ANNONCE:
Je viens de revoir totalement cette fic (le contenu est le même mais la flopée de fautes d'orthographe et de formulation est corrigée). J'ai rajouté quelques petits éléments dans le chapitre précédent, rien qui en change le sens, mais qui rendent quand même moins brusques certains évènements de ce chapitre.

Enfin, pour les gens qui m'ont suivit dans cette fic, je tiens à m'excuser de ne pas avoir écrit pendant aussi longtemps, mais comme promis ma fic n'est pas abandonnée et elle aura bientôt une fin.


Récapitulatif des personnages

Althéa Finnigan (16 ans) : personnage principale

Cilia Finnigan (13 ans) : Sœur d'Althéa.

Emily Thomas (16 ans) : cousine et meilleure amie d'Althéa

Clara (11 ans), Carole (15 ans) et Alicia (21 ans) Thomas : Sœurs d'Emily et cousines d'Althéa

Jack Malefoy (17 ans) : ennemi d'Emily

Matheo Potter (17 ans) : meilleur ami de Jack, serpentard un peu dérangé sur les bords (dixit Althéa).

Alexander Johnson (16 ans) : petit ami de Carole et ami de Matheo et de Jack

Erika Johnson (15 ans) : Meilleure amie de Carole et sœur d'Alexander

William Johns (16 ans) : préfet de Griffondor, a une relation assez particulière avec Althéa, mais en gros on peut dire que c'est un ami.

Tyriel Val Filis: professeur de défense contre les forces du mal plus que louche (selon Althéa et, à priori, aussi pour Matheo)


Chapitre 13. Le pourquoi du comment

Cachés sous la cape de Matheo, nous nous approchons aussi doucement que possible. Ce serait vraiment bête de se faire prendre maintenant.

Ils sont assis sur un banc en bordure du lac et ont l'air d'avoir une conversation extrêmement sérieuse.

- … Tu n'as toujours aucune piste ? Demanda Alexandre

Oui, vous avez bien entendu. Quand je pense que je le prenais pour un mec bien… C'est Emily qui va être mal quand elle apprendra dans quelles affaires louches il traîne.

- Il y a bien quelques jeunes filles qui pourraient correspondre, mais je ne peux décemment pas les tuer toutes. Je m'imagine assez mal devoir expliquer à leurs parents que leurs filles sont mortes pour l'avancée de la science. Je ne tuerais qu'une personne, et quand je serais sûr que c'est bien celle qu'on cherche.

Mon sang est en train de se glacer dans mes veines. Merlin, nous avions raison… Matheo me sert un peu plus contre lui, je pense qu'il a senti mon frisson.

- Ce serait certes embêtant. Heureusement pour toi j'ai réussi à te dénicher un petit truc qui va t'aider, répondit Alexandre.

- Je ne vois pas trop ce qui pourrait m'aider, le seul objet de détection connu pour les nymphes est enfermé dans le département des secrets et ils ne sont pas prêteurs, même pour leurs collègues des autres départements. Alors je me vois assez mal me présenter devant eux pour leur demander.

- C'est ton défaut, tu es trop poli Tyriel. Ah ces anglais ! Ironisa Alexandre en tendant une pochette à Val Filis.

- Comment as-tu réussi à l'obtenir ?

- Oh, la secrétaire se laisse distraire très facilement, dit Alexandre avec suffisance.

- Ton pouvoir de persuasion m'étonnera toujours.

Pendant ce temps Val Filis ouvre la pochette. Elle semble contenir une sorte de boussole dont l'aiguille tournoie furieusement.

- Que ? S'étonna Alexandre.

- Expeto antiphonae, s'exclama Val Filis tout d'un coup.

Merde, qu'est-ce qui se passe ? Mon corps est raide, je n'arrive plus à bouger. C'est quoi cette machine de ***. Apparemment elle nous a détectés.

- Tu penses qu'il y a quelqu'un ? Demanda Alexandre.

- Ça me semble évident, et pas n'importe qui en plus, répondit Val Filis, apparemment très content de lui.

Il commence à regarder partout autour de lui, utilisant sa baguette comme boussole (pourquoi cette idiote est-elle pointée sur nous ?). Et ce qui était inévitable fini par arriver : il nous trouve et retire la cape.

- Miss Finnigan, numéro un sur ma liste, marmonna Val Filis. Comme quoi je commence à me débrouiller.

- Ce n'est pas que je sois contre le fait que tu sois fier de toi, mais tu pourrais libérer mon cousin et sa copine ? Il serait intéressant de savoir ce qu'ils ont entendu au juste, dit Alexandre.

- Oui, tu as raison.

Puis se tournant vers nous :

- Que ce soit bien clair, vous restez-là, sinon je vous immobilise à nouveau. Finite antiphonae.

Aouch ! Je viens de tomber par terre. Matheo m'aide à me relever (pourquoi lui il a gardé son équilibre ? C'est toujours moi qui suis ridicule…).

- Bon, continua-t-il, miss Finnigan, si vous voulez bien venir vous placer en face de moi. J'ai un sortilège à lancer.

Alexandre soupire en se prenant la tête dans les mains :

- Tyriel, je ne crois pas que tu réalises comment ils vont interpréter ce que tu viens de dire.

- Parce qu'il y a une autre façon de comprendre ça que comme un « Veiller bien gentiment vous tenir tranquille pendant que je vous tue » ? Demandais-je.

- Mais bien sûr que je vais vous tuer, mais vous n'allez pas mourir, répondit-il.

Matheo s'avance devant moi en tenant fermement sa baguette. Il me croit incapable de me protéger ? C'est un truc de griffondor de se sacrifier pour protéger quelqu'un, qu'il reste un bon serpentard et qu'il se mette en sécurité au lieu de jouer au héros !

- Mais oui, répondis-je après avoir repoussé Matheo (qui fulmine), et après vous allez jeter mon cadavre au lac sans le mouiller et rentrer tranquillement dormir dans votre lit mais sans vous reposer.

- Althéa, murmure Matheo, je ne suis pas sûr que faire de l'humour soit de circonstance.

- Bah si c'est la dernière fois que je peux en faire j'en profite. Je peux au moins savoir pourquoi je dois mourir ? Pourtant j'ai encore été sympa avec vous, je n'ai jamais rien fait explosé dans votre classe.

Val Filis s'apprête à répondre, mais il est interrompu par Alexandre :

- Je crois que je vais commencer à expliquer, parce que tu risques encore de mal formuler tes explications et ils vont te prendre pour un psychopathe.

- Oh pas besoin d'explications en plus, on le sait déjà, affirmais-je.

- Et peut-être qu'en plus on ne veut pas t'entendre, traître, s'exclama Matheo.

- Je vous assure que mes explications seront plus compréhensible, il est tellement impatient de la revoir qu'il en oublies ses bonnes manières et son éloquence. Et au passage je ne suis pas un traître…

- Vous voulez parler d'Antéa ? Demandais-je.

- Comment avez-vous entendu parler d'elle ? S'étonna Val Filis.

- Vous devriez apprendre à insonoriser une pièce quand vous parlez de tuer des gens avec quelqu'un.

- Les autres professeurs m'avaient prévenu de me méfier de vous et de votre insupportable curiosité. Mais peu importe vu qu'au final c'est vous qui êtes concernée.

- Vous la tuez et je vous tue, répliqua Matheo.

- Personne ne va tuer personne, interrompit Alexandre. Du moins pas de manière définitive…

Je peux officiellement annoncer qu'Emy en pince toujours pour des mecs qui auraient plus leur place à l'asile qu'autre part.

- J'ignore ce que vous savez exactement, mais vu que vous connaissez Antéa, je me doute que vous devez savoir qu'il s'agit d'une nymphe, expliqua Alexandre. Pour faire simple, les nymphes sont à la base des jeunes filles qui ont eu le malheur de mourir dans un cours d'eau un soir de nouvelle lune. Elles deviennent alors des nymphes et sont chargées de protéger des jeunes filles. Chaque nymphe a une succession de protégées. Elle estime son rôle de protectrice achevé lorsque la jeune fille devient femme, si vous voyez ce que je veux dire. Et en ce moment, c'est Althéa qui est protégée par Antéa.

- Merci pour les détails, mais il me semble que certains n'avaient pas besoin d'être révélés m'exclamais-je outrée.

Je n'apprécie pas le petit sourire moqueur qu'a Matheo à ma remarque. Non mais !

- Mais pourquoi Althéa entre toutes les jeunes filles, demanda-t-il.

- Les nymphes protègent des jeunes filles avec lesquelles elles ont un lien. Ça peut être la couleur de cheveux, le caractère, le nom. Je suppose que le nom a dû jouer dans ce cas-ci, mais ça ne me semble pas suffisant. Qu'en penses-tu Tyriel ?

- Ce n'est pas suffisant.

- Mais si mon nom m'avait été donné en référence à elle ça serait suffisant ? Demandais-je.

- Oui, et de loin. C'est le moyen le plus sûr de l'attirer.

Merci les parents. Vraiment.

- Tu as oublié de me parler de ça, marmonna Matheo.

- Je ne pensais pas que c'était important…

Il est gentil mais je ne suis pas devin non plus, et je n'allais quand même pas lui raconter des histoires sur moi dans le ventre de ma mère. Puis quoi encore ? Lui parler de mes premiers pas ?

RI-DI-CULE

- Tyriel a rencontré Antéa car elle protégeait sa sœur, et depuis il n'a pas pris une ride, continua Alexandre.

- Enfin, ça ne me dis pas pourquoi vous voulez me tuer, continuais-je.

- Parce que c'est le seul moyen de la faire apparaître. Et vous ne mourrez pas car elle sera là pour vous protéger, répondit Val Filis.

- Et moi je pense que vous mentez, répliqua Matheo. Pourquoi alors l'homme de la cheminé aurait-il été prêt à tuer autant de personnes si c'était juste pour trouver une nymphe. Je ne vous crois pas, finit-il froidement.

- Il se peut que le directeur du département de régulation des créatures magiques, mon employeur, soit un gros con, répondit calmement Val Filis.

- Pardon ? Répondis-je.

C'est la première fois que j'entends un professeur jurer !

- Il méprise les créatures magiques et se trouve supérieur à elles – bien sûr il se garde bien de le manifester face aux personnes importantes du ministère – et il espère pouvoir capturer une nymphe pour prouver que ce sont des êtres inférieurs aux sorciers et qu'elles n'ont jamais été humaines.

- Et vous êtes d'accord avec ça ? M'étonnais-je en regardant Val Filis. Je croyais que vous étiez amoureux d'Antéa.

- Vous pourriez vous mêler de vos affaires ? Bien sûr que nous ne sommes pas d'accord, mais pour la retrouver il me fallait l'aide d'instruments de recherches que je n'aurais pas eu sans faire partie du département de régulation des créatures magiques. Mais si j'ai demandé à Alexandre de venir spécialement de France, c'est pour qu'il ne se permette pas de modifier mon rapport et de s'en servir pour nuire aux nymphes. Il ne pourra pas se permettre de contredire son spécialiste ET un représentant du ministère de la magie français.

- Personnellement je suis juste là pour faire avancer les connaissances du ministère de la magie française, rajouta Alexandre. Mon rôle consiste à juger s'il y a des risques de rencontre entre créature magique et moldus, afin de pouvoir éviter les contacts de ce genre.

- Tout ça me semble très tordu, répliqua Matheo.

- Ça l'est, répondit Alexandre. Mais pense bien que si nous avions voulu mentir nous aurions inventé quelque chose de plus simple.

- Bon, je sais que ça va paraitre horrible comme question, mais miss Finnigan accepteriez-vous de nous aider ? Demanda Val Filis.

- Oui, répondis-je instinctivement.

- Quoi ? Rugit Matheo.

- J'accepte.

- Mais leur histoire n'a ni queue ni tête, tu ne vas pas leur offrir ta vie sur un plateau comme ça !

- Je les crois. Je sais que c'est ce qui doit se passer et que je m'en sortirais.

- Tu es complètement folle, me dit-il en me saisissant par le bras.

Puis se tournant vers Alexandre et notre professeur :

- Je vous interdis de nous suivre. Soyez déjà heureux que je n'ai pas le temps d'appeler les aurors.

Il me traîna ainsi jusqu'au château, me faisant courir derrière lui.

- Tu te rends compte que s'ils avaient voulu ils auraient pu nous tuer cent fois ? Le simple fait qu'ils aient pris la peine de nous raconter tout ça penche en leur faveur.

- Comment peux-tu les croire, n'as-tu donc aucun esprit de survie ? Ce n'est plus être téméraire ça, c'est être stupide !

- Je ne peux pas t'expliquer pourquoi mais je SAIS qu'ils disent la vérité. Je le sens au plus profond de moi. C'est comme si c'était cette nymphe qui me disait qu'elle allait me sauver et qu'elle a envie de revoir Val Filis.

- Mon dieu tu es folle, dit-il en s'arrêtant devant la Grosse Dame.

- Je sais que c'est difficile à croire mais tu dois me faire confiance, répliquais-je. C'est ma vie, c'est mon choix !

Il commence à m'énerver, je ne suis pas une petite fille !

- Même si tu aurais raison et cette nymphe débarquerait d'on ne sait où pour te sauver – et je dis bien « si » - tu devrais avoir le bon sens de ne pas prendre cette décision sur un coup de tête. Je te l'interdis !

- Je ne vois pas pourquoi je t'obéirais, m'écriais-je.

- Je ne te laisse pas le choix. Maintenant tu vas rentrer dans ta salle commune et y rester, c'est compris ? J'ai la carte et je te surveillerais, si tu as le malheur de vouloir aller te faire tuer dans mon dos tu le regretteras !

- C'est ma vie, j'en fais ce que je veux ! et je ne vois pas en quoi ça te concerne, tu n'es pas mon père !

- Encore heureux !

- Pardon ? Je peux savoir pourquoi être de ma famille serait si affreux ?

- Parce que je ne pourrais pas faire ça ! S'exclama-t-il en me saisissant par les hanches et en posant sa bouche sur la mienne.

Merlin, il… embrasse drôlement bien.