Bien le bonsoir à toutes et à tous!
Oui, je suis en forme aujourd'hui! Je me sens l'âme d'une présentatrice télé/radio/météo. Donc parée pour présenter ce chapitre!
En fait, je voulais que Bidibulle fasse la présentation, mais il est très vexé d'avoir perdu au poker contre le cochon d'inde d'une amie, donc il boude dans un coin de son aquarium.
MDH et moi sommes désolées de la publication aussi tardive, mais on a toutes les deux eu des semaines de folie, donc c'était un peu le rush.
Merci pour vos reviews, elles me touchent beaucoup. D'autant plus que les menaces de mort ont fortement diminué ces derniers chapitres.
Voici le chapitre suivant, qui porte sur Tony et un autre personnage qui n'est pas encore apparu. (aha, vous vous demandez qui c'est, hein?).
J'ai répondu à la plupart d'entre vous par MP, les autres, je ne vous oublie pas! :D
Auriane: Merci, c'est gentil! Et oui, l'histoire se termine bientôt... La conversation va arriver, don't worry!
MM: J'y ai pensé, j'y ai pensé: "Qui est le con qui a fait sauté le pont?" Cultissime! Merci beaucoup pour tes compliments, je suis très flattée. Pour la bague de la demande en mariage, il fuadrait pour ça que Tony demande Ziva en mariage... Mouhaha!
Pepite: Ow merci, c'est sympa!
CHAPITRE 15.
Tony ouvrit les yeux. La lumière tamisée qu'il aperçut était bien trop inhabituelle pour qu'il puisse être dans sa chambre d'hôpital aux murs blancs éclatants. Et il ne lui fallut pas longtemps pour prendre conscience de l'endroit où il se trouvait réellement.
Tony était allongé dans ce qu'il reconnaissait comme étant le parc où il allait souvent courir, ou simplement évacuer des tensions accumulées à son travail. DiNozzo fronça les sourcils et se redressa aussitôt. Il fut surpris de ne pas ressentir de douleur au niveau de sa poitrine, alors ses yeux se portèrent vers son torse, là où aurait dû se trouver un épais bandage. Il ne vit qu'une petite tache sombre. Tony avança alors une main hésitante et, du bout des doigts, effleura la blessure, mais ne sentit rien.
L'italien releva la tête et regarda plus attentivement autour de lui.
D'un geste automatique, il voulut porter sa main à sa ceinture, mais grimaça en constatant l'absence de son arme.
Une silhouette se dirigeait vers lui. Le soleil couchant éblouissait Tony et l'empêchait pour le moment de discerner les traits de cette personne.
Sur ses gardes, l'agent attendit patiemment que l'individu s'approche suffisamment de lui. Il étouffa un hoquet de stupeur en la reconnaissant.
"K... Kate?" Demanda-t-il, abasourdi.
"Je vois que tu es toujours aussi observateur, Tony."
L'intéressé prit appui sur ses bras, et entreprit de se relever. Une fois debout, il examina plus attentivement son ancienne collègue. Elle n'avait absolument pas changé depuis la dernière fois où il l'avait vue, étendue et sans vie dans un tiroir de la morgue. La seule différence était que Kate se tenait maintenant belle et bien vivante devant lui. Il tenta d'éclaircir ce dernier point.
"Mais... Tu es morte!"
"Quelle délicatesse!" Ironisa-t-elle. "Je le sais bien que je suis morte. Ça fait bientôt 15 ans que je suis dans cet état, j'ai eu le temps de m'en rendre compte !"
Tony se détourna de Kate, fit quelques pas, puis se tourna ensuite de nouveau vers elle, réalisant la situation.
"Alors je suis mort?"
"Je ne sais pas. Pas encore. C'est à toi de me dire. Est ce que tu veux mourir?"
"Je... je ne comprends pas."
La jeune femme soupira.
"Tony, ça fait presque deux jours que tu es dans le coma. Deux jours, sans que les médecins ne constatent la moindre évolution. Tu dois faire un choix. Veux tu continuer à te battre, ou préfères-tu le calme et la tranquillité de la mort?"
"Qu-"
"Réfléchis-y, Tony. C'est le choix le plus important que tu n'aies jamais eu à faire."
L'agent passa sa main dans ses cheveux, se sentant envahi par un certain sentiment de nervosité.
"Je pense que ça me paraît évident. Je veux vivre, bien sûr!"
"Si je suis là en train de discuter avec toi, c'est que ton choix n'est pas aussi évident qu'il n'y parait. Où sommes-nous?"
"Dans la mesure où je suis en train de discuter avec ma collègue décédée depuis quinze ans, je dirais dans mon cerveau plutôt dérangé."
Kate soupira une nouvelle fois.
"Non Tony, pas comme ça. Regarde autour de toi. Quel endroit ton esprit dérangé a-t-il choisi pour avoir cette discussion avec moi?"
"Un parc. Le parc. Mon parc."
Et ce simple mot eut aussitôt pour effet de le plonger dans ses pensées...
Le parc dans lequel il avait erré avant que Gibbs ne lui propose un travail, complètement désemparé par la trahison de son ancien chef.
Le parc dans lequel il s'était promené, rayonnant, après avoir eu une réponse positive.
Le parc dans lequel il avait effectué sa première mission sous couverture, sous les ordres de Gibbs.
Le parc dans lequel il avait ressassé ses pensées après avoir tué accidentellement un suspect, avant que son patron ne lui remette ses idées en place par une claque à l'arrière de la tête.
Le parc dans lequel il avait organisé le premier pique-nique d'équipe, suivi par de nombreux autres.
Le parc dans lequel il avait expliqué à Kate une infime partie du fonctionnement de Gibbs.
Le parc dans lequel il avait laissé échapper ses larmes, seul, à la mort de cette dernière.
Le parc dans lequel il avait appris à connaître Ziva, à travers footing, ballades et sports de combat.
Le parc dans lequel il avait pris la décision de refuser sa promotion à Rota, et de rester avec l'équipe. Sa famille.
Le parc dans lequel il avait cherché des réponses après la disparition de Ziva en Somalie.
Le parc dans lequel il avait décidé de la venger, peu importe le prix qu'il lui faudrait payer.
Le parc dans lequel il avait longuement discuté avec son père lorsque leur relation s'était améliorée.
Le parc dans lequel il s'était remis en question après s'être fait tiré dessus et avoir appris pour la disparition d'EJ et la mort de son collègue.
Le parc dans lequel il avait évoqué avec Ziva les meilleurs souvenirs qu'il gardait à propos de sa mère, avant qu'elle ne s'ouvre également à lui.
Le parc dans lequel il avait fait patienter McGee avant de partir en week-end entre amis.
Le parc dans lequel il s'était réfugié après son retour d'Israël, sans Ziva.
Le parc dans lequel il était allé courir pour se changer les idées suite aux nombreuses insomnies après ce fameux retour.
Ce parc qui l'avait vu rire, pleurer, se disputer, se réconcilier, plaisanter.
Ce parc, qui le connaissait mieux que ses proches. Mieux que n'importe qui.
Tony se tourna de nouveau vers son ancienne collègue. Elle avait suivi son raisonnement, un sourire sur les lèvres, et attendait maintenant patiemment qu'il en tire ses conclusions. Mais ce sourire laissa très rapidement place à un soupir d'exaspération, lorsqu'elle entendit les propos de l'italien.
"Et pourquoi ici en particulier?"
"Tony!" s'énerva-t-elle. "Tu le fais exprès ou quoi? Tu es un agent spécial, et tu ne comprends même pas ce qui se passe dans ta propre tête?!"
Ce dernier se rassit dans la pelouse. Il croisa ses jambes en tailleur, et plaça deux doigts sur chacune de ses tempes avant de reprendre lentement.
"Je dois prendre une décision, et c'est ici que j'ai fait mes plus grands choix ceux qui ont eu le plus de répercussion sur la suite."
"Tu as beaucoup souffert Tony, je le sais."
"J'ai perdu les femmes qui comptaient le plus dans ma vie. Mais je me suis reconstruit."
"Mais tu en as retrouvé une ! Ziva est de retour, tu devrais en être heureux."
Tony ne répondit pas et Kate décida d'insister, sachant très bien que tout se jouait autour de l'israélienne.
"De quoi as tu peur?"
L'agent hésita sur la réponse qu'il allait donner. Mais après tout, il dialoguait très probablement avec lui-même, alors il pouvait être honnête.
"De la perdre. Encore. Et de ne pas réussir à le surmonter cette fois-ci. De les perdre, elle et Dan."
"Ton fils?"
"Je ne sais pas. Peut-être."
"Tu aimerais que ce soit le cas?"
"Oui."
"Tu peux arrêter de parler comme Gibbs et développer plutôt tes réponses?"
L'Italien soupira.
"Je ne vois pas ce que je peux développer. J'aime beaucoup ce gamin, et je tiens à lui comme je tiens à Ziva."
"Alors pourquoi tu ne te réveilles pas? Affronte la situation, discute avec Ziva, convaincs-la de rester cette fois-ci."
"Ça n'avait pas marché la dernière fois, alors pourquoi ça marcherait cette fois-ci?"
"Elle a changé. Tu as changé. Vous n'êtes plus les mêmes qu'il y a bientôt 7ans."
Devant l'absence de réponse de son collègue, elle continua.
"Soit tu décides de te réveiller maintenant, et de te battre pour ton bonheur, soit tu abandonnes, et tu contemples avec regret tout ce que tu as raté, tout ce qui aurait pu t'arriver de bon si tu n'avais pas lâché prise. Tu dois faire ton choix maintenant Tony."
Celui-ci ferma ses paupières, et les rouvrit quelques secondes plus tard, avec un air décidé ancré dans le regard.
"Je veux me battre. Encore. Pour elle. Pour eux. Pour nous."
"Bien. Prends soin de toi et de l'équipe. Vous me manquez tous."
Du noir.
Des bruits de conversation étouffés.
La douleur, présente mais supportable.
Une petite main nichée dans la sienne.
Il tenta d'ouvrir les yeux.
Et fut ébloui quelques instants par la lumière blanche de sa chambre.
Il tourna la tête.
Son regard émeraude croisa le regard brun de Ziva.
Il ouvrit la bouche. Articula péniblement quelques mots.
"Je suis de retour."
Voilà voilà! Encore une fois, désolée du retard, le prochain chapitre devrait arriver plus rapidement (je l'espère vraiment!)
Un petit commentaire s'il vous plaîîîît? ça ne vous prend que quelques minutes, et ça fait tellement plaisir!
