Bonjour les amies !
Ce chapitre est très spécial, car il a été écrit par l'adorable maman de Plume : PinkBlueGreen.
Je sais que j'étais supposé écrire (ahah... vous êtes habituées, non ?) mais les partiels mangent ma vie (et j'ai TOUJOURS pas fini mes rapports à rendre) alors PBG, grande dame qu'elle est, s'est proposée pour ce chapitre fabulissime (je vous assure, quand je l'ai vu dans ma boîte mail, le cri de fangirl qui a retenti à tellement effrayé mon téléphone qu'il s'est mis en veille).
C'est du pur PBG, du grand art ! (En même temps, cette fille est née parfaite, qu'est-ce que vous vouliez d'autre ?).
D'ailleurs, en taille, c'est le plus long chapitre (XD Et oui, PBG nous bat toutes les filles ! Amy, Sash', va falloir qu'on se mobilise !)
Bref, bonne lecture à vous et gros gros gros bisous ! (Et Mille Merci à PBG, je t'aiiiiiiiiiiiime Grande Soeur !)
-Teddy, j'ai très envie d'un câlin.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Washington se retrouva encerclée d'une puissante paire de bras, et laissa sa nuque aller rencontrer la douce chemise en coton que portait son amoureux. Elle huma un instant son après-rasage boisé –celui pour lequel il faisait la publicité- et ferma les paupières avec un court soupir.
-On a eu des nouvelles de l'équipe du NCIS, aujourd'hui.
-Des nouvelles comment ?
-Des nouvelles qui me donne envie de me cacher sous ma couette avec mon doudou pour n'en ressortir que quand les licornes et les Bisounours auront pris le contrôle de notre monde, pour un pays ou la monnaie d'échange est le câlin, déblatéra Washington a une vitesse ahurissante.
Teddy hocha la tête avec un sérieux inouïe en de telles circonstances.
-Je dois te préparer des cookies au chocolat blanc avec un lait à la fraise, compris Teddy en hochant la tête et en embrassant les cheveux de sa bien-aimée avec une tendresse infinie.
Elle se calla plus confortablement dans ses bras, y associant un léger soupir.
- Ça recommence, Teddy. Tu sais, cette histoire… Ça recommence.
Sous cette révélation, il pâlit bien plus qu'un homme était censé pouvoir le faire. Et repoussa lentement Washington sur le côté, de façon à pouvoir lui faire face.
-Tu blagues, Washington ? Dis-moi que tu blagues !
-Je n'ai jamais été aussi sérieuse. Même quand je t'ai dit que j'allais assassiner cette fille qui te poursuit pour avoir une photo de toi torse-nu, j'étais moins sérieuse.
Teddy entrouvrit et referma la bouche, Washington acquiesça d'un large hochement de tête. Et attrapa l'une de ses longues mèches blonde pour l'enrouler autour de son doigt d'un mouvement tendu.
-Il faut qu'on fasse quelque chose. Je dois faire quelque chose.
-On peut aller vivre en France. Loin, très loin, proposa le jeune homme sans cacher l'inquiétude grandissante qui montait en lui.
-Et abandonner mes amies ?
-Tu veux les prendre avec toi ? On peut.
-Teddy !
-Et on adoptera un petit chien ?
-Teddy, je ne veux pas partir !
-Je peux t'offrir un poney, aussi, si tu veux.
Washington tordit les lèvres. Et refusa finalement d'un signe de tête un rien contrarié, avant de se lever d'un bond, faisant claquer ses pantoufles « lapin » sur le sol.
-Je dois parler aux filles !
-Je t'accompagne.
-Pas la peine, contra Washington en attrapant son manteau au vol.
-Mais…
-Je reviens très vite.
Elle retira ses pantoufles et les envoya valser sous un meuble, près des trois autres paires qui y étaient oubliées/abandonnées/enfouies. Elle sauta dans une paire de ballerines grises qui n'attendaient qu'elle. Elle virevolta finalement vers Teddy, pour tendre le doigt vers lui, malicieuse.
-Et je veux bien un poney quand même !
Un dernier baiser du bout des lèvres pour celui qui la regardait avec autant d'amour que d'inquiétude, et elle fit claquer sa porte pour dévaler les escaliers.
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-Bon, écoute, Sophia, tu vas répondre à ton téléphone, où je te jure que je… Que… Que je vide ta réserve de coca dans l'évier ! Alors décroche, bon sang !
Sur ce tendre message, Joly replaça son smartphone dans la poche de sa veste de cuir, et poussa un profond soupir marquant son agacement. Elle se pencha par-dessus son volant pour observer les intersections alentours, grogna en constatant qu'aucune paire de Louboutins et leur propriétaire n'étaient dans le coin, et relança sa Dodge.
Elle avait fait les quatre quartiers entourant l'appartement de sa collègue, et n'avait rien trouvé. Elle commençait à perdre patience.
Elle jeta un coup d'œil agacé à son portable, comme s'il était la cause de ses maux, et prit une longue inspiration, dent serrées. Avant de composer un nouveau numéro. Son interlocutrice décrocha aussitôt.
-Ne me dis pas que toi ou ta collègue avez encore besoin d'être soignées.
-Salut Sash', oui je vais bien, et toi ?
-Je viens de travailler treize heures d'affilées. Mais sinon, ça va. Que puis-je faire pour toi ?
-Je cherche mon énergumène de collègue. Une idée de l'endroit où elle peut être ?
-Chez elle ?
-Suis déjà allée voir. Jean-Hubert a assez de carottes pour tenir une bonne semaine et un bidon d'eau complet dans son parc. Donc, elle est en expédition.
-T'as essayé les magasins de la ville ?
-Il est minuit.
-Ils font peut-être des ouvertures exceptionnelles ?
-Elle m'aurait rabâché cette information depuis des semaines si c'était le cas.
-Il y a quelque chose qui l'a chiffonnée ? Pénurie de coca ? De chocolat blanc ? La fin de JAG en prévision ?
Joly marqua une pause. Une longue pause. A tel point que plusieurs « Allo ? Allo ? Y'a encore quelqu'un ? » de Sasha résonnèrent.
-Sash', finit par souffler Joly. Il est revenu.
Une nouvelle pause. De la seconde, cette fois.
-Alors, je sais où est Sophia, conclut cette dernière. On se retrouve dans le parking centre-est dans dix minutes.
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Washington s'installa au volant de son SUV rouge, et démarra, après avoir pris soin d'activer la fonction haut-parleur de son portable.
Sophia ne décrochait pas, aussi, Amy composa le numéro de l'autre journaliste qui partageait son appartement, cinq ans auparavant. Et tomba sur cette dernière au bout de quelques sonneries chargées d'impatience.
-Hum ?
-Amy ! Il faut qu'on en parle. Tu es là ?
-… Je regarde OUAT.
-OUAT ?
-« Once Upon a Time », mon chou. Je cherche à comprendre.
-Tout en admirant Killian, sourit Washington.
-Autant allier travail et satisfaction, tu ne crois pas ?
-Je peux venir ?
-Seulement si tu ne traînes pas avec toi une paire de Louboutins roses et sa propriétaire.
-… Elle n'est pas avec moi. Mais il va bien falloir que vous vous reparlez un jour, toutes les deux, mes petites licornes.
-Washington, n'use pas de ce surnom avec moi.
-Pourquoi ?
-Tu sais que ça m'attendrit.
-D'accord, mon poussin.
-WJ ! Râla Amy.
Cette dernière lâcha un léger rire. Et appuya sur l'accélérateur, faisant doucement ronronner le moteur du SUV.
-J'arrive dans cinq minutes.
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Une feuille de papier, la puissante musique du bar en fond sonore, une bière sans alcool pour compagnie. Voilà ce qui accompagnait l'agent très spécial Anthony DiNozzo.
Il n'avait pas eu envie de rester chez lui ce soir, alors qu'il travaillait sur cette enquête pour lister les personnes qui risquaient d'être visées prochainement. Il était donc venu ici, un petit bar où l'on pouvait s'installer tranquillement dans les box conçus à cet effet, sans soucis d'être dérangé.
Il travaillait sur cette affaire qu'il avait autant de difficultés à voir revenir que possible. Il croyait cette histoire terminée, et pourtant…
Il mâchonna la gomme de son crayon en revérifiant la liste qu'il venait de gribouiller.
Washington Jones
Pauline Winchester
Amy DiNato
Sasha Richester
Gwen Hetsi
Loane Ankou
Constance Foadeu
Joly Jump
Alex Girl
Sophia Blewgreen
Les principales concernées par l'enquête. Le reste de l'équipe à la Plume s'était dispersé, et devrait ne pas être concerné. Devrait.
Les israéliennes étaient rentrées dans leur pays, quittant Washington pour revenir dans leur pays natal cinq ans auparavant.
Stéphanie Debones avait trouvé un poste d'informaticienne dans une grande entreprise au nord de l'Amérique.
Elia et Margot se trouvaient à Los Angeles, aux dernières nouvelles. Tout comme Rosa Zirovinte.
Quant à Leou Craz', il savait qu'elle roucoulait auprès de Ryan Noolen. Ce qu'il avait toujours autant de mal à comprendre, d'ailleurs.
Restait à savoir si la liste allait s'agrandir…
Il mordilla son stylo, songeur, derrière cette pensée. Et releva pensivement son regard vers le bar, d'où un brouhaha s'élevait, signe que la soirée battait son plein. Puis vers les box, où d'autres personnes étaient installées, afin de pouvoir boire un verre tranquillement, sans soucis de se cogner contre un voisin alcoolisé.
Il s'arrêta avec un haussement de sourcils étonnés sur la personne installée trois tables plus loin, tranquillement assise devant son ordinateur portable, sourcils froncés, ignorant délibérément le téléphone posé à côté du clavier et qui vibrait comme pour la supplier de décrocher.
Un sourire mêlant agacement et amusement naquit sur les lèvres de l'italien, il se redressa et se dirigea vers la jeune femme. Se laissant tomber face à elle avec un bref raclement de gorge.
Elle quitta son écran des yeux pour observer la personne qui venait l'importuner, laissa lire à ce dernier tout l'étonnement qui venait naître chez elle à le voir ici face à elle, et retourna aussi vite à son écran, essayant de cacher sa stupeur derrière un cliquetis frénétique sur la pauvre souris informatique.
-Vous écrivez un nouvel article ?
-Je fais du shopping, répliqua Sophia sans quitter son écran du regard.
-Histoire de passer vos nerfs ?
-Vous me suivez, agent DiNozzo ?
-J'ai passé cette étape-là.
-Et moi, j'ai passé celle de vous répondre avec un large sourire. Comme quoi, on a tous les deux grandis, répliqua-t-elle en allant placer une paire de Stilettos bien trop chères dans son panier.
-Une réplique à vif pour cacher une montée de stress ?
-On joue au jeu des questions ?
-C'est vous qui avez commencé.
-C'est moi qui vais terminer, répondit-elle en lui lançant une nouvelle œillade agacée, avant de claquer l'écran de son ordinateur d'un mouvement sec, pour faire mine de se lever.
-Il faudrait qu'on parle de…
-SOPHIA BLEWGREEN !
L'intéressée rétracta ses épaules derrière l'exclamation. Et tourna son visage au ralenti vers sa collègue qui venait de l'interpeller, debout au côté de son amie médecin.
-Joly. Sashette. J'allais partir. Mais l'agent DiNozzo vous offre un cocktail. Saluuut…
Elle tenta de se glisser sur le côté. Et s'arrêta aussi vite sous le regard aiguisé du médecin. Qui l'obligea à pousser un soupir contrarié, et à faire un pas en arrière pour retourner face aux deux jeunes femmes, au côté de l'italien.
-Tu pourrais répondre à ton portable ! S'insurgea Joly.
-Quel portable ?
-Celui que tu as dans la main !
-Ah. Celui-là.
-Sophia… Soupira la médecin.
-Vui ?
-Arrête de jouer à ça.
-…
-Sophia, répéta Sasha.
-…Il faut que j'en parle, c'est ça ?
Elles acquiescèrent toutes les deux.
-On peut comprendre que tu sois perturbée, ce n'est pas tous les jours que l'on retrouve une victime te ressemblant avec un crochet en guise de main, souffla Joly alors que la journaliste reculait fortement le menton à chacun de ses mots, comme pour mieux s'en éloigner.
-Mais on est là pour te parler, rajouta Sash'.
-Pas envie.
-Pourtant, il va falloir, mademoiselle Blewgreen, intervint Tony. Il est temps de discuter de cette affaire.
-Toujours pas envie, grommela Sophia en plissant le nez avec un agacement plus que visible. Je veux commander des chaussures et oublier tout le reste, c'est possible ?
Sasha lui passa un bras autour des épaules, ignorant ostensiblement l'excès de mauvaise humeur de son amie, qu'elle savait être un résultat de son angoisse au sujet de l'affaire.
-Pas de Louboutin pour ce soir… Je le crains. Agent DiNozzo, vous voulez bien nous raccompagner ?
Ce dernier acquiesça d'un hochement de tête. Et fit un rapide demi-tour sur lui-même, les trois filles sur les talons.
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Washington venait d'arrêter sa voiture sur le parking de l'immeuble. Elle claqua la portière, admira un instant son bolide –un cadeau de Teddy pour son vingt-cinquième anniversaire-, et se dirigea vers le hall d'accueil d'un pas tranquille.
Elle ne perçut pas tout de suite l'air qui filtrait dans le parking. Trop bas, trop incongru dans un tel endroit.
Jusqu'à ce qu'elle s'arrête, à quelques mètres de la porte. Un frisson de terreur venant courir le long de sa colonne vertébrale pour l'immobiliser dans un sursaut de panique, le cœur battant la chamade.
Alors qu'elle entendait, autour d'elle, les quelques notes doucereusement dangereuses d'un conte pour enfants : Blanche-Neige.
