Renversement
Chapitre 5.
« Tu… Tu as parlé beaucoup à propos d'Edward, te demandant ce que tu avais fais de mal, pourquoi il ne t'aimait pas comme il l'aurait dû… Tu n'as pas à avoir honte Bella. J'ai vu peu de gens aimer quelqu'un de la façon dont tu aimais Edward. »
Je me concentrée sur mes doigts entrelacés.
« C'est tellement dur. Je sais que ce serait plus facile pour moi de faire face, si je savais ce que j'ai fais de mal. Pourquoi il ne veut pas de moi ?, Murmurais-je. »
En laissant tomber mes cheveux en avant pour cacher mon visage. Emmett prit mon menton dans sa main froide et tourna mon visage vers lui, me remettant mes cheveux derrière mon oreille pour me regarder plus facilement.
« Tu n'as rien fais de mal Bella. Tout ce qu'il s'est passé est de sa faute. Tu as tout fait correctement. Il savait ce qu'il risquait quand il s'est impliqué avec toi. Il était tout simplement trop égoïste pour rester loin de toi. Tu es une personne étonnante Bella, digne de l'amour de quelqu'un, même si elles ne le savent pas elles-mêmes. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme toi. »
Je sentis les larmes couler de mes yeux.
« Merci Emmett, pour tout, dis-je tranquillement. »
Je poussais un soupir de soulagement et m'appuyais contre le dossier du canapé.
« Oh Alice et Carlisle ne comprennent toujours rien à ses visions ?
-Euh non. Ils ne savent toujours pas pourquoi tu es soudainement devenue invisible à ses yeux. Ils pensent à une force extérieure mais… C'est difficile à croire car il est évident que les visions ne font ça qu'avec toi. »
Je fronçais les sourcils, mais très vite je renonçais à trouver une explication à cette bizarrerie.
« Tu es bien ici ? Je viens… J'ai besoin de chasser et je ne savais pas hier soir, si tu serais bien ici alors que tout le monde est occupé et je ne voulais pas te laisser seule, dit Emmett hésitant.
-Bien sûr, tout va bien. Vas-y. »
De sa poche, il tira un petit téléphone noir.
« Appelle Rosalie si tu as des problèmes. Je serais avec elle. Et… Tu seras seule, les autres sont à la chasse et Carlisle est à l'hôpital, alors essaye de ne pas te tuer pendant que je pars, me taquina-t-il. »
Je souris et pris le téléphone.
« Je vais essayer de faire attention, mais c'est une chose difficile pour moi de faire ça. »
Il sourit puis disparu. Avec un soupir, je regardais tout autour de moi dans la pièce. Ne trouvant rien qui retint mon attention. Je marchais jusqu'à l'escalier et me retrouvais dans la chambre d'Edward. Je n'avais plus été dans cette chambre depuis longtemps et ne fut que légèrement surprise de voir que rien n'avait changé. Il y avait juste des vêtements en moins mais la pièce avait toujours la même apparence. Je m'assis sur le canapé et regardais ébahie le mur de CD.
Tout à coup, le vent souffla de la fenêtre, je n'avais pas vu qu'elle était ouverte. Quand je regardais par la fenêtre, mon cœur s'arrêta dans ma poitrine. Accroupie devant moi, ses cheveux roux sauvages dans le vent : Victoria.
« Tiens, bonjour Bella. J'espérais que tu serais ici, dit-elle. »
D'une voix que j'aurais trouvée belle si je n'avais pas si peur.
« Je… Que veux-tu ?, Murmurais-je. »
Tout en sachant qu'il n'y avait qu'une seule raison pour laquelle elle était là.
« Eh bien, je pensais que c'était évident. Mais puisqu'apparemment tu ne sais pas, je vais te le dire. Je suis là pour me venger. Tu es précieuse pour Edward qui a tué James. Je suis ici pour te tuer. Il a tué celui que j'aimais donc j'ai l'intention de tuer celle qu'il aime : toi. »
Ses yeux rouges brillaient dangereusement. Mon cœur se serra.
« Je suppose que je devrais te dire qu'Edward ne m'aime pas. Il… Il ne m'a jamais aimé. Il m'a utilisé et maintenant il est partit. Il s'en fout que tu me tues. Ta vengeance ne servira à rien, dis-je sans passion. »
Elle fronça les sourcils de confusion.
« Comment puis-je être sûre que tu ne mens pas pour que je ne te tue pas ?, Demanda-t-elle. »
Je la regardais droit dans les yeux.
« Je n'ai aucune raison de mentir. De toute façon, tu vas me tuer. Si Edward m'aimait, tu me tuerais. Mais Edward ne m'aime pas et tu me tueras quand même, répondis-je. »
Elle sourit.
« Oh mais tu as tort Bella. Je ne vais pas te tuer. Je voudrais te donner ce que tu désires le plus. »
Je la regardais sceptique.
« Ce que je désire le plus ? Tu ne sais pas qu'Edward est partit ? »
Elle laissa échapper un rire perlé.
« Bella ne sois pas stupide. Tu ne désires pas Edward par-dessus tout. Tu éprouves… De la haine ? Non, ce que tu désires le plus, c'est de te venger. Et tu sais que tu n'as aucune chance par rapport à ce que tu es. »
Je restais confuse pendant seulement un instant avant de comprendre et mon souffle se coupa.
« Tu as l'intention de me transformer ?, Murmurais-je. »
Surprise de voir combien à cet instant c'était exactement ce que je désirais par-dessus tout. Elle hocha la tête. Elle allait faire pour moi ce qu'Edward n'avait jamais voulut faire. Mais cela faisait aussi trois jours d'atroces douleurs. De plus il n'y avait rien de pire que de savoir que je me retournerais contre lui… C'était une situation gagnant-gagnant pour moi et à la fin, c'était une situation avantageuse pour elle aussi.
Elle ferait ça quand et comment elle le voudrait, je ne fus donc pas surprise quand elle se jeta sur moi et me mordit au cou. Elle me déposa doucement sur le canapé et me baisa le front en guise d'adieu et disparue par la fenêtre avant que la douleur n'ait commencé Je poussais un cri surnaturel qui fut si fort que j'étais sûre que tous les habitants de Forks avaient pu l'entendre.
***B/Em***
Le temps sembla s'arrêter alors que j'étais étendue sur le canapé d'Edward. Alors j'essayais de retenir mes cris, me tordant à cause de cette incroyable douleur. Je ne sus pas combien de temps avait passé quand j'entendis la voix d'Emmett.
« Bella, oh mon Dieu ! Non !, Cria-t-il. »
Au milieu des cris que je ne pouvais contenir.
« Carlisle !, Hurla-t-il. »
Je ne savais pas ce qui se passait, mais j'entendis la voix de Carlisle.
« Elle a été mordue.
-Peut-on l'arrêter ? De la même façon qu'Edward la dernière fois ?, Souffla Esmée de toute urgence.
-Non, déclara Carlisle faiblement. Le venin s'est propagé trop loin, nous ne serions pas en mesure de l'arrêter et on pourrait la tuer. Quoique… Elle l'aurait peut-être préféré à que ce qu'elle va devenir.
-Non !, Criais-je. Non, je veux ça ! J'en ai besoin. »
Je ne pouvais plus rien dire. Mon corps fut prit de convulsions épuisantes. Je sentis la douleur dans chacune de mes veines.
