Blabla de mouaw : Bonjour bonjour ! Eh oui c'est encore et toujours moi, la vilaine, ô très méchante anonyma1. On m'a demandé que quel divinité j'avais tiré mon côté sadique, surtout pour les fins de chapitres. Eh bien à vrai dire je ne sais pas…si je suis en droit de vous le révéler Mouhahaha.

Quoi qu'il en soit, mes cher(e)s ami(e)s, nous voilà reparti dans la Graaaaaaaaaaaaaaaaaaaaande aventure de la lecture (grand sourire niais).

Vous l'avez attendu. Vous avez angoissé. Vous avez eu envie de me tuer (ne niez pas je sais tout Mouhaha) ; Eh bien le voilà enfin : Le premier chapitre !

Non ce n'est pas une vague illusion, non vous n'hallucinez pas (encore), IL EST BIEN LA :)

Alors, Eiden s'en sortira t il, ou pas ? La réponse maintenant !

Et un grand MERCI à ma très chère Jully Reed (Scout au rapport !) (Ndb; aurais-je oublié de préciser que je n'ai jamais été Scout? Oui? Ah ben zut alors!) pour avoir eut la patience et le courage (un peu suicidaire j'en ai peur) d'être ma bêta pour ce chapitre ! Première candidate, première servie ! Mais elle ne les corrigera pas tous, non, non. Car étant la sadique que je suis, je lui ménage à elle aussi un peu de suspense… Autre chapitre, autre bêta.

(Ndb: C'est pas juste! Pour la peine, je vais garder ce chapitre 3 semaines rien que pour moi! Histoire de montrer que niveau sadisme Anonyma1 et moi on se vaut MOUAHAHAHA !!)(Nda : Même pas vrai tu as été super rapide, à peine posté, déjà corrigé Merci !!)

En attendant : Tout le monde est dans les starting-blocks ?

A vos marques….

Prêt…

Lisez !


Chapitre 1 : Histoires de sangs, histoires d'âmes

« Tous les élèves de la première à la quatrième suivez vos préfets jusqu'à vos salles communes, en vitesse ! ».

C'était ce qu'avait ordonné McGonagall en réalisant que le château de Poudlard, privé de la moitié de son corps enseignant, aussi privé de la protection de son directeur, Albus Dumbledore, connu et reconnu pour être le Plus Grand Sorcier du Siècle, était attaqué par des créatures de la nuit, les pires existantes sur terre : des zombies.

Rien ne pouvait contrôler une horde de zombies déchaînés, rien ni personne. Et personne ne pouvait non plus désobéir aux ordres de la directrice adjointe lorsqu'elle avait cet air, mélange de panique et de détermination.

Alors Draco avait obéit, il était de son devoir de préfet d'escorter ses pairs jusqu'à la sécurité de leur salle commune. Seulement personne ne l'avait prévenu que la porte de celle-ci serait scellée magiquement dès qu'ils seraient entrés. Personne. C'est pourquoi le préfet blond faisait les cent pas, devant le regard angoissé de sa meilleure amie, se fichant complètement que cette attitude ne corresponde en rien au standing qu'on attendait d'un Malefoy, ce standing que son père s'était acharné à lui faire rentrer dans le crâne par des heures et des heures d'entrainement, de punitions et d'engueulades.

Non en ce moment la seule chose qui comptait pour le blond au yeux d'argent était le fait que trois élèves manquaient dans les rangs des cinquièmes années, trois élèves importants et chers à son cœur : son ami Théodore Nott, roi des blagues stupides mais d'une gentillesse sans bornes, son meilleur ami Blaise, presque son frère, pas de sang, mais d'âme, celui sans qui son enfance n'aurait été qu'un immense désert émotionnel, le seul qui savait lui dégonflé la tête et les chevilles quand il le fallait; et enfin Eiden, son petit ami… Merlin que cette expression était insuffisante pour décrire ce qu'il ressentait vraiment pour le brun. C'était bien au-delà d'une simple amourette de collège, Draco le sentait, Draco le savait. Il était raide dingue du fils de son parrain, avec ses yeux trop grands pour son visage pâle, sa douceur, sa gentillesse, ses attitudes complètement à l'opposé de ce qu'on attendrait d'un sorcier russe doublé d'un Serpentard. Son chéri était une crème dans le domaine (senti)mental et fichtrement bien gaulé pour le physique il fallait bien le reconnaître aussi.

C'est pourquoi Draco s'inquiétait, se rongeait les sangs pour être plus exact. Parce qu'il était loin d'être stupide, il ne manquait que trois cinquième années, quatre sixièmes et deux septièmes, il ne fallait pas avoir le QI d'Einstein pour comprendre que ces élèves étaient partis se battre, affronter l'in-affrontable, pour les défendre eux tous, eux qui restaient là, terrés comme des rats, à attendre que la tempête passe, que l'orage se finisse, que d'autres meurent peut être pour eux à cet instant même. Ils étaient partis pour les sauver.

Et cela, plus que toutes choses, donnait à Draco l'envie de hurler, d'un hurlement sauvage, fou, incontrôlable et furieux.

Mais avant qu'il n'ait l'occasion que péter complètement les plombs, une soudaine vague de magie déferla sur le château, faisait vaciller puis s'éteindre les lumières et projetant tous les élèves à terre, comme dans un mauvais remake d'Halloween dernier

OoOoO

« Les protections de Poudlard étaient tombées », c'était la première phrase qui avait déclenché le raz de marée apocalyptique qu'avait ensuite été l'envoi des secours vers Poudlard. « Les protections étaient tombées ».

Si seulement il avait su cela plus tôt, si seulement cet idiot de Cornélius ne les avait pas fait quitter le château pour des sottises de sujets d'examens, si seulement… Oui s'il avait pu refaire le passé, sans doute Dumbledore l'aurait il fait. Mais il ne pouvait pas. C'est pourquoi il fit tout ce qu'il pouvait faire: allonger le plus délicatement possible le corps sans vie d'Alexandra Swaper dans une petite salle isolée au fond de l'infirmerie, après avoir fermé les paupières de la Mage de Guerre et retiré l'épée rouillée et rongée par les âges qui l'avait éventrée

C'était là tout ce dont il était capable à cet instant là, et il regretterait certainement toute sa vie cette impuissance qui lui étreignait le cœur.

OoOoO

Dolorès Ombrage marchait d'un air suffisant dans les nombreux couloirs du Ministère de la Magie Anglais, un dossier de couleur rose dans les mains, un sac dans la même teinte au bras, elle avançait d'un air déterminé et quelque peu inquiétant.

Dolorès n'avait jamais été une jeune femme jolie, même enfant, elle avait le faciès d'un crapaud buffle, le charme d'un rat d'égout et la délicatesse d'un phacochère. Non, elle n'avait vraiment rien pour elle, sa petite taille, son visage disgracieux, ses yeux trop ronds, ses cheveux ternes et sans éclat. Comme elle avait pu envier les filles de son dortoir quand elle était encore élève à Poudlard, petite Poufsouffle condamnée à l'échec dès le jour de sa répartition! Du moins c'est ce que tout le monde avait cru d'elle en ce temps là…

Maintenant… Maintenant elle n'enviait plus personne, ON l'enviait et cela faisait toute la différence. Car, en plus d'être quelqu'un au physique ingrat, Dolorès Ombrage était une personne de caractère : têtue, bornée, intransigeante. Elle avait consacré des heures et des heures, des jours et des semaines, des mois puis des années à arriver là où elle était et maintenant qu'elle y était elle se cramponnait à sa place telle une sangsue particulièrement coriace.

Ses idées singulières, bien que peu innovatrices en vérité, ses positions contres les hybrides, ces "sous-espèces", et son franc-parler associé à son talent pour minauder quand besoin était en avait fait une femme politique redoutable et redoutée. Aujourd'hui Secrétaire d'Etat du Ministre Fudge elle jubilait matin, midi et soir.

Et aujourd'hui plus que tout autre jour elle jubilait, car elle se rendait à Poudlard, son dossier compromettant sous le bras. Il y avait eut une attaque sans précédant sur le château, sans précédant par son ampleur mais aussi et surtout car Dumbledore n'avait rien fait contre, au contraire, son absence des lieux avait, d'après ce qu'elle savait, au moins coûter la vie à une personne. Peut-être le temps était-il venu où le vieux fou laisserait enfin sa place à quelqu'un d'autre après tout…

OoOoO

Pendant ce temps là, dans la belle et lointaine Russie, une jeune fille d'une quinzaine d'années, aux cheveux châtains striés de mèches d'un noir d'encre, et vêtue d'une simple jupe plissée grise et d'un chemisier blanc, se promenait tranquillement en compagnie d'un garçon châtain lui aussi, possédant de saisissant yeux mauves, et vêtu d'un jean noir et d'un t-shirt orange vif.

Les vacances étaient arrivées pour les petits sorciers russes et cela se devinait tant par le manque de bousculades habituelles dans les couloirs aux heures de sorties de classes que part le fait que tous le monde était habillé différemment et selon ses goûts, en attendant le soir même où ils rentreraient tous chez eux.

Cette jeune fille donc, du nom de Mayushka, Princesse des Ombres Carmines en réalité, c'est-à-dire appartenant à la famille royale qui dirigeait la Russie Magique actuellement et ce, en fait, depuis presque trois siècles. Bref la brunette marchait donc calmement dans les couloirs de l'Ecole de Sorcellerie Russe, nommée Igosty, riant des blagues de son meilleur ami Yann quand elle sentit brusquement une douleur sourde dans sa poitrine qui la fit tomber à genoux sur le sol en pierre froide en criant de douleur.

Yann se précipita à ses côtés un air inquiet peint sur son visage.

La jeune Princesse des Ombres Carmines avait la main droite compulsivement pressée contre son cœur et des larmes de douleur aussi bien physique que morale roulaient librement sur ses joues pâles.

« Mach' ! » s'exclama le châtain d'une voix inquiète. « Qu'est ce qui se passe ? »

« Zack-En » gémit la jeune russe en se remettant tant bien que mal sur ses pieds, la panique prenant la place de la douleur dans ses yeux dans le même temps « Zack-En… Non… Non… Pas ça ! »

« Mayushka ! Qu'est ce qui se passe ! » Cria en vain Yann en regardant la jeune fille courir telle une furie vers une direction qu'elle seule semblait connaître…

OoOoO

Un jeune garçon d'une quinzaine d'années au physique androgyne, du à ses cheveux longs noirs et rouges, dont la pointe lui atteignait le bas des reins, regardait autour de lui d'un air vague sans comprendre où il était actuellement. Cette ambigüité des sexes était d'autant plus renforcée par les vêtements qu'il portait, à savoir un short bleu nuit qui lui arrivait à mi cuisse, des bottes en cuire noir qui montaient jusque sous ses genoux et un haut sans manche d'un bleu si foncé qu'il paraissait être noir

Il se releva du sol sur lequel il était à genoux, apparemment en pierres polies par les âges et par les pas de centaines de personnes étant passées dessus avant lui, sans aucun rappel d'y être tombé, et soudain tout lui revient en mémoire.

Un combat entre des centaines de zombies et trente courageux élèves et professeur leur tenant tête, la promesse d'Alexandra Swaper sa professeur de Défense Contre les Forces du mal de le protéger jusqu'à la mort, son sortilège pour anéantir les créatures humanoïdes aux chaires putrides, décomposées, sanguinolentes et couvertes d'un liquide vert dont il ignorait l'origine, l'explosion qui en avait résulté et qu'il avait senti jusqu'au plus profond de sa chaire.

« Je suis mort » constata t il alors d'une voix étonnamment calme à l'issue de la situation.

Il ne savait pas pourquoi, mais ce lieu vide, quel qu'il soit, avait un effet apaisant sur lui, à moins que ce ne soit quelque chose flottant dans l'air. Quoi qu'il en soit il était bien, il était… serein. Du moins jusqu'au…

« En fait, ça dépend surtout d'eux… »

OoOoO

« Allez mon garçon, reste avec nous ! » intima Pompom Pomfresh en faisant avaler une énième potion de régénération au fils du professeur de potion, avant de lui lancer de nouveau un sort d'impulsion pour relancer son cœur.

Vingt minutes qu'on lui avait amené un enfant respirant à peine dans son infirmerie, vingt minutes qu'elle se battait d'abord pour améliorer son rythme cardiaque puis pour le retrouver. Vingt minutes d'acharnement thérapeutique particulièrement intense, et pour quel résultat ?

Le corps de l'adolescent était aussi mou que celui d'une poupée de chiffon, son visage avait déjà une couleur cadavérique : ses lèvres violettes, sa peau diaphane et d'un blanc de craie qui laissait apercevoir les veines capillaires sous elle en de délicates lignes et courbes d'un bleu-violine, surtout au niveau de ses paupières. Et surtout sa poitrine immobile, qui ne se soulevait plus que lors des sorts de chocs cardiaques ponctuels que lançait l'infirmière de plus en plus désespérée.

Le silence dans la pièce blanche la plus redoutée de tout Poudlard aurait pu être tranché difficilement même avec une scie des plus efficaces. Le professeur Séverus Snape regardait la scène qui se jouait encore et encore devant lui en devenant de plus en plus pâle, ses mains de plus en plus crispées et son dos de plus en plus vouté. Les amis du garçon qui étaient arrivés en catastrophe suite à l'ouverture des portes des différentes salles communes, semblaient s'être figés sur le pas de la porte, les yeux révulsés d'incompréhension et d'horreur, leur peau caméléon dans ce décor trop blanc. Le directeur de Poudlard posant une simple main délicate mais ferme sur l'épaule de celui qu'il avait appris à considérer comme un fils en signe de soutient.

Les officiels du Ministère l'attendaient dans son bureau depuis une bon quart-heure, ils auraient à patienter sûrement encore.

Alors que l'infirmière scolaire tendait la main vers une nouvelle fiole de potion revigorante, elle se sentit arrêter en plein mouvement par celle ferme malgré tout du maître de potions de Poudlard.

L'homme en noir, si connu pour sa sévérité, avait le regard d'un homme perdu et effondré, mais aussi déterminé.

Pompom n'insista pas et laissa retomber sa main le long de son corps.

L'enfant était parti.

Même son père le savait, prolonger éternellement ces instants d'espoirs fous ne faisait que renforcer la douleur.

OoOoO

Son souffle était court, dire qu'elle était essoufflée aurait été le plus bel euphémisme de l'année au moins. Seulement elle ne s'arrêtait pas de courir, parce qu'elle ne le pouvait pas, parce qu'elle ne le voulait pas, pas avant de savoir. Alors elle courrait, encore, comme si sa vie en dépendait. Et c'était peut être bien ça.

Enfin, elle la vit, la porte de la salle des réunions du conseil des Ombres Carmines, elle avait utilisé le portoloin d'urgence qu'ils avaient toujours sur eux, elle et son frère, une simple bague dorée en apparence. Un objet bien plus puissant en réalité. Enchanté pour toujours les mener vers la maison en cas de danger, de manque, de panique. Tout ce qu'elle ressentait en ce moment.

Aussi enfonça t elle la porte sans le moindre scrupule, faisant fit des bonnes manières, de son statu de princesse ou du sursaut de tous les ministres présents dans la salle de réunion suite à son entrée fracassante. Se moquant aussi de l'air sévère de son frère et sa sœur aînés devant ce qu'ils pensaient sûrement être de l'enthousiasme suite à l'arrivée de vacances, se fichant aussi de couper la parole à sa grande sœur, La Reine de Russie, alors que celle-ci ouvrait la bouche pour la réprimander de son attitude.

Car ce qu'elle avait à dire était cent fois plus important que cette réunion de début d'après midi, quel qu'en soit le sujet.

« La pierre d'âme ! De quelle couleur est Sa pierre ? »

OoOoO

« Maman ? » demanda le garçon surpris en se retournant vers l'auteur de cette voix.

C'était une jolie jeune femme d'une trentaine d'années, aux cheveux auburn ayant de nombreux reflet rouge feu, aux yeux d'un vert émeraude saisissant et à la beauté presque irréelle.

La jeune femme à la chevelure de feu se contenta d'un doux sourire en hochant calmement la tête en réponse.

« Que se passe t il ? On est où ? »

OoOoO

« Séverus… » Commença le vieux directeur de Poudlard, mais l'espion ne fit qu'un vague geste de la main, assez sec, pour lui faire comprendre qu'il fallait qu'il se taise.

Pansy et Hermione pleuraient toutes les deux plus ou moins silencieusement, Draco se mordait les lèvres au sang pour ne pas hurler, Fred Weasley, qui avait reprit conscience quelques minutes plutôt, regardait l'ensemble avec un effarement totale.

Mais Séverus s'en fichait. Il n'avait d'yeux que pour lui. La chair de sa chair. Son enfant qu'il n'avait pas su protégé… encore une fois. Pour lequel il n'avait pas été là… encore une fois. Son garçon si gentil et si doux qui était là, étendu sur ce lit trop blanc, dans cette infirmerie trop froide, sans souffle, sans vie, mort.

L'homme en noir avait envie de hurler, de pleurer, de tout casser, de prendre son fils dans ses bras et de hurler encore, et de pleurer encore. Son cœur pourtant réputé pour être de pierre pleurait des larmes de sang, son âme se déchirait, son monde s'effondrait.

Un soudain « Bang ! » violent les fit tous sursauter, immédiatement sur la défensive.

C'était le bruit qu'avait fait la porte de l'infirmerie dont le montant avait violemment rencontré le mur le plus proche sous l'assaut d'une femme de petite taille, portant un cardigan rose pelucheux et un nœud de velours noir passablement ridicule dans ses cheveux.

« Dumbledore ! » s'exclama t elle fortement, se fichant complètement du fait qu'elle était dans une infirmerie où le calme devait régner pour le bien être des patients. « Je ne supporterai pas une minute de plus d'être traitée de la sorte! Comment osez-vous ignorer ainsi, aussi délibérément les envoyées Officiels du Ministre? Comment osez-vous me traiter ainsi moi, Dolorès Ombrage, Secrétaire d'Etat nommée par le Ministre de la Magie Cornelius Fudge en personne?! Comment osez-vous… »

« L'ouvrir en un moment pareil espèce de vieille bique sans cervelle ? »

OoOoO

Argus Rusard avait beau être un cracmol, son métier de concierge dans le château de Poudlard et son mauvais caractère lui avait permis d'avoir la crainte de presque tous les sales gosses qui passaient entre les murs de l'Ecole de Magie anglaise depuis qu'il était en poste, à défaut de leur respect.

Il faut dire que l'une des seule qualités de l'homme, en plus de son acharnement passablement agaçant pour les élèves hors de leur dortoir après le couvre feu, était le fait qu'il était difficilement impressionnable, très difficilement. Pour être tout à fait sincère il n'avait pas été impressionné par qui que ce soit depuis des décennies maintenant et comptait bien que ça reste comme ça. Oui mais ça c'était sans compter sur le destin qui décidemment des fois avait un drôle de sens de l'humour.

Le concierge était en train de nettoyer les (trop) nombreuses traces de sangs qu'avaient laissé sur le chemin les différents blessés du combat qui gagnait l'infirmerie, accomplissant sa tâche à quatre pattes, bougonnant comme à son habitude, quand soudain il senti plus qu'il ne vit une ombre approcher au dessus de lui et releva la tête…

OoOoO

Un silence stupéfait suivit la phrase du jeune aristocrate blond avant que celui-ci ne reprenne des étoiles de colère dans les yeux.

« Le fait que vous soyez Secrétaire d'Etat ou je ne sais qu'elle autre connerie ne vous donne pas le droit d'arriver ainsi, sans aucun respect pour les blessés ou les morts » sa voix s'étrangla un peu à ce mot « qui séjournent ici! Alors vous allez me faire le plaisir de fermer votre grande gueule et de sortir d'ici rapido ! Non mais, vous n'êtes pas le nombril du monde, si on vous fait attendre c'est qu'il y a une bonne raison, certainement plus important que vos paperasses de bureaucrate coincée ! »

Alors que les différents membres du personnel de Poudlard et les amis d'Eiden regardaient le blond avec des yeux de merlan frits, Dolorès Ombrage, elle, dans une image très convaincante de la vertu outragée se rengorgea et, se redressant de toute sa petite taille, les joues rouges d'indignation et de colère, ouvrit la bouche pour dire quelque chose…

Seulement pour se prendre la porte de l'infirmerie en pleine tête, l'assommant efficacement, alors que celle-ci volait de nouveau ouverte.

OoOoO

« C'est ce qu'on appelle couramment les Limbes », expliqua de sa voix calme la femme tout en s'asseyant accroupie sur le sol avec délicatesse, faisant signe à son fils de la rejoindre. « Le monde du passage entre les morts et les vivants. Peu de personnes y entrent et très peu en ressortent… vers la Lumière. Tu as été amené ici le temps qu'ils décident de te sauver…ou non »

« Je ne suis pas sûr… de …comprendre »

« Tu n'as pas à comprendre » expliqua Lily avec un sourire en caressant doucement la joue de son fils avec une main « C'est à Eux de comprendre… »

OoOoO

… pour tomber dans les yeux les plus bizarres qu'il ait jamais vu : d'un brun presque orange.

Ces dits yeux étant rattachés à un visage vide de toute émotion d'un jeune homme, dans les 20-25 ans peut être, d'une beauté incontestable mais tout de même repoussant pour une raison que le concierge n'arrivait pas à saisir en cet instant.

L'inconnu faisait dans les 1 mètre 80, peut être un peu plus grand, assez fin mais possédant une silhouette bâtie de muscles solides et nerveux, habillé dans des tissus d'une qualité elle aussi incontestable et coupée dans une mode d'un autre pays.

Un autre homme, plus vieux, dans les 40 ans peut être, lui aussi solidement bâti mais revêtant un uniforme noir et rouge sanguin était dans son sillage.

« Euh… Oui ? C'est pour quoi ? » Demanda Rusard en revenant un peu à lui, mais sa voix avait du mal à être aussi bourrue que d'habitude devant les deux hommes.

« L'infirmerie je vous prie » annonça le premier homme d'une voix basse et sourde, rendue encore plus grave par un accent bien que peu prononcé « Et vite ! »

Le concierge se releva du sol et guida les hommes vers leurs destinations, ou plutôt l'homme vu que le plus vieux des deux attendit patiemment dans le couloir à côté de la porte de l'infirmerie que l'homme aux yeux oranges ouvrit d'un coup, congédiant Argus d'un geste vague de la main, et assommant la personne qui se trouvait derrière sans plus de considération que cela…

OoOoO

Quand ils avaient constaté que la pierre d'âme de Miette avait tournée à une couleur rouge-noire et qu'elle commençait à se fissurer ils avaient tous paniqué. Cela ne voulait dire qu'une chose, que le garçon était mourant, si ce n'était pas déjà mort. Alors il avait prit les devants, après tout il s'était déjà rendu dans le château, y retourner ne serait qu'une formalité. Il avait donc laissé à Stella le soin de réconforter leur petite sœur aux bords de la crise d'hystérie et avait immédiatement transplané vers l'Angleterre, devant les grilles de Poudlard plus précisément, ne trouvant pas les barrières de sécurités habituelles ce qui l'avait étonné et inquiété.

Vladimir, l'ancien garde de Miette lorsqu'il était enfant, avait insisté pour venir lui aussi, au cas où il y aurait des problèmes autre que l'état de santé du jeune prince des Ombres Carmines et Ivan, n'ayant pas la tête à protester, l'avait simplement fait transplaner avec lui.

Ce n'est qu'en voyant l'empilement de corps décomposé, certainement des zombies, que certains hommes en uniforme s'évertuaient à brûler qu'Ivan avait compris la situation et certainement ce que Miette avait fait. Il ne pouvait s'empêcher d'être à la fois en colère contre le jeune homme pour avoir fait quelque chose d'aussi risqué et fier en même temps pour les mêmes raisons. Quoi qu'il en soit il avait pressé le pas vers le château, sans se faire remarquer par les adultes dehors, le seul imprévu avait été le concierge lavant le sol dans le hall. Il avait dû faire semblant de ne pas connaitre le chemin de l'infirmerie pour ne pas éveiller les soupçons. Heureusement un peu de charme vampirique et l'homme avait obéit docilement, trop docilement peut être. Bah ! Aux grands maux les grands remèdes.

Ainsi, à peine une minute s'était écoulé depuis l'arrêt des soins d'Eiden par l'infirmière de Poudlard sur les ordres du père du garçon, lorsqu' Ivan pénétra les lieux.

Profitant de l'hébétude ponctuelle des différentes personnes consciente dans l'infirmerie, à savoir deux filles en larmes, un jeune homme blond en colère et partagé avec du désespoir aussi, un rouquin qu'il avait déjà aperçu tourné autour d'Eiden, un vieux barbu, l'infirmière et le père de son petit frère; le vampire se rapprocha rapidement du corps de l'adolescent et, avant que quiconque n'ait pu l'en empêcher, il avait monter une barrière de protection tout autour du lit qui empêchait quiconque de s'approcher.

C'est sans doute la mise en place de cette barrière qui dé-pétrifia tout le monde. Mais Ivan la doubla d'un sortilège de silence ainsi il n'entendit pas les nombreuses formules, cris, insultes et compagnie qui plurent sur lui. Au lieu de ça, il s'assit calmement mais rapidement aux côtés de son petit frère qui ne respirait plus et, se penchant vers son cou pâle, planta ses deux canines dans sa nuque.

OoOoO

« Je me sens mal », expira d'un coup Eiden en posant ses mains sur sa poitrine brusquement.

Lily eut un simple sourire en se remettant debout, aidant son fils à faire de même avec douceur. Elle le sera fort dans ses bras, une simple larme roulant le long de sa joue et se perdant dans la longue chevelure du garçon…

OoOoO

Ivan n'aspira qu'un peu du sang de son petit protégé, totalement inconscient des regards de pure horreur que reflétait les visages des autres dans l'infirmerie, en fermant les yeux pour se concentrer sur le taux de magie et d'énergie, vitale entre autres, qui coulait dans les veines du jeune slave.

Deux secondes plus tard, le Prince héritier des Ombres Carmines sorti une petite fiole en cristal de sa poche, celle-ci contenait une potion de couleur mauve, potion de revitalisation bien plus forte que celle que pouvait avoir l'infirmière de cette école, voire même les médicomages les mieux formés du pays, puisque la recette aujourd'hui perdue datait de plusieurs siècle. Il y ajouta une goute du sang de son petit frère et une goute du sien après s'être mordu le poignet à sang et fit avaler le tout à son petit frère.

Il se tourna alors vers les sorciers anglais et abaissa la barrière de protection magique, annulant le sort de silence dans le même temps, et les attaques recommencèrent…

OoOoO

« Je crois qu'ils ont compris » dit Lyly d'une voix douce avec un petit sourire triste en se dégageant lentement de l'étreinte de son enfant, tout en passant une main qui devenait de plus en plus translucide dans ses longs cheveux noirs et rouges. « Je t'aime mon fils et je suis fière de toi, soit le également, quoi qu'il se passe »

Puis, avec une soudaineté jusque là non atteinte, ne laissant pas le temps à l'adolescent de répondre quoi que ce soit, elle poussa brusquement son fils en arrière et Eiden se senti tomber de tout son poids dans le vide….

OoOoO

« Qu'est ce que vous lui avez fait !? » criait le père d'Eiden visiblement hors de lui.

Le directeur de Poudlard avait visiblement autant de colère dans ses yeux et s'apprêtait à lui lancer un sort très douloureux lorsque le cri de surprise de l'infirmière qui avait accouru au près de son patient, les interrompit tous.

« Il… Il respire ! Il respire de nouveau ! Ce garçon est vivant. ! Merlin, comment diable avez-vous fait ? »

« Il va rester inconscient pendant trois jours, surveillez qu'il n'ait pas trop de fièvre. » répondit l'homme à la place « Si celle-ci atteint des sommets incontrôlables, envoyez un message à Ivan ou Etoile. »

Le vampire se pencha de nouveau sur son petit frère de qui il caressa la joue un peu moins froide avec affection

« Et dites à Miette qu'on va avoir une longue conversation à son sujet dès qu'il rentrera à la maison. Vlad ! » Cria alors soudainement le vampire avant de s'incliner respectueusement et de disparaître dans un « crac ! » sonore avant que quiconque ait pu faire quoi que ce soit.


Et voilou, le premier chapitre est terminé. Oui il est court, oui il est tout petit, mais qui puis-je? Comment ça tout? Boooon d'accord je suis un peu responsable, mais le prochain sera normalement plus long (je plains d'avance la personne qui va devoir me relire).

Une seule chose de sûre : Un énorme merci à vous pour toutes ces rewiews avant même le premier chapitre. Je suis en train d'établir un nouveau reccord personnel mdr.

Mais que cela ne vous empêche pas d'en laisser après celui-ci hein. Lol

Un petit scoop pour finir? Hum... Je sais pas... Bon allez si, le prochain chapitre... sera le chapitre numéro deux LOL

(Et oui j'y tiens à ma réputation de sadique, qu'est ce que vous croyez, ça s'entretient pas tout seul)

Bisous, rewiews et choudidoubidou

Anonyma1