Bonjour à toutes et à tous.
Mais non vous n'hallucinez pas c'est encore moi. « Wouah, deux chapitre en une semaine de temps mais que se passe t il ? » me direz vous. Et bien disons que j'ai du temps en retard à me faire pardonner non ? ) Mais bon ne vous y habituez pas trop non plus, c'est juste que ce chapitre découle tellement du troisième que je n'ai eu aucun mal à l'écrire. Le développement de l'intrigue va prendre place à partir du suivant et ainsi le rythme de parution sera certainement moins rapide.
Merci à tous et à toutes pour vos rewiews. Je ne m'attendais honnêtement pas à en recevoir autant ^^. Alors il y avait plein de commentaires intéressant dans vos messages, dont un qui revient souvent et qui mérite un éclaircissement (ou pas ) :
Concernant ce cher Severus, beaucoup d'entre vous m'ont demandé de ne pas être « trop méchante » avec lui. Hum… Je suis navrée, je ne peux rien promettre. Mais sachez que je suis aussi très attaché à Sev'… alors croisons les doigts pour lui hum ? Moi sadique nan, jamais. Hu hu hu.
Merci à Amande d'avoir corrigé ce chapitre à la place de Clair-de-lune [en pleine rédaction d'un prochain chapitre de sa fiction personnelle et donc logiquement débordée (je pense que vous allez alterner toutes les deux finalement)] et de m'avoir fait des petits commentaires sur sa version corrigée qui m'ont fait littéralement mourir de rire ! Je n'en dirai pas plus ça gâcherai le suspense (mais sache Amade que je n'en pense pas moins ! Tu n'es qu'une perverse dans l'âme !)
[NdB : Moi ? Naaaaaaaan je ne vois pas du tout ce qui te fais dire ça hi hi hi !]
Voilà sur ce je vous souhaite une bonne lecture et vous dit à bientôt.
Gros bisous
Anonyma
Chapitre 4 : Comme des pièces de puzzle
Les donjons. Sa maison pour les quelques vingt dernières années de sa vies. D'abord en tant qu'élève puis en tant qu'enseignant. Severus aimait les donjons. Réellement. C'est pourquoi il était heureux que malgré son changement de poste il n'ait pas changé de logement. Après tout, il restait le directeur de la maison serpentard et devait donc être au plus près de ses élèves.
C'était certes froid, sombre, humide mais c'était calme. Tellement calme…
Le bruit d'une porte qui s'ouvre brutalement fit sursauter l'homme de son fauteuil et renverser une partie de son verre –whisky- sur sa chemise. Grognant et se préparant d'avance à aller engueuler proprement le malotru qui avait osé taper dans sa porte de ses appartements dès le premier jour, le professeur de Défense n'eut cependant pas le temps de faire autre chose que se lever de son fauteuil de mauvaise humeur avant de recevoir une boule d'énergie littéralement dans le torse, lui coupant le souffle.
Quelque peu abasourdi, l'homme tout de noir vêtu se pencha vers sa poitrine, seulement pour constater que la chose qui l'avait ainsi percuté n'était autre que son fils, son fils adolescent âgé de seize ans faut-il le préciser, qui lui enserrait la taille comme s'il allait soudainement disparaitre. Et bien qu'il n'ait pas vu la chaire de sa chaire pour le dernier mois, cette attitude particulière était bizarre pur dire le moins.
« Eiden ? » demanda-t-il d'une voix grave et peu sûre. « Je peux savoir ce qui te prends ? »
L'adolescent secoua négativement sa tête, toujours enfouie contre sa poitrine, et c'est à ce moment précis que l'espion remarqua que le corps de son enfant tremblait légèrement.
« Eiden ? » demanda-t-il de nouveau bien plus inquiet qu'agacé maintenant et en russe afin de faciliter quelque peu le dialogue. « Qu'est ce qui ce passe ? »
Grand bien lui en pris car l'adolescent se dégagea de lui soudainement et, planta ses yeux bicolores quelque peu brillant sur lui, lui donna un violent coup du plat de la main dans la poitrine.
« Eid… »
«Idiot ! A quoi tu pensais hein ? C'est pas suffisant d'aller jouer les toutous pour l'autre malade qu'il faut que tu fasses CA en plus ? T'es suicidaire ou quoi ? Et t'aurai pu au moins me le dire avant ! J'aurai pu… j'aurai pu t'en empêcher ! »
Severus regarda son fils d'un œil décontenancé. L'adolescent était visiblement bouleversé, ainsi que littéralement furieux contre lui, mais il n'arrivait pas à comprendre pourquoi. Il avait visiblement manqué un épisode. Et son manque de réaction ne faisait visiblement qu'enrager un peu plus son garçon qui lui planta un doigt accusateur dans les côtes en lui criant dessus :
« Tu pourrais au moins répondre ! Dire un truc ! Merde ! Sev… Tu… Tu… Raaah TU M'ENERVES ! »
« Sur un autre ton Eiden je te prie! Je ne comprends pas ce que… »
« Tu ne comprends pas ? Tu ne COMPREND PAS ? Tu penses à rien ou quoi ? Tu vis sous un caillou depuis trente ans ou quoi ? Comment tu peux pas comprendre ça ? Comment t'as pu accepter ça ? L'autre vieux fou de dirlo pouvait pas trouver un autre pigeon ? Naaaaan, il a fallu que ce soit TOI qui t'y colle et… »
La lumière se fit soudainement dans l'esprit de l'homme en noir qui regarda son fils d'un nouvel œil, plus paternaliste en un sens.
« Eiden, est ce que tu es en colère parce que je suis devenu professeur de Défense ? » demanda t il d'un ton qu'il voulait rassurant.
« Et pour quoi d'autre andouille ? Tu réalises pas que ce poste est maudit ? MAUDIT Bordel ! ça te suffis pas de partir en réunion avec Mocheté Premier sans savoir s'y tu vas revenir en vie qu'il faut que tu prenne le seul putain de poste MAUDIT dans ce château de tarés ? Tu veux mourir ou hum… »
Severus avait fait taire son fils en plaquant vivement une main sur sa bouche. Le garçon était furieux oui. Mais il était avant tout terrifié. Jamais Severus n'avait vu un tel regard dans ses yeux en un an de temps. Jamais. Pas même quand il était allé rencontrer Voldemort en personne. Mais là, à cet instant précis, le regard de son fils était totalement terrorisé, littéralement.
« Chut Eiden, tout va bien, cette malédiction n'existe pas. Ce sont des sornettes tout ça. Faut pas te mettre dans un état pareil pour si peu… » Tenta-t-il d'un ton cajolant pour rassurer son fils.
Effet qui loupa complètement quand il vit le regard absolument blessé de son enfant qui se dégagea brutalement de son étreinte et le regarda comme s'il venait tout juste de lui pousser une seconde tête.
« C'est pas des sornettes… » commença t il d'une voix sifflante.
« Eiden ! »
« C'EST PAS DES SORNETTES ! » cria le garçon hors de lui, des larmes de colère roulant sur ses joues. « Aucun, absolument AUCUN de mes professeurs de défenses n'est resté plus d'un an ! Jamais. »
« Eiden… »
« Quirrel est mort, JE l'ai tué à main nue, je savais pas qu'il allait bruler… Mais il est Mort ! Lockart est devenu dingue, Lunard à vue sa réputation brisé et est reparti vivre comme un mendiant plus loin. Maugrey a failli crever dans sa putain de malle à cause d'un mangemort qui avait pris sa place. Swaper est morte à cause d'un putain de zombie ! Il sont quasiment TOUS morts ! MORTS ! Et toi… et toi tu… »
L'espion s'avança vers son fils et le prit dans ses bras à la fin de sa tirade, tant et si bien qu'il reçu un nouveau coup faible dans les côtes quand Eiden cru bon de ponctué le dernier « MORTS » en le frappant dans sa poitrine. Le garçon tremblait de tous ses membres et était visiblement très en colère et très bouleversé.
« Eiden, Eiden calmes toi ! Calmes toi, respires chaton » calma Severus en caressant les cheveux longs de son fils. « Je vais pas mourir, je vais pas mourir. Tout ira bien. Chut mon cœur. Tout ira bien ».
« T'en sais rien ! T'en sais fichtre rien ! » répliqua Eiden en le repoussant.
L'adolescent sécha ses joues d'un mouvement rageur avant de tourner les talons vers la porte de sortie des quartiers de son père. « T'en sais rien et tu t'en fou ! Tu t'en fou si je me retrouve encore orphelin parce que TOI tu penses que ce ne sont que des SORNETTES ! »
Et sur ces dernières paroles, le jeune slave sorti en claquant violemment la porte, laissant son père repasser la scène qui venait de se dérouler dans son esprit pas certain qu'il avait vraiment tout compris…
OoOoO
Quelque part en Angleterre, même moment….
« Alors ? » siffla une voix glacée, exigeante. « Où en est-on exactement ? »
« Ça avance Maitre. Leur formation avance bien, ils seront tous bientôt opérationnel. Nous avons également commencé le recrutement dans les nouveaux promus comme vous nous l'avez demandé. Pour le moment la moitié des jeunes à répondu présent à l'appel et intégrera le prochain cercle de formation. »
« La moitié seulement ? Ce n'est pas assez ! J'ai besoin de troupe Quedevers et j'en ai besoin maintenant. Préviens les parents de ces jeunes récalcitrants que si leur progéniture ne rejoint pas les rangs en temps et en heure, ils ne bénéficieront plus de ma protection. Aucun d'entre eux, me suis-Je bien fait comprendre ? »
OoOoo
Eiden avait disparu dès la fin du dîner de rentrée. Il avait littéralement bondit sur ses pieds et, vu la direction qu'il avait prise, Draco n'avait aucun doute que son parrain et lui était en pleine discussion à l'heure actuelle.
Le blond poussa un profond soupire et annonça à Blaise, Pansy et toute la bande attablée à se raconter leurs vacances qu'il montait se coucher. Il n'était que neuf heures du soir certes, mais le blond avait besoin de calme pour réfléchir et aussi de se reposer, il n'était plus habitué à votre tant de monde.
Son été avait été long. Long et solitaire. Son père absent, sa mère allant à des tea party diverses et régulières. Cela bien sûr quand ils n'essayaient pas l'un comme l'autre de lui faire rejoindre La Cause plus tôt que prévu et de simplement le jeter aux pieds de Voldemort. L'homme avait été si « content de lui » lors de leur réunion…
De fait, quand il ne subissait pas un lavage de cerveau parental, Draco s'était beaucoup ennuyé. Son parrain n'avait pas été joignable (comme d'habitude) pendant l'été et il n'avait donc pas non plus pu voir Eiden. Et honnêtement ce n'était peut-être pas plus mal. Certes le garçon lui avait terriblement manqué mais Draco connaissait Severus depuis son enfance et le contraire était également vrai. L'homme en noir l'avait pratiquement élevé, étant son parrain. Il le connaissait donc par cœur.
Draco savait qu'il avait eu de la chance l'année dernière que le père de son petit ami ne soupçonne rien entre eux, beaucoup de chance. S'il avait demandé à rendre visite à Eiden alors qu'ils n'étaient qu'amis pendant l'été Sev' aurait eu des soupçons, d'énormes soupçons. Et autant il aimait Draco, autant le blond était certain qu'il finirait en ingrédients pour potion s'il savait quel genre de sentiments il avait pour son fils.
Sentiments qui s'étaient encore accentués si possible avec la séparation. La séparation et l'angoisse qui avait précédé. Quand il l'avait vu étendu sur ce lit d'hôpital, mort, l'infirmière s'acharnant en vain à lui faire regagner un rythme cardiaque, Draco avait senti que son cœur s'était arrêté lui aussi. Pendant un instant. Un terrible instant. Il avait eu peur. Il avait eu mal, si mal. Il en avait envoyé paître la secrétaire personnelle du Ministre, rien que ça. Mais personne n'avait relevé son éclat, tous étaient dans le même état que lui, tous. Sauf que le blond avait été le seul à se résoudre à avoir le cœur brisé, net, avec la mort du brun, de ce petit adolescent maigre et timide qui avait su se faire un chemin jusqu'à son cœur.
Chemin qui s'était creusé, élargie, intensifié depuis lors. Quand il l'avait vu sur le quai, Merlin ! Il avait juste fondu, presque oublié toute ses bonnes manières en l'embrassant. Mais il avait su se reprendre et l'embrasser rapidement dans le cou, pour ne pas faire d'esclandre, ne pas pousser. Et quand il avait dû réveiller la marmotte endormi sur son côté et qu'Eiden l'avait rapidement embrassé. Serpentard l'aide, ce baiser avait été mille fis trop court. Trop frustrant. Il n'avait pas vu son copain pendant deux longs, interminables mois, et il n'avait même pas encore eu l'occasion de réellement l'embrasser. Mais quelque part tant mieux, il n'était pas sûr qu'il aurait pu se contenter de l'embrasser…
Parlant du loup, l'objet de ses pensées passa la porte du dortoir à ce moment-là, visiblement hors de lui et marmonnant tout seul dans sa langue maternelle.
« Eiden ? » demanda Draco inquiet en se rapprochant de son petit ami.
Le brun secoua la tête à son attention, dans un visible ordre tacite de le laisser tranquille et passa devant lui pour se rendre à la salle de bain.
Seulement le blond ne l'entendait pas de cette oreille et il attrapa son petit ami par le poignet avant de le faire se rapproché de lui d'un mouvement bref. C'est alors qui remarqua les yeux légèrement rougis de son amoureux.
« Eiden qu'est ce qui s'est passé ? » demanda-t-il gentiment.
« Rien, laisses… »
Le blond attrapa le menton du garçon plus petit que lui de deux bonnes têtes et le força à le regarder.
« Qu'est ce qui s'est passé Eiden ? » demanda-t-il d'un ton plus dur, inquiet et exigent.
« S'être rien, je ok, laisser moi Dray », marmonna la brun en réponse en détournant les yeux et en repoussant Draco.
Mais le prince des serpentards ne l'entendait pas de cette oreille, poussant Eiden jusqu'à ce qu'il soit collé dos au mur le plus proche, le blond s'appuya de chaque coté du garçon, passant ses mains de part et d'autre de sa tête.
« Si tu « ok » je suis la reine d'angleterre moldue ! » cassa le blond d'une voix sifflante. « Qu'est ce qui s'est passé Eiden, et ne me raconte plus de mensonge tu veux ! Est-ce que quelqu'un t'as fait du mal ou… »
« Niet ! »
« Eiden …», gronda Draco.
Puis voyant que la manière forte ne servait visiblement à rien, il décida de cajoler un peu son copain. Posant ses lèvres au coin de celle de son amoureux il murmura
« Dis-moi. T'es bouleversé Eiden, j'aime pas ça. Qu'est ce qui s'est passé ? »
Le brunet ferma les yeux et secoua négativement la tête de droite à gauche.
« Rien » murmura-t-il en russe
« Babe », insista le blond en posant une de ses mains sur la joue d'Eiden gentiment.
« Je… »
« Tu ? »
« Draco je pas vouloir en parler, please ». Supplia le russe d'un ton mi-agacé mi-fatigué.
Grognant le blond leva les yeux au ciel avant de les planter dans ceux de son amoureux.
« Demain » exigea-t-il. « Tu m'expliqueras demain oui ? »
« Je… »
« Eiden, j'aime pas te voir comme ça. T'es au bord des larmes. Si quelque chose ou quelqu'un te bouleverse à ce point je vais pas juste rester les bras croisés et attendre ! Demain ! » Répéta t il
« Dray… »
« Putain Eiden ! Tu comprends pas ? L'année dernière… l'année dernière on a laissé couler tellement de choses nous tous, moi. On voyait bien Je voyais bien par moment que t'allais pas bien mais on disait rien, j'ai rien dit parce que je me disais que tu te sentais plus alaise ainsi, protégé. Et regardes où ça nous a mené ? Tu es mort, Eiden, MORT ! Sur un putain de champs de bataille pour essayer de sauver nos miches à tous. Tu te rends pas compte de ce que c'était de devoir regarder, voir, Pomfesh essayer encore et encore de te faire revenir mais que tout ce qu'elle faisait marchait pas ! Rien ! T'étais immobile, et froid, et bleu bordel ! Bleu ! On pouvait rien faire, JE pouvais rien faire… Il est hors de question que ça recommence t'entends ? Hors de question que je te laisse encore te blesser, avoir mal, sans rien faire contre si je peux faire quelque chose ! »
Devant le regard écarquillé du garçon Draco inspira un grand coup avant de poser son front contre le sien.
« Je veux pas qu'il t'arrive du mal Eiden tu comprends ? Pas si je peux l'en empêcher. Je t'aime ok ? Laisses moi t'aider un peu s'il te plait ? »
Le jeune slave ouvrit la bouche et la referma plusieurs fois, ne sachant visiblement pas quoi répondre à cette engueulade affectueuse.
OoOoO
« Alors ? » demanda t elle d'une voix quelque peu agacé en voyant enfin son ambassadeur revenir, tenant une missive particulière dans les mains.
L'homme s'était fait attendre, ce n'était rien de le dire. Un mois qu'elle attendait cette réponse, trente très longs jours. Et, bien qu'elle ait vécu des siècles, s'il y avait bien une chose que Sellania Zorkofsky détestait c'était attendre.
« Nous avons eu notre réponse Votre Altesse, il semble que le directeur ait fini par accepter les termes de votre demande, relié par le Ministre en personne. »
« Bien et comment le prend-il ? »
« Aucune idée votre Altesse, il est méfiant je suppose. Ils sont en pleine guerre là-bas. Je pense que le Ministre n'a accepté votre demande que parce qu'il pense qu'il pourra ainsi vous forcer à prendre son parti, quel qu'il soit. Ça et certainement parce qu'il craint également votre colère quant à l'affaire…»
A ces mots, la souveraine éclata d'un rire amusé avant de reprendre avec un sourire espiègle en direction de l'homme assis à côté d'elle.
« Cet homme parait être réellement aussi stupide que Miette nous l'avez décrit non ? Et dire que je pensais qu'il exagérait ! »
« Devrait –on lui dire ? » demanda alors ce dernier d'un air amusé à sa voisine.
« Et gâcher la surprise ? Naaan ! »
De nouveau la pièce fut rempli de fou rire, les trois russes nettement amusés maintenant.
Les choses se mettaient enfin en place.
OoOoO
Les choses bougeaient lentement. Trop lentement à son goût. Mais elle était une adulte. Une femme brillante même, une femme de haut rang elle prenait donc son mal en patience et e retenait de taper du pied par terre tout en grognant de frustration et de colère.
Elle touchait au but. Elle touchait au but et elle en était toute existée. C'était elle, elle seule, qui avait résolue cette affaire dans des délais aussi courts. C'était elle qui avait mis le doigt sur la monstruosité hybride responsable de toute cette affaire. Uniquement elle.
Ah si seulement cette petite peste avait été anglaise, si seulement, alors, alors ! Doloress aurait déjà sa revanche, sa part de gloire même. Mais cette peste était étrangère ce qui ralentissait les démarches.
Une enquête ! Ces idiots avaient osés demander une enquête complémentaire à la sienne, menée par leur deux gouvernements et elle n'avait pas pu s'en mêler parce que la peste avait osé poster plainte contre elle, Elle !
Oh mais tout vient à point à qui sait attendre. Elle se vengerait oui, elle se vengerait. Elle sera là au moment où les grilles d'Azkaban se refermeront sur cette petite peste de serpent et alors il prendra conscience qu'il n'aurait pas dû jouer avec elle et osé riposter.
Oh oui que la vengeance sera douce….
OoOoO
Furieux, littéralement furieux après son père. Comment pouvait-il… Comment pouvait-il penser que…
Il savait que sa réaction était démesurée mais blâmez en le manque de sommeil, les courbatures, la peur… Une peur panique qui s'était glissée dans son être dès le moment de l'annonce.
Et cette tête de mule qui ne voulait pas comprendre, juste comprendre. Eiden était furieux, furieux inquiet et blessé. Des sornettes. Des sornettes ! Il n'appelait pas ça des sornettes lui quand il avait toutes les preuves sous les yeux ! Merde, il venait juste de commencer à vraiment apprécier son père et cet abruti… Raah !
Le jeune slave entra dans sa salle commune et fut heureux de constater que personne ne faisait attention à lui. Il repéra bien sûr sa bande d'amis assis bavardant joyeusement au coin du feu mais il n'était pas d'humeur pour une conversation, qu'elle quelle soit. C'est pourquoi il en profita pour grimper rapidement les marches jusqu'à son dortoir, ouvrant la porte tout en continuant de pester dans sa barbe. Vraiment pour un homme mûr son père pouvait être un tel crétin !
Seulement il n'était visiblement pas seul dans le dortoir. Draco l'intercepta alors qu'il allait dans la salle de bain pour se rincer le visage et tenter de se calmer un bon coup. Et malgré son manque de coopération évident, le blond ne le laissa pas s'en tirer avec un simple silence rageur et un « je vais bien » rapide et la plaqua à la place contre le mur adjacent à la porte dans un mouvement rapide et ferme, lui bloquant toutes sorties.
Autant le dire tout de suite, son petit ami n'avait pas l'air content, pas content du tout. Inquiet aussi pour une raison qui échappait au jeune russe qui n'avait vraiment pas la tête à s'engueuler avec une autre personne.
Il était fatigué, physiquement, émotionnellement. Sa sœur lui manquait, sa famille lui manquait. Son horloge interne était complètement à côté de ses pompes. Il ne voulait pas se battre avec Draco maintenant. Il ne voulait pas parler. Draco l'avait trouvé irrationnel dans la Grande salle, comme son père. Lui aussi pensait que ce n'était que des sornettes ! Mais lui, lui avait ce sentiment à l'intérieur, comme une boule dans le creux de son ventre qui lui disait d'être sur ses gardes, tendu. Son instinct ne l'avait jusqu'ici jamais trompé. Il avait un mauvais pressentiment. Il avait mal au cœur.
Et il ne voulait vraiment pas se disputer avec Drago après s'être disputé avec son père pour les mêmes raisons.
« Si tu « ok » je suis la reine d'Angleterre moldue ! » cassa le blond d'une voix sifflante et Eiden ne pu s'empêcher de tressaillir un peu.
Le blond ne lui avait jamais parlé sur ce ton, même dans son ancienne vie. Jamais. Sa voix était un mélange de colère sourde et d'inquiétude palpable.
« Qu'est ce qui s'est passé Eiden ? Et ne me raconte plus de mensonge tu veux ! Est-ce que quelqu'un t'as fait du mal ou… »
« Niet ! » s'empressa de répondre Eiden.
Personne ne lui avait fait du mal, les paroles et les actes de son pères l'avaient juste bouleversés, c'était tellement inconscient et stupide ! Mais Severus n'avait jamais levé la main sur lui ou…
« Eiden… », gronda Draco un moment avant de se radoucir et de pencher son visage vers le sien jusqu'à ce que ses lèvres frôlent le coin des siennes. Eiden se tendit malgré lui au contact et se senti rougir des pieds à la tête.
« Dis-moi. T'es bouleversé Eiden, j'aime pas ça. Qu'est ce qui s'est passé ? »
Le jeune slave frissonna un peu à la chaleur détenue dans la voix de Draco mais il ne pouvait pas il ne pouvait pas lui dire. Le blond n'aurait pas compris. Il n'aurait pas compris ce sentiment. Surtout qu'officiellement c'était seulement sa deuxième année ici. Il ne voulait pas gâcher sa relation avec le blond. Il n'était plus Harry, il n'avait jamais été Harry. Ses craintes appartenaient à son identité passée. Il ne se pensait plus comme Harry les 90 % du temps.
« Rien » murmura-t-il en russe
« Babe », insista le blond en posant une de ses mains sur sa joue. Le jeune slave se senti rougir à nouveau. Brulant. Les mains du Blond étaient brulantes par rapport à sa peau glacée. Ou il se sentait comme glacé du moins.
« Je… », Commença-t-il essayant de trouver une explication logique. Voulant sortir de ceci surtout. Il avait chaud. Il n'était vraiment pas alaise d'avoir le blond si proche de lui. Trop proche.
« Tu ? » Reprit ce dernier.
« Draco je pas vouloir en parler, please ». Supplia t il se mélangeant à nouveau les pinceaux dans les constructions grammaticales anglaises.
Il était fatigué. Merlin qu'il était las. Est-ce que son copain ne pourrait juste pas laisser couler comme il l'avait fait l'année dernière, le laisser régler ça tout seul comme d'habitude ?
Grognant le blond leva les yeux au ciel avant de les planter dans ceux de son amoureux.
« Demain » exigea t il. « Tu m'expliqueras demain oui ? »
« Je… »
« Eiden, j'aime pas te voir comme ça. T'es au bord des larmes. Si quelque chose ou quelqu'un te bouleverse à ce point je vais pas juste rester les bras croisés et attendre ! Demain ! » répéta t il
« Dray… » tenta le brun en essayant de repousser un peu son camarade de classe si insistant par rapport à d'habitude. Qu'est ce qui lui prenait au juste ?
« Putain Eiden ! » explosa alors le Blond et le garçon se figea sur place, les yeux écarquillés. Jamais Draco n'avait crié sur lui depuis… et bien depuis qu'il était lui. « Tu comprends pas ? L'année dernière… l'année dernière on a laissé couler tellement de choses nous tous, moi. On voyait bien Je voyais bien par moment que t'allais pas bien mais on disait rien, j'ai rien dit parce que je me disais que tu te sentais plus alaise ainsi, protégé. Et regardes où ça nous a mené ? Tu es mort, Eiden, MORT ! Sur un putain de champs de bataille pour essayer de sauver nos miches à tous. Tu te rends pas compte de ce que c'était de devoir regarder, voir, Pomfesh essayer encore et encore de te faire revenir mais que tout ce qu'elle faisait marchait pas ! Rien ! T'étais immobile, et froid, et bleu bordel ! Bleu ! On pouvait rien faire, JE pouvais rien faire… Il est hors de question que ça recommence t'entends ? Hors de question que je te laisse encore te blesser, avoir mal, sans rien faire contre si je peux faire quelque chose ! »
Le jeune slave regarda le blond essoufflé après sa tirade. C'était… c'était inattendu et un peu… eh bien… un peu…
« Je veux pas qu'il t'arrive du mal Eiden tu comprends ? Pas si je peux l'en empêcher. Je t'aime ok ? Laisses moi t'aider un peu s'il te plait ? »
… un peu gênant. Et touchant aussi. Et, autre chose. Merlin est ce que son cerveau était resté en Russie ? Il n'arrivait même pas à ouvrir la bouche et répondre quelque chose, quelque chose à ça.
« Demain », répéta Draco d'une voix plus douce et patiente.
Eiden ferma les yeux, se retenant de gémir de frustration et de lassitude. La nuit portait conseil disait tout le temps Sella. Peut-être que Draco oublierait ou que lui aurait trouvé une explication plus rationnelle pour le blond d'ici là. Vaincu pour le moment, il hocha rapidement son accord, souhaitant maintenant que le blond lui laisse un peu d'air afin qu'il puisse réfléchir à tout cela dans le calme. Il était juste trop prêt pour son propre bien.
Enfin le prince des serpentards se décolla du mur, et lui aussi par la même occasion, mais quand il essaya timidement de s'éloigner, le blond lui saisit la main et le rapprocha de son torse, enfouissant son nez dans ses cheveux.
Eiden ferma les yeux, blotti contre le torse de son petit ami pour une minute. Puis ce dernier le fit de nouveau relever la tête d'une main avant de saisir ses lèvres.
Grognant légèrement, le jeune slave se laissa pourtant faire, le blond passant ses main autour de sa taille, puis au niveau de ses hanches alors qu'il accentuait leur baiser et jouait avec sa langue. Jamais encore Draco ne l'avait embrassé comme ça. C'était mieux, plutôt doux par rapport à l'engueulade qu'il venait de lui donner.
Quand le blond le relâcha quelques instants plus tard il lui souffla un « merci » avant de le pousser dans le bas du dos vers la salle de bain.
« Va te changer et te coucher Babe, t'es crevé », murmura-t-il et Eiden ne put de nouveau qu'acquiescer d'un mouvement de tête avant de refermer la porte derrière lui et de s'appuyer un moment sur elle.
Une engueulade avec son père puis… et bien ce qui s'était passé après avec Draco était trop d'émotions pour une journée avec une nuit d'à peine une heure, un décalage horaire important et une fatigue résiduelle d'un mois d'entrainement intensif. Beaucoup trop…
OoOoO
Tendue. La relation qu'il avait avec sa meilleure amie était tendue. Depuis la rentrée. Non depuis avant la rentrée même. Il lui semblait qu'elle l'évitait en quelque sorte, qu'elle faisait tout pour en pas le croisé. Elle parlait avec sa sœur, avec les autres membres de leurs maisons, même avec des membres extérieurs à leur maison, mais moins à lui.
Certes il passait pas mal de temps avec Lavande, mais bon c'était sa copine depuis la dernière St Valentin et au moins Lavande n'était pas prise de tête elle. Un peu godiche parfois mais réellement pas focalisé sur les études, les devoirs, les examens… Bref une anti-Hermione. Hermione qui ne le voyait plus beaucoup.
La salle commune était d'un calme olympien, d'un ennui mortel aussi depuis que les jumeaux n'étaient plus là pour mettre l'ambiance. Mais leur absence si elle diminuait le bruit diminuait aussi la présence de la préfète qui avant se devait de rester ne serait-ce que pour surveiller que les deux clowns infernales ne donnent pas de bonbons bizarre aux petits nouveaux et les transforment en cobayes.
Maintenant qu'ils n'étaient plus là, la jeune femme brune passait le plus clair de son temps à la bibliothèque. Et quand elle n'y était pas elle le passait avec d'autres personnes. Dont Eiden.
Eiden. La simple évocation de son nom suffisait à lui faire crisper les poings de frustration. Tellement de choses avaient changé depuis son « arrivée », tellement de choses. Et le plus injuste ? Sa relation avec Hermione à lui n'avait pas changé, ils étaient toujours aussi proches, plus proches même. Ne serait-ce que penser à ce qu'il avait découvert l'année dernière, que sûrement Eiden et Hermione sortaient ensemble, le faisait bouillir. Ce n'était pas juste, ce n'était pas comme ça que ça aurait dû se passer. Si tout avait été comme cela aurait dû être son meilleur ami serait vivant, à côté de lui, un rouge et or. Il serait tombé amoureux de Ginny et Hermione elle serait sortie avec lui. Et ils auraient fait un magnifique trio d'amis, le trio d'or, partageant leurs aventures ensemble toujours.
Mais non, il avait fallu que tout change, détraqué. Il avait fallu que celui qu'il considérait comme son frère soit en fait le fils d'un vil serpent et qu'il en devienne un lui aussi. Harry était célèbre, Harry était riche, oui tout cela. Mais Harry n'était pas bon élève, pas spécialement beau non plus, il était banal. Petit. Avec des lunettes. Des cheveux comme une botte de foin peu importe ce qu'il pouvait faire avec un peigne dedans le matin.
Eiden lui. Eiden était le fils de Snape, il parlait même plus leur langue les trois quart du temps. Il était différent, exotique. Il était attirant pour ça. Et bien qu'il soit toujours aussi petit maintenant il était mignon, beau même. Ouais même s'il ne le supportait plus, Ron n'était pas aveugle, il était canon sans même essayer de l'être. Et il était gentil. Si gentil qu'il avait réussi à sortir du moule du parfait serpentard et en amener d'autre à faire comme lui. A faire semblant d'être gentil aussi comme lui. Eiden était naïf, encore plus naïf qu'Harry si possible. Comment pouvait-il croire que les serpentards l'appréciait pour ce qu'il était lui ? Pff ! N'importe quoi. Il était petit, chétif, aimable, souriant. Il était contre le racisme qui polluait cette maison, il était agréable avec les sangs de bourbe ! Aucun des serpentards ne pouvait réellement le piffrer mais tous jouaient le jeu parce qu'il était le putain de fils de leur directeur de maison. Ça et parce qu'il avait une belle petite gueule aussi.
Oui penser à Eiden l'énervait, d'autant plus que cette petite peste avait refusé de lui adresser la parole depuis qu'il avait eu le malheur de dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Cette petite peste ne lui avait même pas donné une autre chance alors qu'il était censé être son meilleur ami. Au lieu de ça il avait été s'acoquiner avec leurs ennemis de toujours, il avait fait la paix avec Malefoy alors que le blond avait été quinze fois pire que lui dans son attitude pendant les quatre premières années qu'ils avaient passé ici ! Il était devenu un putain de serpent et il avait fait en sorte de lui voler Hermione !
Oui Ronald Weasley était en colère et frustré contre le brun. Mais il n'était pas le meilleur joueur d'échecs du château pour rien. Il savait être stratège. Il savait être patient. La vengeance était un plat qui se mangeait froid et pour le brun qui venait de Russie il allait faire en sorte qu'elle soit glacée…
OoOoO
Les cours de potions étaient bizarres. Ennuyeux presque depuis que c'était le vieux Slughorn qui les donnait et plus Severus. Certes les griffondors, poussoufles et serdaigles avaient d'abord été soulagés de ne plus avoir leur chauve-souris personnelle rodée au-dessus de leur épaule pendant qu'ils préparaient, tremblant, leurs potions. Mais même eux avait commencé à s'ennuyer dans le cours du nouveau prof de potion.
Avec Severus Snape au moins il y avait de l'action, une sorte de tension résiduelle tout le temps qui faisait que tout le monde était sur ses gardes, prêt à réagir à la moindre fumée suspecte, à la moindre question soudaine.
Avec le vieux Slugh. Comment dire ? C'était mou, barbant presque. Les élèves perdaient petit à petit leur concentration et de nombreuses explosions, fontes de chaudrons et autres évènements du même acabit n'avait pas cessé d'arriver dans le courant de ce premier mois. Même Eiden qui n'était pourtant pas un maître des potions comme son père, bien qu'il se débrouille pas trop mal, avait l'air de s'ennuyer à mourir durant le cours.
Sans compter que le nouveau prof était bizarre dans ses attitudes. Un Club. Le vieux avait rien trouvé de mieux que de vouloir monter un club où il invitait personnellement les meilleurs éléments et présidait les réunions. Il avait invité Draco déjà, ainsi qu'Eiden. Parce qu'Eiden était le fils de Severus et parce qu'il était mignon aussi sans doute. Le vieux Slugh était vraiment étrange. « Le genre à manger du cirage pour briller en société » avait soufflé Eiden agacé quand le prof l'avait retenu à la fin de son deuxième cours pour l'inviter à rejoindre son club.
Le jeune slave lui avait adressé un charmant sourire avant de lui répondre que contrairement à son père il n'était pas fan des potions, pas fan du tout. Mais cela n'avait pas découragé l'ancien serpentard qui avait juste rit et dit qu'on ne parlait pas que de potions dans son Club et qu'Eiden était toujours invité.
C'est pourquoi ils se retrouvaient dans le couloir menant au point de rendez-vous actuellement, le jeune slave et lui. Blaise n'avait pas été invité –trop banal sûrement- ni même Hermione qui était pourtant première de leur classe depuis son entrée au Collège. L'explication ? Fille de moldue. Cela avait fait bouillir littéralement Eiden sur place et Pansy avait dû lui poser une main douce et délicate sur l'avant-bras pour éviter qu'il ne cri sur le prof quand celui-ci avait soufflé d'un air complice à Draco les raisons pour lesquelles Miss Granger n'était pas conviée quand celui-ci avait été lui demander, curieux.
« Eiden, souris un peu au moins » souffla le blond à son camarade alors qu'ils entraient dans la pièce du Club accueilli par un professeur de potion gonflé d'orgueil.
« Ce type me débecte ! » fut la réponse du jeune slave, soufflée dans le creux de l'oreille du blond avant qu'il adresse un sourire froid et poli à leur hôte.
« Entrez entrez les garçons ! Que je vous présente ! »
De nombreux élèves de toutes les maisons étaient présents dans le club, tous en sixième et septième année. Tous issus de familles sorcières ce qui fit de nouveau grincer les dents du jeune slave. Leur professeur de potions était installé au milieu de l'auditoire, se pavanent clairement et le pire c'est que la majorité des élèves présents avaient l'air flattés d'être là, fiers même. Comme si c'était un insigne honneur d'être membres de ce club où il fallait faire des courbettes au maître des lieux.
« Approchez donc Draco ! Monsieur Mac Lagen et moi-même discutions d'un sujet passionnant qui, je suis sûr, va piquer votre curiosité ! »
Le blond se dirigea vers eux avec un sourire poli mais quelque peu crispé tandis qu'Eiden se faisait de son côté prendre à parti par un groupe de septième années de serdaigles qui discutaient « différences culturelles ».
« T'es russe tu dois avoir une vision différentes des choses ! » sourit une jeune fille, du nom de Laurenne Ikast s'il se souvenait bien.
Eiden lui rendit son sourire poliment et écouta plus qu'il ne se mêla réellement à la discussion.
Draco réussi finalement à s'échapper de la conversation après une interminable heure de discussion à propos des races magiques et de leur capacité et hiérarchie par rapport aux sorciers, une conversation qu'i l'avait au mieux barbé, au pire légèrement énervé. Se levant de son fauteuil pour céder galamment la place à une des invités de Slughorn
« Mais non je t'en prie, je suis sûr que ton avis va intéresser le professeur, leur débat est passionnant ! »
Draco entreprit de localiser son amoureux dans la pièce enfumée et bruyante. Il fini par le localiser à proximité d'une bande de serdaigles plus âgés qui avaient l'air de bien s'amuser plongés dans une vaste discussion, même s'il n'était pas certain que ce soit le cas d'Eiden qui se contentait d'afficher ce sourire neutre qu'il utilisait quotidiennement. Un des garçons à ses côtés ne cessait de lui toucher le bras, l'épaule, d'une manière qui se voulait décontractée et naturelle mais qui suffit à faire bouillir le serpentard intérieurement.
Pour qui se prenait ce type à toucher SON copain au juste ?
Le prince des serpentards se rapprocha de son ami et à peine fut-il dans son champ de vision, qu'Eiden en profita pour s'excuser poliment et le rejoindre, loupant le regard agacé et gêné que renvoya le serdaigle tactile à son annonce. Chose qui n'échappa pas à Draco en revanche.
« Ça va Eiden ? » demanda-t-il d'une voix calme quand son petit copain fut à proximité, renvoyant un regard neutre et un sourire amical au serdaigle plus âgé qui lui en rendit un crispé avant d'être rappelé dans sa conversation par une de ses camarades de maison.
« Sortons d'ici » répondit le brunet dans un murmure tout en adressant un sourire gentil à un des élèves qui passait prêt de lui et qui les salua de la tête, grignotant un petit four. « Avant que je tue quelqu'un ».
« Je ne demande pas mieux Eid… »
« Alors les garçons vous passez une bonne soirée ? » coupa Slughorn en se rendant prêt d'eux, une coupe à la main et un sourire suffisant sur les lèvres.
« Très bonne » répondit Draco poliment.
Le regard du professeur se tourna alors vers le fils de son collègue qui lui adressa un de ses sourires inexpressifs.
« Da. » répondit-il d'une voix neutre. Puis jetant un coup d'œil rapide à sa montre, il prit une expression surprise et quelque peu contrariée. « Oh nous devrions peut être rentrer Draco, le couvre-feu est dans dix minutes… »
« Déjà ? » répondit le blond entrant dans son jeu. « C'est fou ce que le temps peut passer vite ! Je crois que tu as raison cependant, il faut être raisonnable. Nous allons vous laisser alors professeur, merci pour cette charmante soirée. »
« Oui merci » renchérit Eiden avant que le professeur n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche et de dire quoi que ce soit. « Dépêchons nous Draco, mon père n'apprécierai vraiment pas que je sois surpris dans les couloirs après le couvre-feu… » reprit-il d'une voix légèrement plus basse mais largement audible pour le vieux professeur qui prit dès lors une expression curieuse.
Draco adressa un sourire poli à leur professeur, et murmura à voix basse sur le ton de la confidence comme s'il voulait éviter qu'Eiden ne l'entende, celui-ci faisant effectivement comme s'il ne l'entendait pas, tandis qu'il se dirigeait d'un pas doux vers la porte de sortie.
« Le professeur Snape est assez strict quant au comportement d'Eiden, l'inconvénient d'avoir un parent dans les membres du personnel… »
« Bien sûr, bien sûr je comprends, » répondit le professeur dans un souffle, fier d'avoir là une information que les autres ignoraient surement. « Allez-y les garçons, ne soyez pas en retard surtout. Je m'en voudrais d'apporter des problèmes au jeune Monsieur Snape, il est tellement agréable… ».
A peine eurent ils franchi la porte et tourner au bout du couloir y menant qu'Eiden et Draco poussèrent un lourd soupire sans se concerter avant d'éclater de rire devant l'attitude similaire de leur ami.
« Plus jamais » marmonna le garçon d'origine slave d'un ton ferme.
« Plus jamais si on peut l'éviter oui » concéda Draco avant qu'ils ne reprennent tous les deux le chemin de la salle commune de verts et argents.
OoOoo
« Alors ? » demanda le garçon aux yeux améthystes, se retenant à grand peine de lire par-dessus l'épaule de sa meilleure amie pour avoir les nouvelles plus vite.
« Oui ! Ça marché Yann ! Ils ont dit oui ! Ivan ne me donne pas les détails par contre. Ni quand, ni comment. Mais c'est pas grave le plus important c'est que ce soit bon ! J'suis trop contente ! »
« Ouais moi aussi Mach', Moi aussi. » répondit l'adolescent avec un sourire.
Ils avaient réussis. C'était génial. Quoi qu'il n'aurait pas dû en être tellement surpris. Ils n'étaient pas n'importe qui tout de même. Il s'agissait de l'impératrice et de son frère le plus âgé. Bien sûr qu'ils allaient réussir. Surtout quand on savait où était leur réelle motivation. Et lui, Yann, le savait parfaitement. Ils l'avaient convoqué en personne pour lui confier cette mission top secrète. Aucun de ses meilleurs amis n'étaient au courant et c'était tan mieux, ils ne l'auraient pas laissé faire.
Maintenant que ses souverains avaient réussi à mettre le loup dans la bergerie, cette mission allait réellement pouvoir commencer…
OoOoO
« Qu'est ce que ça dit ? » demanda Ginny à sa préfète tandis que celle-ci lisait attentivement un avis qui avait été posé le matin même par leur directrice de maison en personne sur le panneau d'affichage.
« Chers élèves,
Nous vous informons par la présente note de l'arrivée pour le 31 octobre prochain d'un groupe d'étudiants provenant d'un échange extra-scolaire avec l'établissement magique Igosty.
Ces élèves, tous en sixième et septième année, passeront la fin de l'année avec nous et serons intégrés à vos différentes maisons respectives pour la durée de leur séjour.
Je vous demande de leur réserver un accueil chaleureux et de faire en sorte que leur séjour parmi nous se passe pour le mieux. En cas de réussite de cet échange pour cette année, l'école de sorcellerie Igosty et Poudlard envisagent de réaliser un échange similaire mais dans l'autre sens l'année prochaine pour les élèves éventuellement intéressés.
Vos préfets et préfètes seront informez de plus amples détails lors de leur prochaine réunion et aideront à organiser leur fête de bienvenue qui se déroulera lors de la soirée d'Halloween.
Merci d'avance de votre bonne humeur et de votre accueil envers nos étudiants transférés,
Albus Dumbledore
Proviseur de Poudlard. »
« Euh Hermione » demanda la rouquine en se tournant vers son amie aux cheveux bruns et au cerveau bien rempli. « C'est où exactement Igosty comme école ? »
« Aucune idée Gin'. Absolument aucune idée… »
Et voilà, un chapitre de plus ! Il semblerait bien que ma muse ait décidé de rester un peu plus longtemps cette fois et de me rendre visite régulièrement. Une chose dont vous n'allez pas vous plaindre j'en suis certaine :)
Chose promise, chose due ! Comme je vous l'avais signalé il y a longtemps maintenant suite à une question qui m'avait été régulièrement posée, certains personnages vont rejoindre Poudlard. Avouez que la perche est grosse tout de même !
Quant à ce chapitre, nous avons revus beaucoup de personnes que j'aime et vous aussi. Si si, ne mentez pas. Je SAIS que vous aimez autant que moi Doloress Ombrage et Ronald, ah ce cher Ron !, et que dès à présent vous avez quelques idées sur leur cas (Comment les torturer de mille et une façons par exemple). Toute idée est la bienvenue ;)
En espérant que ce chapitre vous ait plus, je vous embrasse et vous dit à la prochaine.
Anonyma
Une dernière chose : rewiew ?
