Récapitulatif des personnages
Althéa Finnigan (16 ans) : personnage principale
Cilia Finnigan (13 ans) : Sœur d'Althéa.
Emily Thomas (16 ans) : cousine et meilleure amie d'Althéa
Clara (11 ans), Carole (15 ans) et Alicia (21 ans) Thomas : Sœurs d'Emily et cousines d'Althéa
Jack Malefoy (17) : ennemi d'Emily (il n'est pas encore entré dans l'histoire, mais il a déjà été cité plusieurs fois)
Matheo Potter (17 ans) : meilleur ami de Jack, serpentard un peu dérangé sur les bords (dixit Althéa).
Alexander Johnson (16 ans) : petit ami de Carole et ami de Matheo et de Jack
Erika Johnson (15 ans) : Meilleure amie de Carole et sœur d'Alexander
William Johns(16 ans) : préfet de Griffondor, a une relation assez particulière avec Althéa, mais en gros on peut dire que c'est un ami.
Tyriel Val Filis: professeur de défense contre les forces du mal plus que louche (selon Althéa et, à priori, aussi pour Matheo)
Chapitre 8. Souvenirs d'antan
- Es-tu sûre que tu ne veux pas que je t'accompagne? Demanda mon père en regardant la cheminée comme si elle allait me dévorer à pleines dents.
- Je ne suis plus une gamine, m'exclamais-je en levant les yeux au ciel, et qu'est-ce que ça changerait? Si j'articule mal et que je me retrouve en Écosse, tu ne pourras tout de même rien y faire. Avoue que tu veux fuir ton travail.
- Bien sûre que non.
- C'est aujourd'hui que la vieille Davies vient chercher son "tricot magazine", non ? Je parie qu'elle va encore te faire du gringue, riais-je.
- Que racontes-tu là ? Madame Davies est une dame tout ce qu'il y a de plus respectable.
- "Mr Finnigan, comme c'est plaisant d'avoir un libraire aussi chââârmant si près de chez soi, imitais-je d'une voix aiguë, viendrez-vous boire le thé chez moi, je vous montrerais les photos de Nestor et Bâââltazar, mes si adorables jeunes chats que j'ai recueillis pendant la guêêêêrre".
- Arrête de te moquer de mes clients et dépêche-toi, sinon ta grand-mère va encore dire que je te retiens.
- Comme tu la défends, maman va devoir se méfier, rigolais-je.
- Althéa, soupira-t-il.
- Allez, salut, tu me raconteras à quoi ressemblent ses chats quand je rentrerais, grand-mère doit s'impatienter.
- C'est ça...Amuse toi bien.
Je m'empare d'une poignée de poudre de cheminette dans le pot posé sur la cheminée.
- Tu lui souhaiteras un bonjour de la part de toute la famille, continua-t-il.
- Je n'y manquerais pas, bye.
Je jetai la poudre dans la cheminée, les flammes devinrent vertes et je m'engouffrai dedans en prononçant bien fort le nom de la maison de ma grand-mère.
Chaque année je vais lui rendre visite pendant deux jours à Halloween, c'est un de mes moments préférés de l'année. J'adore ma grand-mère, nous nous sommes toujours bien comprise et je suis incapable de lui cacher quoi que ce soit bien longtemps. Mais bon, je crois que c'est pareil pour beaucoup de monde.
Ce que je préfère avec elle c'est quand elle me raconte les années qu'elle a passé à Poudlard, elle était pire que moi (ou du moins elle le prétend, car je n'ai jamais eu de preuve de tout ce qu'elle me raconte).
- Althéa ma chérie, s'exclame ma grand-mère en se précipitant vers moi pour m'embrasser, comment vas-tu?
- Bien, et toi?
- Très bien aussi, ton père a fini par te laisser partir? Tu devais arriver il y a un quart d'heures. Je parie qu'il a encore fait sa crise du père poule.
- Comment as-tu deviné? M'exclamais-je en riant.
Elle me sourit.
- Viens, allons porter tes affaire dans ta chambre. Ensuite tu viendras au salon me raconter tout ce qui se passe à Poudlard.
- Oh, pas grand-chose.
- Je connais ce ton-là. Je vais préparer du thé de ce pas car je sens que tu vas avoir énormément de choses à me raconter au contraire!
Je monte l'escalier en trainant derrière moi ma valise (qui a intérêt à faire un régime draconien si elle veut que je l'emporte la prochaine fois) et me dirige vers la chambre qui a été celle de papa et que j'occupe à chaque fois que je viens ici. Elle est de taille moyenne, avec un grand lit au milieu et on peut encore voir au mur de vieux posters de l'équipe d'Irlande de Quidditch (c'est bien une chambre de garçon). Il y a même une ancienne rosette elle aussi aux couleurs de l'Irlande. Je pose mes affaires sur le lit et descende au salon. Ma grand-mère y est déjà, assise en face d'une grande théière.
- Alors, raconte!
- Il n'y a pas grand-chose à raconter.
- Bien sûr, mais ensuite?
- En fait...il y a...
Je fus interrompue par la sonnette de la porte d'entrée (j'ignore si je dois être contente ou fâchée d'avoir été interrompue).
- Ah, ça doit être Nora, dis ma grand-mère en se dirigeant vers la porte, je l'avais prévenue de ton arrivée.
Je souris, Nora est une des raisons pour lesquelles j'adore aller chez ma grand-mère. Nous nous sommes rencontrées l'année précédent mon entrée à Poudlard.
Cet été là, elle avait décidé de construire une cabane dans le bois qui se trouve à côté de la maison de grand-mère. J'avais moi aussi décidé d'en construire une et nous nous étions retrouvées à nous disputer pendant des heures car nous voulions la construire dans le même arbre. Pour finir nous l'avions construite ensemble et y avons passé tout l'été ensemble.
- Salut Althéa!
- Salut, dis-je en l'embrassant, comment vas-tu?
- Super, comment ne pas l'être quand on est en vacances?
- C'est vrai, tu as raison.
- Prendrez-vous le thé avec moi avant d'aller faire les quatre-cent coups? Demanda ma grand-mère en s'asseyant dans son fauteuil.
- Avec plaisir, je suis gelée, répondit Nora.
- C'est vrai qu'il fait froid pour la saison, répond ma grand-mère en lui servant sa tasse. Est-ce que ça a décidé ton frère à rentrer?
- Bien sûre que non, vous connaissez mon frère, il passe son temps dehors. Quand il n'est pas avec ses oiseaux, il va se promener. Les gens se plaignent souvent que leurs enfants ne se balladent pas assez, mais s'ils connaissaient mon frère, ils ne diraient jamais ça.
Son frère est soigneur dans un centre pour oiseaux blessés, d'aussi loin que je me souvienne les oiseaux ont toujours été sa passion.
- Merci beaucoup pour le thé mrs Finnigan, tu viens chez moi Althéa?
- J'arrive. Je rentre pour le souper, dis-je en embrassant ma grand-mère.
- Et après on parlera un peu, répondit-elle en souriant.
Il était évident qu'elle ne lâcherait pas le morceau aussi facilement.
Je passais l'après-midi avec Nora, qui me raconta tout ce que j'avais manqué depuis l'été, notamment la nouvelle passion de son frère pour une mystérieuse jeune fille. Nora me supplia de l'aider à découvrir le nom de celle-ci d'ailleurs, son frère n'avait jamais pu me résister.
Une fois attablée en face de ma grand-mère, plus moyen de me défiler, et je dû lui expliquer en détail toute cette histoire avec le professeur de métamorphose.
- Il est vrai que tout cela est étrange, dit-elle après avoir écouté mon histoire.
- Les actions du professeur où la réaction de Potter?
- Le professeur bien sûr, la réaction de ce jeune homme est tout ce qu'il y a de plus compréhensible et normal.
Je la regardais de travers.
- Normal?
- Et bien soit, elle n'est pas forcément normal, mais assez logique, répondit-elle avec une drôle de lueur dans l'œil.
- Parce que c'est un serpentard?
- Ça doit jouer en partie, mais ce n'est pas déterminant. Il n'empêche, pour revenir à ton histoire, que tu as eu de la chance que ce jeune homme soit là.
Elle soupira.
- C'est étrange tout de même, continua-t-elle après une courte pause.
- Potter?
- Non, ton professeur, tout ce que tu m'as dit sur lui est assez troublant.
- Pourquoi?
- A l'époque où j'étais encore étudiante en médicomagie, je devais avoir 20 ans, j'ai rencontré un garçon qui correspond parfaitement à la description que tu as fait de ton professeur. Il tenait une librairie dans le monde moldu. Ma meilleure amie Helen en était tombée amoureuse et elle était désespérée.
- Pourquoi?
- L'éternelle histoire, il en aimait déjà une autre. Antéa, il n'avait que son nom à la bouche, même si nous n'avons jamais su grand-chose sur elle. Il répétait sans cesse qu'il ne l'avait pas vue depuis une éternité, sans pour autant se décider à faire une croix sur elle.
- C'est triste, mais je ne vois pas en quoi il y aurait un lien avec mon professeur. Des tas d'hommes pourraient correspondre à cette description
- Certes, mais des hommes qui en plus se prénomment Tyriel, tu reconnaîtras que ça l'est moins.
- Tyriel Val Filis?
- Je n'en sais rien.
- Et tu ne saurais pas te renseigner?
- Oh, Helen doit savoir, si tu veux je peux lui envoyer une lettre, mais à quoi cela va-t-il te servir?
- Ils sont peut-être de la même famille, c'est courant dans certaines familles de reprendre le prénom d'un ancêtre.
En fait, je n'ose pas avouer à ma grand-mère ce à quoi je viens de penser, je suis trop jeune pour l'asile.
- Bien, je lui demanderais.
- Et tant que tu y es, peux-tu lui demander aussi ce qu'elle sait sur cette Antéa?
- Je ne préfère pas, ça la ferait beaucoup trop souffrir.
- Oui, tu as raison. Au fait, il y a une question qui me trotte dans la tête depuis que j'ai entendu ton histoire...
- Et c'est?
- Le nom de cette fille ressemble drôlement au miens, il y a un rapport?
- Oui, et il est assez simple: tu dois bien te douter que tu n'es pas la première à qui je raconte cette histoire. Parmi mes auditeurs se sont trouvés un jeune couple venu m'annoncer une très joyeuse nouvelle et se demandaient quelle nom donner à cette dite « bonne nouvelle ».
- Moi?
- Oui. Ton père était plus porté sur des noms traditionnels comme Camille où Mattew il me semble. Quand je leur ai parlé de cette histoire, je ne sais plus pourquoi d'ailleurs, ta mère a trouvé ce prénom très joli.
- Mais elle n'a pas fini par gagner.
- Presque, ton père a quand même réussi à faire changer une lettre, ce qui est un exploit quand on sait à quel point ta mère aimait le prénom. A mon avis, la seule raison pour laquelle elle a accepté, est qu'elle aimait encore mieux le tiens.
- En clair, papa a perdu complètement.
- En clair oui, sourit-elle. Ça m'a toujours amusée.
- Quoi? Le fait que papa n'ai jamais su contredire maman?
- Oui, mais aussi le rapport entre vos prénom, Antéa, veux dire l'ancienne, Althéa ressemble beaucoup à altera, "l'autre" en latin, la nouvelle en quelques sorte. J'espère juste que tu sauras apprécier le garçon qui comme Tiriel pour Antéa t'aimera sincèrement.
- Tu parles de ce garçon comme du prince charmant.
- Et alors?
- Les princes charmants, ça n'existe pas.
- Si tu y crois.
- Grand-mère!
- Si tu y crois, je maintiens. Je ne remets pas en doute tes convictions, mais si tu rencontres un garçon que tu aimes vraiment, ne le repousse pas pour des idées pareilles.
- On dirait que tu es persuadée que c'est pour bientôt.
- Bien plus tôt que tu ne le crois ma chérie, bien plus tôt.
Le silence se fit, puis, elle regarda l'horloge.
- Il se fait tard, je vais aller me coucher, bonne nuit Althéa.
- Bonne nuit.
