Auteur : Jennifer Carter
Traducteur : Severus Snape
Correctrice : Agatha Brume
Disclaimer : Les personnages et l'histoire appartiennent à leurs créateurs respectifs. En revanche, la traduction est à moi.
Résumé : Parfois il n'est pas utile de partir dans un autre monde pour vivre la plus belle des aventures...
Warning : Rated M. Certaines situations décrites (viol, enfant battu...) et l'emploi de termes crus sont de nature à heurter la sensibilité de certaines personnes.
NdT : Eh Non !! Bah trop déçu.
Eh Oui !! Yep trop cool la vie.
Pourquoi « Eh non » me direz-vous ? En fait ce message s'adresse tout simplement à ceux qui attendaient une tit' update soit pour « Alignement Des Etoiles Sur La Pleine Lune » soit pour « Sous Un Ciel Sans Etoiles » et toute à leur joie d'aller lire se retrouve avec une fic SG … Bon ben vous pourrez toujours en profiter pour aller lire . Juste une info … Tag ne bétalecte pas. C'est brut de décoffrage alors mille excuses par avance pour les fautes, erreurs que vous pourriez relever …
Pourquoi « Eh Oui !! » ?? Tout simplement parce que pour ceux qui suivent voici enfin la suite tant attendue. TT
Je dois tout de même vous dire que ce chapitre est l'avant-dernier alors dégustez le lentement . Comme toujours pour encore un chapitre Tag ne bétalecte pas. Rien à faire … Donc grande chance de trouver des coquilles mais qui ne gâcheront pas, enfin je l'espère, votre lecture.
Big biz
Anniversaire
20 novembre… mon onzième anniversaire. La belle affaire. Pour moi, ce n'était qu'un jour comme les autres. Je n'avais jamais célébré mes anniversaires et je n'allais pas commencer. Malheureusement… ou peut être heureusement… maman et papa voyaient les choses différemment.
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"POV de Jack"
Elle nous avait dit qu'elle ne voulait rien pour son anniversaire. Elle n'avait jamais fait de fête… attendez… il y en avait eu une sur le vaisseau Asgard lorsqu'elle avait eu un an.
Foutu Asgard. Ca m'énervait toujours. Ils m'avaient pris mon bébé.
Je m'assis à côté de son lit et la regardait dormir pendant une vingtaine de minutes. C'était une habitude que Sam et moi avions prise après notre retour de chez les Nox. Tôt le matin ou tard dans la nuit… peu importait. Nous nous tenions à côté de son lit et la regardions dormir. C'était un réconfort pour nous de la savoir à la maison… vivante.
Je la réveillais gentiment en lui caressant les cheveux. "Chérie, c'est l'heure de se réveiller."
Elle grogna et enfouit sa tête sous sa couverture. "Va-t-en," maugréa-t-elle.
"Lèves-toi et brille mon soleil," dis-je en tirant sur les draps et en l'embrassant sur le front.
"D'accord. Je me lève mais je refuse de briller." Je ris. Elle bailla et s'étira. "Papa, quelle heure est-il ?" Elle regarda son réveil. "Papa, il est 7h du matin. Je n'avais pas prévu de me lever aux premières lueurs de l'aube ce matin."
Je ris de nouveau. "Je sais mais viens quand même." Je la tirais du lit et la portait sur mon dos vers la cuisine. Sam préparait le petit-déjeuner. Je lui avais appris à cuisiner… elle s'améliorait.
"Bonjour mon cœur."
"Bonjour maman," dit-elle en l'embrassant. "Maman, que se passe-t-il ?"
"Joyeux anniversaire chérie."
"Maman… papa… je vous ais dit…" Elle commença à se reculer, prête à partir en courant. Vous voyez ? Je connaissais ma fille et son mode de pensée.
"Je sais mais nous t'avons répondu que les choses allaient être différentes à partir de maintenant," dis-je en l'attrapant et la retournant face à moi dans mes bras.
"Je sais. C'est juste que…" Elle fixa le sol.
"Hé, regardes-moi," dis-je gentiment.
Elle leva finalement les yeux vers moi tandis que je posais ma main sur sa joue. "Chérie, c'est ton anniversaire et nous allons le célébrer. Nous allons te montrer… encore… combien nous t'aimons."
"Je sais que c'est le cas mais…"
"Pas de 'mais'. Manges. Nous avons une grosse journée qui nous attend," dit Sam en souriant.
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"Mon POV"
Après avoir déjeuner et mettre habillée, ils m'emmenèrent au zoo, au centre commercial, au cinéma… nous avons vu Dogma. Je l'ai trouvé drôle. Maman et papa ont dit que j'étais bizarre mais que c'est pour ça qu'ils m'aimaient. Ils me laissèrent me faire percer les oreilles. Papa me choisit des clous surmontés d'un diamant. Ils me firent choisir un vélo. Maman m'avait appris à en faire avec le sien mais ils voulaient que j'ai le mien. Je ne vais pas vous ennuyer avec d'autres détails. Il était près de 18h mais le temps que nous rentrions, j'étais prête à aller me coucher. Je m'endormis dans la voiture.
Papa me porta à l'intérieur. Lorsqu'il me posa par terre, les lumières s'allumèrent et beaucoup de gens crièrent "Joyeux anniversaire !"
Je sursautai et me callai contre papa. Il posa ses mains sur mes épaules. "Joyeux anniversaire chérie !"
Maman m'embrassa à son tour. "Joyeux anniversaire ma puce."
Ils étaient tous là… Daniel, Janet, Cassie, Teal'c et Rya'c, Maître Bratac, Grand-père et le Général Hammond. Il y avait également plusieurs personnes du SGC. Je n'y croyais pas. Chacun d'eux m'embrassa et me souhaita un joyeux anniversaire.
A la fin, je pleurais. "Chérie, ne pleures pas," dit papa.
"Ce sont des larmes de joie papa !"
Il m'embrassa de nouveau et dit, "Oh ! Des larmes de joie !"
Je n'avais jamais reçu autant de cadeaux. C'était définitivement l'un des plus beaux jours de ma vie.
La fête dura presque trois heures. Quand tout le monde fut parti, nous nous assîmes dans le canapé. Papa mangeait la dernière part de gâteau.
Ils remarquèrent que j'étais silencieuse depuis un moment. "Chérie, ça va ?"
"Oui papa. Je réfléchissais."
"A quoi ?" demanda maman.
"Tout."
"Hé, j'ai failli oublier," dit papa en mettant la main dans sa poche.
Il en sortit un morceau de papier. "Joyeux anniversaire chérie."
Je pris la feuille. "C'est quoi ?"
"Lis-le," dit maman en souriant.
Je l'ouvris. Bien que l'écriture soit manuscrite, il portait le sceau présidentiel.
Jessica O'Neill. C'est de loin la requête la plus étrange que j'ai reçu, considérant que vous n'avez qu'onze ans (joyeux anniversaire au fait). Mais, à cause de tes capacités, je vous autorise par la présente à avoir un accès complet au SGC. Vous êtes maintenant un membre à part entière de SG-1. Vous aurez tous les avantages et les responsabilités dus à votre position. Félicitations.
Je gardais le papier dans la main et le fixais un moment. Je levais lentement les yeux. Maman et papa souriaient. "C'est pour de vrai ?" demandais-je doucement, des larmes menaçant de couler.
"Oui chérie, c'est vrai," dit papa.
"Quand est-ce arrivé ? Comment ?"
"Et bien, Grand-père George a demandé quelques faveurs. Il voulait que tu sois avec nous pour les missions que nous savons sans danegr. Tu as ta propre protection mais nous voulions que tu sois avec nous de toute façon. Nous l'avons enf ait depuis deux semaines mais ton père voulait attendre ton anniversaire pour te faire la surprise," dit maman.
Je me mis à trembler. "Chérie ?" demanda papa. "Qu'est-ce qui en va pas ?" Il mit ses bras autour de moi.
Les larmes commencèrent à couler… je ne pouvais les arrêter.
"Je…"
"Nous pensions que tu serais heureuse," dit maman pas très sûre.
"Je el suis," répondis-je. "Je ne pensais simplement pas qu'une chose pareil pourrait arriver à quelqu'un comme moi."
"Que veux-tu dire 'quelqu'un comme toi' ?" demanda papa.
Je me levais et marchais vers la cheminée. "Tu sais ce que je veux dire."
"Chérie, tu es la meilleure chose qui me soit arrivée… qui nous soit arrivée." Je les entendis se lever et papa mit ses bras autour de moi. Maman nous contourna pour pouvoir me faire face.
Elle posa sa main sur ma joue. "Jack a raison chérie. Tu es la meilleure chose qui nous soit arrivée," dit-elle. "Tu dois commencer à le croire."
"Je le crois," dis-je d'une voix inégale.
"Alors dis-nous ce qui ne va pas ?"
"J'ai peur," répondis-je en essayant de contenir mes larmes.
"De quoi mon cœur ?" demanda papa.
"De me réveiller."
Ils se reculèrent mais aucun ne me lâcha. "Que veux-tu dire ?" demanda maman.
"J'ai peur de me réveiller et que tout ça… toi et papa… ne soit qu'un rêve. J'ai peur de me réveiller seul, de retour dans leur maison."
"Ce n'est pas un rêve chérie. C'est réel. Tu es vraiment là avec nous et nous t'aimons pour de vrai."
Je laissais couler mes larmes. Quelques minutes plus tard, maman me pinça.
"Aïe !" dis-je. "C'était quoi ça ?"
Elle rit. "Juste à pour te prouver que ce n'est pas un rêve."
Je souris et essuyais mes larmes. "Merci."
"De rien. Qu'est-ce que tu veux faire maintenant," demanda papa.
"Regarder la télé ?"
"Ca a l'air bien."
Nous nous serrâmes dans le canapé et regardâmes les Simpsons. Papa adorait cette série. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Mais ça doit être un truc de mec. Je décidais de m'installer confortablement. Je posais ma tête sur les genoux de maman et mes pieds sur ceux de papa.
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"POV de Sam"
Nous étions assis à regarder les Simpsons… tous les trois. Je n'imaginais que la vie puisse être ainsi. Elle est parfaite… l'armée, l'homme que j'aime et une fille de l'homme que j'aime. Jessie avait posé sa tête sur mes cuisses et ses pieds sur celles de Jack. Je tendis la main et passais mes doigts dans ses cheveux. Cela dura environ vingt minutes jusqu'à ce que…
"Sam…" murmura Jack, me sortant de ma rêverie.
"Quoi ?" répondis-je sur le même ton.
"Regarde."
Je baissais les yeux vers Jessie et vis qu'elle était endormie.
"Elle ressemble à un ange," murmura Jack avec admiration. Nous la regardions dormir chaque nuit depuis longtemps mais c'était la première fois qu'il énonçait à haute voix ce que j'avais toujours pensé.
"C'est vrai," répondis-je. "Pourquoi crois-tu que je l'appelle 'mon ange' ?"
Il sourit et regarda l'heure… 22h30. "Pourquoi ne pas mettre cet ange au lit ?"
Il déplaça lentement ses pieds pour ne pas la déranger. Il se leva et la prit dans ses bras. Etrangement, elle gémit. Je ne pensais pas qu'elle était en train de faire un cauchemar… du moins, l'espérais-je. Elle n'en avait plus fait depuis des mois… pas depuis l'entraînement chez les Tok'ra.
Il la porta dans sa chambre et la déshabilla. Elle dormait toujours avec son ours de l'Air Force que Jack lui avait acheté la première fois que nous l'avions rencontrée. Nous la bordâmes. Elle gémit de nouveau lorsque nous l'embrassâmes.
"Jack, tu crois qu'elle fait un cauchemar ?"
"Dieu, j'espère que non," dit-il d'une voix tendue.
Nous l'observâmes alors qu'elle se crispait dans son sommeil. "Merde, elle en fait un !" Puis…
"He's drunk again, it's time to fight
She must have done something wrong tonight
The living room becomes a boxing ring
It's time to run when you see him
Clenching his hands
She's just a woman
Never Again
I hear her scream, from down the hall
Amazing she can even talk at all
She cries to me, Go back to bed
I'm terrified that she'll wind up
Dead in his hands, She's just a woman
Never Again
Been there before, but not like this
Seen it before, but not like this
Never before have I ever
Seen it this bad
She's just a woman
Never Again
Just tell the nurse, you slipped and fell
It starts to sting as it starts to swell
She looks at you, she wants the truth
It's right out there in the waiting room
With those hands
Lookin just as sweet as he can
Never Again
Seen it before, but not like this
Been there before, but not like this
Never before have I ever
Seen it this bad
She's just a woman
Never Again
Father's a name you haven't earned yet
You're just a child with a temper
Haven't you heard "Don't hit a lady"?
Kickin' your ass would be a pleasure
He's drunk again, it's time to fight
Same old shit, just on a different night
She grabs the gun, she's had enough
Tonight she'll find out how fucking
Tough is this man
Pulls the trigger as fast as she can
Never Again
Seen it before, but not like this
Been there before, but not like this
Never before have I ever
Seen it this bad
She's just a woman
Never Again"
"Bordel ! Pourquoi maintenant ?" demanda Jack.
"Chuut… tu vas la réveiller."
Nous la regardions désespérément tandis qu'elle s'agitait dans son sommeil. Soudain, elle s'assit en hurlant.
"NOOOOONNNN !"
Elle cherchait sa respiration lorsque Jack et moi grimpâmes dans son lit. Je la pris dans mes bras. "Chuut chérie. Maman est là… tout va bien. C'était juste un rêve."
"Maman !" pleura-t-elle pendant que je la berçais doucement.
Elle commença à raconter ce qu'il lui avait fait… ajoutant des détails qu'elle n'avait jamais évoqué auparavant. Il ne l'avait pas seulement violé, battu et affamé. Il avait également essayé de la noyer, de l'électrocuter… entre autre chose.
Maudit soit-il. Peut-être devrions-nous apporter son corps aux Nox pour pouvoir le re-tuer ensuite… ou trouver un sarcophage.
Oh merde. Elle a dit que la première fois c'était la nuit de son septième anniversaire. Pourquoi ne s'en est-on pas souvenu ? C'est ça qui a fait ressurgir les souvenirs.
Je la tins tandis qu'elle pleurait. Nous restâmes avec elle jusqu'à ce qu'elle s'évanouisse, épuisée. Je pense que c'est à partir de ce jour qu'elle commença vraiment à guérir. Ca avait été dur pour nous tous… particulièrement pour Jessie et Jack. Il avait abandonné l'espoir d'avoir un autre enfant après la mort de Charlie. Maintenant, il avait une fille. Et il l'avait perdu… pas une mais deux fois. Les deux fois, elle nous avait été rendue. Je ne pouvais imaginer ce que serait ma vie si je n'avais pas rencontré jack O'Neill. Je l'aimais tellement. Je sais une chose. Je ne survivrais sans eux.
Pendant quelques jours après son anniversaire, il était évident que Jessie était distraite. Elle marmonnait sans cesse une chanson que ni Jack ni moi ne reconnaissions. Nous l'avons également surprise en train de la jouer sur la guitare de Jack. Mais quand nous lui en avons parlé, elle nous donnait un titre différent à chaque fois. Elle ne chantait jamais les paroles. Elles signifiaient quelque chose pour elle mais elle refusait de dire quoi.
Papa était rentré sur Terre et, tous les quatre, nous dinions chez O'Malley's. Nous avions déjà mangé et payé. Papa et moi parlions des dernières 'acquisitions' faites aux détriments des Goa'uld. Je voyais que Jessie commençait à s'ennuyer. Elle regarda le jukebox et ferma les yeux. Elle était en train de regarder ce qu'elle pourrait écouter.
Jack l'avait également remarqué. Il se pencha derrière mi pour lui parler. "Ne penses-tu pas que tu devrais payer pour écouter de la musique ?" murmura-t-il.
Elle pouffa. "Mais papa, c'est moins cher comme ça," répondit-elle.
Elle appuya sa tête sur la vitre. Elle semblait en train de choisir une chanson. Ouais. Un morceau qui faisait parti de sa cdthèque se fit entendre.
"Qu'as-tu choisi ?" demandais-je.
"In the End de Linkin' Park."
"N'est-ce pas la chanson…" demanda papa en agitant la main.
"Yep. J'ai pensé que vous aimeriez l'entendre en entier," dit-elle timidement.
Nous écoutâmes tous la chanson en silence. Je détestais l'admettre mais elle était plutôt bonne. Nous ne prêtâmes peu d'attention aux autres chansons qu'elle choisi jusqu'à ce que nous reconnaissions celle qu'elle jouait depuis quelques jours. Je jetais un regard à Jack. Il l'avait également reconnue. Il murmura, "Enfin." Je lui souris. Mon sourire s'effaça lorsque j'écoutais les paroles.
"Life it seem will fade away, drifting further everyday
Getting lost within myself, nothing matters no one else
I have lost the will to live, simply nothing more to give
There is nothing more for me, need the end to set me free"
Nous nous tournâmes tous pour la regarder. Elle avait les yeux fermés. Elle ne savait donc pas que nous l'observions. Elle mima toutes les paroles de la chanson. Ca me brisait le cœur d'entendre ces paroles et de voir que mon bébé de onze ans les connaissait par cœur. Les larmes commencèrent à couler.
Je reportais mon attention sur Jack. Dire qu'il était choqué était loin de la vérité. Il fixait Jessie les yeux grands ouverts. Ils étaient plein de larmes. La chanson s'arrêta enfin. Il tendit le bras derrière moi et lui tapa sur l'épaule.
"Jessie ?"
"Hmm ?" demanda-t-elle à moitié endormie.
"C'était quoi cette chanson ?"
"Fade to Black de Metallica," dit-elle un peu hésitante et nerveuse à al fois. Elle savait qu'elle ne pouvait pas nous mentir avec papa à côté. Elle ne le faisait pas de toute façon mais elle éviterait de répondre si on lui en laissait la possibilité.
"De quoi s'agit-il ?"
"Elle m'a aidé à décider ce que je ferais la dernière fois qu'il…" Elle s'assit bien droite et s'éclaircit la gorge. Elle essayait d'éviter la question.
"De quoi s'agit-il mon cœur ?" redemanda doucement Jack en lui caressant l'épaule.
Elle posa les yeux sur lui puis sur moi et finit par les détourner. Elle murmura quelque chose. Elle refusait de nous regarder.
"Comment ?" demanda Jack.
"Suicide."
"Jessie !" cria-t-il. Des gens se retournèrent et nous fixèrent.
"Jack ! Baisse d'un ton !" dis-je.
Je savais qu'elle ne voulait pas le dire… à cause de Charlie. Elle vit la douleur sur le visage de son père, puis sur le mien.
"Je… je suis désolé, papa." Elle me poussa pour sortir. "Excuse-moi."
"Où vas-tu ?" demanda Jack.
"Aux toilettes."
"Jessie…" commença son père sans bouger de son siège.
"Papa, je dois vraiment y aller." Elle essayait de retenir ses larmes.
Il soupira et nous laissa passer. "Je reviens tout de suite, Jack. Je dois y aller aussi." J'avais le sentiment qu'elle ne reviendrait pas à table.
J'avais raison. Dès que nous entrâmes dans les toilettes, elle dit, "Je suis désolé, maman. Dis à papa que je suis désolé."
"Jessie !" criais-je au moment où elle disparaissait. "Bordel !"
Je sortis en trombe des toilettes et courut jusqu'à la table."Jack ! Elle est partie !"
"Où est-elle allée ?" demanda-t-il en sautant sur ses pieds et en attrapant sa veste. Papa fit de même.
"Je ne sais pas. Commençons par la maison. Papa, va à la base et regarde si elle est dans sa chambre là-bas."
"Allons-y !" dit-il en prenant ma main et en courant vers la voiture.
Nous arrivâmes à la maison en moins de dix minutes. Dieu que cet homme pouvait conduire vite quand il le voulait. Nous vîmes que la lumière de sa chambre était allumée.
Nous entrâmes en coup de vent dans la maison et grimpèrent les escaliers quatre à quatre. Nous l'entendions sangloter. Elle parlait avec quelqu'un. Je fis signe à Jack de s'arrêter pour se calmer. J'ouvris la porte. Elle était assise sur son lit, pleurant et parlant à… personne. Nous commençâmes à entrer… jusqu'à ce que nous prenions les mots.
"Je ne sais plus quoi faire maintenant. Je ne savais rien de toi, ni de maman ou papa. J'aurai aimé qu'il en soit autrement. Peut-être n'aurais-je pas autant eu envie de me tuer. Il me faisait tellement mal. Je ne pouvais en supporter plus. Je n'avais pas l'intention de faire du mal à papa ce soir. Mais il a attendu les paroles de la chanson et je sais qu'il savait de quoi elle parlait. Il me hait maintenant. Je ne l'en blâme pas. Je suis désolé, Charlie. Je suis désolé de n'avoir jamais pu faire la connaissance de mon grand frère. Je suis désolé pour tout. Je suis désolé d'être née. Peut-être que tout irait mieux sans moi."
"N'y pense même pas !" dit Jack doucement.
Elle se retourna d'un bond et nous vit. "Papa…"
"Non, chérie," dit-il en se dirigeant lentement vers son lit. "Je suis désolé. Je n'avais jamais imaginé que tu pensais autant à te suicider. Lorsque nous avons lu ton journal intime, j'ai juré de ne jamais te laisser faire, de m'assurer que ta vie serait si génial que tu n'aurais plus de pareilles idées."
"Je… je…" commença-t-elle, des larmes roulant de nouveau sur ses joues.
"Chuuut chérie," dit-il en la prenant dans ses bras. Lorsqu'il me fit signe, je m'approchais d'eux et m'installais sur le lit avec eux.
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"POV de Jack"
Je ne sais pas comment l'aider. Elle souffre tellement que j'ai peur de la perdre. Je ne peux pas la perdre. Je la tins simplement dans mes bras et la laissait pleure pendant… merde, j'en sais rien… une éternité. Elle se calma et s'affaissa contre ma poitrine, émotionnellement et physiquement épuisée.
Elle prit une profonde inspiration tremblante tandis que je la recouchais dans son lit. Je savais qu'elle voulait parler de ce qui venait de se passer.
"Papa…" commença-t-elle. Ouais, elle avait envie de parler.
"Oui, chérie ?"
"Je… euh… je sais que tu m'as entendu parler quand tu es entré."
"Exact."
"Je voulais juste que tu saches que je comprendrais si maintenant tu me détestais."
"Pourquoi ta haïrais-je mon cœur ?" Je m'enroulais autour de Sam qui venait de s'installer en face de notre fille.
"Pour tout," dit-elle pendant que sa mère faisait courir ses doigts dans ses cheveux. "Pour cette chanson et pour avoir parler de suicide… pour avoir parler… avoir parler à Charlie." Sa voix se brisa à la mention du nom de son frère.
"Hé chérie, tout va bien. Je ne te détesterais jamais." Je tendis la main et lui caressais la joue.
"Non, c'est pas vrai. J'ai fait resurgir de mauvais souvenirs."
"Bébé, ce ne sont que des souvenirs. Ni bon ni mauvais. Je trouve ça cool que tu parles à Charlie."
"Vraiment ?" Elle ne put empêcher une pointe d'espoir de transparaître dans sa voix.
"Vraiment."
"Pourquoi ?"
"Car il était ton frère… et parce que ta mère et moi lui parlons également."
Cela la prit par surprise. Sam et moi lui sourirent. "Je lui parlais à l'époque où tu es née… puis de nouveau lorsque nous t'avons trouvé. J'ai parlé à Charlie de ta maman pendant des années. Maintenant, je lui raconte à quel point je suis enfin heureux… à quel point nous sommes heureux." Je la regardais. Elle voyait très bien que j'avais des appréhensions quant à sa réaction. "Nous sommes heureux, n'est-ce pas ?"
Elle prit une autre inspiration tremblante. "Je pense."
"Qu'est-ce que ça veut dire 'je pense' ?" lui demanda Sam.
"Je suis toujours une enfant ruinée, peut importe à quel point je suis heureuse."
"Et nous sommes toujours des parents bizarres. Fais avec," dit Sam. Elle eut droit à un petit rire.
Je levais la tête pour croiser son regard. Il y avait tellement de douleur dans ses yeux bleus que j'eu l'impression que mon cœur allait se fendre. Je tendis le bras autour de Sam et lui caressait la joue. "Mon soleil, nous nous en sortirons… tous ensemble. Je sais que tu souffres toujours. Je sais que tu ne fais toujours pas confiance à tes sentiments mais aie confiance en nous. Nous ne laisserons personne te faire du mal. J'enfoncerais personnellement un Goa'uld dans la gorge de quiconque essaierait de faire du mal à mon soleil."
Sam la prit dans ses bras et la cajola. Je les pris toutes deux dans mes bras pendant que Jessie pleurait de nouveau. Je priais Dieu qu'elle finisse par guérir complètement. Nous nos endormîmes ensemble… tous les trois… mon amour, ma fille et moi. Maintenant, si j'arrive à me débarrasser de ce foutu règlement, ce serait ma femme, ma fille et moi.
Never Again – Nickleback
Fade To Black – Metallica
In The End – Linkin' Park
