Renversement
Chapitre 7.
« Bella ! Bella ne bouge pas. Retiens ton souffle, me siffla Emmett. »
Saisissant mon bras et me regardant dans les yeux.
« Emmett laisse-moi partir. Je ne vais pas faire n'importe quoi, dis-je. »
Avec un froncement de sourcils. Il m'imita en fronçant les sourcils également, mais il ne desserra pas son étreinte.
« Viens Bella, nous devons partir d'ici.
-Je ne vais pas faire n'importe quoi Emmett, grondais-je.
-Ce n'est pas que ça Bella. C'est une équipe de recherche, ils te cherchent ! Tu es censée être morte. Tu te souviens ? S'ils te voient, ils vont voir que tu vas bien. Nous devons y aller. Viens !, Dit-il. »
Quand il vit que je ne bougeais pas, il poussa un soupir exaspéré. Et avant que je ne puisse voir quoi que se soit, il me jeta sur son épaule et courut à vitesse vampirique.
J'étais sûre que nous avions fait au moins cinq mille mètres avant que l'on ne s'arrête et qu'il me pose au sol. Je restais là où il m'avait jeté et levais les yeux. Nous étions dans une petite clairière où entrait le peu de soleil capable de percer entre les arbres. Voyant ça, je levais ma main et admirais les diamants qui recouvraient ma peau.
Je regardais par-dessus mon épaule pour voir Emmett se coucher au sol sur le côté près de moi en me regardant.
« Tu n'allais vraiment pas les attaqués ?, Demanda-t-il. »
Je regardais son visage en lui répondant.
« Cette pensée ne m'a même pas traversée l'esprit. J'avais… Je n'avais même pas envie de les attaquer. Emmett pourquoi suis-je différente ? Y a-t-il quelque chose de mauvais avec moi ?, Murmurais-je. »
Il rit puis secoua la tête.
« Non Bella, il n'y a rien de mal avec toi. Tu es parfaite. Je pari qu'Edward voudra se tuer quand il te verra et qu'il comprendra ce qu'il a abandonné. Non, je pense que ton indifférence à l'odeur et à la soif du sang humain pourrait être ton pouvoir, tu sais comme voir l'avenir ou la lecture de pensées d'Alice et d'Edward… Mais ce n'est que ma pensée.
-J'espère. Je ne veux pas passer l'année prochaine, au moins, cachée quelque part dans un coin isolé, murmurais-je. »
En regardant le ciel maintenant nuageux.
« Tu ne seras pas seule Bella. Nous partirons tous avec toi et je serais avec toi à chaque étape du chemin, si tu en as besoin. Mais je ne pense pas que se soit ta volonté. C'est… Quel qu'il soit… Il ne disparaitra pas. Je peux le dire. Tu vas rester spéciale Bella. »
Je tournais la tête pour le regarder et j'aurais eu les larmes aux yeux si j'avais pu.
« Merci Emmett, tu ne sais pas combien tu m'a aidée ces derniers jours. »
Il sourit.
« Cela signifie-t-il que je pourrais t'écouter parler dans ton sommeil à nouveau ? »
Je ne pus m'empêcher de regarder en arrière et de sourire.
« Bella tu dois vraiment cesser de faire ça, me réprimanda-t-il.
-Faire quoi ?
-Me sourire comme ça ! C'est… Si j'étais un humain, mon cœur s'arrêterait de battre et ma respiration se couperait. Je serais immobilisé. C'est déjà assez dur comme ça. »
Que voulez-vous ? Je ne pus m'empêcher de glisser un sourire sur mon visage. Il grogna puis sauta sur moi avant de commencer à me chatouiller.
« Je suis désolée, je ne pouvais m'en empêcher, dis-je en rigolant.
-Tu sais, plus simplement tu ne devrais pas parler, sourire, rigoler. C'est trois choses ont le même effet sur moi.
-D'accord, je vais faire la sourde-muette avec un air maussade. Est-ce que ce serait mieux pour toi ? »
Je rigolais. Il rit.
« Je ne crois pas. Mais il est très difficile pour moi de rester près de toi. »
Puis il roula. Il n'était donc plus au-dessus de moi. Enfin, il se leva, de manière fluide que je n'aurais pu voir si j'avais encore été humaine. Il me tendit la main et m'aida à me lever.
« Nous devrions aller chasser sinon Jasper va nous tuer quand nous serrons de retour. »
Je tournais la tête pour qu'il ne puisse pas voir mon sourire et acquiesçais.
« Oh aller Bell's ! Ne fais pas ça ! Je gère ça. Je te promets, dit-il. »
En essayant et en réussissant à cacher sa tristesse. Je tournais la tête et lui souris avant de le suivre dans la forêt pour ma première chasse.
***B/Em***
Rosalie était dans la maison quand nous sommes rentrés et elle attendait Emmett dans la salle à manger. Elle me regarda avant d'envelopper son bras autour de son cou et de l'embrasser passionnément. Je sentis une vague de jalousie me traverser. Je remerciais mon étoile de chance du fait que Jasper n'était pas là pour capter mes émotions.
Puis elle me sourit et tenant Emmett par la main, elle le conduisit vers leur chambre. Elle me lança un regard furieux vers le bas avant de fermer la porte derrière eux.
Je poussais un grognement et marchais dehors pour m'asseoir sur le porche.
***B/Em***
Vingt minutes plus tard, je sentis des humains remonter l'allée et je partie me cacher dans la salle de bains.
Même de loin, je pouvais entendre le moteur s'arrêter et deux paires de pieds marcher vers la maison. La sonnette retentit et j'entendis le vent siffler comme quelqu'un répondait à la porte.
« Ah Esmée, dit Charlie. »
Si triste qu'il fallut que je me retienne pour ne pas courir et aller le serrer dans mes bras.
« Est-ce… Est-ce que Carlisle est ici ?, Demanda-t-il. »
Cela me brisait le cœur de le voir si malheureux, misérable et abattu. Il semblait qu'il ne prenait pas très bien la nouvelle de ma disparition.
« Certainement Chef Swan, juste un instant. Je vais vous demander d'entrer et d'attendre dans le salon s'il vous plait, fit poliment Esmée. »
Je pouvais entendre le chagrin pour sa fille disparue. Il devait avoir accepté car j'entendis ses pas et ceux de la personne qui était avec lui quand ils entrèrent dans la maison, tandis qu'Esmée se rua à vitesse humaine dans le bureau de Carlisle. Quelques instants plus tard, les deux redescendirent.
« Chef Swan puis-je vous aidez ?, Demanda Carlisle. »
En laissant s'infiltrer son inquiétude frauduleuse par le biais de ses paroles.
« Eh bien je vous avais dit que je viendrais vous informer chaque jour si nous avions des nouvelles à propos d'Alice et Bella et bien, je suis là. Je suis désolé de dire que nous n'avons trouvé aucune trace d'elles. La tempête qui a duré, a effacé toutes traces susceptibles de nous aider. Même Sam Uley et Jake ici présents n'ont pas été en mesure de trouver quelques choses. Je suis désolé, dit-il encore. »
J'eue presque le souffle coupé. Jake était là ? Dans la maison des Vampires ? Comment était-il arrivé ?
« Nous comprenons. Juste… Dites-nous si vous trouvez quelque chose. Si vous n'avez pas de nouvelles, ne vous sentez pas obligé de venir nous le dire. Nous savons que vous avez beaucoup à faire et avec le souci supplémentaire pour Bella…, Répondit Carlisle calmement. »
Charlie ne répondit pas. Mais alors j'entendis la voix de Jake.
« Puis-je vous parlez franchement monsieur ?, Demanda-t-il. »
Il dû avoir reçu l'autorisation car il poursuivit.
« Il est de mon avis, et de l'avis de beaucoup de gens, que tout cela ne serait pas arrivé si Edward ne l'avait pas quitté. »
Je fermais les yeux contre la douleur inattendue et étouffais un gémissement.
« C'est une observation très perspicace Jacob. Et vous serrez surpris d'entendre que certains d'entre nous le pense aussi. Bella est venue pour diner et a finit par passer la nuit ici. Le lendemain, elle a annoncé qu'elle voulait faire du camping. Elle aurait pu s'en tirer seule si Alice ne s'était pas opposée à Bella. J'ai passé tout ce temps à penser que c'était de la faute d'Edward. Aucun d'entre nous n'est heureux de ce qu'il fait ou comment il a géré les choses. »
A cet instant, j'entendis une porte s'ouvrir à l'étage puis Esmée aspirer de l'air dans ses poumons.
« Qu'est-ce qu'il se passe ici ?, Hurla soudainement Charlie. Quand est-elle revenue ? Pourquoi vous ne nous en avez pas informés immédiatement ? »
Je savais que ça devait avoir lieu. Alice avait dû sortir du bureau et Charlie l'avait vue. Qu'était-il arrivé à sa capacité de voir l'avenir ? Et ses capacités auditives et visuelles vampiriques ? Je savais qu'elle était loin de la pièce, sûrement qu'elle savait que Charlie était là.
« Charlie il se passe des choses que vous ne comprenez pas !, Déclara Carlisle de toute urgence. »
Je l'imaginais avec ses mains en l'air, essayant d'apaiser Charlie qui devenait de plus en plus rouge au visage.
« Faites en sortes que je comprennes ! Où est ma fille ?, Demanda-t-il.
-Laissez-moi-vous expliquer. Assoyez-vous Charlie, déclara Carlisle avec autorité. »
J'entendis des pas et puis un cri alors qu'il s'assit.
« Dites-moi ce qu'il se passe, dit Charlie. »
Un peu moins fort, suppliant cette fois.
