OMG ce chapitre... OH, BONJOUR! J'espère que vos exams se passent (se sont) bien passés. Je suis toujours en partiels (mwahaha) donc je compatis avec les Bac et autres brevet et partiels et concours etc...

PBG nous offre aujourd'hui (oui, bon, je l'ai reçu hier soir mais j'étais tellement crevée que je ne m'en occupe qu'aujourd'hui... la honte sur moi) un magnifique chapitre formidable que je suis encore actuellement en AIPM à cause de ce chapitre. OMG...

Je vous souhaite une très bonne lecture et vous retrouve sous peu pour harceler PBG et obtenir la suite vite vite vite AIPM!

Gros gros gros bisous à vous!


Hello !

Et voilaaaaaaaaaa ! Un petit chapitre où j'essaye de donner des nouvelles de tout le monde, d'où le fait qu'il sera en 2 parties.

On arrive bientôt aux explications sur ce qu'il s'est passé cinq ans auparavant, ce qui va vous aider à comprendre ce qu'il se passe aussi actuellement x)

Pour le moment, un petit point sur chacune... Avant de laisser place aux révélations !

Bonne lecture et merci pour vos coms !


Cauchemar et bonheur (partie 1)


-C'est une question que je me pose moi-même, figurez-vous.

Il ramena les pans de son long manteau devant lui et se cala confortablement sur le siège passager. Elle frotta ses pieds nus contre le tapis de sol de la voiture, observant d'un regard en coin l'homme assis à côté d'elle, le reste de son attention portée sur la rue, à l'affût de tout risque potentiel.

-Vous savez bien, comme moi, que je ne devrais même pas avoir songé à revenir dans cette ville, surtout avec le passé que j'y ai. Pourtant, vous m'avez indiqué qu'il était ici, et je me suis sentie obligée de vous croire. Aujourd'hui, j'ai même eu la preuve que vous avez joué franc-jeu. Alors, continuez sur votre lancée, agent Fornell, et dites-moi. Expliquez-moi. Pourquoi Washington ? Pourquoi ici, alors qu'il se concentrait sur le New-Jersey et les alentours de New-York il y a encore quelques semaines ?

Fornell joua un instant avec sa cravate, ignorant le regard appuyé de la rousse pour regarder la fenêtre.

-Vous posez beaucoup de questions, Rose. Je viens de faire une surveillance de dix heures avec un agent qui chantait du Mariah Carey en boucle.

-Ne me dites pas que l'agent Fornell se fatigue si facilement, souleva-t-elle, narquoise. Et puis, vous pouvez prendre votre temps pour m'expliquer, je ne suis pas pressée.

-Ma fille m'attend pour l'emmener à un gala de danse dans moins d'une heure. Vous avez le temps, Rose.

-J'ai besoin d'explications.

-Et moi d'un café.

-Alors, je vous l'offre.

Fornell passa une main sur son crâne dégarni. Et secoua la tête avec lenteur, comme déjà fatigué par ce qu'il allait annoncer.

-Si je devais vous expliquer qui est cet homme… Alors, je remontrai cinq ans en arrière et vous expliquerai où je l'ai vu pour la première fois. Mais je ne le ferai pas ce soir, plutôt demain. C'est trop long, et j'ai besoin… Besoin de temps pour tout vous expliquer.

Il mordit ses lèvres avec lenteur, épuisement. Et jeta un regard où pointait un fin monceau d'inquiétude en direction de Rose. Elle tapotait le volant ses ongles avec une impatience infinie. Mais opina tout de même du menton, comprenant que l'agent du FBI voulait surtout rassembler tous les points de l'histoire avant de lui dévoiler ce qu'elle devait –pouvait- savoir.

Fornell se râcla la gorge et réajusta son col, soudainement agité par une gêne certaine. Il lança un regard plus qu'appuyé à la rousse.

-Il ne faut jamais que l'agent Gibbs apprenne cette conversation, ni ce que j'ai fait pour vous. Sommes-nous d'accord, Rose ?

Elle confirma d'un petit hochement de tête.

-Vous savez bien que je suis toujours vos ordres, agent Fornell, sourit-elle, mielleuse.

-Sauf quand vous les contrez.

Elle esquissa un sourire amusé. Il entrouvrit la portière.

-Demain, dix heures. Même endroit.

-Je serai présente.

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-Je sais que tu es très occupée, mais j'ai vraiment besoin de ton aide… Oui, le plus vite possible. Je peux te faire intervenir en tant que consultante. Oui. On est perdus. On a besoin de toi.

McGee jeta un petit regard par-dessus son épaule, vérifiant que personne ne l'écoutait. Et retourna à sa conversation téléphonique après s'être assuré qu'aucune oreille indiscrète n'était dans les parages.

-Tu sais, ce qu'il s'est passé il y a cinq ans. Avec l'équipe, et les filles de l'affaire à la Plume… Ça recommence. Et cette fois, il est hors de question qu'il s'en sorte.

McGee passa une main sur ses paupières, fatigué et stressé à la seule pensée, aux seuls souvenirs de cette sombre période.

-Certains d'entre nous sont passés à deux doigts de la mort, la fois dernière. Et ça risque de recommencer.

Il leva ses doigts, les abaissant à chaque fois qu'il déclamait un nouvel acte de violence du tueur :

-Hormis notre passé commun, il a fait trois victimes dans le New Jersey, une à Washington, habillée exactement comme Blewgreen. Il s'est attaqué à Loane cette nuit. Il a kidnappé l'une d'entre elle, Washington Jones, on vient de la retrouver. Il a voulu tuer Gwen et Noolen. Et il a envoyé la journaliste dans le coma. Tout ça en peu de temps. Très peu de temps. Tu comprends ? Il faut qu'on agisse vite.

Il passa sa langue sur ses lèvres en écoutant la réponse de son interlocutrice. Le téléphone tremblait au creux de sa paume.

-Non, soupira-t-il, cette fois-ci, il n'intervient plus sur le même thème. Il s'est centré sur l'univers des contes. Il nous avait prévenu, Soph'. Il nous avait dit qu'il reviendrait nous tester. Mais si tu es là, on a plus de chances de l'arrêter.

Une nouvelle réponse. Les lèvres de McGee s'étirèrent en un lent sourire satisfait, alors qu'il levait le visage vers le plafond, soulagé.

-Merci. Tu es la meilleure, Sophie Moufleyte. A demain.

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Tony DiNozzo reposa son manteau sur la patère, résistant difficilement à l'envie d'aller se jeter sur son canapé pour s'y laisser choir, épuisé.

En lieu et place, il avança vers la cuisine, ouvrit son frigo, et piocha une bouteille d'eau pétillante. A laquelle il but au goulot, appréciant les petites bulles qui venaient titiller son palais et sa gorge, autant que la boisson apaisait sa soif.

Il prit ensuite un reste de pizza dans l'emballage à moitié entrouvert qui gisait au milieu du frigo. Et la plaça sur une assiette en carton, emportant son repas dans le salon. Il se laissa tomber devant son canapé, face à sa table en rotin. Et lança son ordinateur portable.

Il grignota un tiers de sa part le temps que l'ordinateur s'allume. Une fois chose faite, il se glissa dans le dossier « Enquêtes » qu'il avait placé dans un coin du bureau informatique, puis dans le sous-dossier « 2014 ». Enfin, il ouvrit le fichier Word nommé «Affaire Plume 3 ». Et suivit la liste que l'équipe et lui avaient établis. Le nom des « victimes ». Ce qu'elles représentaient.

La première. Andy Marques. Une amie de Gwen Hetsi. Elle avait tenu deux jours. Puis, il l'avait assassiné en lui coupant la gorge. Elle n'avait pas tenu la cadence. Elle n'avait pas répondu à son jeu. Elle n'avait pas participé à son histoire.

Venait ensuite Gwen, elle-même. Il se souvient de la façon dont elle avait appris la mort de son amie. De la manière dont elle avait cherché à la venger. De l'amusement que sa rancœur avait provoqué chez le fou, et de la façon dont il l'avait utilisé.

Il se souvient particulièrement de cet instant où, toute à sa colère, Gwen avait cherché à attaquer seule leur ennemi. En lieu et place de lui, elle était tombée dans un piège. Pour s'en sortir, il ne lui avait laissé qu'un choix. Entre deux vies.

Et ainsi avait débuté le cauchemar.

C'était il y a cinq ans. Mais l'horreur était toujours marquée au fer rouge en son esprit. Comme dans ceux des autres victimes.

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Les pieds sur le lit de la journaliste, affalée dans le fauteuil en similicuir d'un bleu fané, Sasha Richester jouait avec le cordon de son stéthoscope, le regard vaguement perdu sur l'extérieur, vers cet écran noir uniquement percé par les quelques lampadaires illuminant le parc qui entourait l'hôpital.

Elle évitait le lit, elle évitait son occupante, elle évitait de pencher son visage, avec cette peur un peu trop importante de glisser et de déporter son attention sur le visage pâle de la malade.

Pourtant, elle s'était elle-même rendue dans cette chambre après son service, poussée par le besoin irrépressible de s'assurer que son amie était toujours parmi eux, de vérifier que le moniteur cardiaque bipait toujours régulièrement.

Elle tripotait maintenant le col de sa blouse blanche, observant la lune, la nuit, l'obscurité, l'immensité. Tout, plutôt que cet espace fleurant l'antiseptique, cet endroit même où elle se trouvait.

Elle poussa un profond soupir en fermant les paupières, essayant de se forcer à se reprendre, à quitter cette pièce. Le « bip » retentissait toujours. Sophia Blewgreen ne s'était pas réveillée.

La dernière fois, c'était elle qui avait été à cette place, dans le lit, reliée au monde par un son monotone. C'était Sophia qui s'était trouvé dans ce siège, incapable de penser à autre chose sauf à sa culpabilité. C'était le début de la fin, c'était des années d'amitié qui commençaient à s'effriter pour ne laisser place qu'à des miettes. C'était le début d'un cauchemar.

C'était cinq ans auparavant.

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Amy DiNato n'arrivait plus à respirer correctement.

Son souffle était perturbé, rythmé par les battements chaotiques de son palpitant. Ses bras tremblaient, ses dents s'entrechoquaient, son corps entier était pris de convulsion. Elle n'arrivait pas à se calmer, elle n'arrivait même plus à aligner ses pensées.

Elle était bien trop perdue dans sa peine, sa douleur, sa peur, sa culpabilité, pour y arriver.

Assise à même le sol de terre battue, au bord du Potomac, elle laissait ses sentiments la submerger, ses souvenirs l'envahir pour mieux la frapper.

Elle se laissait aller comme elle ne l'avait pas fait depuis de longues années.

Les larmes laissaient des stries sur ses joues, les sanglots montaient le long de sa gorge pour lui échapper par intermittence, secouant ses épaules à chaque nouvelle plainte douloureuse.

Elle pleurait. Elle pleurait son passé, elle pleurait leur histoire, elle pleurait des amitiés. Elle pleurait une crainte qu'elle n'afficherait devant personne. Elle pleurait, sachant pertinemment que, de retour dans sa voiture, la Amy qui n'avait peur de rien et ne se laissait jamais émouvoir serait à nouveau là, présente pour prendre sa place.

Elle laissait ses émotions s'échapper le temps d'un instant, pour mieux contrer le cauchemar qu'elle avait vécu et qui revenait.

Un instant. Avant de redevenir la Amy DiNato qu'elle s'était construit.

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-Où est-elle ? Oh bon sang de bonsoir ! Il faut que je la vois ! MON AMOUR, MON PETIT SUCRE D'ORGE ! Laissez-moi passer !

Il jouait des coudes. Mais n'arrivait même pas à avancer d'un chouia, face à un peu trop de femmes en blouse blanche.

-Monsieur, elle est encore en surveillance, vous pourrez la voir demain, à partir de…

-ATTEND ! C'est pas l'acteur qui a joué dans Percy Jackson ?

-Quoi ? Non, c'est…

Un long silence comme Teddy avait appris à les connaître. Il fit un pas en arrière, un seul. Et grimaça en entendant le hurlement de fangirl de l'infirmière en chef:

-OH MON DIEU, C'EST LUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !

-JE VEUX LA VOIR ! S'insurgea Teddy, au désespoir, en évitant de justesse de se faire happer par l'infirmière, pendant qu'une autre lui tendait son badge, les yeux pétillants :

-Je peux avoir un autographe ?

Il secoua la tête avec vigueur. Et s'époumona, les mains levées vers le haut, désespéré :

-WASHINGTOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! OU EST-ELLE ? JE VEUX LA VOIR !

-Je peux savoir ce qu'il se passe ici ?

Les infirmières amourachées s'écartèrent avec regret du jeune homme paniqué qui essayait difficilement d'entrer dans le couloir amenant aux chambres d'hôpital. Le médecin qui les avait interrompus s'arrêta devant lui, le lorgnant sous ses épais sourcils, la tête semi-penchée.

-Vous êtes… ? S'enquit le médecin d'un ton professoral.

-Théodore Gelato. Je viens voir ma fianc… Ma compagne. Washington Jones.

Le médecin plongea ses mains dans ses poches avec flegme.

-Il est minuit, monsieur Gelato, les visites sont terminées.

Teddy ouvrit un immense regard suppliant.

-Mais je viens de rentrer, et j'ai appris qu'elle… Elle était blessée et… Il faut que je la vois !

-Revenez demain, souffla le médecin en lui tapotant l'épaule avec lenteur.

Théodore jeta un regard désespéré vers la porte. Et amorça un demi-tour, les épaules affaissées.

Les doubles portes s'ouvrirent à cet instant derrière lui.

Il l'entendit avant de la voir. Il sentit les petits bras de son aimée se jeter autour de lui, son cœur s'emballer en percevant son petit corps blottit contre lui.

Un sourire radieux illumina ses traits quand il se retourna à nouveau pour faire totalement face à sa moitié. Il déposa un baiser sur sa bouche, incapable de ne pas sourire. Et murmura, tout contre ses lèvres :

-Plus jamais ça. Ne m'abandonne plus. Épouse-moi, Washington.