An O'Nyme : et oui, je ne suis ni assez grande ni assez petite que pour ne pas avoir d'examens (soupire)… mais maintenant je suis enfin en vacances. Et je suis plutôt contente que tu ais aimé mon petit délire, parce que me connaissant, il risque d'y en avoir d'autres.


Chapitre 3. Ronde et crise cardiaque

Grande salle 19h50

Nom : Althéa Finnigan, prénom : zut, c'est là que je dois mettre Althéa, année : 6ème, maison : Griffondor.

Vous vous demandez sûrement ce que je fais, mais ne vous inquiétés pas je ne suis pas encore assez folle que pour penser des choses pareilles sans raison (qui a dit si ?). Je suis en train de m'inscrire sur la liste du club de duel. Car, comme je vous l'ai déjà dit, j'adore ça.

Je ne comprends pas mon père qui dit que c'est un cours sans intérêt où les profs sont de gros nul sans cervelle. Il dit qu'il parle d'expérience, mon œil oui ! La seule raison c'est que LUI est nul. Mais passons.

Je me dépêche de rejoindre Emily.

- Althéa, tu ne devrais pas aller rejoindre l'autre préfet pour les rondes ?

- Si, mais de toute façon il n'y a pas vraiment grand-chose à faire avant 21h.

- Pourquoi ?

- Les élèves à partir de la 4ème doivent rejoindre leur salle commune à cette heure-là, avant, il n'y a que les trois premières années à surveiller, et bien souvent aucun de ceux-là ne connaît plus de trois passages secrets.

- Ah oui, j'avais oublié. Au fait, où dois-tu le retrouver ?

- …

- Tu ne vas pas me dire que tu ne sais pas ! S'exclama Emily.

- Je ne le dirais pas alors.

- Althéa, quand arrêteras-tu de te foutre de tout?

- Rogue n'avait rien marqué sur le papier que j'ai reçu, ce n'est pas de ma faute! Mais vu que c'est William qui me l'a donné, il doit savoir lui.

- Alors il ne te reste plus qu'à le trouver en vitesse.

- Merlin, dans quel pétrin je me suis encore fourrée?

Mais heureusement, j'aperçois William qui vient de quitter la grande salle et monte les escaliers.

- William, tu sais où je dois retrouver celui avec qui je fais ma ronde ?

- Oui.

- Et?

- Je n'ai aucune raisons de te le dire. Mais si tu m'aide, peut-être que j'y trouverais un intérêt.

- Crève.

Il espère quoi? Plutôt arriver en retard que de jouer les marieuses pour ce pleutre!

Il ne me reste plus qu'à faire le tour des préfets de 7ème.

20h10

Je viens de voir les préfets de Griffondor, ce n'est aucun d'eux.

Jay m'a dit que les rondes de ceux de Serdaigle étaient le vendredi et le lundi et j'ai réussi à trouver un des préfets de Poufsouffle, ce n'est pas lui. Donc il me reste les 3 autres préfets de cette maison et les serpentards. Bon tant pis je vais aller faire un tour du côté de la salle commune de Poufsouffle, même si je ne suis pas sensée connaître l'entrée.

Je passe devant la grande salle, tourne à gauche, évite une armure, dépasse Potter qui poireaute devant les sabliers magiques (sa petite copine a dû lui poser un lapin),…Attendez, Potter est aussi préfet !

Je m'arrête de courir et retourne en arrière en reprenant mon souffle.

- Est-ce…que tu… fais la ronde…aujourd'hui ?

- Oui, tu es en retard, dit-il d'un ton qui aurait transformé le calamar géant en glace au calamar.

- Désoler, William a refusé de me dire où j'avais rendez-vous.

Il lève un sourcil.

- Et pourquoi ?

- J'ai refusé de le caser.

- Pourtant il paraît que ça te réussis, dit-il avec un sourire moqueur.

- C'est sûr que j'ai un certain talent pour ce genre de choses, mais je n'ai pas la vocation et puis, s'il est incapable de draguer, je ne compte pas le faire à sa place.

- Tu en serais surtout bien incapable.

J'ignore son attaque.

- Bon on la fait cette ronde ? On doit se séparer non ? On se retrouve dans combien de temps pour le premier compte-rendu ?

- Dans une heure ici, je fais les 3 premiers étages et les cachots.

- Ok, je fais les autres.

Et nous partons chacun de notre côté.

Je sais ce que vous allez dire que la règle est de se retrouver toutes les demi-heures (quoi ? Vous l'ignoriez ? Bah je vous le dis) mais je ne vais pas me plaindre de moins le voir.

Potter est un glaçon plus froid que l'iceberg qui a coulé le Titanic. Il a la conversation qui va avec, c'est-à-dire : que dalle ! En plus il me met mal à l'aise (ce qui est assez rare il faut bien l'avouer). Mais bon, je ne vais pas passer ma ronde à vous parler de Potter (il n'y a surtout pas grand-chose à dire).

Salle commune de Griffondor 22h11

Pff, je suis crevée, je viens seulement de rentrer de ma ronde et vu ma forme actuelle, je peux parier qu'un koala est plus énergique que moi (et je peux affirmer qu'il n'y a pas grand-chose de plus paresseux qu'un koala), d'ailleurs je vais me dépêcher d'aller me coucher.

- Comment ça s'est passé ?

Tiens, Emily m'a attendue, je pense que je n'irai pas coucher tout de suite tout compte fait.

- Pas génial.

- Pourquoi?

- Potter est un gros con et Rusard n'est pas discret.

- Ah, c'est avec lui que tu as fait ta ronde. Mais pourquoi dis-tu que c'est un gros con ? Je croyais que tu n'en avais rien à faire de lui.

- Je n'en avais rien à faire jusqu'à ce que je me paie ¾ d'heure d'engueulade façon Rusard.

- Trop proche et qui pue trop de la gueule ? Demanda-t-elle en levant un sourcil.

- Oui.

- Je te plains.

- Moi aussi.

- Et c'est à cause de Potter ?

- Oui, j'ai eu Rusard aux talons toute la soirée, on aurait dit qu'il n'avait pas confiance en moi.

- Ce qui est un peu normal, après tous les coups que tu lui as fait depuis ta première année, il devait être persuadé que tu aiderais les élèves au lieu de les mettre en retenue.

- Mais c'est ce que j'aurais fait s'il n'avait pas été là. Le problème c'est que Potter et moi ne devions nous retrouver qu'après une heure au lieu d'une demi, chose négligeable pour n'importe qui sauf Rusard (et Rogue si tu n'es pas un Serpentard). Donc j'étais mal.

- Et comment t'as fait ?

- J'ai été dans la zone que Potter devait surveiller et je l'ai cherché en faisant croire que c'était ma ronde.

- Et tu l'as trouvé ?

- Oui, mais quand j'ai essayé de lui faire comprendre discrètement qu'il fallait qu'on se retrouve après une demi-heure, l'imbécile n'a rien trouvé de mieux à dire que : « Si tu avais de bonnes oreilles tu aurais entendu que tantôt je t'ai dit une heure ! Note que les oreilles n'y sont peut-être pour rien, ça doit tout simplement être la boite crânienne qui n'est pas assez remplie que pour comprendre une information aussi simple. » Imitais-je.

- Et tu as répondu quoi ?

- Je n'ai pas eu le temps de répondre, Rusard est sorti de sa cachette et s'est directement mis à nous engueuler. Potter ne l'emportera pas en enfer.

- Tu vas te venger ?

- Moi ? Mais nnnnoooooonnnnn.

Salle de DCFM, 3ème cours de l'après-midi, mardi 16/9

- Faux ! Écoutez-vous en cours miss Finnigan ? Votre incapacité à comprendre la matière me consterne, je n'ai jamais eu d'élève ayant eu T à une simple interrogation de révision !

- Peut-être est-ce parce que vous n'avez jamais enseigné auparavant, répliquais-je (je jure que j'ai essayé de me retenir, mais chez moi c'est un réflexe, quand on me nargue, je réponds).

- Silence ! Où je retire des points à votre maison ! Retourner à votre place !

Je me dépêche de rejoindre ma place à côté d'Emily. Cette prof me tape sur les nerfs.

- Heureusement que certains élèves de cette classe on des compétences moins limitées, monsieur Potter, félicitations. Vous avez optimal.

Je la déteste encore plus. Et Potter qui ose me jeter un regard moqueur ! Mais il ne va pas le garder longtemps, quand on me cherche, on me trouve !

- Pour la semaine prochaine, vous me ferez un résumé sur les différents sorts de protection. Faites des efforts miss Finnigan, je ne tolérerais pas un autre T, dit la prof avant que la cloche ne se mette à sonner.

Blablabla, parce qu'elle croit que je le fais exprès ? En plus elle répète ma note depuis le début du cours, histoire que tout le monde le sache... Je suis une calamité en DCFM, et même si je le voulais, je serais incapable de réussir quoi que ce soit. Heureusement, avec le devoir, je vais me rattraper, car je suis peut-être nulle en pratique, mais pour la théorie, même si je ne pige rien, j'ai des points convenables.

- Althéa, me demanda Emily à la sortie du cours, j'ai des recherches à faire pour le devoir d'étude des moldus, est-ce que tu viens avec moi à la bibliothèque ?

- Non, j'ai promis à Erika d'aller regarder les sélections de Quidditch avec elle.

- Carole n'y va pas ? S'étonna Emily.

- Si, mais si tu ne te souviens pas, elle a dit plusieurs fois hier qu'elle comptait participer aux sélections.

- Ma sœur veut faire partie de l'équipe, quel est l'intérêt ?

- Le même que le tien quand tu es allée t'inscrire au club de foot en primaire je suppose.

- Il n'y a aucun rapport entre le foot et le Quidditch.

- Évidemment, tu m'excuse, mais je vais la rejoindre.

- À tantôt.

Il est étonnant de constater à quel point Emily peut adorer le foot et à côté de ça, se foutre du Quidditch comme de sa première tétine.

- Te voilà enfin ! S'écria Erika en me voyant arriver.

- Désolée, j'ai un peu parlé avec Emily.

- Ce n'est pas grave, Alex et Matheo nous ont gardé des places.

- Quoi ?

- Tu sais, Alex, mon grand et imbécile de frère, et …

- Ça va, je sais qui c'est, mais ils peuvent assister aux sélections ?

- Cette année, les sélections de toutes les maisons se font le même jour, donc tout le monde peut regarder.

- Ah, c'est un peu idiot… Tout le monde peut espionner tout le monde.

- Tu n'as pas l'air contente.

- Ce n'est pas grave, allons-y sinon on va manquer le passage de Carole.

- Tu as raison, allons-y, me sourit-elle.

Moi pas contente ? Pas du tout, je vais devoir supporter Potter, ce n'est pas une catastrophe… du moment qu'il se la ferme (autrement dit, c'est une catastrophe). Son ton de glaçon et ses cynismes, je m'en passe.

Mais avouons tout de même que ça aurais pu être pire (par exemple Mikaël, un de mes ex : très sympa, très intelligent mais qui a comme idée débile de ressortir avec moi. Si je l'ai largué ce n'est pas pour ressortir avec, il faut être logique).

- Je les vois ! S'écria Erika après 5 minutes passées à les chercher des yeux dans les tribunes.

- OK, allons-y.

Nous nous frayons un passage jusqu'à nos places et au passage j'envoie "sans le faire exprès" mon coude dans le nez de William (qui a dit que je n'étais pas rancunière ?).

- Qu'est-ce que vous faisiez ?

- Je suis désolée, dis-je, mais j'ai un peu discuté avec Emily.

Je leur jeter un regard.

- Malefoy n'est pas avec vous ?

- Il fait partie de l'équipe de Serpentard, il doit aider pour les sélections, me répondit Erika.

- Ah, ok, je ne savais pas.

- Tu ne sais pas grand-chose, murmura Potter.

- Toujours plus que toi.

- Ça reste à prouver.

- Rien que mes capacités générales sont une preuve que je te suis supérieur.

- Comme en DCFM ? Répondit-il avec un sourire moqueur.

- Il faut bien que je te laisse ma place pour quelque chose, c'est lassant d'être douée.

- Et je suppose que pour les potions aussi c'est lassant.

- La seule raison pour laquelle j'ai des points si bas, c'est que Rogue ne m'aime pas, et puis les tiens le sont encore plus.

- Rogue me hait encore plus que toi, et de toute façon, je suis meilleur que toi en bien d'autres points.

- Ça reste à prouver, quoi par exemple ?

- Le Quidditch.

- Pourquoi n'es-tu pas dans l'équipe alors ? Demandais-je en souriant.

- Ça ne m'intéressait pas.

- On dit ça, je parie que c'est juste parce que tu es nul, et je parie que c'est le seul sport que tu connais, répliquais-je.

- Ce n'est pas vrai.

- Je parie que si.

- Non.

- Arrêtez, soupira Erika.

- Si.

- Non.

- Arrêtez ! hurla Alex.

- Calme tes nerfs Alex, on ne fait que discuter, lui lâche Potter.

- Parce que tu appelles ça discuter?

- Alex, Alex, tu me connais assez que pour savoir que quand je me dispute réellement avec quelqu'un c'est bien pire, dit Potter sereinement.

- Et avoue que c'est plus supportable que les disputes de Jack et Emily, au moins ils ne crient pas, dit Erika.

- Peut-être, mais si je dois supporter leurs disputes en plus de celles de Jack et Emily, je suis mort.

- Á quand l'enterrement ? Demandais-je.

- Pas longtemps si ça continue, pas longtemps…

Salle commune de Griffondor, 19h20

Je dois vous avouer quelque chose : je me suis trompée sur Potter. Je l'ai décrit comme un « glaçon plus froid que l'iceberg qui a coulé le Titanic et sans aucune conversation ». En réalité, c'est bien un « glaçon plus froid que l'iceberg qui a coulé le Titanic », on ne peut pas le nier, mais après avoir passé plus de deux heures à côté de lui, je peux dire qu'il a une certaine conversation : ses remarques sont bien senties (bien que celles que nous nous sommes lancées avant les sélections n'étaient pas de haut niveau, je l'admets), il a un sens de l'humour acceptable et surtout il sait lancer des piques !

Pour tout vous dire, j'adore lancer des piques, mais la seule personne qui sait bien les renvoyer est Alysia, la plus grande sœur d'Emily. Malheureusement je ne la vois pas souvent : elle a 21 ans et vient de se trouver un travail de photographe pour la gazette du sorcier.

En tout cas, c'était bien amusant, surtout quand Alex a failli faire une crise cardiaque (je ne sais pas très bien pourquoi d'ailleurs, étais-ce à cause de nos disputes où du fait que Carole venait de faire une figure particulièrement risquée ?), mais ce n'est pas pour autant que j'apprécie Potter, disons juste qu'il fera un bon adversaire.

Bon, ce n'est pas tout ça, mais je dois encore finir mon devoir de Métamorphoses que je dois remettre pour demain, il me reste 30 centimètres à écrire sur les différentes façons d'utiliser un sort d'insonorisation, pas difficile.

Vous dites que c'est quand même beaucoup ? Bah, sûrement, mais j'ai eu personnellement l'occasion de tester les différentes façons de l'utiliser (sur ma famille le plus souvent) : J'ai insonorisé ma chambre (mon père à la salle manie d'écouter au mur quand je téléphone, il essaie toujours de savoir avec qui je sors pour pouvoir, quand il rencontre le garçon en question, le soumettre au "questionnaire parental" avec questions gênantes et indiscrètes en prime : à éviter autant que possible), sur ma sœur (elle a parlé dans le vide pendant une demi-heure avant de se rendre compte que la seule personne qui l'entendait c'était elle-même (mais quand elle l'a annulé, j'ai pu constater que le sort n'avait aucun effet secondaire, au contraire, il m'a semblé qu'elle criait plus fort qu'avant)), celui sur un objet (ça coupe le son d'à peu près tout sauf des beuglantes (dommage…)) et enfin celui sur soi-même (je précise que la formule est différente de celui que j'ai utilisé sur ma sœur et que là c'est moi qui n'entends rien, c'est bien utile les jours où ma mère m'engueule). Je crois que je les ai toutes citées, maintenant il ne me reste plus qu'à les copier et, accessoirement, changer les exemples. Même si le prof et sympa (bizarre mais sympa), je préfère ne rien risquer.

Grande salle, 17/10, 7h30

Comment allez-vous depuis la dernière fois ?

Ça fait quand même longtemps un mois, ce n'est pas rien.

Mais, je vous l'annonce, vous n'avez rien manqué : Rogue est toujours aussi débile, la prof de métamorphose toujours aussi barje, Rusard toujours aussi frustré,… Mais amélioration notable : ce dernier a cessé de me filer durant mes rondes.

Ce qui est dommage, c'est que la prof qui devait nous enseigner le duel est tombé malade, conclusion, la première réunion n'a même pas encore eut lieu (mais je peux vous dire en exclusivité (ça a quand même des avantages d'être préfète) qu'ils devraient recommencer à partir de la semaine prochaine).

Sinon, je sais que vous allez dire que je suis parano (et ce n'est peut-être pas tout à fait faux), mais Val Filis est louche. Comment ça je radote ? Oui, peut-être, mais il en sait trop. On dirait qu'il a étudié le dossier de chacun. Ce n'est pas très voyant, mais quand on fait attention, ses remarques et ses conseils sont beaucoup trop précis. Ce n'est peut-être que des hasards, mais je préfère me méfier.

- Althéa, il y a une réunion des préfets ce soir, me dit William en passant en coup de vent derrière ma chaise.

- Reviens ici.

- Je n'ai pas le temps.

Je pourrais me lever, mais je n'en ai pas très envie, donc je préfère utiliser une méthode plus rapide.

- Accipio.

- Bam !

- Mais t'est folle !

- Juste un peu cinglé, et puis, c'est entièrement de ta faute, si tu me disais toutes les informations comme tu te dois de le faire, je n'aurais pas dû te faire revenir de cette façon.

- Et que veux-tu savoir de plus ? La couleur des chaussettes que portera Dumbledore ?

- Si tu le sais gardes le pour toi. Personnellement je veux jute savoir le sujet, l'heure et le lieu de la réunion, choses que tu as une étrange tendance à oublier de mentionner quand tu me préviens de ce genre de choses.

- Mais…

- Je pense qu'il est aussi de mon devoir de te rappeler que tes rancunes personnelles ne doivent pas interférer dans ton devoir de préfet : article 12 du règlement des préfets.

Ne vous inquiétez pas, je n'ai pas subit un lavage de cerveau. C'est simplement pour pouvoir lui ressortir ça que j'ai survolé le règlement. Je savais qu'il devait y avoir ce genre de règles et vu qu'il est particulièrement fier de son rôle de préfet…

- Comment sais-tu ça ?

- Je dois vraiment t'expliquer comment on lit ?

- Oh arrête !

- Maintenant, tu vas répondre à mes questions ! Où, quand et pourquoi !

- Salle des profs, 20h30, pour parler des rondes qui vont changer à cause des cours de duel.

- Bah tu vois quand tu veux !

- Grumf, marmonna-t-il avant de partir.

Au moins, il arrêtera de me faire courir dans toute l'école et j'ai maintenant la preuve que je maîtrise parfaitement le sortilège d'attraction sur les êtres vivants.

- Salut, dis Carole en s'asseyant à côté de moi.

Elle n'a pas l'aire très en forme.

- Ils ont annoncé les résultats des sélections ?

- Oui.

- Et ?

- Je suis attrapeuse de réserve.

- Ils ont pris Risers comme attrapeur ?

- Oui.

- C'est vrai qu'il est doué, mais si tu es en réserve, c'est que toi aussi. De toute façon, il part l'année prochaine, à ce moment-là c'est toi qui deviendras attrapeuse, et ce n'est pas plus mal de commencer en réserve, tu as le temps de t'intégrer dans l'équipe et de t'entraîner avant de devoir monter sur le terrain.

- Tu as sûrement raison.

- Mais j'ai toujours raison voyons.

Elle me lance un regard sceptique.

- Vraiment ? Dit-elle en souriant.

- Oui.

- Je veux une preuve.

- Je savais que mes conneries te feraient sourire.

- Merci à ton omniscience alors. Elle m'a remonté le moral.

- C'est tout naturel voyons.

- Et je suppose que tu sais aussi que tu as cours de divination pour commencer et que tu n'as pas encore préparé tes affaires de cours.

- C'est toi qui m'as retenue.

- Je pensais plutôt que c'était William.

- Un peu des deux, mais William a eu son compte, dis-je en attrapant un toast avant de me lever, à tantôt.

- Salut.

Ah, divination, pourquoi ai-je choisis ce cours ?

Pour alléger mon horaire en fait.