Bonjour à tous(toutes)!
Encore une fois, je m'excuse platement du temps d'attente entre chaque chapitre.
J'espère que celui-ci vous plaira, il était assez long à pondre (vi, Moufleyte est une poule durant ses temps libres).
J'ai répondu aux connectés par MP, les autres, je vous aime autant, regardez!
MM: Ah lala, tu peux pas savoir à quel point j'adore tes reviews :D J'ai eu envie de réécrire le chapitre avec Ari à la place de Kate, ça donne ça: (...) "A...Ari? C'est un cauchemar, je vais me réveiller" Tony ferma les yeux un instant. Quand il les rouvrit, il se trouvait de nouveau dans sa chambre d'hôpital. Son regard émeraude croisa le regard brun de Ziva. (...)"
Voilà. Tu avais raison, c'est tout de suite beaucoup plus court. Et moins drôle à écrire.
Merci pour la petite pub, c'est super sympa! *Hug MM, parce que Moufleyte aime les hugs*
Auriane: Vi, maintenant que tu le dis, ça fait un peu Harry Potter. J'aime Harry Potter. Je vénère J.K. Rowling.
Parfait? My god, c'est toi qui est parfaite de laisser des reviews aussi parfaites! De rien, très chère, et merci à toi aussi! :)
Peite (Pepite?): Mouahaha! Je crois que je vais t'embaucher. T'es fort(e). Très fort(e).
PBG: merci pour cette review! Contente que ce chapitre t'aies plu!
CHAPITRE 16.
Un sourire hésitant apparut sur le visage de Ziva.
"Tony, je -"
L'intéressé la coupa.
"Hey, c'est bon. Mais il faudra qu'on discute de certaines choses, n'est ce pas?"
Il tenta ensuite de se redresser dans son lit. Devançant son geste, Ziva se rapprocha de lui et l'aida à s'installer confortablement. Elle tourna ensuite sa tête vers Tony, croisa de nouveau son regard, puis s'aperçut que leurs visages étaient près. Très près. Trop près même.
L'israélienne était fascinée par ses yeux, la courbe de son nez, ses lèvres. Elle pouvait enfin redécouvrir chaque trait du visage de l'italien, et ce n'était que maintenant que Ziva se rendait compte à quel point il lui avait manqué et à quel point elle avait besoin de lui. Elle réalisait aussi à quel point la façade qu'elle avait tenté de construire ses dernières années était fragile et à quel point essayer de vivre sans lui avait été difficile : résister chaque jour à la tentation de l'appeler, lui envoyer un message, une photo, et cela avait encore plus été le cas après la naissance de son fils.
Maintenant qu'elle le voyait de nouveau, l'israélienne savait qu'il serait impossible pour elle de repartir, et que lui aussi ne supporterait pas de la voir disparaitre de nouveau. Mais se sentait-elle déjà prête à revivre ici?Ce dilemme la rongeait de l'intérieur depuis qu'elle avait remis les pieds à Washington, et malgré les nombreuses nuits blanches passées à y réfléchir, Ziva n'avait toujours pas trouvé de réponse à cette question.
Le visage de Tony, à quelques centimètres du sien, ne l'aidait pas plus d'ailleurs.
Cette dernière pensée la fit reprendre conscience de la proximité qu'elle avait avec son ancien collègue. Elle recula brusquement en se raclant la gorge d'un air gêné.
Heureusement pour Ziva, l'épais silence qui s'était installé dans la chambre fut brisé assez rapidement : Dan, allongé de tout son long contre les jambes de Tony, sa tête nichée entre l'abdomen et le coude de l'agent, s'éveillait doucement.
Encore à moitié endormi, il demanda aussitôt à sa mère:
"Maman, Tony il dort encore?"
"Pourquoi ne pas simplement lui demander, mon ange?"
Ces derniers mots eurent pour effet de réveiller complètement l'enfant. Il se redressa d'un bond et se retourna vers Tony qui le fixait, une lueur amusée dans le regard.
"Tonyyyyy! T'es réveillé!" Dan fronça les sourcils un instant.
"Ça fait mal?" Demanda-t-il ensuite en désignant le torse de l'agent du doigt.
Le concerné secoua la tête négativement, tout en souriant.
"Je peux te faire un câlin alors? Parce que maman m'a dit qu'il fallait que je fasse trèèès attention à ne pas toucher les pansements pour ne pas te faire plus mal."
"Bien sûr bonhomme. Viens là. Doucement."
Ziva aida son fils à se positionner de manière confortable et indolore pour l'italien.
"Tu sais, j'ai eu peur que tu te réveilles pas. Mais maman et Gibbs m'ont dit que t'étais le plus fort. Gibbs il a une jolie maison, mais que des vieux trucs à l'intérieur. En plus, on peut même pas regarder des DVD sur sa télé. Mais c'est pas trop grave. Il est gentil. Et il construit un bateau dans sa cave. Un vrai bateau en bois! Et tu sais, je l'ai aidé à le construire un peu! Et puis on est allé donner à manger à tes poissons rouges. T'oublies pas que c'est bientôt mon anniversaire, hein? On pourra faire la fête dans le jardin de Gibbs! Il est grand son jardin, on pourra inviter Ducky, Timmy, Jimmy, Abby -"
Le petit fut interrompu dans son monologue par une voix qu'il connaissait bien.
"Tu parles de moi, Dan?" Questionna Abby en refermant doucement la porte de la chambre derrière elle.
"Couettes Couettes! Regarde Tony, c'est Abby!"
"Salut Abs! Quoi de neuf?"
La gothique se figea au son de sa voix, puis elle se tourna lentement vers le lit, les mains sur les hanches.
"Quoi de neuf? Tu as passé deux jours dans le coma, tu as fait deux arrêts cardiaques, cinq en comptant l'opération, on ne savait même pas si tu allais t'en sortir, tout le monde a été mort d'inquiétude, j'étais morte d'inquiétude! Et tout ce que tu as à dire c'est 'quoi de neuf?' ?!"
Elle reprit une forte inspiration et poursuivit d'une voix plus posée.
"Je suis tellement rassurée de voir que tu vas bien!... Tu vas bien au moins?"
"Je vais bien Abby." Rassura l'italien en lui souriant pour appuyer ses dires.
De son côté, la présence de la gothique rappelait à Ziva qu'elle n'avait pas encore informé tous les autres du réveil de Tony.
"Abby? Est ce que tu voudrais bien appeler les autres à propos de Tony? Je n'ai pas encore eu l'occasion de le faire."
"Bien sûr! Dan, tu viens avec moi? On va prendre une glace. D'ailleurs, j'ai entendu dire que le DVD de la Reine des Neiges venait de sortir, et je rêve de l'acheter!"
"Je peux choisir les parfums?"
"Évidemment! "
"Et on pourra regarder le film dans le cinéma de ton travail?"
"Si tu veux."
Il regarda ensuite sa mère, qui hocha légèrement la tête afin de lui donner son accord.
"Alors ça me va!"
Dan déposa un bisou sur la joue de Tony, un autre sur celle de Ziva, puis sauta au sol et tendit sa main à Abby, avant de quitter la chambre.
Une fois la porte close, Tony s'adressa simplement à Ziva, avide d'en savoir plus après six ans d'absence :
"Raconte-moi."
Elle prit une profonde inspiration et se replongea dans ses souvenirs.
"Tu te rappelles de la dernière fois où l'on s'est vu? Je ne sais pas comment ça s'est passé pour toi ensuite, mais pour moi, les mois suivants ont été très durs moralement. Il ne se passait pas un jour sans que je n'aie envie de décrocher mon téléphone, ou de sauter dans le premier avion pour Washington."
Est-ce qu'il s'en rappelait ? Bien sur, et trop bien même. A son retour, il avait été si difficile pour lui de retourner à son mode de vie habituel, l'absence de son ancienne collègue lui pesant énormément. Il ne pouvait donc pas mieux la comprendre : combien de fois n'avait il pas composé le numéro de Ziva pour se raviser ensuite? Heureusement, Tim avait été un ami fidèle durant cette période, se chargeant de lui changer les idées dès qu'il s'apercevait que Tony broyait un peu trop du noir.
Etil pensa àZiva, qui elle, n'avait eu personne sur qui s'appuyer. Pas de collègues, d'amis, de famille. Certes, cela faisait partie de sa décision de partir et de recommencer tout à zéro, mais ça n'avait pas du rendre les choses plus faciles pour autant.
"Cinq mois plus tard, j'ai appris que j'étais enceinte de Dan. J'étais à la fois émerveillée et effrayée. Je savais que j'aurai du redonner de mes nouvelles à ce moment là, mais ton départ -"
"MON départ?" L'interrompit Tony d'un ton légèrement outré, ce qui força Ziva à rectifier son récit.
"Mais ma décision de rester en Israël était encore trop fraîche. J'avais peur que, si je renouais le contact avec vous, avec toi, tout ce que j'avais déjà entrepris ne serve à rien. Puis les jours, les semaines, les mois ont passé, et rapidement, Dan est né. C'est à ce moment que j'ai su que j'aurais du vous reparler avant : je ne pouvais plus revenir ici, à Washington, alors que j'avais un bébé.
Mais tu sais, quand je l'ai tenu dans mes bras la toute première fois, j'ai compris que c'était ce qu'il me manquait pour devenir la personne que je voulais être et que je pouvais rentrer. Sauf que ma vie était désormais en Israël et plus aux Etats Unis : j'avais trouvé un travail à domicile de téléopératrice, ce qui me permettait de pouvoir m'occuper de Dan.
A chacun de ses anniversaires, je voulais venir ici, avec lui pour que vous vous rencontriez. Cependant, je ne voulais pas refaire irruption dans ta vie, et prendre le risque de tout bouleverser, alors je repoussais à l'année suivante. Puis à l'année encore d'après. Et plus le temps passait, moins je voyais d'opportunités. J'ai honte de ne pas avoir eu le courage de revenir plus tôt."
Ziva avait gardé les yeux rivés au sol durant tout son discours, mais devant le silence persistant de son interlocuteur, elle releva timidement son regard.
Tony essayait d'assimiler toutes ces informations, perdu et ne sachant pas s'il devait être en colère ou compréhensif. L'italien sentait qu'une dispute avec elle n'allait pas l'aider à la convaincre de ne pas repartir, mais il devait mettre quelques points au clair.
"Réponds-moi simplement. Dan est mon fils?"
"Je...Oui."
"Tu lui as parlé de moi? En tant que père?"
"Je lui ai parlé de toi, et lui ai parlé de son père. Il n'a pas fait le lien."
"Si toute cette histoire avec Bashan n'avait pas eu lieu, j'aurai appris son existence?"
"Non… Oui… Enfin, je ne sais pas."
"Est ce que tu m'aurais appris son existence de ton plein gré, sans pression de sa part?"
"Je… ne sais pas non plus."
"Vous allez repartir?"
Soudain, cette simple question qui avait pourtant tenu Ziva éveillée de nombreuses nuits à la recherche d'une réponse en vain, sembla prendre tout son sens et toutes ses réflexions et interrogations, devinrent claires dans son esprit. L'israélienne savait maintenant ce qu'elle désirait, et ce qui l'avait empêché d'aboutir à une décision.
"Je crois que ça dépend de toi."
"Excuse-moi?"
"Dan et toi, vous vous entendez bien. Il te considère comme son héros. Et il veut connaître son père. Je sais que je n'ai pas toujours pris les bonnes décisions par rapport à ça, et je ne veux pas te forcer la main. Il y a une différence entre être son ami et être son père. Si tu ne veux pas faire partie de sa vie de cette façon, je comprendrais tout à fait, je ne lui dirai rien, tu seras toujours son héros, et-"
"Ziva, je ne sais pas trop quoi dire là." Tony essayait de garder une voix calme malgré l'énervement qu'il sentait monter en lui. "Tu m'annonces d'abord que Dan est mon fils, fils que tu m'as caché pendant six ans. Ensuite, tu me dis que tu voudrais qu'il connaisse son père, mais que je n'ai pas besoin de faire partie de sa vie. Excuse-moi d'être un peu perdu. "
"C'est-"
L'italien leva la main pour l'interrompre de nouveau.
"Laisse-moi finir s'il te plaît. Je tiens énormément à Dan. Peut-être plus qu'à n'importe qui. Je n'ai pas été très surpris d'apprendre qu'il était mon fils, je m'en doutais un peu. Et c'est parce que je tiens à lui que je ne veux pas qu'il souffre de nos décisions. Je veux faire partie de sa vie c'est certain, et je ne veux pas reproduire avec lui toutes les erreurs que mon père a commises avec moi.
Je t'en veux de ne pas m'avoir tenu informé mais… je comprends."
"Tu es sûr de toi?"
Tony hocha simplement la tête.
"Alors moi aussi. Tu ne peux pas remplir ce rôle si tu n'es pas présent à ses côtés et aux miens."
"Ça veut dire que..?"
"Je vais retourner seule en Israël."
Et voilà pour ce chapitre! qu'est ce que vous en avez pensé? Aimé? Pas aimé? Detesté? Adoré? Nul? Cool? Obi-Wan Kenobi?
On se rapproche très très dangereusement de la fin...
*essuie une larme inexistante*
Vous êtes tous fantastiques de continuer à lire, merci merci merci!
Je sais que parfois, on a la flemme de reviewer. ça m'arrive de temps en temps. Mais juste laisser un petit mot pour dire que vous avez lu et aimé/detesté, ç'est rapide, non? :)
