Auteur : Madhatter Sekiryou ou Bel Uriel Disraeli.
Disclaimer : Les personnages suivant ne sont pas à moi !
Personnage : Roronoa Zoro X Sanji.
Résumé : Ces deux ans de séparation ont permis à chacun d'entre eux d'évoluer. Le temps est venu d'affronter le « présent ».
Note: Voilà la partie II! J'avoue que ce chapitre est un spoil de l'épisode de leur retrouvailles. Et à vrai dire, c'est ce passage qui m'a inspiré une bonne partie de ma fiction. Quoique toute la première partie soit brodé de mon point de vue. J'espère ne pas vous décevoir! Bonne lecture!
Titre : Voleur d'âme.
Partie II : Le règne du Prince Noir.
Chapitre I : Retrouvailles.
« Deux ans après l'incident de Sabaody. »
( Episodes 519)
Elle fit tourner doucement son ombrelle rose, inclinant la tête sur le côté et regarda passer la foule en contre bas. Ce n'était pas du tout mignon la façon dont les gens se pressaient et se bousculaient.
Elle soupira… Sa façon de marcher aussi n'était pas du tout mignonne. Ce pas de conquérant, d'omnipuissance qui faisait s'écarter tous ceux vers qui il pouvait marcher. Le balancement masculin de ses épaules, et la façon dont il posait son regard sur les choses comme si les gens autour n'existaient pas vraiment.
Pas mignon ! Elle secoua la tête, et comme s'il l'avait entendu penser le bretteur se tourna vers elle. Durant une fraction de seconde la commissure de ses lèvres s'agita. Le masque qu'était son visage vacilla, puis alors que le cœur de la jeune femme se serrait dans sa poitrine, le sourire prit place. Splendide, rayonnant d'arrogance et de dérision !
Peronel se figea, prise entre agacement, colère et surprise. C'était le seul sourire sincère qui passait sur ce visage balafré ! Si Zoro avait été une femme, son seul bijou aurait été l'arrogance ! Il ne semblait prendre réellement vie que lorsqu'il posait ce fichue regard condescendant à son encontre. Et généralement, il n'en fallait pas plus pour qu'elle lui jette deux douzaines de Negative-holow dans la face.
Elle allait l'insulter, mais il lui attrapa le poignet et l'empêcha de se vautrer dans le caniveau en glissant. Il y a un an en arrière, il lui aurait sans doute crié dessus de faire attention où elle mettait les pieds !
Mais c'était il y a un an, il garda simplement le silence, la soutenant de façon infaillible jusqu'à ce que son équilibre revienne. Durant ce lapse de temps, son visage était redevenu lisse, plus de sourire. Finit l'arrogance, juste cet œil… Neutre.
-Lâche-moi ! Maudite poupée cassée ! Siffla la rosée en se dégageant.
Il releva un sourcil pour montrer sa surprise.
C'était la dernière insulte qu'elle avait trouvé à son encontre, il ne comprenait pas vraiment. Peronel l'avait harcelé durant tout son séjour, lui disant qu'il n'était pas « mignon » lorsqu'il parlait, pas « mignon » lorsqu'il mangeait, pas « mignon » lorsqu'il criait, et la liste était encore longue ! Puis il avait pris le pli de la laisser parler tout son saoul…
Un jour alors qu'il ne faisait strictement rien de pas « mignon », c'est-à-dire qu'il ne cillait pas, la rosée était devenue hystérique de rage ! Quoiqu'il fasse, il ne lui plaisait pas, alors il avait fini par ne rien faire. Et cela l'avait deux fois plus énervé !
Les femmes étaient des monstres dont le mode de fonctionnement était impénétrable !
Zoro soupira silencieusement, et tourna son attention vers la place.
- Remercie-moi, ingrat ! Tu ne serais jamais arrivé à bon port si je ne t'avais indiqué le chemin ! Grinça-t-elle en gonflant ses joues.
Zoro était fébrile, son regard se posait inlassablement sur tous ceux qui passait. Ils allaient se retrouver !
- Merci. Souffla-t-il de sa voix rauque.
Il avait cessé de se disputer avec elle, de se prendre la tête et de batailler. Zoro ne se tourna même pas dans sa direction, et il ne put voir les joues chauffer et rougir.
Elle se mordit la lèvre.
Zoro avait une voix d'homme, rauque, basse, vibrante et profonde. Et rien que de l'entendre, parfois Peronel en avait le souffle court comme si sa cage thoracique se resserrait autour d'elle. Elle eut envie de le gifler. Sa main se leva et elle se figea, mais Zoro ne bougea pas il attendit.
Avant elle n'hésitait pas à le frapper de toute sa rage, mais le bretteur ne réagissait pas vraiment, il continuait de la fixer de son fichu regard neutre.
- Tu n'es pas mignon du tout… Souffla-t-elle la gorge prise.
A ces mots, le bretteur baissa les épaules comme par lassitude et se tourna vers elle complètement. Elle avait toute son attention, mais ce n'était pas suffisant. Ce n'était jamais suffisant ! Zoro ne la voyait pas !
Ce connard d'épéiste ne la voyait vraiment pas ! Son satané regard lui passait au travers comme d'une vitre.
- Respire Peronel, tout va bien se passer. Murmura-t-il.
Ah ! C'était donc ça ! Elle lâcha son souffle et pinça les lèvres. Baissa le regard avec gêne.
- Tu vas retrouver ton équipage… Marmonna-t-elle en sentant ses joues brûler.
- Tu vas retrouver Miwak. Rétorqua-t-il.
Elle leva son regard et le fusilla. De nouveau ce sourire arrogant ! Bien ! Là, elle pouvait ! La rosée le gifla avec hargne. Il écarquilla son œil. Enfin une réaction, de la surprise, de l'incompréhension. Il redevint amorphe. Il le méritait sans doute. Quoiqu'il n'en soit jamais certain, mais il n'allait pas se laisser perturber par la rosée.
- Zorooooh ! Se plaignit-elle.
Il soupira en se tournant de nouveau vers la foule.
- Je suis heureux. Sa voix était plate et vide.
Peronel lui hurlait dessus en rageant, lui disant qu'il pouvait au moins faire semblant d'éprouver quelque chose de quelconque ! Alors, elle lui avait ordonné de lui dire ce qu'il ressentait au moins qu'elle s'assure qu'il soit capable d'éprouver des sentiments.
Au début, elle avait douté. Il y avait de la crainte lorsqu'il parlait, et avec le temps de l'agacement, puis définitivement de la neutralité. Enfin presque… Sa respiration avait changé, et le frémissement le parcourait. Cet imbécile était heureux ! Alors pourquoi ne pas le manifester ?! Dans ses meilleurs jours, Zoro élevait la voix. Dans ses pires, il ne disait rien.
Il leva une épaule désinvolte. Depuis quelques temps, elle avait une envie furieuse de le martyriser ! De lui pincer les joues, de tirailler son nez, et de lui mordre les oreilles. Cela la calmait d'évacuer sa tension sur lui, qu'allait-elle faire après son départ ? C'était tout de même son jouet depuis deux ans !
Zoro était… Parfait. Et cela lui serrait le cœur de laisser partir un jouet d'une telle qualité. Sa peau lisse, sa délicate expression neutre, son adorable balafre. Une très belle poupée humaine, effrayante à souhait, une haute stature, et un délicat sourire de dédain. Peronel ricana, s'éleva un peu au-dessus du sol et tapota amusé sur le sommet de sa tête. C'était vraiment mignon ses tentatives pour rester impassible, et des rougeurs de gêne passèrent sur ses joues durant quelques secondes. Puis il redevint neutre, avec un semblant d'ennui au fond de son œil.
C'était l'heure de se dire adieu. Elle se laissa de nouveau retomber délicatement sur le sol, vacillant sur ses hauts talons. Elle se fichait bien qu'ils ne soient pas pratique pour marcher, de toute façon elle flottait au-dessus du sol et n'avait pas besoin de les user. Au pire… Zoro la rattrapait lorsqu'elle trébuchait comme tout à l'heure.
C'était vraiment un bon garçon. Si seulement elle pouvait comprendre ce qui se passait derrière son regard perçant.
- Usagi-san… Souffla-t-elle.
Et voilà ! Elle recommençait à dérailler ! Songea le bretteur en se tournant lentement vers elle. C'est ainsi qu'elle l'avait rebaptisé, parce que « Zoro » ce n'était pas assez « Mignon ».
- Dis-moi adieu.
Il resta un instant inerte, la dévisageant longuement. Généralement, lorsqu'il faisait ça, elle finissait par devenir toute rouge et à se détourner.
Peronel soupira, devait-elle vraiment tout lui apprendre ? Les minutes s'étirèrent.
- Zoro ! Relança-t-elle.
- Adieu. Le mot tomba de ses lèvres sans avoir vraiment de timbre.
C'est ce qu'elle voulait non ? Elle secoua la tête, prise de découragement.
- Zoro, dis-moi adieu comme le ferait un homme, un vrai.
Il leva un sourcil, c'était nouveau ça ! Il n'était pas sensé tout faire pour être le plus mignon du monde ?
- Embrasses-moi, imbécile ! L'ordre était clair.
A moins qu'il ne soit sourd, elle ne pouvait être plus claire. Tient ! Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas vue d'embarras sur ce visage ! Ce n'est pas un simple baiser qui allait le mettre mal à l'aise ! Après tout, elle lui en avait déjà demandé bien plus dans le passer.
Peronel avait besoin qu'on s'occupe d'elle, qu'on la couve délicatement, qu'on soit prévenant et tendre avec elle. Zoro était devenu celui qui séchait avec douceur sa peau pâle, lorsqu'elle sortait du bain. Il ne fallait pas se méprendre, il ne l'aurait jamais fait... Si la situation ne le nécessitait pas.
La jeune femme était intenable, et ses fantômes l'avaient harcelé presque une semaine entière avant qu'il n'en puisse plus. Miwak était trop fier, et avait simplement menacer de la réduire au néant. Au bout de sept jours sans dormir à tenter de fuir ses spectres... Le jeune bretteur c'était finalement rendu.
Il hésita… Si cela pouvait lui éviter qu'elle lui balance des negative-holow au visage. Il lui attrapa le bras de sa main. Il y avait quelque chose de sacrilège dans cette paume immense qui entourait ce bras si délicat. Mais elle ne cilla pas, retenant juste son souffle.
Zoro serra les dents en lui attrapant lentement le menton, sa main se fit délicate comme lorsqu'il s'occupait de l'entretient de ses katanas. Puis il plaqua ses lèvres sur les siennes.
Un baiser. Juste un baiser. Ses lèvres pressèrent la chair entre ouverte, sa langue effleura la peau qu'il gouta à peine, et Peronel souffla.
Sa respiration fébrile se perdit dans la bouche de Zoro, elle lui mordilla la lèvre inférieur, rattrapa la langue qui avait hésité à passer, puis recula. Elle s'écarta, insatisfaite mais rasséréner pour l'instant.
Le bretteur déglutit lentement. Amer, la saveur de Peronel sur sa langue lui donnait envie de boire du saké. Quoiqu'il ait gouté d'elle c'était toujours amer.
- Je ne suis pas Miwak. Lâcha-t-il trop près de son visage.
Elle soupira.
- Non, tu n'es pas aussi doué. Lâches-moi. Il n'y avait pas d'animosité dans ses paroles.
Juste une profonde lassitude.
- Si je te lâche tu vas tomber. Fit-il remarquer.
Un autre fait surprenant avec cette femme-fantôme, était que son corps perdait parfois toute cohérence. Combien de fois avait-il vue Peronel s'effondrer de tout son long, alors qu'elle tenait parfaitement debout. Chopper aurait sans doute aimé ausculter la rosée.
- Je sais.
Son esprit s'embrouillait, elle avait d'autres soucis. Il lui avait rappelé Miwak. Quoique pense Zoro, Miwak était encore moins mignon que lui !
Miwak et sa haine, Miwak et sa brutalité, Miwak et son indifférence. Miwak était un monstre. Froid, haineux, brutale, d'un sadisme pur. Il aimait laisser des traces violine sur sa peau, de longues griffures sur son dos. Il la traitait de petit oiseau.
Elle ne savait pas ce qu'elle lui avait fait, mais parfois lorsqu'elle entrait dans une pièce où il se trouvait déjà, il la fusillait avec une telle hargne qu'elle avait envie d'en pleurer. Zoro n'était pas Miwak, Œil de Faucon l'aurait déjà jeté contre un mur si elle avait osé lui parler sur ce ton.
Ce qu'elle ne comprenait pas, c'était son exaspération. Peronel ne disait rien, ne faisait rien, à part se tenir là, et tout d'un coup il explosait. Lui jetait son verre au visage ! Puis parfois, il l'attrapait par le bras et la faisait danser à sa fantaisie.
Elle n'était pas prête à retourner auprès de Dracule Miwak, et cela même si on lui offrait tout l'or du monde. Il serait furieux, ou peut-être qu'il s'en ficherait.
- Peronel ?
Il détestait lorsqu'elle faisait ça, lorsque toute la vie semblait déserter ce corps de femme, que ses traits se figeaient comme de la cire.
- Je vais bien, tu peux me lâcher maintenant. Dit-elle avec douceur.
Elle se réveillait enfin ! C'était sans doute dû à son fruit du démon. La rosée ne pouvait pas passer énormément de temps dans son corps, son esprit n'arrivait pas à s'y tenir. Peronel sombrait quelque part au fond d'elle-même.
- Adieu Zoro.
Elle se dégagea, vacilla sur ses talons, son ombrelle tourna dans sa main.
- Je suis satisfaite… Tu es vraiment plus mignon qu'au début de notre rencontre !
Elle se détourna et le laissa sur place.
Ses lèvres s'agitèrent, il regarda la silhouette vaciller comme un homme ivre. Le sourire qui passa sur son visage n'atteignait pas son œil. Zoro reporta son attention sur la foule.
Oui, il était vraiment heureux.
…
Zoro cracha l'eau de mer hors de sa bouche, soupirant en rangeant son katana. Quelle poisse !
- Je suis monté… Sur le mauvais bateau.
Et dire qu'il voulait juste pêcher en attendant.
BABOUM ! Son cœur se fracassa un grand coup dans son torse.
Il releva lentement la tête vers le rivage.
BABOUM ! Le second coup lui donna l'impression que ses cotes retenait douloureusement son cœur.
Son œil se posa sur lui sans même qu'il ne le cherche.
BABOUM !
Le sang pulsa violemment dans ses veines.
Le sourire de requin monta sur ses lèvres, son buste se redressa, il inspira profondément. Cela faisait si longtemps que son cœur n'avait pas cogné de la sorte ! Trois coups, comme un fracas.
- HEY ! QU'EST-CE QUE T'AS ENCORE FOUTU ! BRETTEUR DE MERDE ! Hurla Sanji de la rive.
C'était bien sa veine ! Avec la taille de cette foutu île, le premier qu'il rencontrait c'était ce connard à tête de mousse !
Zoro arriva sur la berge en nageant, il se tira hors de l'eau, son œil pétillait de défit et d'arrogance.
- J'voulais juste pêcher, m'appel pas bretteur de merde, Kuso-cook !
Sanji se jeta sur lui, Zoro évita le coup de pied qui l'aurait renvoyé à l'eau.
L'euphorie explosait dans sa tête, Zoro avait envie de ricaner.
- Bordel ! Pourquoi c'est toujours moi qui me farcie ta sale gueule ! Bretteur de merde ! Fais chier ! J'te préviens ! Me lâche pas d'une semelle ! J'ai pas envie que tu te perdes et qu'ont doivent te chercher comme un malade ! Mais y'a pas moyen d'être aussi con ! Jura le cuisinier furieux.
Zoro sentit la tension le quitter… Le suivre. C'était dans ses cordes, bien sûr qu'il le suivrait !
Sans même s'assurer que Zoro le suive, Sanji partit en fulminant. L'équipage était là !
Non… IL était enfin là, et Zoro ne pouvait pas s'empêcher de le détailler juste un peu. Il ressentait le besoin de le provoquer. Il était devenu bien plus puissant durant ces deux ans, et il ferait plier cet imbécile de cuisinier !
Zoro le sentait, c'était là. Sanji n'avait pas changé. Sa hargne, sa violence, sa haine, sa force… Tout était là ! Oh oui, il n'avait pas changé. Et cette constatation l'émerveillait et l'agaçait un peu.
- Oi ! Marimo Head ! T'éloigne pas de moi !
Il ne fallait pas exagérer non plus ! Zoro marchait juste à côté ! Il n'allait pas lui tenir la main !
- Ca serait trop casse-couille si tu te perdais.
Zoro n'était plus un gamin !
- Hein ? A qui tu causes, Hige-Mayuge ? [Littéralement : Sourcil en moustache].
- Qu'est-ce t'as dit, sale…
Sanji se figea, reniflant l'air ! Une bonne odeur venant chatouiller ses narines. Zoro poursuivit sur ses pas, sans se soucier de sa non-présence.
- Tiens, ça sent bon… Marmonna le cuisinier.
Il se dirigea vers l'étale ou les brochettes cuisaient sur les braises rougeoyantes.
- Oh ! Mais c'est que ça à l'air bon !
- Bienvenue ! Lança la voix féminine.
Sanji releva lentement la tête sur la taille svelte, le sourire chaleureux, les mains délicates continuaient de tenir le pic qui lui servait à tourner les brochettes.
- Goûtez donc ! Encouragea la jeune femme.
Sanji faillit en perdre sa cigarette !
- Wouah, éblouissante ! Une si belle femme, si proche… !
Autour quelques personnes s'arrêtèrent, surprit de l'entendre crier. Elle recula inquiète, il se pencha par-dessus le grille, sa cravate aurait même put prendre feu !
Une femme ! Une vraie femme ! Pas un ersatz d'homme déguisé grossièrement ! Sanji ne rêvait pas ! C'était la réalité ! Kami-sama, si seulement il pouvait poser un doigt sur elle, il pourrait mourir en paix et…
Il se figea, quelque chose n'allait pas, il tressaillit comme s'il avait reçut quelque chose en pleine face. Il inspira et se tourna brutalement.
- Oh ? Cet abruti, où il est passé ?! Rugit-il.
Pourtant il n'avait pas détourné les yeux si longtemps ! Le bretteur était là, il y a juste deux secondes ! Il l'aurait juré ! Sanji s'avança, jetant des regards par-dessus les étales. On ne pouvait pas rater cette tignasse verte ! Ce connard le faisait exprès de ce perdre ! Bordel ! Il lui ficherait un boulet à la patte !
Zoro secoua la tête, le blond était agaçant à se plaindre tout le temps. Ils n'avaient pas marché ensemble dix minutes qu'il lui avait répété plus de douze fois de ne pas s'éloigner ! Le bretteur tourna dans la ruelle en apercevant l'enseigne. Il avait besoin d'une canne à pêche. Tient ! C'était parfait ! Un magasin dont la vitrine était plein d'appâts !
Sanji se figea juste devant l'entrée, il n'avait pas vue la silhouette du bretteur pousser la porte.
- Pas là, hein… Ce crétin ! Jura-t-il.
Il était bon pour fouiller tous les trous du coin !
Zoro referma sa bourse qu'il avait allégée. Puis la glissa dans sa poche. En sortant du magasin il jeta un regard à droite et à gauche. Soupirant. Il finirait bien par retrouver le blond…
Cette idée lui pris un petit sourire, il savait que désormais quoiqu'il arrive… Il ne serait jamais totalement perdu. Sanji n'était pas loin, il devait simplement s'agiter comme d'habitude.
Pourtant, il fallut plus d'une heure pour que le cuisinier n'arrive à sa hauteur essoufflé. Zoro cherchait une indication du port.
- Je veux aller en mer. Je veux aller pêcher. Asséna-t-il avec agacement au cuisinier énervé contre lui.
Zoro n'avait rien fait, il était juste rentrer dans un magasin, et à sa sortie le blond c'était volatilisé !
- Pas moyen ! Sale merdeux ! Rugit Sanji en serrant les dents de fureur.
Cet imbécile allait encore embarqué sur n'importe quel bateau, se retrouver encerclé d'ennemi, faire du grabuge et les foutre dans la merde ! C'était sa spécialité !
- Pourquoi donc ? Pourquoi je devrais t'écouter d'abord ?! S'énerva Zoro à son tour.
Qu'est ce qui prenait à cet idiot blond !? Il avait bien le temps de pêcher tranquillement !
Sanji se fichait de sa gueule ! Lui et ses maudites courses qui ballotaient au dessus de sa tête, posé sur des bulles d'air de Sabaody ! Parce que le blond avait eut le temps de faire des emplettes, alors que lui devait attendre sagement peut-être ?!
Il allait pêcher !
- Je me balade pas non plus avec toi parce que j'aime ça, connard ! Rétorqua Sanji. Se sera aussi emmerdant, si tu pars encore te paumer dans l'île maintenant, maigo-marimo ! [Littéralement : Algue errante]
Bon, le moment était sans doute venu de foutre une raclée au cuisinier.
- Puisqu'on sera bientôt tous réunis, ferme-la et ramène-toi au bateau ! Trancha Sanji.
- Tch ! Cracha Zoro en se détournant.
Il avait pourtant tout acheté.
- J'vous jure ! Le septième parle de façon bien arrogante au premier ! Constata Zoro avec dédain.
Sanji tressaillit, la colère l'envahit.
- D'où tu nous classes en rang selon notre ordre d'arrivée ?! Prends pas la grosse tête parce que t'as débarqué miraculeusement en premier !
Zoro fit semblant de soupirer.
- Ouais, désolé… Numéro sept.
Sanji en avait assez entendu ! Il allait lui briser les os de la mâchoire !
- OK ! J'VAIS TE BUTER ! Avec ces jambes que j'ai entraînées en enfer pendant deux ans !
Zoro se mis en position puis dégaina son katana.
- Parfait ! J'vais trancher en deux !
Sa première pulsion allait être assouvie ! Et lorsqu'ils se ruèrent l'un sur l'autre, zoro sentit une sorte de joie furieuse le remplir. Sanji esquiva avec souplesse la lame qui lui aurait tranché la gorge, et Zoro para du plat de sa lame un coup de pied qui l'envoya valser plus de six mètres !
Les badauds stupéfaits de cet éclat entre pirates se tenaient à bonne distance ! Ils reprirent ensemble leurs respirations. Cela allait faire plus d'une demi-heure qu'ils se repoussaient ainsi. Sanji était une vraie anguille, Zoro commençait vraiment à trouver ce combat éreintant. Devoir courir après cet imbécile et encaisser ses coups de pieds vicieux n'aurait jamais dû être aussi épuisant.
- Tu t'es un peu amélioré, sale bretteur de troisième classe. Cracha Sanji en expirant.
Les coups de Zoro aurait put lui broyer les os s'il les prenait de plein fouet. La force brute de cet idiot avait encore augmenté, songea le blond.
- Toi aussi tu as appris de nouveaux coups de pieds pas trop mauvais. Rétorqua le bretteur en repositionnant ses katanas.
- J'espère que t'as fait de même avec ta bouffe dégueu, kuso-cook ! Rajouta Zoro avec méchanceté.
- T'AS DIS QUOI BORDEL ?! Hurlèrent-ils en chœur en se redressant.
Imprimant chacun l'insulte de l'autre. C'est à ce moment que le Den-den mushi sonna, sanji farfouilla dans sa poche et décrocha.
...
Il réajusta sa cravate en jetant un regard brûlant vers le bretteur. Franky l'interpela, lui demandant ou il se trouvait et lui expliquant que les marines trainaient dans les parages, que Luffy ne devrait pas tarder. Lui indiquant la nouvelle localisation du bateau.
- On va amener Sunny au Grove 42, alors magnez-vous de nous rejoindre !
- Ok ! Lança le blond.
Un peu plus loin, Zoro grinçait des dents. Décidément, il n'avait vraiment pas put aller pêché tranquillement ! Voyant le cuisinier ranger le Den-den mushi il se tourna vers lui.
- Il voulait quoi ?
Sanji leva un sourcil, sortant une cigarette.
- T'écoutais pas, c'est ça ?
Cette tête de mousse ne devait plus avoir beaucoup de neurone après tout.
Sanji se leva de son rocher, il devait faire simple, très simple. Il agita les mains pour attirer l'attention de Zoro.
- Bien ! Marine ! Il agita les mains pour signifier le nombre.
- Venir ! Continua-t-il en désignant le sol de son doigt pour montrer le lieu.
- Nous ! Il se pointa du doigt et désigna Zoro.
- Bateau ! Il dessina une forme vague.
- Fuir. Termina-t-il en courant sur place. Il retira sa cigarette et souffla doucement.
- T'as pigé ? Zoro continuait de le fixer et il n'en était pas certain.
Non mais il le prenait pour quoi ?
- Pourquoi tu me parles comme ça, fais une phrase complète ! Pauvre con ! Rugit Zoro.
Bah ils étaient quittes ! Sanji ricana un instant. Après tout, Zoro avait été assez stupide pour confondre une barque avec un navire pirate ! Il jeta un coup d'œil aux badauds qui continuaient de les regarder avec surprise.
Il secoua la tête.
- Je croyais que Monsieur Muscles n'était pas capable de comprendre autrement.
Zoro croisa les bras.
- Hein ? Ok ! Toi – plus tard – tranché ! Lâcha-t-il sur le même ton que Sanji.
C'était affligeant lorsque le bretteur tentait de faire de l'esprit. Pensa furtivement le blond.
- Enfin bref, tu as entendu là-bas ? Zoro désigna un lieu à l'extérieur de la ville.
On pouvait percevoir des cris d'hommes, comme si un grand nombre y était attroupé. Ce n'était pas une bonne chose en soit.
Sanji écrasa le mégot de sa cigarette, suivant parfaitement ce que le bretteur voulait dire par là.
- On va juste faire un détour, mais n'oublie pas que le bateau nous attend au Grove 42, tête de brocoli !
Zoro agita la main comme pour chasser une mouche, un sourire d'amusement passa sur le coin de ses lèvres.
- J'aurais p't'être l'occasion de dégourdir mes katanas… T'es un peu trop faiblard pour me servir d'échauffement.
Sanji avait été à deux doigts de le frapper, mais il soupira lourdement à la place.
- Laisses-moi passer devant, sinon on va se retrouver à l'autre bout de l'île.
Il dépassa le bretteur en pressant le pas. C'était bien trop évident et probable, leur capitaine devait encore tremper dans cette affaire !
- Aller ! Passe la Cinquième denden-marimo ! Lâcha sanji en partant d'une foulée souple et fluide.
Ils y seraient, le temps qu'il termine deux cigarettes !
Zoro fut stupéfait de la longueur de sa foulée, mais qu'est-ce qui lui prenait de courir comme s'il avait le feu à son pantalon ?! Mais surtout…
Bon sang, il devait augmenter le rythme de sa propre course pour garder la même distance entre eux ! Tenant ses katanas d'une main, Zoro accéléra encore, Sanji ricana.
- Bah quoi ? On s'essouffle ? Oh ! J'ai passé deux ans à courir mon grand, j'ai des jambes en béton ! T'as pensé à muscler que tes bras et pas le reste de ton corps ?
- La ferme ! Cracha Zoro en remontant à sa hauteur.
Un sourire immense éclaira le visage de Sanji.
- J't'ais dit de passer la cinquième, t'es toujours en première ?! J'vais te battre à plate couture connard ! Court et crève dans le nuage de poussière de mon sillage ! Ahahahahahah !
Sanji allait lui montrer la différence de niveau.
- Le dernier arrivé est un brocoli ! Chantonna Sanji.
Il allongea encore plus sa foulée, la poussée propulsa son corps plusieurs mètres en avant, la suivante doubla la distance entre eux, la troisième creusa le faussé, à la cinquième… Zoro distinguait à peine son dos !
Le bretteur resta stupéfait, son pas vacilla, il trébucha et se redressa.
Mais c'était tout simplement hallucinant !
- Il a le feu au cul ou quoi ? Marmonna attéré Zoro.
- OI ! J'SUIS PAS UN BROCOLI ! Hurla-t-il !
Sanji fit une autre foulée, et cette fois-ci, il se sentit vraiment insulter de la facilité avec laquelle il l'avait planté.
Plus besoin de se ménager ! Le blond allait se moquer de lui jusqu'en enfer s'il ne le rattrapait pas juste un peu !
…
C'était bien Luffy qui causait toute cette agitation ! Il ne manquait plus qu'il tombe sur les pacifistas en prime ! Zoro se figea et pointa leur capitaine du doigt. Il reprenait à peine sa respiration.
- Oh Luffy ! T'es le neuvième !
Sanji grinça des dents.
- Mais tu vas arrêtez avec ta connerie ! On n'a pas le temps ! Grouille Luffy ! Tout le monde t'attend sur le bateau !
Ils avaient à peine le temps de tous se retrouver qu'ils devaient déjà embarqué ! Mais ce n'était pas plus mal que ça au final. Le Thousand Sunny Go les attendait !
Cependant, le coup fatal fut porté de façon insidieuse et insoupçonné.
Lorsque Sanji, posa ses prunelles, ébahit sur les deux magnifiques créatures qu'étaient devenu les femmes de l'équipage. Il ne pouvait pas lutter contre ça, leur beauté était comme un coup assourdissant dans son cœur.
Le sang gicla, il vacilla et tomba de l'immense oiseau que Chopper avait mobilisé pour les transporter.
Trop belle, trop sulfureuse, trop voluptueuse, trop… Femmes.
Okama-land était un enfer ! Mais les courbes de ces deux nymphes étaient sa mise à mort ! Le sang n'arrêtait pas sa fuite, et la faiblesse l'envahissait.
Chopper s'agitait encore autour de lui lorsqu'il s'évanouit.
Plus que surprit, Zoro avisa le corps inerte, puis reporta un instant son attention sur Nami et Robin. Puis de nouveau son regard revint sur Sanji.
Sa première envie fut de se lever, d'attraper l'imbécile blond par son col et de le gifler à mort.
Sa main se serra sur sa garde, et le sang continuait de couler le long de son menton.
- C'est une vraie hémorragie ! S'inquiéta le renne.
L'urgence se rappela à eux, les marines n'allaient pas les laisser quitter l'île de Sabaody aussi facilement. Et Zoro reporta son attention vers la mer, où des galions (au moins trois) continuaient de les bombarder.
…
Nami posa un regard perçant sur le bretteur qui se tenait à côté de Luffy. Leur capitaine était en train de tester l'étanchéité du revêtement qui couvrait le bateau. La profondeur marine entourait le Thousand Sunny, alors qu'ils continuaient leur plongé vers la prochaine île.
La rousse se sentait intriguée par la cicatrice sur son visage. Cela faisait deux ans qu'ils ne c'étaient pas vu, ils avaient tous changé. Mais Zoro avait quelque chose de… Eh bien, il semblait bien plus froid et distant qu'avant. Quoiqu'il est toujours cette tête d'idiot buté, cet aura de « je-suis-trop-puissant-pour-les-autres ! »
Elle avait l'impression d'être à deux doigts de percer un mystère, le bretteur avait un quelque chose de plus.
Tout à coup, Sanji apparut dans son champ visuel ! Ne s'y attendant pas, la navigatrice recula vivement et Robin gloussa.
Quelques minutes plus tard, le cuisinier s'effondrait victime d'une nouvelle hémorragie foudroyante. Provoqué par le balancement de la poitrine de Nami, lorsqu'elle esquiva le geste de le frapper.
L'archéologue se mordit la lèvre inférieure en essuyant un regard meurtrier de sa comparse. Alors que Chopper accourait au secours du blond, Nami se rapprocha de la brune.
- Toi, tu as des choses à me dire ! Lâcha-t-elle.
Robin écarquilla les yeux de surprise, puis voulant se prêter au jeu se rapprocha de la rousse pour conspirer.
- Cela dépend, parlons-nous de la même chose ? S'enquit l'archéologue.
A sa grande surprise, la trésorière plongea un regard sérieux dans le sien.
- Que se passe-t-il avec Zoro ?
Au moins, elle était directe ! Tressaillant, son vis-à-vis se tourna complètement vers elle.
Luffy venait d'allonger son bras, et tenta d'attraper un poisson géant, contre toute attente… Le bretteur se détourna de lui, et marcha tranquillement vers le médecin qui intervenait.
En quelques minutes Chopper s'assura que le saignement s'arrête bien.
Le renne se tourna vers lui, et parla très bas en désignant le blond, puis l'escalier. Il répéta le geste encore deux fois et le bretteur leva une épaule désinvolte. La gratitude passa sur le visage du médecin, qui s'éloigna en trottant, pour joindre sans doute l'infirmerie dans le but de prendre sa trousse.
Robin tenta de lire dans les pensées de la rousse.
- Quelque chose te tracasse ? Bretteur-san t'indispose-t-il ?
Nami releva un sourcil, puis grogna en croisant les bras.
- De quoi tu parles ? Je ne comprends pas ta question.
L'archéologue jeta un coup d'œil qui fit le va et vient du bretteur à la navigatrice.
- Son sang démoniaque… Tu semblais vraiment sensible lors de notre rencontre avec la mère adoptive de Zoro. Je me demandais si nos retrouvailles, après toutes ces années, ont un impact sur ton humeur.
La rousse resta silencieuse.
- Quelques envies de meurtre ? Insista Robin.
Nami s'empourpra sans vraiment savoir pourquoi et agita la tête. Se demandant un instant si la brune n'était pas en train de lui demander si elle ressentait quelque chose pour le bretteur.
- Nan, nan, rien de tout cela… Je… Tenta la rousse.
Puis elle se rendit compte qu'elle continuait de regarder Zoro. Gênée, elle se détourna et entreprit de rejoindre son bureau. Amusée de sa réaction, Robin lui emboîta le pas.
- Oui ? Glissa doucereusement la brune.
- Zoro… Il a l'air…
Un frisson remonta dans la nuque de la rousse. Sans qu'elle ne sache pourquoi, Nami sentit une vague de tristesse intense remonter en elle. Ils étaient tous réunis, et se dirigeaient vers le chemin du One Piece. La trésorière soupira pour se soulager du poids qui venait de se glisser en elle.
De la main, Robin l'arrêta. Surprise, Nami la dévisagea. L'archéologue voulut déchiffrer son expression. Elle avait remarqué la sensibilité de la navigatrice, le sang du bretteur jouait subtilement sur elle. Nami était sans doute le meilleur indicateur qui soit à l'heure actuelle.
Des brides de tout ce que Célia avait pu raconter remontaient à l'esprit de Robin.
Maintenant qu'ils étaient de nouveau réunis, la brune avait un devoir à tenir auprès du bretteur. Elle était dépositaire d'un savoir précieux, et de bien plus. Célia ne lui avait pas donné de mode d'emploi avec, et il incombait donc à la descendante d'Ohara de juger la situation.
- Nami ?
- Quoi ? Grinça avec agressivité la rousse.
Robin pesa ses mots, réfléchissant.
- Puis-je te demander quelque chose de très personnel ?
Ça y-est ! La brune allait lui demander si elle était amoureuse de cette vermine de bretteur ! Mais la réponse était très claire dans l'esprit de la rousse. NON ! Même si ça vie en dépendait ! Zoro lui devait de l'argent, une montagne d'argent ! Plus que personne ne lui devrait jamais !
- Comment te sens-tu lorsque je te parle de Zoro ? Finit par lâcher l'archéologue.
Nami se détacha d'elle, les poings serrés, et bien plus énervé que ce qu'elle pensait.
- Pourquoi tu voudrais savoir ça ? Souligna lentement la navigatrice.
Durant de longues minutes elles se fixèrent, Robin ne reconnue pas vraiment la femme. Puis la rousse souffla, elle se passa la main sur le visage et secoua la tête. Elle avait froid, puis son attention se porta sur Ussop. Un sourire inconscient remonta sur son visage, et elle se retint de rejoindre le métis qui arrivait de l'aquarium accompagné de l'ingénieur.
- Ça cloche… Je ne sais pas quoi, mais y'a quelque chose de pas net. Souffla-t-elle en avisant l'expression de Robin.
Un sourire de compréhension releva les lèvres de la brune.
- Il est important que tu te fie à tes pressentiments…
A cette annonce, Nami se décrispa entièrement.
- Je me sens mal… Enfin… C'est… Comme un malaise, inconfortable et… Je me sens en colère contre lui, beaucoup.
Le silence accueillit l'annonce, Nami se passa la langue sur la lèvre, fronçant les sourcils.
- Plus que d'habitude ?
L'interrogatoire était pénible, la rousse pinça sa propre joue, puis abandonna.
- Tu ne le diras à personne, hein ?
Robin acquiesça, et se pencha sur elle pour réduire la distance et l'écouter. Personne ne faisait vraiment attention au conciliabule.
- Il me fait de la peine, je ne sais pas pourquoi, mais il me rend triste lorsque je le regarde… Et ça m'énerve.
L'archéologue se sentit étrangement soulagée, puis posa de façon aérienne la main sur celle de la rousse.
- Nous devrions parler, effectivement.
Nouvel échange dans leurs regards.
- Nami… Zoro va bien. Souffla Robin.
A cette annonce, la trésorière se redressa en reniflant.
- Je ne suis pas stupide ! Je le sais bien !
Sur ce, la brune s'éloigna d'un pas.
- Je serais à la bibliothèque, si l'envie d'éclaircir certaine chose te prenait.
La rousse allait la retenir, mais Ussop s'approcha d'elle en désignant le blond.
- Il lui est arrivé quoi au juste ?
- Ah ! Tient ! Tu tombes bien ! Coupa Nami.
Elle se tourna et désigna leur capitaine.
- Trouve un mensonge plausible qui empêchera notre imbécile de capitaine de crever le revêtement du bateau !
- Sogeking est le héros de la situation ! S'écria le métis en se tournant vers le chapeau de paille.
...
Alors que Franky se joignait aux tapages qui prenait place sur le pont du navire, et que Brook arrachait des notes de son violon en arrivant avec Chopper.
Alors que Luffy s'effondrait de faiblesse tandis que son bras flottait dans l'eau de mer.
Tandis que Robin rejoignait le calme, tout en réfléchissant à ce qu'elle devait dire au bretteur.
Et que Nami chassait les dernières traces de souffrance de sa conscience…
Personne ne remarqua que Zoro s'était rapproché du cuisinier inconscient, que sa main avait attrapé le bord de sa chemise. Qu'il tentait de garder un air impassible malgré le fait que ses doigts serraient la manche immaculée.
Les minutes s'écoulèrent, et il relâcha sa prise, se tournant vers Chopper qui ne pipa mot. Le médecin posa sa trousse sur l'herbe et commença à ausculter plus en détail le cuisinier.
- Chopper ?
Le renne se tourna vers le bretteur, tenant son stéthoscope en l'air.
- Je peux rester ?
Zoro semblait être tourné pour regarder Luffy qui se débattait contre Ussop. Le médecin réfléchit un instant. Puis le bretteur posa son œil neutre sur lui.
- Jusqu'à ce qu'il se réveil.
Un sourire passa sur le visage de Chopper qui se détendit.
- Mais bien sûr !
...
...
And that's all?
Voici le chapitre des retrouvailles! J'avoue que maintenant, on ne peut pas vraiment comprendre la nature de leur relation. Mais les chapitres qui vont venir vont vous éclairez et vous plaire j'espère.
Prochain chapitre: Douce rancune.
"Sanji inspira profondément, il avait besoin de fumer. Il farfouilla faiblement dans sa poche et repêcha sa boite. Se concentrant, il réussi à en serrer une entre ses lèvres. Bien ! Il ne manquait que le feu !
La main surgit dans son champ de vision, par réflexe il se tourna et éloigna sa précieuse dose de nicotine.
- Qu'est-ce tu fous connard ?! Grinça Sanji méfiant et énervé.
-Allume pas cette saloperie sous mon nez ! rétorqua sur le même ton Zoro.
La colère bouillonna dans le ventre de Sanji.
Allongé par terre, il voyait parfaitement les traits du bretteur, ses épaules larges, sa nuque épaisse ne lui échappait pas. Sa mâchoire carrée, ses pommettes hautes, la balafre sur son œil semblait avoir été tracé à la règle.
Et dire qu'il avait eut cet homme sous lui… Juste une fois."
