WRETCHED AND DIVINE.

[Chapitre 04:] Victimized.

No regret for the confidence betrayed
No more hiding in shadow
Cause I won't wait for the debt to be repaid
Time has come for you

Victimized, victimized, never again victimized

Victimized, victimized, never again victimized

Victimized-Linkin Park

Aucun regret pour la confiance trahie
Ne plus se cacher dans l'ombre
Parce que je ne veux pas attendre pour la dette à rembourser
Le temps est venu pour toi

Victimisés, victimisés, plus jamais victimisés

Victimisés, victimisés, plus jamais victimisés

Victimized-Linkin Park.

La première fois que Sasuke tenta de s'échapper il fut attrapé au bout de cinq minute et jeté dans sa chambre. Il fallut trois jours avant qu'il puisse refaire un pas à l'extérieur sans avoir de garde sur les talons.

Une semaine plus tard, il retenta son coup. Il rata aussi. Cette fois ce fut le second de Naruto qui vient lui faire un sermon. Sasuke se demanda s'il le prenait pour un enfant de cinq ans.

Et puis il se rappela qu'on ne faisait pas dormir un enfant de cinq ans dans la poussière. Il ne s'attarda pas sur cette pensée et passa à autre chose. Il aurait tout le temps d'y penser après.

Pendant les deux semaines après sa deuxième tentative d'évasion ratée il étudia la maison, les rondes des gardes autour d'elle et les passages dont la bâtisse recelait.

Il retenta une troisième fois. Il réussit à atteindre la route. Mais il était en plein milieu de nulle part et cette fois ce fut Naruto très en colère qui vint le voir. Sasuke s'énerva à son tour et lui balança toute les horreurs qu'il avait en réserve –cela veut dire beaucoup- et le démon le gifla. L'adolescent eut un énorme bleu sur la joue pendant trois jours, tellement douloureux qu'il ne put manger.

Conscient d'avoir été trop loin, le démon demanda à se qu'on lui nettoie sa chambre et qu'on lui donne des soins. Sasuke avait refusé et lui avait d'aller se faire voir. On l'avait ignoré. Voila pourquoi il était allongé dans son futon avec interdiction formel de poser un pied sur le sol. Il était bien tenté d'ignorer les ordres, mais il ne tenait pas à finir attaché dans les cachots.

L'ex-chasseur s'était repris en main. Après avoir appris la vraie raison pour laquelle il était ici, il avait décidé de s'enfuir et d'aller cramer ce putain de contrat qui le liait à ce foutu démon.

Ses parents n'avaient pas encore appelé. C'était étrange. Il refusait de demander à Naruto, question de principe. Il n'avait pas de nouvelle d'Hinata, mais ça, ça ne l'étonnait pas. Elle était surement prise dans son boulot d'été.

La porte de sa chambre s'ouvrit et laissa passer Urgo. Sasuke roula des yeux. Il n'aimait pas particulièrement la jeune femme, mais c'était la seule autre humaine ici, alors il faisait avec. C'était grâce à elle qu'il avait pu apprendre la vérité. Ce n'était pas pour ça qu'il lui serait redevable. Sans se géner celle-ci prit une chaise qui trainait et s'installa.

-Ton bleu s'en va, fit-elle remarquer.

Elle n'était pas belle Urgo. Elle avait de grosse joue couverte de tache de rousseur, des cheveux tout ébouriffé qui partait dans tout les sens et des dents qui partaient vers l'avant. La pauvre s'était retrouvée ici dans cette maison parce qu'un démon avait joué avec elle et avait du assumer.

-Hn.

Il n'avait pratiquement plus parlé depuis qu'il avait mis les pieds ici. Il ne reparlerait jamais de toute façon.

-Pourquoi on est là, Sasuke ?

Le noireau se crispa.

- On n'est pas fait pour être ici. Les démons nous haïssent.

-Belle observation ! railla-t-il

C'était un euphémisme. Jamais Sasuke n'avait rencontré autant de démon hostile aux humains.

-T'as digéré le fait que tu sois là juste pour servir d'otage ?

Sasuke serra les dents.

-Plus ou moins.

Urgo fit un sourire sans joie. Elle avait vingt-six ans. Avec les rides qu'elle avait Sasuke lui en donné trente cinq.

-Tu vas te barrer hein ?

Il ne répondit pas. C'était une question inutile, bien sûr qu'il allait se barrer.


Mais le tout était de savoir comment. Il était coincé. Il ne savait pas où il était, les démons lui collait l'arrière train et maintenant il était mis au tache ménagère.

Quand une démone était venue lui dire ça avec son air supérieur, elle eut de la chance qu'il n'eut pas son katana, sinon elle serait morte. Elle avait sans doute compris puisqu'elle était repartie la queue entre les jambes.

Il y avait une occasion en or qui se profilait cependant. Le Festival. Une grosse fête pendant laquelle les plus grands clans de démons se réunissait. Il y aurait personne pendant trois jours et il pourrait en profiter pour s'enfuir comme Naruto l'avait déjà prévenu qu'il restait coincé ici.

Il fallait qu'il fasse profil bas pendant deux semaines. Dans quatorze jours il pourrait retourner à une vie normal en brulant ce putain de contrat.


Mais c'était plus difficile à faire qu'à dire cette connerie. Il avait l'impression que tout le monde surveillait ses faits et gestes. En permanence surveillé, il commençait à perdre espoir pour sa fuite mais par chance il y avait un espoir. Il y avait une porte dérobée au fond du jardin avec un petit chemin de terre qui lui descendait jusqu'à la route.

Bon, il avait réussi à choper une carte qui avait dix ans, mais il allait pas faire la fine bouche. Pour une fois que ces cours d'orientation et d'observation allait servir à quelque chose. Quand il serait sur la route, il fallait qu'il cour pour aller dans la ville la plus proche, qu'il se trouve un bus, train ou je ne sais quoi et qu'il se rende à Tokyo la capitale humaine. Oui parce que non content, de mettre la main sur leur monde, les démons avaient aussi leurs propres villes à eux. Enfin, d'après ce que Sasuke avait pu en déduire, la maison se situait à la frontière. Il fallait qu'il descende vers l'Est et se serait bon.

Le Festival était dans deux jours et déjà l'attention des gardes se relâchaient. C'était un bon signe. Néanmoins Sasuke ne voulait pas être trop sur de lui. Il avait toujours des poins noirs dans son plan.

Mais, malgré lui, il ne pouvait pas s'empêcher de se sentir excité. Le fait qu'il allait pouvoir quitter cet endroit...le remplissait de joie. Un sourire manqua de faire son apparition et Sasuke préféra enfouir sa tête dans l'oreiller. De par ce fait, il manqua d'entendre la porte s'ouvrir. Avec un temps de retard il fusilla du regard le nouveau venu. Naruto s'installa sur le fond du futon puis le fixa.

-Tu te fais à la vie ici?

Sasuke ne répondit. Ce démon n'aurait plus jamais une parole de sa part. Ce dernier soupira.

-Je te jure, je ne savais qu'ils allaient te donner cette chambre. Allez, Sasuke, essaye un peu de comprendre.

Il n'en avait pas envie. Franchement, pourquoi ferait-il un effort?

-Tu m'en veux vraiment?

-Récapitulons. En fait, tu as arnaqué mes parents en leur disant qu'ils avaient des ennemis qui voulaient tous les tuer, mais en réalité c'était toi et ton foutu clan. Donc tu leur as fait signé ce putain de contrat de mariage que, comme je ne l'ai pas signé, tu as pu modifié et rester avec ce qui te sers de compagnon, et je sers juste d'otage. Alors oui, je t'en veux vraiment.

"Putain de démon. Tu pourrais supplier à genoux que je te pardonnerais pas."

{WD}-{WD}

Hinata croisa les jambes. Quatre semaines étaient passés depuis que Sasuke était partit. Elle allait reprendre les cours à la fin de la semaine, début Avril, pour une nouvelle année. Seule.

Le papier sous ses doigts se froissa. La colère vibrait toujours. Elle n'en revenait pas. Comment tout le monde avait-il pu se faire berner comme ça? Personne n'avait remarqué la stratégie. Après avoir mis à genoux la grande famille Uchiwa en leur fauchant leur deux héritiers, il avait investi les Hyuga.

Le jeune femme avait envie de crier sur tout les démons qu'elle croisait pour que cette fureur s'en aille. Mais rien n'y faisait. Elle se devait de se conduire comme l'héritière de la famille.

-Boss?

Elle ferma les yeux pour prendre une grande inspiration. Malgré que le semi-démon avait remarqué son état et l'avait donc laissé tranquille. Cependant elle ne pouvait pas l'éviter tout le temps.

-Qu'y a-t-il Kiba?

-La secrétaire dit qu'il y a quelqu'un pour vous sur la deuxième ligne.

-Merci Kiba.

Sa tête quitta l'encadrement de la porte et Hinata se sentit soulagée. Elle tendit la main vers le téléphone en se mettant sur la ligne deux en se demandant qui est-ce qui pourrait lui parler à cette heure ci.

-Allo?

Un stylo avait fini dans sa main elle ne savait pas pourquoi mais ça la détendait.

-Hinata Hyuga?

-Elle même. Que puis-je pour vous?

Elle se frotta le front. Pourvu que ce ne soit pas un exorcisme.

-Je suis Naruto Uzumaki.

Pendant une seconde, elle pensa raccrocher en pensant à une bonne blague. Son interlocuteur n'avait pas l'air de plaisanter par contre. Elle se lécha les lèvres mal-à-l'aise.

-Y a-t-il un problème, Uzumaki-dono?

-Vous êtes proche de Sasuke.

"Qu'est-ce que tu as fait, triple andouille."

-Nous sommes amis en effet.

-Connaissez vous des endroits où il se sent bien?

Elle fit rouler le stylo entre ses doigts méditants la question.

-Hyuga-san?

-Oui, Uzumaki-dono, en fait...Sasuke ne sortait pas trop de chez lui, sauf pour les exorcismes et rendez-vous, je ne peux répondre à votre question.

"Et j'en ai pas envie, connard."

Elle décida d'enfoncer le clou.

-J'aurais bien dit chez lui, mais comme sa maison à brûler...Pourquoi me demander ça? demanda-t-elle superstitieuse.

Le démon claqua sa langue contre son palais.

-Bien que ça me coute de le reconnaître, Sasuke s'est enfuit.

-Vous n'étiez pas censé le surveiller et le protéger? Tout le temps? ironisa-t-elle

-Il a profité du Festival pour s'échapper.

"Bien joué! Je te reconnais bien là, Sasuke!"

-Hum. Dans ce cas, j'espère que vous allez vite le retrouver avant qu'il ne lui arrive quelque chose.

Elle commença à raccrocher mais la voix du démon l'arrêta.

-J'aimerais que ce soit vous qui vous en chargiez, Hyuga-san.

-Pourquoi moi? Je veux dire, je suis proche de Sasuke, mais il existe des gens plus doué pour retrouver des gens!

"Et je n'ai pas envie de le trahir."

-Il s'est volatilisé à Tokyo. Vous le connaissez le mieux. Je veux que vous le retrouviez. C'est un ordre.

-Bien, Uzumaki-dono.

Le démon raccrocha et Hinata laissa tomber le téléphone.

-Putain.