Ca vous manquait, les publications régulières, n'est-ce pas? Un grand merci à PBG de la part de toute l'équipe Plumienne. Et à vous aussi, qui continuez à lire les aventures de fans de NCIS. Bonne lecture à tous et toutes et GROS GROS GROS BISOUS.
Hello !
Merci à ceux qui suivent encore cette histoire x) Troisième "tome" de la saga Plume, et j'en suis toujours aussi addict. Et vous ?
Sur ce, bonne lecture !
Rose: Muahahahaa, tu as la permission de ne pas AIPMiser pendant quelques temps, c'est bien, non ?
DG: Eeeeeeet ton personnage fait son retour dans ce chapitre ! :)
MK: Muahahaa, pas de panique, voyons. Enfin, si, un peu de panique. Mais pas trop. Ou si ? Haha. Résultat des comptes : Tu veux participer à la saga Plume en tant que perso ?
Gwen: *Remercie Gwen et lui indique que ce chapitre et le prochain seront les siens, muahahaha*
Jeu de hasard
.
Une boîte, trois fils, et beaucoup trop de combinaisons possibles.
Les trois agents se tenaient en cercle, entourant la boîte maintenue entre les mains d'un Leroy Jethro Gibbs plus imposant que jamais, habillé de cette tension glaçante qui l'habitait quand les siens étaient en danger. Ils observaient l'objet du délit dans un profond silence, chacun évaluant la possibilité de trouver la bonne combinaison sans faire sauter l'intégralité de l'immeuble.
Timothy McGee prit la parole en premier, ses calculs s'étant fait avec beaucoup trop de rapidité et beaucoup trop de panique. Il désigna l'ascenseur d'un geste de la main, puis la boite.
-C'est un jeu de hasard, bégaya-t-il. On pourrait contacter le centre d'intervention de déminage, Patron, et…
-Pas le temps, McGee.
-Le patron entend par là que si notre cher taré se doute que nous n'entrons pas dans son jeu, rajouta Tony, il fera probablement sauter tout l'immeuble avant même que tu ais pu dire « Oups ».
Timothy jeta une œillade désespérée vers l'ascenseur, un goût de bile lui montant à la gorge alors qu'il pensait à la jeune femme qui était enfermée dans la boîte de métal, piégée, en proie à la folie d'un meurtrier complètement dérangé.
Tout son être lui interdisant de laisser sa compagne dans ce calvaire plus longtemps, même s'il devait prendre une décision des plus compliquées, dénouer les nœuds de ce terrible dilemme. Même s'il devait jouer sur les lois de la probabilité, ce qu'il détestait faire.
Il reporta son attention sur la bombe. Et prit une longue inspiration avant de lâcher d'une traite :
-Vous n'avez qu'à sortir. Je vais m'en occuper.
Pour réponse, Gibbs plissa ses paupières d'une telle façon que Tim en frémit de tout son corps, Tony émit un rire moqueur, balayant cette remarque stupide en levant les yeux au ciel.
-On résout les énigmes ensembles, McHéros, commenta Tony en lui envoyant une petite tape dans l'épaule. T'as oublié ?
McGee grimaça. Et pointa les fils du doigt, déstabilisé, mais rassuré à la fois, heureux malgré lui de ne pas devoir affronter ce défi en solitaire. Il resta silencieux quelques secondes à observer la bombe, ressassant ce qu'il savait du conte « Le petit Chaperon rouge ». Et reprit, après avoir déglutit :
-La couleur marron peut représenter le loup.
-La rouge, Loane, rajouta immédiatement Tony, comme s'il avait suivi le fil des pensées de Tim.
-Et la grise, l'ascenseur, termina Gibbs.
-Si on se met dans la logique du tueur, il faut qu'on réécrive la fin de l'histoire… Argua Tim.
-Dans le conte de Perrault, le Chaperon se fait dévorer, commenta Tony, pensif, son regard vissé sur la boîte comme s'il avait le pouvoir de voir à travers.
-Donc, il faut éliminer son ennemi, commenta sombrement Gibbs, en jetant une sombre œillade vers les portes de l'ascenseur.
-Le gris et le marron à la fois, proposa Tony en penchant la tête de côté, interrogatif, alors que Gibbs acquiesçait et avançait déjà ses doigts vers les fils en questions.
McGee suivit le geste de Gibbs. Et l'arrêta d'un mouvement de la main, juste avant que les doigts de son patron ne se posent sur les fils en question.
-Attendez ! Patron, dans la série « Once Upon a Time », le petit Chaperon est le loup. Il est son propre danger.
Tous trois partagèrent le même regard, où se lisaient la même conclusion. Ils attrapèrent chacun un fil.
Et tirèrent dessus d'un même mouvement.
.
La jeune journaliste n'avait même pas pris la peine de chercher une chaise. Epuisée, Amy DiNato s'était laissée tomber à terre, dans le hall bondé de l'hôpital. Et elle s'était endormie au bout de quelques heures, épuisée par les émotions, par cette soirée tragique, par ces larmes qu'elle n'avait pas réussi à verser mais qui continuaient de lui brûler la rétine, comme bloquées par le barrage de sa fierté.
Elle sentit qu'on la secouait vivement au niveau de l'épaule, et émergea en clignant des paupières, encore nauséeuse après la drogue qu'on lui avait donné, après la scène qu'elle avait dû affronter. Son esprit mit quelques secondes à revenir à la réalité, à se souvenir de ce qu'il s'était passé. Elle sentit ce froid glacial la reprendre, ce froid qui ne l'avait pas quitté depuis qu'elle s'était retrouvée au cœur du verger.
Son regard s'arrêta sur quatre personnes, chacune l'observant avec cette peine chargée d'inquiétude qu'elle détestait entrevoir dans les regards, cette douleur qu'on retrouvait face au drame, ce lot de sentiments qu'elle fuyait habituellement comme la peste.
Amy épousseta nerveusement son pantalon en se redressant, ignorant la main que lui tendait une Constance aux cheveux encore ébouriffés après un réveil qui avait dû se vouloir aussi soudain que rapide.
Puis elle regarda tour à tour les personnes qui l'entouraient. Constance Foadeu, Joly Jump, Alex Girl et Sasha Richester. La dernière avait enfilé sa blouse de médecin et semblait plus fatiguée que jamais, comme si elle venait de courir un marathon après avoir passé une semaine de nuits blanches. Chez le médecin, les résultats d'une nuit de travail agitée, tourmentée par les affres d'un fou revenu de leur passé.
Amy repoussa l'une de ses mèches en arrière et tenta fièrement de se recoiffer, voulant garder de sa superbe, ne pas paraitre faible, comme elle en avait l'habitude. Même si son corps entier lui criait de se nicher en boule dans un coin d'une pièce pour se laisser aller à sa peine.
Alex lui posa une main sur l'épaule, soucieuse.
-Tu vas bien ?
-A ton avis ? Répliqua sèchement Amy.
La plus jeune grimaça, Amy inspira longuement. Sa mauvaise humeur était de sortie, arme de secours pour cacher toute la peine et l'inquiétude qui la travaillait. Et visiblement, à en voir l'éclat dans les pupilles de Constance Foadeu, cette dernière l'avait bien compris.
-Je suis désolée pour ce qu'il s'est passé, souffla la rédactrice en chef.
-Je ne comprends même pas qu'on puisse être aussi stupide pour faire ça, grommela Amy en frottant ses paupières, éloignant les dernières traces de sommeil qui pesaient sur elle.
-Si ça n'avait pas été elle, tu l'aurais fait, remarqua Joly avec une pointe de sarcasme.
-Elle ne m'a pas laissé le choix.
-Elle est la plus âgée de votre collocation. La « grande sœur ». Alors, quand il s'agit de votre santé, à toi et tes anciennes colocs, elle ne vous a jamais laissé le choix, DiNato, répliqua Joly. Même si tu ne veux pas comprendre ça, et ce depuis cinq ans.
Amy fronça les sourcils pour réponse. Et, décidant d'ignorer le regard noir de Joly, porta son regard sur Sasha, jusqu'à présent silencieuse.
-Alors ?
Le médecin tira sur le col de sa blouse d'un geste las.
-Washington va mieux. Je lui ai donné de quoi se remettre rapidement, elle sera sur pied demain.
-Et…
Le visage de Sasha se ferma.
-Pas de résultat pour le moment, toujours la même chose, énonça Sasha d'un ton vide.
Amy sentit ses poings se fermer, son cœur s'emballer, sa gorge s'assécher.
-Tu veux dire que… ?
-Qu'elle ne se réveillera peut-être pas, confirma Sasha en se retournant, cachant ses yeux qui commençaient à rougir. Je retourne travailler, on se voit plus tard.
.
-D'accord, merci, termina Gwen en raccrochant, ses iris s'égarant vers la fenêtre alors qu'elle assimilait les dernières informations avec difficulté : Washington Jones retrouvée, Sophia Blewgreen entre la vie et la mort, et Loane Ankou qui était passée à deux doigts de la mort, sauvée in-extremis par les trois agents du NCIS.
Autant dire que leur tueur avait décidé de passer à l'attaque, et semblait se régaler à tendre des pièges autour de lui, testant chacune de ces cibles, chacun de ses personnages.
Crochet en la personne de la journaliste. Blanche Neige en tant que Washington Jones. Le Petit Chaperon Rouge pour Loane Ankou.
Et elle, qui était la voix de la sagesse, celle qui veillait sur le bon fonctionnement des contes, la raison dans un monde où les dilemmes se faisaient parfois trop difficilement. Un criquet dans un conte, une raison dans la réalité.
On frappa à sa porte alors qu'elle se servait un thé, l'esprit fonctionnant à toute vitesse, bien décidée à comprendre le tueur, de réfléchir à sa façon pour parer son prochain coup. Elle alla ouvrir, sa tasse à la main. Et souleva un sourcil en voyant le jeune homme aux joues rouges qui se présentait face à elle, tordant sa cravate de paillettes dorées entre ses mains alors qu'elle se décalait pour le laisser entrer.
-Ryan Noolen, le salua-t-elle.
-Je suis venu voir si vous aviez besoin de quelque chose, énonça-t-il maladroitement, tout en sortant d'une sacoche ballottant sur son épaule un épais dossier. L'agent Gibbs m'a dit que vous étiez sûrement en train de réfléchir comme notre ennemi, et que vous voudriez peut-être des informations sur ce qu'il s'est passé hier. Alors, je vous donne une copie du dossier sur l'affaire. J'aime beaucoup quand l'agent Gibbs me confie des dossiers comme ça, vous savez, ça prouve qu'il a confiance en moi, et qu'il est décidé à me laisser une chance de faire mes preuves. On est un peu comme un patron et son meilleur agent, vous savez ? Même si, techniquement, son meilleur agent reste le plus ancien et…
Gwen le remercia tandis qu'il continuait à babiller, et glissa le dossier dans son sac en cuir. Elle attrapa son manteau, sans laisser à Ryan Noolen le temps d'entrer davantage dans le salon.
-Le dossier me sera utile, le coupa-t-elle tandis qu'il enchaînait sur la vie difficile du super héros inconnu qu'il était, mais… Il faut que je parle à l'équipe entière, il faut que je détermine chaque personnage. Si j'ai chacun des rôles, je pourrais déterminer ce que le tueur va vouloir faire. J'aurais un jeu d'avance sur cette partie.
Elle referma la porte de son appartement. Et descendit les escaliers, Ryan Noolen à ses côtés. Ce dernier était occupé à disserter sur la tarte aux pommes de sa Tata Odette quand ils débouchèrent sur l'extérieur.
Et que Gwen l'arrêta d'un mouvement de main sur le torse, le regard rivé sur la voiture garée de l'autre côté de la rue.
Plus particulièrement le conducteur de cette voiture. Qui la fixait d'un regard si dangereux, si fou, qu'elle en frissonna des orteils jusqu'à la racine des cheveux.
Elle lâcha un hoquet de stupeur, un instant effrayée en constatant que leur tueur avait anticipé ce qu'elle avait voulu elle-même devancer. Il ne voulait pas qu'elle se plonge dans sa tête, et pour ça… Il avait décidé d'éliminer Jiminy Cricket.
Elle attrapa la main de Ryan Noolen, sans réfléchir davantage. Et se précipita vers le côté de la rue, essayant d'oublier le crissement des roues derrière elle, le bruit de ce moteur qui semblait se rapprocher au quart de tour. Le danger imminent.
Elle fut cependant obligée de s'arrêter quelques pas avant l'intersection. Une seconde voiture venait de lui couper la route, lui interdisant toute possibilité de s'échapper.
