Pour cette suite, je sens que vous n'allez pas trop m'apprécier. D'ailleurs à partir d'ici je crois que vous allez de moins en moins m'apprécier… Mais qui sait, peut-être que je me trompe ! LOL

Non honnêtement il faut que je vous le dise et tant pis pour ma foutue obsession de vouloir à tout prix conserver le suspens jusqu'au bout (quoique mine de rien je ne le réduis pas à néant) J'ai remarqué grâce à une de mes 'brillantes analyses' sur vos commentaires que vous étiez tous(tes) limite en extase face à la continuité de ma fic, comme si vous attendiez le 'Great Moment' et que vous le sentez venir de plus en plus. Bon je ne dévoilerais pas non plus l'intrigue de l'histoire mais c'est juste pour vous dire (plus que pour vous le rappeler visiblement) que c'est la suite de See On The Other Side et vu que cette précédente fic n'était pas faite de blanc immaculé, celle-ci ne le sera pas non plus. Ne vous attendez donc pas à du grand romantisme mais plutôt à quelque chose de plus 'trash'. Bref je fermerais cette parenthèse en vous disant que ce chapitre est un peu plus Housiennement épineux, mais à vous de juger.

A Emeux : je crois que je te dois donc quelques petites explications : Cuddy n'a pas emmené House à l'hôpital parce qu'en effet sa blessure ne nécessitait pas tant de soin, elle n'était que superficielle. House s'excuser ?! Hey, t'as vu ça où toi ! XD Mais tu as mis le doigt sur quelque chose de bien présent dans ce chapitre alors je te félicite pour ça :D Et puis merci pour le compliment comme quoi tu trouves que j'imite très bien les personnages *big smile*

A Verte : contente que les deux chapitres précédents t'aient plu, j'espère que ça continuera à te plaire autant même si plus la progression de l'histoire se fait et plus je me pose la question :p LOL

Merci à vous pour vos compliments et vos remarques, ainsi que de poursuivre l'aventure vers là-où-vous-ne-savez-pas !

Good Read ;)

xxx


Chapitre 3

La journée était chargée, éreintante. La Doyenne avait dû faire face au mécontentement d'un patient un peu hargneux, sans parler de sa réunion à n'en plus finir avec le Conseil d'Administration qui l'avait littéralement vanné. Pour l'heure, elle tentait tant bien que mal de remplir sa paperasse qu'elle n'avait absolument pas en tête. Elle repensait encore et encore à sa discussion de ce matin, aux évènements de la veille, à ce qui s'était produis il y a quelques mois. Elle ne pouvait s'en départir, ça lui était tout à fait impossible. Comme une douleur récurrente, ça resterait un mauvais souvenir qui serait toujours présent en elle pour la hanter ave une vilaine tendance à la fragiliser. Mais lui… Ça devait de toute évidence être bien pire pour lui. Ça devait très certainement le ravager, le détruire de l'intérieur et ça pourrait bien finir par le terrasser en totalité. Elle en était consciente, ce qui ne fit qu'augmenter cette souffrance morale qu'elle avait tant envie de chasser.

Aux alentours de dix neuf heures, elle quitta son bureau avec une peur inconsidérée. Elle s'était martyrisée l'esprit à cause de sa conscience mais maintenant elle était inquiète en pensant à ce qu'il avait bien pu faire durant toutes ces heures. Rien que le fait de se poser cette question ne la rassurait pas. D'un côté, elle regrettait presque de lui avoir donné sa journée. Le temps qu'elle fasse la route, environ un quart d'heure s'était écoulé et elle paraissait être de plus en plus stressée. Se garant le long du trottoir, elle coupa le moteur et observa les lieux un instant. Voyant sa moto devant chez lui, elle fut légèrement soulagée et ouvrit sa portière.

Le calme plat. Il avait fait le vide dans son esprit et se sentait apaisé, détendu. Sa vision était trouble, la pièce tournait comme le mouvement circulaire d'un carrousel et il avait fini par être pris de vertiges. Dans un bruit mat, il était lourdement tombé sur le canapé et n'avait pu en bouger. Ses yeux le brûlaient et il avait la nausée, mais il se sentait étonnement bien malgré tout. Ça devait bien faire une bonne vingtaine de minutes qu'il était comme ça. Les bruits qui se faisaient de plus en plus insistants contre sa porte ne l'intriguèrent aucunement.

Elle avait frappé une première fois, puis une seconde. Sans aucun résultat. Soucieuse, elle abandonna l'idée de tambouriner sur cette porte visiblement peu encline à s'ouvrir et décida d'entrer d'elle-même. Elle se replongea dans ce qu'elle avait vécu la veille au soir et cela ne lui plut pas du tout. Cependant, cette fois la porte n'était pas verrouillée et elle pénétra donc dans l'appartement. Les lieux était assez inquiétants et pour le moins suspects. C'était trop calme, beaucoup trop calme. La peur au ventre, elle fit quelques pas en ne sachant pas trop où regarder et, finalement, son attention se posa sur l'homme totalement étalé sur le divan. Se précipitant vers lui, elle ne fit pas attention au nombre de bouteilles qui se trouvait sur la table basse. Elle s'accroupit afin de se mettre à sa hauteur et tenta de lui faire reprendre connaissance mais il gisait là comme le poivrot qu'il était, celui qu'il était en train de devenir…

House, vous m'entendez ? Questionna-t-elle en le secouant à l'épaule.

Pas la moindre réponse ne sortit de sa bouche, si n'était que des sortes d'inepties tout à fait incompréhensibles. Exaspéré au plus haut point, elle se retourna et découvrit l'hécatombe de bouteilles qui régnait sur la table. Aucune d'entre elles n'étaient vides et elles étaient toutes différentes. Sur le moment, elle crut n'avoir jamais vu autant d'alcools différents. Au sol, un flacon capta son attention et elle le saisit. Pensant que c'était de la Vicodin, elle fut toutefois à peine rassérénée de voir que ce n'était en fait que de l'aspirine. Rejetant brusquement le cylindre contenant les comprimés, elle se redressa et entreprit de le faire se lever du canapé. Il n'avait pas l'intention de coopérer mais, par elle ne savait quel miracle, elle réussit à le faire se mettre debout. Il chancela maladroitement sur ses pieds et elle dut le coller à elle pour tenter de le stabiliser. Cela dit, son petit cinquante kilos était bien peu de chose comparé aux quatre-vingt qu'elle avait désormais dans les bras. Ce rapprochement la rendait nerveuse. Sentir contre elle ses muscles se contracter sous son T-shirt était étonnement plaisant. Se rappelant de la situation dans laquelle ils se trouvaient, elle le repoussa en arrière et le traîna jusqu'à la salle de bain. Là, elle ouvrit le robinet de la baignoire et laissa l'eau couler un instant. Glissant deux doigts sous le filé d'eau, elle l'entendait marmonner dans son dos des choses qu'elle ne comprit pas vraiment avant qu'il n'en vînt à parler plus distinctement.

Qu'est-ce que vous voulez faire ?

Sans rien lui répondre, elle s'avança vers lui et saisit les bordures de son T-shirt pour le lui retirer. Même en étant saoul, il ne manqua pas de lui faire une remarque vicieuse en la regardant avec un désir certain.

Je suis sûr qu'en se serrant y aura de la place pour deux !

Taisez-vous et penchez la tête.

Sans résister davantage, il fit ce qu'elle lui avait demandé pendant qu'elle se saisissait de la pomme de douche. L'eau froide lui tomba brutalement dessus, sans prévenir. Il ronchonna quelques secondes sous le torrent frisquet qui dévalait sa tête. Néanmoins, elle n'avait pas mis l'eau trop froide et la pression trop forte pour éviter de faire remonter en lui des souvenirs douloureux, datant d'un passé qu'elle savait pourtant non révolu. De frais sillons descendirent dans sa nuque et il laissa échapper un gémissement d'appréciation. Au bout d'environ deux minutes, elle coupa l'eau et alla lui chercher une serviette. Pendant ce temps-là, il s'était assis sur le rebord de la baignoire et semblait reprendre ses esprits. En revenant vers lui, elle la lui tendit et, avant qu'il ne s'en saisisse, se leva pour lui faire face. Plongé dans le sien, son regard paraissait lui envoyer un message très éloquent et elle ne sut comment réagir.

House ? Appela-t-elle doucement.

Mais il était si concentré dans sa contemplation qu'il ne bougea pas. Ruisselant de gouttes d'eau, elle observait à son tour son visage et eut du mal à lutter pour ne pas faire glisser son regard un peu plus bas. Quelques gouttelettes perlaient encore sur son front et son nez et elle trouva cela plutôt excitant. Et puis, en ayant apparemment oublié le fait qu'elle ne devait pas s'autoriser à fantasmer sur ce corps, ses yeux se posèrent sur son torse. Mécaniquement, elle effleura du bout des doigts le pansement qui recouvrait la plaie et, dans un geste dénué de rapidité, il lui saisit le poignet. À ce contact, elle releva la tête vers lui et fut surprise de constater la distance légère qu'il y avait entre eux. Son regard était devenu bleu nuit et elle ne savait pas trop si ses pupilles dilatées étaient dues à son ivresse ou à tout autre chose. Le bras ballant, il ne l'avait pas lâché et se rapprocha un peu plus d'elle. Elle perdait pied, et il ne le fallait en aucun cas. Pas après ce qui s'était passé. Pas dans ces circonstances. Pas maintenant… Il pencha la tête sur le côté et voulut l'embrasser mais elle le stoppa d'une main. Elle n'avait pas choisi la meilleure méthode en ayant posé deux doigts sur sa bouche et commençait sérieusement à le regretter. Pourtant, elle ne se démonta pas et réussit à faire un pas en arrière. Les yeux toujours rivés sur elle, il était inerte à la situation.

Allez vous coucher… Ordonna la jeune femme qui cachait tant bien que mal sa gêne.

Il ne fit aucune résistance, ce qui l'intrigua d'une manière étrange. Il se saisit tout simplement de la serviette qui reposait maintenant sur le rebord du lavabo et prit la direction de sa chambre sans prononcer une parole. Une fois qu'elle était seule, elle se passa une main sur le visage et quitta la pièce. Dans le salon, elle vit avec une certaine dose d'effarement le capharnaüm comme si c'était la première fois qu'elle le voyait. Soupirant d'un air affligé, elle prit la décision de ranger tout ce bazar. Elle n'aurait pu supporter l'idée de rester plus longtemps dans cette pièce en désordre, et puis elle voulait s'occuper l'esprit afin de penser un peu à autre chose qu'à ce qui venait de se passer…

Les rayons du soleil matinal la sortirent de son sommeil et elle baya tout en s'étirant avant de se lever. À part les bruits à peine audibles de l'extérieur, elle n'entendit rien. Voulant s'assurer que tout aller bien, elle se dirigea vers sa chambre et poussa doucement la porte. Étendu en travers du lit, il avait le bras droit sous sa tête et elle se demanda avec un petit sourire intérieur comment il était possible de pouvoir dormir dans une telle posture. Comme prise d'admiration, elle s'appuya contre le chambranle de la porte et se plongea dans ses pensées en le regardant. Elle ne l'avait pas remarqué mais il s'était réveillé et était en train de la dévisager. Lorsqu'elle s'en aperçut, elle eut un léger sursaut et ne savait visiblement pas quelle attitude adopter. Finalement, elle préféra se retirer après avoir acquiescé en voulant lui faire comprendre qu'elle ne voulait pas empiéter dans son intimité.

Cinq minutes plus tard, il la trouva debout à côté du piano en train de regarder par la fenêtre, probablement de façon distraite et désintéressée. Elle semblait ne pas l'avoir remarqué alors il s'avança jusqu'au canapé et s'arrêta sans cesser de la regarder. Son mal de crâne lui rappela grosso modo les évènements de la soirée passée et la vision qu'il avait d'elle le fit se sentir terriblement mal. L'alcool, les pilules, son état lamentable… Qu'avait-elle pu penser de tout ça ? La réponse lui arriva en pleine figure et ne lui plut pas du tout. Ils avaient vécus tous deux un drame épouvantable et tout ce qu'il trouvait à faire c'était de se foutre en l'air. Six mois déjà… Six mois que cela s'était produit et un peu moins qu'il avait pris la mauvaise habitude de se détruire lentement, douloureusement. Tout ça parce qu'il se considérait comme étant l'unique responsable de cette tragédie. Tout résultait de lui et de sa foutue obsession pour elle. Tout était de sa faute et jamais il ne pourrait se le pardonner. Il avait tué une personne qui lui était très chère. Il avait, et continuait, à en faire souffrir une autre. La sanction était tout ce qui lui restait. Elle représentait pour lui un devoir, une dernière raison de vivre. Elle serait sa dernière œuvre car elle finirait fatalement par l'achever.

La voix de la jeune femme se fit entendre et il poussa un léger cri en revenant brusquement à la réalité. Elle se tenait toujours au même endroit et le regardait avec des yeux globalement emprunts d'affection.

Désolé, je ne voulais pas vous faire peur.

Il lui fit signe que ce n'était rien et ne put détacher son regard du sien, bien que cela lui fit un peu plus mal. Comme deux adolescents, ils ne bougèrent pas et cela lui était désagréablement supportable. D'un air encore un peu groggy, il brisa ce silence pesant.

Vous n'auriez pas une crevette à quatre pattes par hasard ? Demanda-t-il avec une pointe d'humour.

Je l'ai laissé chez ma mère pour quelques jours.

À l'intonation de sa réponse, il comprit que cela ne lui plaisait guère et il ressentit pour lui une forme de ce qu'il voulait par-dessus tout minimiser. Cela lui était péniblement acceptable et, bien qu'il ne voulait en rien l'alerter, il ne put refreiner un grimacement. Toutefois, il s'en servit par la suite pour traduire son mal de tête afin de pouvoir en quelque sorte la leurrer et ça avait dû fonctionner parce qu'elle n'en fit pas de cas et enchaîna.

Mal à la tête ?

Il hocha la tête pour confirmer et savait que cela devait déboucher quelque part. Dans un mouvement dextrogyre, il détourna la tête et sembla soudain plongé dans un lugubre embarras. Elle l'observa et sur le coup il l'inquiéta. Elle n'avait jamais aimé voir ce trouble sur son visage mais depuis toutes ces choses c'était encore pire. Il avait beau lui dire qu'elle était de nature paranoïaque, elle savait très bien que cette fois-ci cet état d'esprit n'était en rien responsable de ce sentiment. Elle voulut lui dire quelque chose mais il prit la parole au même moment.

Je ne voulais pas que vous me voyez comme ça, je… Se trouvant pitoyable, il eut du mal à finir sa phrase. Je suis désolé… Termina-t-il à voix basse.

Toujours en évitant soigneusement son regard, il avait cependant posé ses yeux sur elle et regardait fixement. Probable qu'il regardait ses mains, croisées devant elle, immobiles.

Pourquoi vous faites ça ? Demanda-t-elle doucement en ne le quittant pas des yeux.

Pour toute réponse, il émit un petit rire sardonique témoignant de l'évidence du geste. Elle se mordit la lèvre inférieure et fit un pas dans sa direction en se méfiant de sa réaction. Il ne bougea pas, le regard ailleurs et parut pratiquement stupéfait de la voir à présent si proche de lui.

Ce n'est pas une solution et vous le savez très bien.

Et c'est quoi la solution, hein ? L'interrogea-t-il en élevant la voix.

Sous le timbre de sa voix, elle plissa les yeux et n'eut le temps de répliquer qu'il s'était déjà éloigné plus loin. Sa question était stupide, il savait très bien en quoi consistait « la solution ». Accablé et certainement aussi un peu éreinté, elle poussa un soupir en se passant une main qui donnait l'impression d'être oppressante.

Pourquoi vous ne… Elle soupira une nouvelle fois. Je sais que ce n'est pas facile mais pourquoi vous n'essayez pas de passer à autre chose ?

Passer à autre chose ! S'exclama-t-il en se retournant vivement vers elle. Non mais vous vous foutez de moi ! Comment voulez-vous passer à autre chose après ce qui s'est passé ? Vous croyez vraiment que je peux faire comme si rien ne s'était passé et pire encore, faire comme si cela n'avait rien à voir avec moi ? Questionna-t-il le regard plein d'une rage dont-elle n'aurait su dire à qui elle était destinée.

House, je… Elle le regarda, intensément. Sans trop réaliser pourquoi, elle se rapprocha de l'homme qui semblait à la fois furibard et anéantis à tel point qu'elle en avait les larmes aux yeux. Je n'essaie pas de vous dire qu'il faut oublier. Vous ne pourrez pas et moi non plus. Une main sur son bras, elle resserra son emprise et tenta de capter son attention tout en retenant ses larmes. Je veux juste que… vous arrêtiez de vous faire du mal. Je ne veux pas que vous vous infligiez ça et vous savez qu'il ne l'aurait pas voulu non plus.

Plutôt amorphe, il restait là sans bouger, n'ayant même pas la force ou la volonté de se dégager de la grippe de la jeune femme qui s'obligea à ne pas ciller sous la souffrance qui exsudait de ses yeux d'un bleu obscurci par le mélange de ses émotions refoulées. D'une voix faible et manquant d'assurance, il lui posa une question qu'elle jugea déconcertante.

Pourquoi ?

C'est évident, voyons. Vous faites parti de ma vie et… vous comptez pour moi. Ajouta-t-elle doucement.

Il plongea son regard dans le sien et elle lui sourit tendrement. Mais à peine cinq secondes après, il se détacha d'elle et elle comprit qu'elle ne devait pas brusquer les choses. Il était particulièrement fragile depuis sa disparition et elle ne voulait en aucun cas profiter de cette vulnérabilité dans le but de se rapprocher de lui. Toutefois, elle savait qu'elle devait en tirer partie si elle voulait tenter de lui faire comprendre qu'il n'était pas seul dans cette mauvaise passe et qu'elle lui apporterait son soutien, que celui-ci soit le bienvenu ou non.

Il faut que j'aille bosser. Vous voulez que je vous emmène ?

Quoi, vous croyez que je pourrais faire un truc insensé sur la route ?

D'un regard, elle lui apporta la réponse et il baissa furtivement les yeux avant de les reporter sur elle. Celle-ci semblait manifestement suspicieuse, perplexe. Elle ne donnait pas son assentiment mais elle préféra abdiquer en sachant qu'il sortirait encore une fois de ses gonds et elle savait qu'il ne fallait mieux pas. S'emparant de sa veste et de son sac, elle se retourna vers lui.

Vous pensez avoir un cas intéressant à me proposer ?

Vous en faites pas pour ça, je vous dégoterai quelque chose de suffisamment tordu.

Il acquiesça et elle lui lança un dernier regard avant de sortir de l'appartement.

TBC