À djnoe : ravie que tu aimes le drama. D'ailleurs là c'est le pompon… Bref, à toi de juger si tu lis cette partie.
Je ne ferais pas d'intro comme d'habitude. Juste :
HAISSEZ-MOI !
Je ne sais pas si c'est bon de le mettre celui-là mais…
Good Read ;)
xxx
Chapitre 5 (final)
Elle avait eu peur, elle n'avait plus su quoi faire. En fait, elle avait été complètement paniquée et effrayée. Elle avait été la première sur les lieux, la première à tomber dessus et aurait probablement souhaité ne pas l'être. Son portable avait sonné, un soir qui n'avait rien eu d'inhabituel jusqu'à cet instant-là. Son numéro s'était affiché et elle avait froncé les sourcils en le voyant. Jamais il ne l'avait appelé autre part que sur son fixe et c'était bien ça qui avait fait naître en elle une certaine anxiété. Elle avait répondu sans recevoir par la suite de réponse, pas dans l'immédiat. Elle avait choisi de parler dans le vide en tenant des propos sans grand intérêt, parce que c'était House. À un moment, il avait prononcé quelques mots. Des mots qui, elle s'en souvient encore, lui avaient donnés des vertiges et une sensation de désarroi. Elle était debout et, bien qu'elle aurait dû s'asseoir pour se calmer, elle n'avait pas tardé à se sauver de chez elle comme une cambrioleuse. Parce que se calmer, elle n'avait pas pu. Sûrement pas après ce qu'elle venait d'entendre, oh que non.
Si elle s'était muni d'un chronomètre, elle aurait constaté qu'elle avait sans difficulté battu son record de temps et donc de vitesse pour arriver à destination. Ses talons avaient claqués sur le bitume, comme ils avaient l'habitude de le faire parfois dans les couloirs de l'hôpital. La porte n'avait pas été verrouillée et, dans le cas contraire, elle s'était sentie capable de la défoncer malgré sa corpulence. Le salon avait été désert, idem pour la cuisine. Elle avait angoissé, tellement qu'elle avait senti une chaleur désagréable monter en elle, l'envahir totalement comme si elle s'était brusquement trouvée en surchauffe. Sa respiration s'était accélérée et son sang avait fortement afflué dans ses tempes, si bien qu'elle avait pu ressentir chaque battement de son cœur résonner dans son crâne comme si on le frappait par intermittence. Finalement, elle avait fini par le trouver.
Quelques secondes… Il lui aurait juste fallut quelques secondes d'avance pour tenter de frôler l'in extremis. Au point où les choses en étaient quand elle était arrivée, elle avait su qu'elle ne pourrait rien faire, que personne ne pourrait rien faire pour empêcher l'inévitable. Elle s'était assise tout près de lui, les joues ruisselantes de liquide lacrymal. Les sclérotiques rougies par l'éclatement des vaisseaux, elle l'avait regardé d'une manière inexplicable en lui criant dessus. Toujours conscient, il avait serré sa main dans la sienne sans dire un mot, simplement en profitant des derniers instants où il la verrait et sentirait sa présence contre lui.
Secrètement, il s'était maudit profondément car elle était arrivée trop tôt. Pourtant, il avait pris soin de tout mettre en place, de tout calculer. Visiblement, elle tenait à lui bien plus qu'il n'avait pu le penser… La douleur avait été bien plus foudroyante de par le fait que le voir dans cet état lui avait fait encore plus mal que si elle l'avait découvert totalement inerte. Là, ils avaient eu le temps de se toucher, de se regarder avec une affreuse souffrance réciproque et même de s'échanger quelques mots. Ces derniers avaient finis par achever la jeune femme qui s'était collée contre lui.
Je ne veux pas que vous pleuriez. Je n'ai… jamais aimé vous voir comme ça.
Comment osez-vous me dire ça ? Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ? Et pourquoi avez-vous fait ça ? Mais pourquoi, House, pourquoi ?
Je ne veux plus… vous faire souffrir.
Me faire souffrir ! Et vous croyez que vous faites quoi en ce moment, hein ? Vous croyez que… que… Prise de tremblements incontrôlables, elle n'avait pu terminer sa phrase et avait semblé être prise aussi bien d'une crise de nerfs que d'une envie inébranlable de vouloir le secouer comme si elle avait pensé encore pouvoir le raisonner.
Elle était repartie de plus belle dans ses pleures et ses remontrances. Il ne l'avait pas écouté et avait préféré se contenter de la regarder et d'entendre sa voix qui l'avait tant de fois fait frémir. Il n'avait pas vraiment su quoi faire mais ce détail lui avait peu importé. Passant une main dans son dos, il lui avait frictionné l'épaule du mieux qu'il avait pu. Le temps lui avait été compté et, puisqu'elle s'était trouvée là, il avait pris la décision de tout lui dire, de ne rien lui cacher. Ça, il l'avait fait bien trop souvent et à ce moment-là il n'en avait plus vu l'intérêt. Quitte à avoir l'impression de passer pour un idiot, il n'en avait eu que faire.
Lisa… L'avait-il appelé doucement.
À l'entente de son prénom, elle avait relevé la tête vers lui et l'avait regardé droit dans les yeux en dépit que cela lui avait fait beaucoup de mal. Il avait plaqué une main sur une de ses joues et l'avait caressé avec légèreté.
Je ne voulais pas tout ce qui est arrivé. Lucas, Wilson… Tout ça est de ma faute. Et même… avant ça, je vous ai fait du mal. Depuis, je continue… à vous en faire et…
Elle l'avait stoppé d'un geste de la main, à la fois inquiète et intriguée de ce qu'il allait dire.
Pourquoi… me dire ça maintenant ?
Parce qu'après il sera trop tard…
Les yeux larmoyants, elle s'était lovée contre son torse et il lui avait murmuré au creux de l'oreille ce qu'elle n'aurait jamais cru entendre un jour venant de lui. Fermant les yeux un instant, elle lui avait fait face avant de sceller ses lèvres aux siennes.
Aujourd'hui, c'était cette dernière chose dont elle voulait se rappeler. Elle ne voulait pas se souvenir qu'après ce délicat et profond échange, les circonstances de la situation avaient repris le dessus. Elle voulait effacer de sa mémoire la vue qu'elle avait eu de lui en train de s'éteindre lentement, tout doucement comme pour amener l'insupportable souffrance à son paroxysme. Elle voulait se débarrasser de ce souvenir morbide qui s'était tissé à partir de divers éléments dont le fait où elle avait senti son cœur ralentir de plus en plus. Elle voulait oublier le moment où sa tête avait quitté le torse de l'homme et qu'elle avait vu ce dernier avec des yeux qui s'arrondissaient jusqu'à en être exorbités. Elle ne voulait plus penser au sentiment qui s'était inéluctablement propagé en elle lorsqu'il avait serré sa main avec la force qui lui avait resté en la regardant d'un regard qui la hantait méchamment encore aujourd'hui. Elle ne voulait plus voir ce regard-là dans ses songes. Elle ne voulait plus ressentir toutes ces horreurs vilainement récursives. Mais elle ne pouvait rien faire de ce qu'elle avait envie. Elle devait faire avec et rien n'y aidait.
Il avait été dévasté, littéralement anéanti par la perte de son ami, une personne à laquelle il tenait très fortement malgré certains mauvais coups. Et toutes les souffrances qu'il avait infligé à cette femme l'avaient complètement ébranlé. Il s'était senti misérable, méprisable, indigne de confiance et d'affection et quelque peu honteux. Il avait laissé un vide considérable dans l'hôpital et un gouffre abyssal chez la jeune femme qui ne pouvait désormais se raccrocher qu'à sa fille.
Il avait voulu en finir, il avait réussi. Mais jamais elle ne l'oubliera, lui et la douleur qu'il lui a laissé.
The End
C'est pitoyable, n'est-ce pas ? o_O
Pour me faire 'pardonner' de cette horrible fin qui honnêtement ne me convient pas, le prochain poste que je ferais sera plus cool, bien moins morose que cette abomination. C'est promis ;D
House veut s'autodétruire, se punir pour toutes les mauvaises choses dont il a conscience, en partie le fait d'avoir fait souffrir Cuddy par toutes les manières possibles. J'espère que vous comprendrez mon raisonnement.
Merci tout de même à vous tous qui avez suivi ma fic jusqu'au bout, et encore désolé pour cette finalité mais quelque part je me devais de clore cette histoire comme cela.
