Et voici un splendide Chapitre de notre Amy Nationale ! Faites lui pleins de bisous !

Bonne lecture à vous mes bout'chous et pour l'occassion, une review = un carré de chocolat pour le lecteur !


-Quelques minutes plus tôt-

-Sacrebleu, jura Amy DiNato en constatant que ses clés refusaient de pénétrer dans la serrure.

Les cheveux en pagaille, le regard noir et cerné, la jeune femme rentrait d'une journée de travail plutôt – légèrement si peu – chargée et n'avait pas vraiment la tête à un combat à main nue avec son fidèle objet d'habitude si aimant.

Une sonnerie la rappela soudainement à l'ordre.

-Nan sérieux, maintenant, grogna-t-elle tout en essayant de saisir son portable, son sac sur l'épaule, ses clés dans une main, un dossier dans l'autre.

Finalement après quelque contorsion, elle put découvrir le nom de l'impudent.

Ses sourcils se froncèrent violemment.

Cinq ans déjà qu'elle ne lui avait plus adressé la parole.

Inspirant une profonde bouffée d'air, elle prit son courage à deux mains, la gorge serrée d'avance.

-Agent DiNozzo, que puis-je faire pour vous ?

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Il dévisageait le corps inerte, son téléphone collé à son oreille, l'esprit empêtré dans un brouillard aveuglant.

Il pinça l'arrête de son nez, soupira légèrement, et se lança :

-Mademoiselle DiNato, ça recommence.

Silence.

Ziva lui lança un regard compatissant, déjà occupée à mitrailler la scène de crime.

-Nous avons besoin de l'équipe à la Plume, et de votre dossier sur l'affaire Amy.

Nouveau silence.

-C'est impossible Tony. L'équipe à la Plume n'existe plus.

-Amy, reprit-il vivement. C'est grave, très grave. On sait très bien ce qu'il s'est passé la dernière fois que vous avez tenu votre langue trop longtemps. Alors écoutez-moi, allez parler à la deuxième personne la plus concernée.

-Tony...

-Amy. Allez parler à Sophia.

Il l'entendit jurer à travers le téléphone.

-Ne le prenez pas comme ça, cette confrontat-...Mademoiselle DiNato ?!

Elle avait raccroché.

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Maintenant.

-Attend, Tony, notre Tony, t'a appelée ?! S'injuria WJ, arrivée chez son amie, un café près d'elle.

-Oui et c'est pas le pire !

-Nan nan, la vraie question, c'est pourquoi il t'a appelée TOI ?

Amy laissa échapper un léger rire.

-Mon chou, il m'a appelée parce que c'est moi qui ai bossé dessus.

-Oui mais il aurait pu m'appeler moi pour ma belle chevelure blonde naméoh.

Washington porta sa boisson à ses lèvres tandis que son hôte jouait nerveusement avec ses mains.

-Dit WJ ma soeur préférée d'amour qui me manque chaque jour plus encore...

-Je n'appellerai pas Sophia pour toi.

-QUOI ? Mais WWJJJJ, tu sais très bien que je...

-Tout ce que je sais c'est que vous êtes aussi bornées l'une que l'autre. Pourquoi t'as pas demandé à Pline ?

-Parce que...

-Ah oui vous ne vous parlez plus non plus.

Un silence lourd de sens s'abattit sur la pièce, laissant les deux anciennes colocataires bien nostalgiques.

-C'est compliqué WJ. S'il te plait.

La blondinette mordilla sa lèvre inférieure, consciente que son amie s'avérait sincère.

-Je sais. Mais un jour va bien falloir que vous mettiez les choses au clair.

-Merciiii, je t'aiiime !

Et alors qu'elles s'étreignaient comme avant, les deux jeunes femmes se rendirent compte combien leur vie avait changé depuis l'affaire.

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-Joly, Joly tu m'entends ? Magne-toi ! On doit arriver avant les autres préados !

Perchée sur ses talons hauts, son téléphone à la main, Sophia se dirigeait avec en train vers la destination que son contact venait de lui confier.

Il fallait à tout prix qu'elles arrivent les premières, qu'elles soient sur le scoop.

-Si Amy me vole la médaille, je la lui fait manger, marmonna la journaliste, la mâchoire contractée.

Depuis 5 ans déjà une routine stressante et pesante s'était imposée d'elle-même dans l'agence de journalisme, c'était à l'équipe la plus rapide, la plus déterminée, à celle qui rapporterait le plus gros scoop.

L'amitié passée et l'ambiance bonne enfant étaient enterrées six pieds sous terre, et pas sûre qu'un jour quelqu'un réussisse à les sauver.

-Sophia tu viens d'être au courant, c'est techniquement impossible que DiNato ait pu savoir, affirma sa fidèle Joly dans l'appareil.

Les lèvres de la jeune femme s'étirèrent légèrement.

-Mouais. Ne jamais sous-estimer l'élève...Joly j'arrive, on se rejoint au café.

Sophia raccrocha et se faufila dans la boutique de déguisements, l'air le plus naturel possible.

Mais son téléphone portable se chargea de la ramener à l'ordre.

Elle dédia un léger sourire au vendeur dans la force de l'âge et s'isola dans un coin du magasin, près des robes de princesses.

-Quoi encore Joly, je t'ai dis de...

-Sophia, c'est moi, Washington !

Le coeur de la brunette se serra en entendant la voix de celle qu'elle considérait comme sa petite soeur.

C'était étrange, ça faisait plus de cinq ans, pourtant le déchirement qui avait frappé les amies était encore aussi cuisant, douloureux.

Fallait croire qu'on ne guérissait pas d'une trahison pareille.

-Je t'écoute WJ.

Washington était la seule qui avait tenu à garder le contact avec les autres, et même comme ça, difficile d'affirmer que leur relation était restée intact.

-...Sophia, il a recommencé. C'est reparti.

Le sentiment qui étreignit alors la jeune journaliste était indescriptible.

Peur, haine, incompréhension.

Besoin de vengeance.

-On dirait que je vais devoir parler à ma bleue préférée, railla Sophia d'une voix blanche.

Se sauver la face à défaut de pouvoir se sauver soi-même.

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L'agent Gibbs passa les barrières de sécurité et trottina jusqu'à la cabane isolée dans la forêt. Sept heure trente un dimanche matin, qui dit mieux, ne put-il s'empêcher de railler intérieurement. Le marins poussa la porte en bois, la referma vivement derrière lui et se retourna vers ses agents déjà au travail.

-Alors, quel personnage fictif cette fois DiNozzo, s'enquit-il tandis que son agent se tournait vers lui.

Il lui suffit un seul regard de celui-ci pour comprendre.

Quelque chose n'allait pas.

-Patron, les règles du jeu ont changé.

Gibbs esquissa les quelques pas le séparant du lit au milieu de la pièce, y découvrant une jeune femme aux cheveux bruns coupés en un joli carré, vêtue d'une robe rose très chic et possédant des talons hauts de la très célèbre marque.

Son regard inquiet s'arrêta néanmoins sur un détail.

Le crochet rose remplaçant sa main droite.