous partîmes pendant que Pete se relevait. Aucun de nous ne remarqua le van garée plus bas dans la rue et filmant tout.


TbC…