Récapitulatif des personnages

Althéa Finnigan (16 ans) : personnage principale

Cilia Finnigan (13 ans) : Sœur d'Althéa.

Emily Thomas (16 ans) : cousine et meilleure amie d'Althéa

Clara (11 ans), Carole (15 ans) et Alicia (21 ans) Thomas : Sœurs d'Emily et cousines d'Althéa

Jack Malefoy (17 ans) : ennemi d'Emily (il n'est pas encore entré dans l'histoire, mais il a déjà été cité plusieurs fois)

Matheo Potter (17 ans) : meilleur ami de Jack, serpentard un peu dérangé sur les bords (dixit Althéa).

Alexander Johnson (16 ans) : petit ami de Carole et ami de Matheo et de Jack

Erika Johnson (15 ans) : Meilleure amie de Carole et sœur d'Alexander

William Johns (16 ans) : préfet de Griffondor, a une relation assez particulière avec Althéa, mais en gros on peut dire que c'est un ami.

Tyriel Val Filis: professeur de défense contre les forces du mal plus que louche (selon Althéa et, à priori, aussi pour Matheo)


Chapitre 7. Il roule même chez les russes !

Lundi 16 octobre, 3 secondes plus tard

Au moment où la poignée commença à tourner, je me sentis brusquement tirée vers l'arrière par une force invisible. J'allais crier (je sais que c'est con, mais c'est un réflexe comme un autre et ne venez pas dire que vous n'auriez pas fait pareil) mais une main se plaqua rapidement sur ma bouche. Je sentis quelque chose me recouvrir et fus tirée vers une tapisserie à quelques mètres de la porte.

À travers le tissus je pouvais apercevoir Val Filis et un autre homme, d'à peu près son âge et canon comme lui (bah quoi?), contempler le cadavre éclaté de l'armure. Je ne l'ai pas ratée, il y a des morceaux jusqu'à l'autre bout du couloir. Le seigneur Vakar fulmine et jure dans son tableau (je ne pensais pas qu'un tableau en connaissait d'aussi originaux, je m'en resservirais) alors que son épouse derrière lui parait profondément choquée par les insanités que son mari profère. Il va bientôt passer un sale quart d'heures.

J'avais à présent quitté le couloir de défense contre les forces du mal. La personne qui m'avait kidnappée (où sauvée, c'est au choix) m'avait emmenée dans une classe vide un étage au-dessus de celui que nous venions de quitter.

- Imbécile, fille stupide, entendis-je grogner derrière moi.

Je me retournai d'un bloc en reconnaissant la voix.

- Potter! Tu me harcèles ma parole!

- J'aurais plutôt dit que je viens de te sauver. Tu devrais plutôt me remercier.

- Tu me suis!

- C'est bon, j'ai compris! Et même si je te suivais, ce qui est totalement faux, qu'est-ce que ça peut bien te faire? S'agaça-t-il.

- C'est la meilleure. Quand quelqu'un ME suis, je pense que c'est évident que je suis concernée!

- Ce n'est pas...

- Si.

- De toute façon je ne te suis pas.

- Bien sûre que non, dis-je avec un sourire moqueur, mais alors, que faisais-tu?

- Comme toi, je filais Val Filis, ce type est louche. J'ai pu constater que tu étais en difficulté, ce qui n'est pas étonnant vu la discrétion dont tu fais preuve - un éléphant en tutu rose aurait été plus discret- et dans ma grande gentillesse j'ai décidé de t'aider!

Je lui lance un regard sceptique, il ne croit quand même pas que je vais croire des bobards pareils tout de même.

- Mais ne t'inquiète pas, tu me l'as bien fait regretter, salut.

- Je... attends!

- Quoi, de quoi tu veux encore m'accuser? Qu'est-ce que tu veux me dire? Que ça te gène que je parte maintenant?

- Merci.

Il se tait brusquement et me regarde bizarrement, il ne devait vraiment pas s'y attendre, moi non plus d'ailleurs, j'ai parlé avant de réfléchir (le premier qui demande ce que ça change par rapport à d'habitude, gare à ses fesses!).

- Heu...Potter...

- Quoi? Demanda-t-il doucement (encore sous le choc apparemment).

- C'est bien une cape d'invisibilité que tu tiens en main? Demandais-je en pointant du doigt la cape sous laquelle il m'avait caché.

- Effectivement.

- Et tu es fort en défense contre les forces du mal non?

- Aussi, quel rapport?

- Hé bien, dis-je en me grattant la tête, mal à l'aise.

- Oui?

- Nous voulons tous les deux espionner Val Filis, tu as une cape d'invisibilité, et si tu acceptes de m'aider on saurait fabriquer une sorte de mouchard, pour ne pas avoir à le suivre tout le temps, je me disais...qu'on pourrait s'aider.

- Pour qui me prends-tu?

- Bah...pour toi.

Elle est un peu stupide sa question

Il poussa un soupire.

- Je ne vois pas en quoi toi tu pourrais m'aider. Et puis, ça n'a aucun intérêt. Salut, dit-il en s'éloignant.

- Mais...attends!

- Quoi encore? Soupira-t-il.

- Tu n'as rien à y perdre.

- Et à gagner?

- Hein?

- Qu'est-ce que j'ai à y gagner? Répéta-t-il.

- Ma gratitude éternelle?

Il me lance un regard moqueur et commence à ouvrir la porte de la classe.

- Mais je...sale serpentard! Toujours à faire les choses par intérêt!

- C'est bien ce qu'il me semblait, dit-il en s'éloignant.

Salaud! C'est vrai quoi? Le pire c'est que je ne le comprends pas. D'habitude, avec les autres serpentards, c'est facile : c'est toujours "sale sang de bourbe, je te déteste, dégage, sinon je vais le dire à mon père et il va te lancé un vilain sort! » (là j'exagère un peu)

Mais là...

Je ne connais rien de plus contrariant que les types comme lui :"je te sauve juste comme ça, par bonté d'âme (j'en doute venant de lui...) mais si tu veux m'aider, c'est hors de question sauf si je peux y gagner quelque chose".

Quel Crétin.

Mercredi 2 novembre

J'ai beau adorer les vacances, j'avoue que quitter Poudlard me donne toujours le cafard. C'est qu'on s'y attache à ce vieux château. Mais heureusement, ça ne dure jamais très longtemps car j'ai beaucoup trop à faire et j'en profite pleinement : sorties avec les copines moldues (je ne les vois qu'à ces moments-là, c'est dommage), dîners de famille, visite aux grands-parents, effrayer les gosses peureux (bah quoi? c'est Halloween tout de même),...

Et pour commencer ces réjouissances Emily et moi avons décidé d'aller au cinéma. C'est Emy qui a choisis, le film s'appelle Éléphant et elle voulait absolument aller le voir. Personnellement le titre ne me dit trop rien, ça me fait directement penser à Babar. Emily m'a dit que ça me plairait sûrement, on verra bien.

C'est donc pour aller voir les aventures de Babar que nous nous trouvons en ce moment en plein Londres. Mais même si j'adore le cinéma, j'ai toujours un gros souci avec lui : le trouver.

- Je te dis qu'il faut aller à gauche.

- Tu tiens le plan à l'envers Althéa, comment veux-tu te diriger quand le plan est à l'envers?

- Le plan n'est pas à l'envers, il est O-ri-en-té. Le nord du plan vers le nord réel.

- Et comment sait-on où est le nord réel?

- On regarde sa boussole, répondis-je.

- Quelle boussole?

- Celle qu'on a acheté.

- As-tu acheté une boussole?

- Ben...

- Donne-moi ça, dit Emy en me prenant le plan des mains.

Elle réfléchit un moment.

- Bon, on est là murmura-t-elle.

- Tu es sûre?

- Oui, répliqua-t-elle sèchement.

- Oh, c'était juste pour être sûre.

- J'avais compris, merci

- Pff.

- Il faut prendre la rue derrière nous et tourner à droite.

- C'est tout?

- Oui.

- Bah tu vois que ce n'était pas compliqué!

Je ne reçut en réponse qu'un regard noir. Par moment Emy n'a aucun sens de l'humour. Il n'empêche que ce n'était vraiment pas compliqué et que 10 minutes plus tard nous étions à l'intérieur du cinéma.

- On va chercher des popcorns?

- Bien sûr, du cinéma sans popcorns ce n'est pas du cinéma, me demanda Emy en souriant et en se dirigeant vers la vendeuse.

Deux heures plus tard, dans un café

- Le film était génial!

- Tu trouves? J'ai détesté la fin, me répondis Emy.

- Tu rigoles ? C'était le meilleur.

- Je te reconnais bien là. Dès qu'il y a du sang tu es au rendez-vous. Au fait, pour le retour il y a un arrêt de bus pour rentrer chez nous pas loin ?

- Non, on va prendre le Magicobus, c'est le plus simple.

- Tu ne connais vraiment personne qui aurait une cheminée dans le coin? Me demande Emy avec un regard désespéré, elle ne supporte pas le Magicobus.

- Non, désolé.

- Pfff. Et le train?

- Tu sais bien que pour rentrer chez nous, il n'y en a pas avant 3 heures minimum.

- Transplaner?

- Avec quel permis?

- En avion?

- Emy, ce n'est pas si terrible que ça.

Elle me lance un regard sceptique.

- Ça c'est ton point-de-vue.

Elle allait continuer son long débat sur "pourquoi le Magicobus est la chose la plus horrible qu'on ait jamais inventé quand elle fut (heureusement) interrompue.

- Excuser moi, mais j'ai entendu ce que vous venez de dire et je pense que je peux vous aider, dit l'homme qui s'était arrêté à côté de notre table.

Sexy l'accent français… Et l'homme aussi d'ailleurs. Enfin, je dis homme mais il ne doit pas avoir plus de deux ou trois ans en plus que nous.

- Vous écoutiez? Demandais-je assez inquiète (parce que je ne pense pas que les moldus ont l'habitude de transplaner et je ne veux pas finir à l'asile).

- C'était involontaire. Ou plutôt...je dois avouer que non, c'était volontaire, dit-il en me faisant un sourire charmeur.

- Heu...

- Savez-vous que c'est impoli d'interrompre les gens comme ça? M'interrompit Emy froidement.

Il y a une certaine ironie à me couper la parole pour dire un truc pareil.

- Oui, et pour me faire pardonner je vous offre une solution à votre problème vu que vous ne semblez pas apprécier le bus.

- Et quel moyen? Demandais-je, sceptique.

- J'habite chez des cousins pour l'année et nous avons une cheminée.

- C'est vrai qu'un bon feu de bois c'est bien, mais... Commençais-je

- J'ai entendu toute votre conversation et je vous rassure. Je suis sorcier moi aussi.

- Bon, hé bien nous acceptons avec plaisir, répondis-je en souriant.

Emy écarquilla les yeux et me tira en arrière alors que je m'apprêtais à le suivre.

- Tu es folle, me murmura-t-elle, tu ne sais même pas qui c'est!

- Ben...

Elle reprit à haute voix et s'adressa à l'homme.

- Merci beaucoup mais ce ne sera pas nécessaire, on ne voudrais pas vous déranger.

- Mais ça ne me dérange pas du tout.

- Moi si.

Et elle me tira hors du café.

- Il n'avait pas l'air dangereux.

- Peut-être pas, mais il ne faut pas se fier aux apparences. Et puis, tu ne lui as pas trouvé un air familier?

- Heu...non.

- Pourtant il n'y a pas 36 personnes qui ont les cheveux aussi blonds.

J'éclatai de rire.

- C'est pour ça! Même s'il n'y avait qu'une chance sur cent pour que ce soit le cas, tu as eu peur qu'il n'habite chez Malefoy!

- C'est surtout qu'on ne sait pas qui il est.

- C'est ça, dis-je avec un sourire moqueur. Bon, on a le temps de passer dans le petit magasin près de la gare?

- Lequel?

- Celui de bonbons, il faut déjà que je pense à en racheter pour Poudlard et je suis trop accro aux sucreries moldues.

- Surprenant tiens. Ok, mais après on rentre, je commence à fatiguer.

- Promis je fais vite. Et puis, le magicobus ça va encore plus vite.

- Ne m'en parle pas, dit-elle en grimaçant.

- C'est fou tout ce que tu es prête à faire pour fuir Malfoy.

- Je ne voulais pas gâcher mes vacances dès le début, c'est tout.

- Allez, chante avec moi : "Vive le Magicobus, qui roule même chez les russes,..." dis-je en reprenant la chanson qui passe en boucle sur Magie 1ère, la chaîne sorcière la plus écoutée.