Et voici, avec un immense plaisir, que je vous annonce un Chapitre de PBG ! Pour l'avoir lu, il est fort fort fort bonnement goûteux. Vraiment, vous allez aimer ! Alors, pleins de bisous à vous toutes et tous, à PBG et l'équipe Plumienne (je pense bien à vous même si je ne passe pas souvent) et bonne chance (merde !) pour vos exams ! Bonne lecture à vous. BISOUUUUS !
Hello !
Le retour de Plume ! Désolé pour le retard, j'avais un peu… Hm… Oublié que c'était à mon tour d'écrire *regarde ses ongles*. Mais voici la suite, et avec cette suite, je vous offre même un petit résumé !
Pour les personnages, je ne vous cache pas que l'histoire mettra en avant ceux qui sont encore sur le site, et ceux qui suivent la fic' ! Alors si vous êtes encore là, ou si vous voulez participer, faites nous le savoir )
Je pense faire plusieurs chapitres de suite centré sur 2-3 personnages pour ne pas trop vous perdre en remettant tout le monde dans l'histoire d'un coup )
Voilà, assez de blabla… Bonne lecture et merci à ceux qui suivent encore cette histoire !
PBG
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Résumé : L'histoire se passe cinq ans après la fin de Plume 2. Les filles ne se parlent plus, chacune s'était éloignée de l'autre, à cause d'une affaire qui s'est mal déroulée cinq ans auparavant.
Une affaire qui revient aujourd'hui leur tourner autour. Avec un tueur qui se base sur la série Once Upon a Time et tout l'univers des contes, pour s'attaquer aux filles et à leurs agents fédéraux préférés. Avec un tueur qui personnifie les filles par des personnages de conte : Gwen est Jiminy Cricket, WJ est Blanche Neige, Ankou est le Petit Chaperon Rouge et Sophia et Hook (de OUAT).
Quelques amitiés sont restées. WJ est toujours amie avec toutes (et est fiancée), Constance, Joly et Sophia travaillent toujours ensemble et Amy et Alex sont elles aussi journalistes, de leur côté. Ankou et Timmy sont plus ou moins ensemble, aussi. Hmm )
Aux dernières nouvelles et dans le dernier chapitre, WJ s'est fait enlever, Ankou était enfermée dans un ascenseur malmené par le « méchant », Sophia devait retrouver Sasha en ville pour renouer leur amitié, et Timmy était prévenu que sa bien-aimée était en danger.
VOILA ! Si vous avez des questions, envoyez moi un MP ! :)
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Pomme
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La seule chose qu'arrivait à faire Loane Ankou était de s'agripper comme une forcenée à la barre de métal qui courrait tout autour de l'ascenseur, en son milieu. Ses mains étaient blanches tant elle les serrait, ses bras crispés autour d'elle et entourant sa tête, ses jambes fléchies, un genou à terre, l'autre battant contre la cabine à chaque nouveau cahot.
Sa survie ne tenait qu'à ce geste, et elle le savait : Si elle lâchait la barre, elle serait propulsée d'un côté à l'autre de la cabine, aspirée vers le haut pendant les descentes pour retomber comme une poupée de chiffon aux arrêts. Elle n'y survivrait pas.
Elle essayait de retenir des hurlements de plus en plus aigus au fur et à mesure où l'ascenseur faisait ses allers-retours, remontant au plus haut de l'immeuble pour à chaque fois en redescendre à pic, encore plus vite, encore plus dangereusement.
Le cœur au bord des lèvres, les yeux clos, elle tentait de garder son calme, récitant en sa tête ce mantra fidèle à son amie Abby « Positiver, tout va bien se passer, positiver, tout va bien se passer… ».
Difficile, alors que résonnait toujours, au creux de la petite cabine, le fou ricanement d'un loup décidé de mettre un terme à la vie d'un petit chaperon rouge nommé Loane.
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Washington se trouvait allongée à même le sol en terre battu, dans un flou le plus complet. Elle arrivait à peine à apercevoir ce qu'il se passait autour d'elle, perdue dans les limbes d'une drogue ingérée de force. Avec l'impression d'être spectatrice d'une scène où elle ne se trouvait pas, elle percevait seulement qu'il y avait, autour d'elle, des arbres, ses arbres, et encore des arbres, délicatement alignés, dans de parfaites rangées. Sur les arbres… Des fruits.
Elle n'avait pas remarqué que ces fruits étaient des pommes. Des pommes rouges. Des centaines et des centaines de pommes, brillant de leur couleur sanglante sous la pleine lune, comme une désagréable prédiction qui allait tomber sur elle.
Assis face à la jeune femme, contre l'un de ces arbres, il était occupé à fumer, tranquillement, jambes croisées devant lui.
Il avait posé sur la terre une tablette tactile, et s'amusait à écrire dessus avec une lenteur excessive, sous le regard vide de la blondinette.
Il fredonnait la chanson de « Blanche Neige », l'ondée rougeoyante de sa cigarette voltigeant dans les airs tandis qu'il battait l'air de ses paroles. Il était fier de sa réussite, fier de ce qu'il allait faire, fier d'écrire à la fois deux nouveaux contes. Chacun avec une fin qu'il appréciait.
Une fin tragique.
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Sophia avançait en direction du centre-ville quand elle reçut le message.
Elle arrêta subitement son Audi, en plein milieu de la route à la lecture du petit texte, ses yeux s'écarquillant alors que son cœur se mettait à danser à une vitesse beaucoup trop rapide.
C'était une simple adresse, située en dehors de Washington et plus exactement en Virginie. Une adresse, une destination, qui, si ses calculs approximatifs se révélaient exacts, lui demanderait plus de deux heures de route, pied au plancher.
Sasha l'attendait, à quelques pas d'ici. Et cette adresse, sur son portable, la narguait. L'hypnotisait. Comme si, quelque part, elle savait déjà ce qui se cachait derrière.
Elle passa une main dans ses cheveux d'un geste nerveux, sembla réaliser où elle se trouvait sous les violents coups de klaxon des voitures derrière elle, et se gara sur le trottoir. Elle envoya un message à son amie médecin, lui indiquant qu'elle avait un empêchement.
Elle rentra ensuite rapidement l'adresse sur son GPS, inspira fortement, les mains tellement enserrées autour de son volant qu'elle en avait mal. Et relança le moteur, prête à se rendre à l'endroit où, elle en était sûre, une petite « Blanche-Neige » l'attendait. Où le cauchemar l'attendait.
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Il se frotta les mains. Un message d'envoyé, un ascenseur avec lequel il s'amusait depuis son Ipad, des agents qui se dirigeaient vers son Petit Chaperon Rouge sans savoir qu'ils allaient le regretter, et un filet qui se refermait sur ses proies.
Il était temps de laisser le Petit Chaperon Rouge se reposer. De laisser place aux nouveaux personnages. De leur donner cette lueur d'espoir qu'il aimait voir au cœur de certaines prunelles… Avant d'ôter implacablement une vie.
Il ricana. Et ferma les yeux, savourant son œuvre.
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L'ascenseur s'était enfin arrêté. Loane continuait pourtant de s'agripper à la barre de toutes ses forces, incapable de s'en détacher.
Depuis une minute, elle attendait dans le silence absolu que la suite arrive. Car elle savait qu'il allait y avoir une suite.
Elle n'avait juste pas conscience que le conteur attendait les autres personnages, ceux-là même qui se dirigeaient vers elle à toute allure, au volant de voitures fédérales défiant les lois de la vitesse.
Elle était l'appât. Ils étaient des cibles.
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Amy ouvrit difficilement les yeux. Son cœur semblait pulser à ses tempes alors qu'elle battait des paupières, essayant de rassembler ses pensées, de se souvenir où elle était et pourquoi elle ne se souvenait pas s'être endormie, pourquoi tout semblait si trouble autour d'elle.
Alors, seulement, elle réalisa qu'elle avait perdu conscience en se mettant au volant de sa voiture, ce qui lui semblait être cinq minutes auparavant. Une douleur dans le cou et…
Elle passa une main sur sa peau. Et sentit sous ses doigts une fine trace, comme une bosse. Là où… Il n'y avait aucun doute, on l'avait frappé d'une aiguille.
Lentement, papillonnant des paupières pendant plusieurs secondes avant de réussir à garder les yeux ouverts, elle prit conscience qu'elle était allongée au plein milieu d'un champ, d'un verger. Entourée de hauts pommiers qui semblaient la dominer de toute leur hauteur.
Le souffle court, elle tâta frénétiquement ses poches, à la recherche d'un téléphone, mais ne rencontra que le vide.
Puis une alarme se fit dans son esprit de moins en moins cotonneux.
Des pommiers. Des pommes.
L'évidence même.
Il l'avait emmené ici pour jouer. Elle faisait partie du conte.
Elle se releva, les jambes tremblantes, s'aidant d'un pommier pour garder la position verticale.
Et, du mieux qu'elle put, se lança entre les allées d'arbres, le cœur au bord des lèvres, le regard balayant les environs à la recherche d'un second personnage.
D'une Blanche-Neige.
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Ils étaient arrivés devant la porte de l'immeuble. Devant l'ascenseur. Et tout semblait en ordre. Il ne leur restait qu'à appuyer sur le bouton, qu'à le faire revenir à eux.
C'était si simple.
Et c'était ce qu'allait faire un Timothy McGee plus pâle que jamais quand la main de son aîné se referma autour de son poignet.
-Non.
-Patron… Répondit-il d'un ton presque suppliant. Elle est là…
-Non, répéta Gibbs.
Il darda ses deux iris de glace sur la cabine de métal. Et plissa son regard. Certain que, s'ils succombaient à la facilité, s'ils appuyaient sur ce bouton, le jeu était perdu d'avance, la cabine se détacherait.
Ils devaient avancer autrement.
Ils devaient trouver un autre moyen d'écrire le conte.
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Sophia Blewgreen claqua la portière de l'Audi derrière elle. Et sursauta à moitié tant le son sembla amplifié par le silence qui imprégnait les lieux, par cette lueur fantomatique qui semblait envelopper le verger pour mieux l'attirer à elle.
Elle farfouilla dans son sac, à la recherche d'un portable. Une présence réconfortante même si elle n'aurait su qui appeler après avoir fait ces deux heures de route comme une automate, poussée par les palpitations de plus en plus rapides de son cœur.
La journaliste grommela en constatant qu'elle ne captait pas. Puis, elle redressa son menton, inspira profondément, remis son portable dans sa poche, et lâcha tout bas :
-Allez Sophia, ce n'est qu'un peu de brume, qu'un peu de pommes, et qu'un peu de tueur sanguinaire. Pas de panique.
Sur ces paroles peu rassurantes, elle resserra les pans de sa veste en cuir rose sur elle. Et s'enfonça dans le verger.
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-Patron ? Interrogea Tony en voyant leur aîné inspecter attentivement les alentours de l'ascenseur.
-Il doit y avoir quelque chose. Un élément.
-Attends, t'entends quoi par … ?
-Boss ? Intervint Tim d'une voix tremblante.
Tous deux se tournèrent vers le jeune agent. Il avait au creux de la main une adorable petite boite de métal polie, de laquelle s'échappaient trois fils de couleur marron, grise et rouge. Une boîte adorable… Mais dangereuse.
-Il y avait ça sur la première marche de l'escalier, déglutit Tim en tendant l'objet vers son aîné.
Gibbs acquiesça. Et attrapa à son tour la petite boîte, d'un geste délicat, prévenant. Il la fit tourner entre ses doigts, l'observant attentivement. Il n'y avait aucun doute sur le fait que ce soit une bombe, tout simplement, même si elle était joliment représentée dans ce petit panier de métal poli.
Et le chef d'équipe était certain que, s'il coupait le mauvais fil… S'il choisissait la mauvaise fin pour ce conte…
Ce ne serait pas seulement la vie de Loane qui serait mise en danger, mais tout un immeuble qui exploserait. Eux y compris.
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Elles arrivèrent presque en même temps au niveau de Washington. Cette dernière était allongée au sol, en position de fœtus, et semblait loin d'elles, profondément droguée.
Face à leur sœur, à moins d'un mètre d'eux, une planche de bois posée sur deux tréteaux. Et sur les tréteaux, un verre. Un minuscule verre.
Elles devinèrent le jeu avant même de se regarder. Elles comprirent sans se parler.
La partie était simple. L'une d'elle devait manger la pomme empoisonnée pour empêcher Blanche Neige de mourir.
Amy. Sophia. Washington.
Il les testait.
Il fallait réécrire la fin du conte.
La plus âgée passa sa langue sur ses lèvres sèches, osant à peine regarder celle qui fut si longtemps son amie. L'autre se mit aussitôt en mode de défense, prête à riposter. Prête à sauter sur le verre au premier mouvement qu'esquisserait Sophia.
Mais ce fut un sourire dangereux, chargé de mesquinerie qui éclaira les lèvres de la plus âgée, alors qu'elle tendait la main vers Amy, puis vers la « pomme », ce verre qu'elles savaient contenir du poison.
-Je te laisse jouer la partie… Minauda-t-elle au grand étonnement de l'autre, son sourire s'effaçant peu à peu pour laisser place à deux pupilles sombres, un regard noir, aigre.
-Je n'ai aucune envie de mourir ce soir, reprit Sophia. A toi l'honneur.
Amy en eut le souffle coupé. Et, après un interminable silence, déglutit. Elle acquiesça, des larmes traîtresses plein les yeux en constatant que son ancienne grande sœur ne tentait même pas de sauver celle qui était la bonté pure.
Elle avança d'un pas…
…Et se retrouva propulsée sur le côté, pour rebondir sur un arbre et tomber face contre le sol, les deux mains en avant.
Un instant plus tard, elle se redressait tel un fauve, prête à répondre sur son attaquante, les poings serrés.
Et lâcha un cri de frayeur en voyant que la seconde avait déjà bu le verre, le si petit verre. Pour aussi vite s'effondrer sur la terre du verger, sa main laissant s'échapper le verre désormais vide.
La partie était terminée pour l'une d'entre elles.
