Auteur : Jennifer Carter
Traducteur : Severus Snape
Correctrice : Agatha Brume
Disclaimer : Les personnages et l'histoire appartiennent à leurs créateurs respectifs. En revanche, la traduction est à moi.
Résumé : Parfois il n'est pas utile de partir dans un autre monde pour vivre la plus belle des aventures...
Warning : Rated M. Certaines situations décrites (viol, enfant battu...) et l'emploi de termes crus sont de nature à heurter la sensibilité de certaines personnes.
NdT : Bonjour à tous,
En r'tard, en r'tard, en r'tard, je suis en r'tard, dit Sev' en regardant sa grosse montre à gousset …
Trop de boulot, beaucoup de fatigue, des vacances il est vrai mais celles-ci je les aie vraiment utilisé à ne rien faire, juste glander toute la sainte journée, à zieuter la TV, me mettre à jour de mes séries préférées (puisque la grève des scénaristes est enfin terminée aux States).
Je vous poste un chap' que j'avais dans mon pc, toujours pas bêtalecté … comme d'hab'.
Biz
Sev' à la recherche d'énergie et de temps pour se mettre à jour de ses trad'
Grand-père
Dès notre retour sur Terre, maman vendit sa main et nous nous installâmes chez papa de façon définitive. Pendant la journée, tout allait bien. SG-1 était au repos pour un moment de manière à ce que je puisse me réhabituer tranquillement après avoir passé une semaine chez les Nox.
Pendant la journée, j'étais occupée… je n'avais pas le temps de penser. Mais les nuits étaient difficiles; Trop de rêves. Ils recommencèrent à dormir avec moi et cela m'aida. Mais je me réveillais toujours couvertes de sueurs froides, en larmes, en criant ou les trois en même temps. Quand cela arrivait, ils me prenaient dans leurs bras et me réconfortaient jusqu'à ce que je me rendormis.
J'avais presqu'onze ans. J'étais trop vieille pour dormir avec mes parents. Alors, la nuit précédent leur reprise d'activité, je rampais hors de leur lit et me rendis dans ma propre chambre. Je tirais les couvertures sur ma tête et m'accrochais à mon ours Air Force. Même effrayée comme je l'étais, je ne mis pas longtemps à m'endormir.
Lorsque je me réveillais le lendemain matin vers 06h00, ils se tenaient au-dessus de moi en souriant. "Quoi ?" demandais-je.
"Bonjour, mon ange," dit maman.
"Salut mon soleil," dit papa.
Je m'étirais et me frottais les yeux. "Bonjour."
"Bien dormie, chérie ?" demanda papa.
J'y réfléchis un peu puis haussais les épaules. "Bien, je suppose." J'y pensais encore. "Hé ! Pas de cauchemars !"
"Bien !" dit papa en me faisant sourire. "C'est pour ça que je t'appelle 'mon soleil'. Tu as faim ?"
Mon appétit était inexistant depuis que j'étais rentré. Je ne mangeais que lorsque l'on me forçait et pas beaucoup. "Ouais."
Maman me tira du lit. "Viens."
Papa me prit sur son dos. "Que dirais-tu d'une omelette ?"
"Ca a l'air bien," dis-je en enroulant mes bras autour de s on cou et en posant ma tête sur son épaule.
Il me porta en bas et m'assit sur un tabouret de bar. "Tu veux quoi dans ton omelette ?"
"Humm… fromage, jambon et champignons."
"Une fille comme je les aime." Il sourit. "Et toi, chérie ?" demanda-t-il à maman.
"Pareil," dit-elle en sortant le jus de fruit et le lait du frigo. "Lequel veux-tu en premier, mon cœur ?"
"Du lait s'il te plait." Elle m'en versa un verre et me le tendit. "Merci."
"De rien."
Je bus un peu. "Maman ?"
"Oui mon ange ?"
"A quelle heure devez-vous y être ?"
Humm… 08h30. Pourquoi ?"
"Comme ça. Vous pourrez me déposer chez Cassie en chemin ?"
"Nan."
"Pourquoi non ?" demandais-je en buvant encore un peu de lait.
"Tu n'as pas besoin de baby-sitter aujourd'hui. Tu viens avec nous. Le Général Hammond nous a demandé de t'amener. Il a dit que les Tok'ra voulaient te parler."
"Et c'est parti," marmonnais-je.
"Quoi ?" demanda papa;
"Rien, papa."
"Mon cœur… " commença-t-il.
On frappa à la porte. "Qui ça peut bien être si tôt le matin ?" marmonna maman. "J'y vais." Elle se leva de table et m'ébouriffa les cheveux. "Tiens-toi."
"Ouais, ouais, ouais," dis-je.
Avant que papa ne puisse continuer sa phrase, je demandais. "Papa, je peux aller regarder la télé ?"
"Chérie…" Il me regarda. "D'accord, vas-y." Il soupira et passa sa main dans ses cheveux en me regardant em lever et sortir de la cuisine. Il me saisit gentiment le bras; "Hé. Tu vas bien ?" demanda-t-il doucement.
"Ca va."
"Chérie ?" grogna-t-il.
"je vais bien papa. Vraiment." Je lui fis mon plus beau sourire… du moins essayais-je. Je sais qu'il apparut tendu.
"Ok. Va voir Rocket Power." Il m'embrassa.
"Cool," souris-je tandis qu'il riait.
Je courus dans le salon au moment où maman ouvrit la porte. J'allumais la télé et me roulais en boule sur le canapé pour boire mon lait. Je n'entendis pas maman retourner dans la cuisine. Je ne vis pas qui était à a porte.
Environ dix minutes plus tard, papa appela. "Chérie, le petit-déjeuner est prêt."
"J'arrive."
J'éteignis la télévision et retournais dans la cuisine. Mon cœur s'arrêta. Jacob Carter était assis à table. J'avais un mauvais pressentiment. J'espérais presque que les Tok'ra enverraient quelqu'un d'autre que mon grand-père… non … Jacob. J'ai faille le tuer. Je n'arrivais à le concevoir comme mon grand-père.
Je regardais papa et, mal à l'aise, m'assis à côté de maman. "Tout va bien, chérie. Tiens," dit-il en mettant l'omelette devant moi. "Mange." Maman mit un verre de jus d'orange à côté de l'assiette.
Je commençais à manger, goutant à peine la nourriture. Ma gorge était tellement sèche que j'avais du mal à avaler. Je ne prêtais pas attention à ce qu'ils disaient. La chanson de Linkin' Park In the End passait en boucle dans ma tête. Je sentis quelqu'un ou quelque chose sonder mon esprit alors je me concentrai sur la chanson.
I kept everything inside and even though I tried, it all fell apart (Je gardais tout à l'intérieur et même si j'essayais, tout s'écroula)
What it meant to me will eventually be a memory of a time when I tried so hard and got so far. (Ce que cela signifiait pour moi deviendra peut être un souvenir d'un temps où j'essayais tant et arrivais si loin.)
But, in the end it doesn't even matter. (Mais à la fin cela ne compte même pas.)
I had to fall to lose it all, but in the end, it doesn't even matter (Je devais tomber pour tout perdre, mais à la fin cela ne compte même pas.)
Maman me toucha le bras, me faisant sursauter. "Mon ange."
"Humm ? Quoi ?"
Elle sourit et remit une de mes mèches derrière mon oreille. "Mon père t'a posé une question."
"Quoi ?" demandais-je sans vraiment le regarder.
"Qu'est-ce que ça veut dire ?" répéta-t-il.
"Qu'est-ce que 'quoi' veut dire ?" dis-je ne le regardant toujours pas.
"'A la fin cela ne compte même pas'."
"C'est une chanson. In the End de Linkin' Park. Cela me distrait. Ca m'aide à m'échapper quand je suis…" Je m'arrêtais. Tous me fixaient.
"Jacob, elle n'a pas entendu notre conversation."
Ils rirent tous. Je n'aimais pas qu'on se moque de moi. Ca m'était arrivé tout au long de ma vie. J'eus mal au cœur. Je posais ma fourchette et me reculait de la table.
"Puis-je sortir de table ?" demandais-je à maman.
Leurs rires moururent. "Chérie…" commença-t-elle.
Je regardais papa. "Papa, j'ai fini. Je peux y aller ?"
"Mon soleil, nous ne rions pas…" commença-t-il.
"Ne m'appelle pas comme ça," dis-je. J'eus un bref moment de satisfaction devant son air désemparé.
Jacob me regarda étrangement. "Hé allez."
Je me levais. "Lâches-moi." Je me téléportais sans attendre de réponse. Encore ces écarts de langage.
J'atterris dans ma chambre sans y penser. Je ne remarquais même pas que ma porte était encore ouverte jusqu'à ce qu'ils y soient presque. Ils courraient. Ce fut presque comique… leur expression lorsque je fermais la porte d'un mouvement de tête et la verrouillait de même.
J'entendis quelqu'un tambouriner dessus. Jessica Caitlin O'Neill. Ouvre cette foutue porte sur le champ," hurla papa.
"Va te faire foutre !" répondis-je avant d'allumer ma chaine hifi. Les haut-parleurs crachèrent Runaway de Linkin' Park. Je m'habillais calmement puis m'effondrais sur le sol en sanglotant.
Ils ont ri de moi. Ils le savent pourtant. Ils savent que je n'aime pas qu'on se moque de moi. Oh Dieu. Mes propres parents se moquaient de moi.
Ils frappaient toujours à la porte. J'entendis une clef tourner dans la serrure mais ne bougeais pas.
"Chérie, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui ne va pas ?" demanda papa en tombant à genoux devant moi.
Je posais ma tête sur mes genoux et enroulais mes bras autour sans répondre. Maman s'assit à côté de moi. "Chérie, parles-nous."
Je secouais la tête de colère. Mes larmes coulaient. Maman tendit la main vers moi. "Ne me touches pas." Ses yeux s'agrandirent de douleur tandis qu'elle retirait sa main.
"Sam, je crois que je sais ce qui s'est passé," dit Jacob.
"Quoi papa ?" demanda maman sans me quitter des yeux.
"Nous avons ris."
"Ouais."
"Elle pense que nous nous moquions d'elle."
"C'est des conneries, Jacob," dit papa. "Elle sait que nous ne ferions jamais ça."
"Jack a raison, papa." S'adressant à moi, elle dit, "Chérie, tu sais…"
"Regardez son visage."
J'essayais de garder une expression impassible mais échouais. Ils virent ce qu'ils avaient fait. Il virent la douleur dans mes traits.
"Merde," dit papa. "Chérie, je suis désolé." Il tendait la main vers moi mais je me reculais vivement.
"Je n'aime pas qu'on se moque de moi," dis-je d'une voix pleine d'angoisse.
"Nous savons."
"Alors pourquoi l'avez-vous fait ?" pleurais-je en le regardant puis détournant les yeux.
Papa tendit de nouveau la main vers moi. Cette fois, je le laissais mettre ses bras autour de moi. "Chérie, nous ne riions pas de toi. Nous riions ce que tu as dit."
"En d'autres termes, vous riiez de moi," dis-je.
"Non," dit-il en me prenant les bras et en me forçant à le regarder. "Chérie, regardes-moi. Tu as dit que cette chanson te distrayait. Tu n'as pas entendu Jacob dire qu'il avait besoin de se distraire des affaires Tok'ra. Son expression quand tu as dit ça était sans prix. Tu as disparu avant qu'on puisse t'expliquer."
"Sam, puis-je ?" demanda Jacob.
"Vas-y, papa."
Il s'agenouilla devant moi. Je me protégeais. Un éclair de douleur passa dans ses yeux. "Jessie, je ne vais pas te faire de mal; Tu sais que je fais parti de la résistance Tok'ra." J'acquiesçais. "J'ai parlé à Jack et Sam et leur ai demandé la permission de t'emmener avec moi dans une baser Tok'ra."
Et c'est parti.
"Pourquoi ?" demandais-je à voix haute.
"Et bien, j'ai beaucoup d'amis qui aimeraient te rencontrer." Il sourit. "Et ça me donnerait une chance de mieux connaître ma petite-fille… et Selmak aimerait également te connaître."
Dire que cela me choqua était un euphémisme. Je savais qu'ils étaient deux là-dedans mais je ne savais pas qu'ils pouvaient se 'parler'. Je le fixais, la bouche ouverte.
"Vraiment ?" J'essayais d'être sarcastique. J'échouais lamentablement. Je ne pouvais empêcher ce satané espoir de percer dans ma voix. Je m'essuyais les yeux.
"Vraiment," dit Jacob en souriant.
"Mais…" Papa leva un doigt. "Il y a une stipulation."
"Une stipu-quoi ?" demandais-je.
"Stipulation," rit-il en m'ébouriffant les cheveux.
"Qu'est-ce que ça veut dire ?"
"Il doit se passer quelque chose pour que tu puisses aller avec lui."
"Quoi ?"
"Je lui ais dit que là où tu allais, nous allions," dit-il.
"Cool."
"Chérie, ton père n'a pas la meilleure des influences sur toi," dit-elle en riant devant son expression.
"Ouais, mais tu m'aimes quand même," dit-il en l'attirant à lui pour l'embrasser.
"Oui," dit maman.
"Louez une chambre," grognais-je.
"Vous, ça suffit maintenant," dit papa en se levant. Il me mit sur mes pieds et me jeta sur son épaule. Je riais tellement que je faillais tomber lorsqu'il me porta en bas.
La taxi de Jacob l'attendait dehors. "Je dois y aller pour aujourd'hui mais j'imagine que je vous verrais tous les trois demain à la base."
"Ok, A demain papa," dit maman.
Papa me posa sur le canapé. "Voila ce qu'on va faire. Toi, mon unique soleil, tu vas aller préparer des affaires pour au moins trois semaines."
"Comme quoi ?"
"Shorts, chaussettes, les inmentionables." Il rougit. "T-shirts… oh et n'oublies pas la Gameboy."
"Tu veux juste jouer aux Simpsons."
"Sacré maline. Maintenant file."
Je remontais dans ma chambre, attrapais mon sac et décidais ce que j'allais emmener : t-shirts, shorts, petites culottes, chaussettes, pyjamas. Tout le nécessaire.
La guitare, mon ours Air Force, la Gameboy, des jeux, le lecteur CD, des Cds… humm… Linkin' Park, New Found Glory, Ataris, Green Day, Weezer, Blink-182, Toad… ça va le faire.
"N'oublie aps ta brosse à dents et les Pierrafeu !" cria maman.
"Ok… ok… ok."
Une demi-heure plus tard, j'étais prête à partir. En descendant, j'allais dans la cuisine prendre quelques indispensables… nouilles chinoises, spaghettios, fruit loops, etc. J'entendis des rires derrière moi.
"Tu déménages, mon cœur ?" demanda papa avec un sourire.
"Non mais je ne prends aucun risque avec la nourriture alien." Je souris. "Et je ne mangerais sûrement pas de rations militaires."
"Très bien," dit-il en me jetant de nouveau sur son épaule. Il ramassa mon sac et maman prit la guitare. "Ok, les enfants, en route."
Il me déposa dans la voiture et mon sac dans le coffre. Nous nous rendîmes à la base en plaisantant et en riant. Mais je devenais nerveuse. Je n'avais pas passé de temps avec Jacob depuis les Nox. D'après maman, il ne men voulait pas. Je n'en étais pas sûre. C'était quand même ma faute.
"A quoi tu penses ?" demanda papa.
"A rien… à tout."
"Chérie, tu n'as pas à être nerveuse," dit maman.
"Dis ça à mon estomac," marmonnais-je.
Ils rirent et maman me fit un câlin. "Tout ira bien."
Nous passâmes la nuit à la base. Etonnement, je passais une très bonne nuit. J'étais nerveuse… très nerveuse.
Lorsque je vivais au SGC, papa avait fait faire quelques uniformes à ma taille. Je choisis la version désert. Ils pensaient que j'étais mignonne en militaire. Nous avions fait des photos dans nos uniformes… tous ensemble… maman, papa, moi, Daniel et Teal'c. Pratiquement tout le monde su la base en avait une copie. Vous parlez d'un embarras.
Ils ne me donnaient pas de Zat mais je n'en voulais de toute façon pas. J'avais ma propre protection… j'espérais seulement qu'elle fonctionnerait quand j'en aurai besoin.
Papa et maman sortirent de l'armurerie avec leur P-90 et Zat. Papa remarqua mon sourcil levé à son intention et sourit. J'avais appris ça de Teal'c.
"Ne jamais partir sans eux. De plus," dit-il en passant un bras autour de mes épaules et un autour de celle de maman. "Comment pourrais-je protéger les femmes que j'aime ?"
Je toussais et roulais des yeux lorsqu'il embrassa maman. Puis il tendit un doigt vers moi. "Ne le dis pas."
"Ne pas dire quoi ?"
"'Louez une chambre'."
"Papa ?"
"Oui ?"
"Louez une chambre," dis-je en riant. Je partis en courant mais il me rattrapa au milieu du couloir et me jeta sur son épaule.
"Papa, si tu continues à faire ça, tout mon sang va descendre dans ma tête," me plaignis-je.
"Trop tard… c'est déjà fait," dit-il en me remettant sur mes pieds avec un sourire.
Je le frappais à la poitrine. "Et c'est moi la maline ?"
"J'ai le droit. Je suis ton père." Je pouffais et lui tirais la langue. "Hé. Ricanement interdit."
Je lui tirais de nouveau la langue. Nous rîmes tout le long du chemin vers la salle de contrôle. Mon rire mourut dès que j'atteins la porte. Je n'avais pas vraiment envie d'y aller.
Ils posèrent leur main sur mes épaules. Je tremblais. "Tout va bien, chérie," dit papa.
"Doucement mon cœur," dit maman.
Je déglutis. "J'ai peur maman. Je… je ne sais pas si je peux le faire."
"Tu n'as pas à le faire si tu ne veux pas."
"Vraiment ?"
"Vraiment."
Je pris une profonde inspiration et réfléchit pendant une minute oud eux. Je pris une décision. Avec un soupir, je dis, "Je suis prête."
Il me serra l'épaule. "Ca c'est ma fille."
Nous entrâmes dans la salle de la Porte au moment où elle s'activait. J'ai l'impression d'avoir envie de vomir. Quatre personnes apparurent. Le seul que je reconnus fut mon grand-père. Maman et papa me prirent la main. Je tremblais encore un peu.
Nerveuse ? Qui ? Moi ?
"Sam," dit Jacob en l'embrassant. "Jack." Il lui serra la main. "Jessie." Il surprit tout le monde en me soulevant de terre pour me faire un câlin.
Je le lui rendis et il me reposa par terre. "Salut… heu…" dis-je ne sachant pas comment l'appeler.
(Grand-père) pensa-t-il à mon intention.
Je souris et reculais vers mes parents qui avaient entendu le mot. "Salut, Grand-père."
L'un des Tok'ra s'avança avec une drôle d'expression sur le visage. Puis il sourit. "Samantha," dit-il en tendant les mains.
Elle sourit et prit ma main au lieu des siennes. "Martouf."
"Salut Marty," dit papa. Il posa sa main dans mon dos. "Chérie, voici Martouf. Martouf, voici mon soleil… euh Jessie," dit-il, riant quand je lui donnais un coup de coude.
"Bonjour," dis-je en fixant papa qui se contenta de me sourire.
"Bonjour," répondit le Tok'ra sans même me regarder mais cherchant une explication dans les yeux de maman.
Il en eut une. Au même instant, maman et papa dirent, "Ma fille." Je pouffais alors qu'ils se regardaient et souriaient.
"Oncle Danny et Teal'c ne viennent pas ?" demandais-je.
"Non. Daniel est avec SG-3 et Teal'c avec SG-5 jusqu'à ce qu'on revienne."
"Oh, ok."
Grand-père me regarda et sourit. "Tu es prête chérie ?"
(Plus que jamais)
Je pris une profonde inspiration et dit, "Oui, monsieur." Il tendit la main et prit la mienne.
Nous traversâmes la Porte des Etoiles ensemble. En émergeant de l'autre côté, nous fûmes cernés de soleil. Je fis apparaître mes lunettes et les mis.
--
"POV de Sam"
"Lumière brillante," dit Jessie en mettant ses lunettes de soleil. Elle avait la même voix que Gizmo.
"Ouais mais pas aussi brillant que ton sourire," dit Jack d'un air taquin en serrant ses bras de façon protective autour d'elle.
"Papa ?" dit-elle en s'échappant de sa prise.
"Oui mon cœur ?" dit-il avec un sourire.
"Tais-toi."
Jessie, Papa et moi rirent à son expression. "C'est génial. C'est la première fois que je vois Jack O'Neill muet… et dire que c'est une enfant de dix ans qui a fait ça !" rit papa.
"Mords-moi," marmonna Jack.
Je me penchais près de son oreille et murmurais, "Plus tard… beaucoup, beaucoup plus tard."
Jack rougit et sa respiration devint erratique. "Doucement soldat. Tu vas exploser tout de suite et nous ne pouvons nous le permettre, n'est-ce pas ?"
"Non, madame," murmura-t-il.
--
"Mon POV"
Les deux premiers jours, rien en se passa. Tout était sous terre mais je cessais rapidement de trouver ça cool. Je me baladais simplement avec maman, papa et Grand-père. Je m'amusais et me détendis. Mon grand-père était plutôt sympa. J'aimais aussi parler à Selmak. Elle était drôle… et intelligente.
Le troisième jour, j'eus un rêve-souvenir. Je sus ce que je devais faire.
Le quatrième jour, un Tok'ra vint me chercher. Une femme appelée Freya… son symbiote était Anise. Elle regardait papa comme Martouf regardait maman. Apparemment, ces deux là avaient des sentiments pour mes parents. Mais mon apparition avait donné à papa et maman la liberté de laisser parler leurs sentiments longtemps enfouis.
En tout cas, je me réveillais au bruit de plusieurs personnes se disputant. D'après ce que j'entendais, j'en étais la cause… et c'était ma famille conter Martouf et Freya.
"Il est temps, Jacob," dit fermement Martouf.
"Elle doit apprendre à contrôler ses pouvoirs," dit Freya.
"C'est juste une enfant," argua papa.
"De plus," dit maman. "Elle sait déjà contrôler ses pouvoirs."
Ils se disputèrent ainsi plusieurs minutes, personne ne voulant céder. Soupirant, je sortis de mon lit et m'habillais. Il faisait trop chaud pour porter beaucoup de vêtements alors je pris un t-shirt et un short kaki… pas de chaussures.
Je souris lorsque je sortis car Grand-père disait, "C'est ma petite-fille et je ne pense pas qu'elle soit prête."
Papa me vit et, ensemble, maman et lui se levèrent. "Bonjour, mon cœur," dit-il en me prenant dans ses bras.
En baillant, je dis, "'jour." Je regardais tout le monde. "Que se passe-t-il ?"
Freya ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais maman la coupa. "Chérie, tu as faim ?"
Je voulus dire non mais le grognement de mon estomac me trahit. "Oui, 'man."
"Samantha…" commença Martouf.
"Pas de 'Samantha'. Ma fille a faim. Il ne se passera rien tant qu'elle n'aura pas pris un petit-déjeuner décent et soit complètement réveillée." Elle se détourna et partit dans la cuisine improvisée.
Papa s'assit et me mit sur ses genoux. J'étais encore à moitié endormie car il me berçait doucement. Je ne prétais pas beaucoup d'attention à ce qui se disait. Je posais ma tête sur son épaule et laissai le bruit m'endormir.
Papa me réveilla gentiment. "Réveilles-toi chérie. C'est l'heure de manger." Il plaça un bol de Fruit Loops devant moi. J'y plongeais avec tout le monde me regardant. Papa sourit. "Doucement chérie. Personne ne va te le prendre."
J'avalais et ralentis le rythme. Lorsque j'eus fini de manger, la dispute reprit. Ca devait très animé et je trouvais ça ennuyeux. Je murmurais "Lecteur CD" et il apparut dans ma main. Freya et Martouf me fixèrent. J'entendis papa glousser.
"Je vous avais bien dit qu'elle les contrôlait," dit maman fièrement.
Je pouffais et mis mes oreillettes… mmmm… Linkin' Park. Je laissais Place for my Head étouffer le bruit ambiant. J'étais au milieu du cd lorsque je réalisais que les trois Tok'ra étaient partis. Je retirais le casque et regardais mes parents.
"Où sont-ils allés ?"
"Ils sont partis," dit papa.
"Bon… bien."
"Petite maline," sourit-il.
"Eh… toi de même."
Maman sourit en voyant notre complicité. "Chérie, ils veulent…"
"Je sais maman," dis-je doucement.
"Tu n'as pas à le faire si tu ne veux pas, chérie," dit papa.
"Je sais mais…"
"Mais quoi ?" demanda maman.
Je pris une profonde inspiration. "Si je ne le fais pas, ils ne me laisseront jamais tranquille. Peut être que si je leur montre ce qu'ils veulent, ils finiront bien par me lâcher. Oh par tous les saints !" Papa sourit en me chatouillant un peu. Martouf passa la tête par l'entrebâillement de la porte.
"Nous sommes prêts."
Maman et papa se levèrent et me tendirent la main. Prenant mon courage à deux mains, je pris les leurs et me mis sur pieds. Papa se retourna et me fis signe de grimper. Il saisit mes jambes et me cala avant de bouger. J'agitais mes doigts en direction de mon lecteur cd et il atterrit dans ma main.
"C'est toujours aussi cool," dit maman.
"Ouais, ouais, ouais."
Elle me frappa l'arrière de la tête de façon espiègle et dit, "Tiens-toi."
Je lui tirais la langue. "T'es pas drôle."
Elle rit tandis que nous avancions dans le couloir sombre. "Attends papa."
"Quoi ?" demanda-t-il en s'arrêtant immédiatement.
"Pas de chaussures," dis-je en tendant mes jambes devant moi et agitant mes orteils.
"Téléportes-les."
"Flip flops," marmonnais-je et elles apparurent. Maman les saisit et me les mit aux pieds en me chatouillant au passage.
"Maman ! Arrête !" dis-je en secouant mes jambes pour essayer de lui échapper.
"Sam, je vais finir par la lacher," dit papa.
"Oui, chérie," dit-elle en l'embrassant.
"Erk."
"Tais-toi… ou je laisse ta mère te chatouiller."
Ils s'embrassèrent de nouveau. J'entendis un hoquet derrière nous. Je tournais la tête et vis Anise et Martouf fixant maman et papa la bouche grande ouverte.
(Vous êtes grillés) pensais-je à leur intention en souriant de toutes mes dents.
"Peut être vont-ils enfin comprendre," murmura papa en se reculant légèrement.
(Ouais et foutre…)
"Jessie !" s'exclamèrent-ils ensemble.
"Quoi ?" souris-je timidement.
"Tiens-toi," dirent-ils… mais ils riaient.
Martouf s'avança, son expression était indéchiffrable. "L'enfant est-il prêt ?"
"Hé, je ne sais pas Marty. Pourquoi tu ne lui demandes pas ?" dit papa d'un ton sarcastique.
Il prit une profonde inspiration, essayant de contrôler sa colère. "Jessica, es-tu prête ?"
"Si on veut," couinais-je.
"Alors nous nous occupons d'elle à partir d'ici," dit Anise en tendant les mains vers moi. Ouais… je ne l'aimais vraiment pas celle-là.
Je resserrais ma prise autour des épaules de papa et enfouis ma tête entre ses omoplates. "Non."
"Pas non, mais sûrement pas," dit papa. "Où elle va, nous allons. Vous le savez."
"Nous devons lui parler en privé, Jack," dit Anise.
"Oh non," dirent maman et papa.
"Jack… Sam… je n'ai pas réussi à leur faire accepter ça," dit Grand-père.
"Alors c'est ici que cela se termine," dit fermement papa.
"Jack, je n'ai pas réussi à leur faire accepter votre présence à Sam et toi. Mais ils ont dit que je pourrais rester avec elle durant tout le processus. Moi et Selmak."
"Non," dit papa.
Je posais ma tête sur son épaule. Maman s'approcha et mit ses bras autour de nous deux.
(C'est bon. J'irais)
(NON) – papa
(Papa, ça va aller. Grand-père sera avec moi… lui et Selmak. Ca ira)
(Chérie, tu n'as pas à faire ça) – maman
(Si, il le faut)
(Es-tu sûre ?) – maman
(Non mais je dois le faire quand même maman) Cela me value un sourire.
(Chérie, je ne sais pas) – papa
(Papa, poses-moi)
(Sois prudente, chérie) – les deux
(Promis)
"Marty ?"
"Oui, Jack ?"
"S'il lui arrive quoi que ce soit, je t'en tiendrais personnellement responsable," dit-il en me posant à terre.
Martouf le fixa et je pouvais sentir sa peur. Anise fixa maman quand elle et papa s'enlacèrent et s'embrassèrent. Une hostilité à peine voilée était visible sur son visage quand ils se prirent par la main.
Grand-père me prit par la main et m'emmena. Je me tournais pour regarder maman et papa. Ils se tenaient, me regardant partir. Je ne les quittais pas des yeux jusqu'à ce que je ne les vois plus. J'avais peur. Grand-père et Selmak le sentirent.
"Viens-là, ma puce." Il me tendit les bras et me porta jusqu'au bâtiment où se dérouleraient les tests.
(J'ai peur Grand-père)
(Je sais ma chérie. Je suis là. Je ne laisserais rien t'arriver)
(Promis ?)
"Croix de bois, croix de fer," dit-il à haute voix.
"Qu'est-ce que ça veut dire ?" demanda Anise.
"Conversation privée," dis-je.
"Nous n'avons rien entendu."
"Nous utilisions la télépathie et comme elle a dit c'était une conversation privée."
Un air d'incrédulité traversa leurs visages. Sur celui d'Anise, on pouvait également lire du dédain. Je savais ce que j'avais à faire. Ils voulaient une démonstration. J'allais leur en faire une qu'ils n'oublieraient jamais. C'était l'heure de jouer.
(Poses-moi s'il te plait)
Il le fit mais resta près de moi, posant ses mains sur mes épaules.
(Maman… papa ?)
Je suis là, chérie. Tu vas bien ?) – papa
(Ouais mais j'ai besoin de votre permission pour faire quelque chose)
(Qu'as-tu l'intention de faire mon cœur ?) – papa
(Juste un petit test à ma façon. J'en ai marre qu'ils me cherchent tout le temps)
(Ca, c'est ma fille. Fais ce que tu dois faire mais sois prudente) – papa
(Promis)
(Je t'aime chérie) – papa
(Je t'aime mon cœur) – maman
(Je vous aime)
(Jessie ?) – papa
(Fais-en leur voir chérie) Cela me fit sourire.
"Jessie ?" La voix de grand-père coupa court à mes pensées.
"Désolé Grand-père. Je parlais à papa."
(Grand-père ?)
(Oui chérie)
(Je vais leur donner ce qu'ils veulent… à ma façon)
"Tu es sûre ?"
"Ohhh ouiiii…" dis-je en souriant malicieusement. Il me rendit mon sourire.
J'acquiesçais. Oh oui..; il était temps de jouer. Je me tournais et leur fit face. Je me frottais les mains.
Je disparus et réapparut derrière eux. "Qu'est-ce que vous regardez ?" Ils sursautèrent lorsque je parlais. Au moment où ils se tournèrent, je disparus de nouveau réapparaissant cette fois à l'autre bout de la pièce. "Vous me cherchez ?"
C'est là que je remarquais l'objet dans la main d'Anise. Elle le leva et je levais mon bouclier. Il détourna le tir dans le mur d'à côté. "NON !" cria Grand-père.
Je les figeais tous les deux; "Grand-père, je vais bien."
Je les défigeais et elle me visa encore. Je savais que c'était un autre test. Mais il y avait quelque chose dans son regard. Elle était jalouse de maman et ne m'aimait pas. J'agitais la main et l'objet s'envola loin d'elle. Ils s'avancèrent vers moi. Je levais la main et laissai la boule d'énergie se former. J'en avais assez. Il était temps d'y mettre fin.
"Ne m'obligez pas à faire ça." Ils continuaient d'approcher. Je fis grossir la boule. "S'il vous plait, ne m'obligez pas à faire ça," sanglotais-je. Je ne voulais pas leur faire de mal.
"Elle a réussi tes tests, Anise. Ca suffit," dit Selmak.
"Reculez..; s'il vous plait… reculez," les suppliais-je. Bizarrement, ils le firent.
Martouf sourit. "Maintenant, tu dois juste apprendre à concentrer tes talents."
"Je croyais que j'étais concentrée," dis-je en jetant la boule en l'air où elle disparut.
"Peux-tu viser un objet et le détruire ?"
"Sais pas… m'en fiche," dis-je.
"Voudrais-tu apprendre ?"
"Non," dis-je avec colère. Je voulais simplement m'en aller.
"Pourquoi ?" demanda-t-il surpris.
"Je vous l'ai déjà dit. Je ne veux blesser personne."
"Mais et les Goa'uld ?"
"Je ne sais pas."
"Nous pouvons t'apprendre à focaliser tes pouvoirs."
Je tiquais lorsque je sentis quelqu'un fouiller mon esprit. Elle cherchait quelque chose.
Je regardais Grand-père. Il acquiesça. "Malheureusement, la plupart des Tok'ra pensent la même chose. C'est pour ça qu'ils ont demandé ces satanés tests." Il mit son bras autour de mes épaules.
Je baissais les bras. "Je ne sais pas. Je ne veux rien de tout ça."
Elle avait trouvé ce qu'elle cherchait. "Tu n'as pas le choix," dit Anise. C'était elle qui parlait mais j'entendis sa voix à lui.
Je me figeais à ce souvenir. J'avais de nouveau sept ans. IL me violait pour la première fois.
Grand-père sentit le changement en moi. "Ca suffit !" dit Selmak. Grand-père sortit la tête par la porte et cria, "Jack !"
"Veux-tu rester de côté et regarder les Goa'uld envahir ton monde… torturer et tuer tes parents ?"
"Anise !" cria Grand-père.
Je me reculais quand maman et papa arrivèrent. "Tu veux parler de torture ? Imagine avoir sept ans et être violée et battue encore et encore par les gens qui sont censés veiller sur toi." Je tombais à genoux, pleurant silencieusement et tremblant de façon incontrôlable.
"Salope !" hurla maman en s'agenouillant à mes côtés et m'entourant de ses bras.
Papa courut vers Martouf. "Enfoiré !" cria-t-il mais Grand-père se plaça entre eux.
Selmak parla. "Colonel." Papa continuait d'avancer et Grand-père posa une main sur son épaule. "Jack, prends Jessie et ramènes-la dans votre chambre."
Il regarda Martouf (qui avait les larmes aux yeux à cause de ma confession) et Anise (qui avait l'air choqué). "Je t'avais prévenu. Je t'avais prévenu que je te tiendrais personnellement responsable si quelque chose lui arrivait." Il colla pratiquement son nez à celui de Martouf. "Et je le ferais. Je te le garantis."
Se tournant vers Anise, il dit avec colère, "Et toi… l'obliger à revivre ces foutus souvenirs."
"Je ne savais pas…" bredouilla-t-elle.
"Ce n'était pas vos oignons !" cria-t-il. "Elle a dix ans bordel ! Vous n'avez pas le droit de lui faire ça !"
"Jack," dit Grand-père. "Ramènes-la dans votre chambre."
Me remémorant mon rêve, je me levais et m'écarter de maman. "Non. Je ferais ce qu'ils disent." Je pleurais toujours.
"Jessie…" dit papa en me tendant la main. Je la pris et le laissais me tenir une minute. "Tu en devrais pas avoir à subir tout ça."
"Je sais papa," dis-je en enfouissant ma tête dans son estomac. Maman s'approcha et mit ses bras autour de moi. "Je sais mais je dois le faire. Comme elle a dit, je n'ai pas le choix."
"Si, chérie… tu l'as."
Je m'écartais. "Non papa, je ne l'ai vraiment pas. Si je ne fais pas ça, je pourrais vous perdre, maman et toi. Je ne veux pas revivre ça de nouveau."
"Tu ne nous perdras pas. Tu ne peux pas te débarrasser de nous si facilement," dit-il en essayant de me faire sourire.
Je me tournais vers maman. "Maman, fais-lui comprendre pourquoi je dois le faire."
"Je ne peux pas, chérie. Je ne comprends pas pourquoi tu penses devoir le faire," dit-elle en resserrant sa prise.
Je m'écartais d'eux. "Bordel, j'ai fait un putain de rêve-souvenir la nuit dernière !" Ils se raidirent.
"Quoi ?" déglutit papa, de la peur plein les yeux. Ca faisait des semaines que je n'en avais pas eu.
"Qu'est-ce qu'un rêve-souvenir ?" demanda Grand-père.
"Une prémonition, papa," dit maman.
"Waouh."
Je les regardais, apeurée. Je les laissais le remarquer. "Si je ne le fais pas, je vais vous perdre. Si je ne le fais pas, ils feront de moi l'une des leurs et me forceront à vous faire du mal." Je levais les yeux vers papa. "Papa, s'il te plait… crois-moi." Je commençais à trembler.
Il frissonna et me serra contre lui. En fait, je ne sais pas qui tremblait… moi ou eux. Probablement, tout le monde. Les minutes passèrent sans que personne ne bouge.
"Tu es sûr de ça ?" murmura papa.
"Oui. Si je ne le fais pas, toi et maman et tout les gens que j'aime mourrons."
"Tu n'en sais rien chérie," dit maman d'un ton désespéré.
"Maman," dis-je en m'éloignant de nouveau. "Je sais." Je me retournais et marchais vers la porte.
"Mon soleil…" commença papa.
"Tu te souviens du premier rêve-souvenir dont je t'ai parlé ?"
"Oui."
"C'est pourquoi je dois les en empêcher. Je le sais. Si je ne le fais pas, ça arrivera. Il me fera du mal puis s'en prendra à vous." Je me retournais vers eux, des larmes dans les yeux. "Je ne peux pas laisser ça arriver." Je tombais à genoux en tremblant. Ils m'entourèrent de leurs bras et me tinrent pendant que je pleurais. "Je ne peux pas laisser ça arriver."
"Nous ne laisserons pas ça arriver," dit papa.
"Non…" dit maman.
"Nous sommes dans le même bain… toi, moi et ta mère. Nous sommes une famille et quoi qu'il arrive, nous affronterons ça ensemble," dit papa.
"Vous avez oublié quelqu'un," dit Grand-père.
"Qui ?" demanda papa sans me lâcher.
"Moi… et Selmak. Nous sommes avec vous. Après tout, nous sommes une famille maintenant."
Martouf s'avança. "Nous voulons aider."
"Non," dit papa en levant un regard pein de colère vers elle. "Vous deux allez rester très loin de ma fille !"
"Jack…" commença Anise.
"Non. Vous avez fait assez de dégâts."
"Bien que je déteste l'admettre Jack… ils ont raison. Ils ont été choisi pour une raison," dit Grand-père.
"Je m'en fous qu'ils aient été choisis par le Président. Ils ne s'approcheront pas de ma fille," dit-il en me soulevant. Je posais mas tête sur son épaule et continuais à sangloter incontrôlablement. Il me tint alors que tout le monde se taisait jusqu'à ce que mes larmes cessent.
"Jack, ils ont été choisi par la haut-conseil Tok'ra."
"Et alors ? Par tous les dieux, Jacob, c'est ta petite-fille !" grogna papa.
"Tu crois que je ne le sais ? je tuerais quiconque lui fera du mal !" cria Grand-père.
"Tout comme moi !" dit Selmak avec véhémence en prenant brièvement le dessus.
(Papa, poses-moi)
(Nan)
(Papa, s'il te plait, poses-moi par terre)
(Nan… pas l'intention)
(Papa, poses-moi ou je te jette un sort) menaçais-je.
Il rit faiblement et me mit sur mes pieds. Maman posa une main sur mon épaule et m'attira vers eux. Papa avaient ses bras autour de mon cou et maman me tenait la main droite. Je levais les yeux vers les deux personnes qui m'avaient donné la vie… pas une mais trois fois… et je sus ce que je devais faire.
Je me tournais et les embrassais férocement. Ils me rendirent la pareil. Lorsque je les lâchais, je fis face aux Tok'ra en m'appuyant sur mes parents. "Je le ferais à certaines conditions."
"Quoi ?"
"Premièrement, je veux que vous me fichiez la paix après ça. Ne me parlez plus… ne pensez plus à moi. Le seul Tok'ra avec qui je continuerais de converser sera mon grand-père et ma Selmak." Grand-père eut un grand sourire. Je sentais que Selmak était contente de mes mots.
"Je ne… " commença Martouf.
Je l'interrompis. "Deuxièmement, je ne veux aucun commentaire de votre part sur ce que ej fais et comment je le fais. A l'instant où vous criti… criti…" Je regardais maman.
"Critiquerez," dit-elle.
"C'est ça. Merci maman. A l'instant où vous critiquerez ou ferez la moindre suggestion, je disparais. Je trouverais un autre moyen d'apprendre."
"Troisièmement, je veux que vous nous laissiez seuls… moi et mes parents." Je souris malicieusement. "Oh… encore une chose. Anise…Freya… c'est quoi ton nom ?"
"Oui ?"
"Si tu pointes de nouveau cet truc vers moi comme tu l'as fait précédemment, je le téléporte là où le soleil ne brille jamais."
Cela me value un ricanement de mes parents et de Grand-père… et des regards confus des deux autres.
"Je vous expliquerais en détail plus tard," dit Grand-père en souriant.
"Ce sont mes…" je me tournais encore vers maman. "Comment on appelle ça ?"
"Termes (conditions), chérie."
"Ouais, comment elle a dit. Vous avez bien plus besoin de moi que moi de vous."
"Acceptés."
"Bien."
"Si on en arrive là, Teal'c et Bratac peuvent lui enseigner," dit Grand-père.
"Pas tout, Jacob," argumenta Martouf.
"Non, mais les bases, si. Ce que Teal'c ne peut lui apprendre, je le peux."
"Si c'est le cas, je préfèrerais que ce soit toi qui lui enseigne, papa," dit maman.
"Je le ferais si je le pouvais mais je me prépare à partir, Sam."
"Quand ? Où ?"
"J'ai rendez-vous avec un espion Tok'ra dans deux jours. Je pars demain dans la nuit."
"Tu dois vraiment partit Grand-père ?" demandais-je tristement. Je m'étais habitué à ce qu'il soit près de moi.
"Oui, chérie. J'aimerais que ce ne soit pas le cas mais je le dois," dit-il en m'embrassant. "Mais je te verrais dans quelques jours. Promis."
"Nous sommes prêt dès que tu l'es Jessie," dit Martouf.
"Je ne penses pas. Elle ne fera rien de plus aujourd'hui," dit papa.
"Mais…"
"Pas de mais… nous retournons dans notre chambre et essaierons d'oublier les souvenirs qu'elle a fait ressurgir," dit maman avec colère en montrant Anise du doigt.
Maman me souleva. "Viens, chérie." Elle me porta dans notre chambre et nous y restâmes le reste de la journée. Nous jouâmes, parlâmes. Je pleurais sur om sort. Ils me câlinèrent et me dirent que j'étais à eux et personne ne m'enlèverait ça.
Les semaines suivantes, je m'entrainais dans une arène qui était très bien cachée au sommet de la montagne. Le niveau le plus bas se trouvait six mètres au-dessus du sol… la vue était magnifique. De cet endroit, on apercevait toute l'arène.
Je repoussais mes limites. Je m'effondrais à la fin de chaque journée, physiquement et mentalement exténuée. Je voyais qu'ils étaient en colère après les Tok'ra pour me pousser ainsi. Mais ce n'était pas eux, c'était moi. Je devais le faire pour eux… pour maman et papa… et pour moi.
A la fin des trois semaines, je pouvais viser et toucher n'importe quoi en plein cœur. Je détestais l'admettre mais Grand-père avait raison. Les Tok'ra pouvaient m'apprendre à me concentrer… à canaliser mes pensées et mes "dons". Quoi qu'il en soit, je les détestais… mes soi-disant dons.
Le dernier jour de notre présence sur place, maman et papa voulurent regarder. Ils n'y avaient pas été autorisés jusque là. De toute façon, je voulais que ce soit une surprise.
"Hé chérie !" dit-il en me soulevant pour m'embrasser. Maman me remit une mèche et déposa un baiser sur ma joue.
"Salut. Je pense qu'ils sont prêt à vous laisser voir ce que je sais faire."
"Eux peut être, mais toi ?"
"Je suppose que oui."
Il me posa à terre et je pris leur main pour les diriger vers leur siège dans les gradins. "Vous allez adorer. Je peux faire des choses que je ne pouvais pas avant." J'étais excitée. Pour la première fois, j'étais vraiment excitée.
"Arrête de sauter dans tous les sens, Jessie. Tu me donnes le mal de mer à te regarder," dit maman.
Je pouffais et les laissais me poser sur leurs genoux. Un Tok'ra s'avança vers nous. Je remarquais Martouf et Anise de l'autre côté de l'arène qui nous observaient. J'allais les choquer. J'avais demandé à ce qu'ils fassent partis de la "démonstration". Ca allait vraiment être drôle.
"Colonel O'Neill… Major Carter… Jessie. Si tu es prête, l'arène t'attend."
Je pris une profonde inspiration et les embrassais tous les deux. "Je reviens."
"Chérie ?"
"Oui papa ?"
"Fais leur en voir mon cœur."
Je souris et m'éloignais.
(Vous allez avoir une surprise)
Je grimpais sur la rambarde séparant les gradins de l'arène.
"Jessie ! Qu'est-ce que tu fabriques ? C'est un saut de neuf mètres !" cria papa en s'avançant vers moi.
Je levais la main. "Tout av bien, papa. C'est un truc nouveau que j'ai appris. C'est cool." Il se rassit lentement, avec appréhension et prit la main de maman dans la sienne.
Je pris une profonde inspiration et enjambait le parapet… je me mis à flotter. Je me tournais vers mes parents. "Vous voyez, je vous l'avais dit." Je descendis lentement, atterrissant en douceur dans le sable. Je regardais au-dessus de moi et les vit me sourire avec crainte.
Je leur fis signe de la main et me téléportait au milieu de l'arène. Plusieurs Tok'ra sortirent de l'ombre avec des zats et des lances Jaffa. "NON !" cria papa.
Je me téléportais à ses côtés. "Papa, tout va bien. Ca fait parti de la démonstration."
Il m'attira vers lui. "Je refuse que quiconque pointe une arme sur toi. Tu es mon bébé. Je ne sais pas ce que je ferais si je te perdais." Il tremblait et je savais qu'il pleurait.
"Papa," dis-je en me reculant légèrement. "Regardes-moi. Tout ira bien. J'ai fais ça tous les jours ces trois dernières semaines. Je peux arrêter les tirs."
"Et si tu rates ?" sanglota-t-il. Il se désagrégeait lentement et ça me fit peur.
"Ca n'arrivera pas… crois-moi. Je suis meilleur qu'avant." Je pris ma tête dans ses mains. "Papa, je ne mourrais pas de nouveau. Je te le promets." Il me serra fort contre lui et me tint pendant de longues minutes.
"Euh… papa ?"
"Oui chérie ?" demanda-t-il en reniflant.
"J'étouffe," ris-je. Il m'embrassa et me lâcha.
"Tu nous promets que tout ira bien ?"
"Oui, je vous le promets."
Maman prit la main de papa et ils se rassirent. Je retournais au milieu de l'arène. "Je suis prête."
Les attaques arrivèrent de toute part. Mon champ de force fonctionna parfaitement, les arrêtant tous. Ils sortirent les drones qui se mirent à leur tour à faire feu… toujours efficacement bloqués. J'en fis voler quelques-uns en éclat à l'aide de boules d'énergie. Je pouvais maintenant me protéger et tirer ou me protéger et figer en même temps. C'était cool.
A peu près une heure plus tard, des morceaux de drones et des Tok'ra inconscients jonchaient l'arène. J'étais vainqueur. Je savais que maman et papa étaient fiers à la façon dont ils dévalaient les escaliers vers l'arène.
Je m'éloignais de l'arène lorsque je sentis quelque chose à la lisière de mon esprit. Je me retournais et vis Anise et Martouf marcher dans ma direction avec une arme que je n'avais jamais vu. Il était l'heure d'une petite revanche. Je dressais mon bouclier et les forçais à lâcher leurs armes.
Je les envoyais balader à environ cinq mètres. Ils atterrirent avec un bruit sourd mais se relevèrent. Je ne voulais pas les blesser mais je n'avais pas le choix. J'utilisais la boule d'énergie pour les assommer tous les deux. C'était un autre truc que j'avais appris. Je n'étais pas obligé de tuer, je pouvais seulement assommer.
Je courus vers mes parents et papa me prit dans ses bras. "Mon petit héros ! C'était génial !"
Je ris. "Exact."
"Mais j'ai un problème avec ce qui vient juste de se passer."
"Quoi ?"
"Que faisaient ces deux-là dans l'arène ? Je leur avais dit que je ne voulais pas qu'ils t'approchent."
"J'ai demandé à ce qu'ils fassent partis de la démonstration, papa."
Il me regarda. "Pourquoi ?"
"Vengeance… purement et simplement la vengeance."
"Ça c'est ma fille."
TbC…
