Auteur : Madhatter Sekiryou ou Bel Uriel Disraeli.

Disclaimer : Les personnages suivant ne sont pas à moi !

Personnage : Roronoa Zoro

Résumé : Ces deux ans de séparation ont permis à chacun d'entre eux d'évoluer. Le temps est venu d'affronter le « présent ».

Titre : Voleur d'âme

Partie II : Le règne du Prince Noir.

Chapitre X : Un équipage pas dupe !

Robin se mordit la lèvre inférieure en retenant un gloussement, ses yeux pétillèrent. Sa circulation sanguine monta en flèche, son cœur pompa avec excitation le flux qui se répandit allègrement sur ses joues habituellement plus blafarde.

Elle pourrait toujours soumettre l'hypothèse à Nami, mais maintenant son doute était vraiment ténu. Elle avait trouvé la solution, ceci expliquait donc cela ! L'ivresse de la découverte lui coupa un peu le souffle, elle inspira profondément alors que ses lèvres s'étiraient encore plus.

Kami-sama ! Vite, elle devait se calmer et réfléchir. Qui d'autre savait pour le bretteur ? Et que pouvait-elle faire ? Son euphorie retomba net comme un soufflet… Elle écarquilla les yeux alors que la marche à suivre lui revenait à l'esprit.

C'est à ce moment que son regard tomba dans celui de leur capitaine. Ces derniers temps, Luffy se comportait de façon… Etrange ? Farfelue ? Bizarre ? Inattendu ?

Rien qui ne sorte de l'ordinaire, sauf que là oui ! Voir leur brun debout dans la bibliothèque à suivre du doigt le titre des différents ouvrages l'avait sidéré. Voyant l'archéologue s'agiter, il s'était finalement tourné vers elle.

- Ne le dit à personne, sinon il te tuera. Lâcha mortellement sérieux Luffy.

Bouche bée, elle continua de le fixer alors qu'il acquiesçait lentement.

- Dans d'horrible et atroce souffrance Robin… A personne. Jamais, même mort ! Asséna le brun en murmurant les mots.

Le livre échappa des mains de la femme.

- Tu… Elle avait à peine murmuré que Luffy porta les mains à ses oreilles.

Il secoua la tête. Ils se dévisagèrent, elle n'avait jamais vue une telle tension sur son visage, puis le brun sursauta.

- Mais bien sûr ! Law est caché dans l'atelier de Franky ! S'écria-t-il en quittant la pièce.

Les membres de l'équipage se tenaient fidèle au poste, c'est-à-dire que chaque place autour de la table était tenue par son propriétaire… Ou presque.

Trafalgar Law était bien trop fière de son statut pour avouer qu'il fureta du regard avant d'entrer, faisant passer son hésitation sur le pas de la porte, pour un simple soupir. Les yeux de Luffy brillaient avec une joie suffisamment coriace pour défier le soleil !

Non ! Hors de question qu'il s'installe à côté du brun. Mugiwara était bien loin de son état léthargique d'avant. Il avait été si dévasté suite à la mort de son aîné que Law se demandait sérieusement si le capitaine ne souffrait pas de dédoublement de la personnalité.

Il y avait une place double, à l'extrémité de la table. Le plus naturellement du monde le Chirurgien de la mort joignit son trône (refuge) et s'installa confortablement (en posant ostensiblement son katana).

Une petite moue de déception passa furtivement sur le visage de Luffy. Il ne manquait donc plus personne, enfin… L'entrée fut distribué, les onigiris au vinaigre attirèrent immédiatement l'attention de Law. Bon, pour rendre justice au cuisinier, Trafalgar devait admettre… Qu'il admirait le savoureux gout aigre doux du vinaigre balsamique.

Comme d'habitude, le dernier retardataire chronique arriva après les réjouissances. Zoro inspecta discrètement la pièce, grinçant intérieurement des dents. Encore dernier ! Ah tient ! Du nouveau ! Sa place était squattée de surcroit… Parce que oui, la place double était la sienne.

C'était une évidence ! Il n'était pas du genre à s'installer au nez et la barbe de… Enfin à la mini-jupe et au soutient gorge de la navigatrice ! A la place du cuisinier en somme, celle du larbin de ses dames. Puis, il était manifeste que Luffy avait fait l'effort incommensurable de conserver un tabouret de libre pour l'autre capitaine ! A la place, Trafalgar c'était officiellement retranché du côté du comptoir du bretteur. Place de choix pour boire impunément avec tranquillité.

Le Second de l'équipage retint son sourire, si seulement Law s'imaginait ce que Luffy mijotait pour son compte, il quitterait le navire à la nage. Se tenir à l'autre bout de la table était tout simplement insignifiant. Amusé au plus haut point, Zoro rejoignit la place jumelée.

Bah, oui, c'était une place double, donc pour deux personnes. Lui et ses katanas ! Il avait parfaitement comprit que leur nouvel allié se désistait de la présence de leur capitaine en se terrant à la vigie.

- On a les j'tons fillette ! Ricana le Second en lui adressant un sourire mesquin.

Trafalgar releva très lentement un sourcil, croyant à une hallucination auditive. Non seulement, il se collait à lui en s'asseyant juste à sa droite, mais en plus le bretteur poussait l'affront en l'insultant !

Fillette ? Il fallait être suicidaire pour imaginer une seconde mettre ce genre de sobriquet dans une phrase contenant : Trafalgar Law ! Sauf dans l'exemple démonstratif :

« Trafalgar Law fait trembler et pleurer ses victimes comme des fillettes ! »

Le sourire cruel de Zoro disparut comme une bulle de savon, son regard émeraude se porta immédiatement vers la gauche. Sanji venait de poser le dernier plat sur la table. Le bretteur se retint de porter la main à son hakama rouge.

Il savait que le masque était encore plaqué contre son flanc. Il avait parfaitement conscience que ses émotions ne pouvaient pas filtrer du côté de son sigisbée. Zoro ne doutait pas une seconde de pouvoir encaisser le fiel du blond. Pourtant…

Quelque chose n'allait pas. Il avait tellement l'habitude de ressentir la hargne de Sanji, le feu suffoquant et oppressant de sa rage, le mordant irritant de sa cruauté que le bretteur se sentait un peu fébrile. Il avait conscience que le couperet allait tomber sous peu.

Habituellement, Sanji crachait toujours une remarque cinglante sur le retard du bretteur. Quoique cette fois, il avait coupé la poire en deux et était arrivé peu après le début de l'entrée. Zoro chercha sur la table un quelque chose pour lui, n'importe quoi… Il observa du coin de l'œil le capitaine corsaire tenant ce qui ressemblait à un reste d'onigiri. Puis la réalité le frappa.

Leur invité avait mangé la seule chose que Zoro prenait en général ! Sanji faisait toujours une montagne de salade, de petite friture et de brochette. Ne s'attardant que sur deux à trois onigiris. Mais cela n'était pas gênant en soit, puisqu'il était le seul à en manger à ce stade du repas !

- Dis, Law si tu veux, je peux te donner l'une de mes brochettes, t'as mangé toute l'entrée de Zoro ! Lança Luffy à l'autre bout de la table.

Ce qui sonna à l'oreille des profanes par un :

« Zis, Law ! S't'veux, ze pebrrrrmmm… z'une d'mes brosseeette ! T'manger t'l'entrée d'Zormmm ! »

Law était définitivement un profane, en quelques secondes le Second de l'équipage le traitait de fillette et leur capitaine l'interpellait en mangeant la bouche ouverte tout en continuant de la remplir.

Beurk ! De quoi lui couper l'appétit. Il reposa le reste de onigiri et se jura de ne plus jamais regarder Monkey .D Luffy en train de parler et manger en simultané.

- Qu'est-ce tu fous, connard de marimo ?! Siffla Sanji en tenant un couvert en équilibre.

Zoro était resté la main suspendu au dessus des plats. Il y avait très peu de déception et beaucoup de surprise sur ses traits. Il allait manger, mais… Dédaigneusement il renifla et fusilla le blond. Il en était quitte pour une gêne cuisante, alors qu'il réalisait qu'il avait vraiment voulut manger ses onogiris.

- Dépêches-toi de te servir mollusque verdâtre !

Et bien, Sanji innovait !

- J'veux pas d'ta putain de salade dégelasse ! Eructa le bretteur avec force.

Sanji posa un peu trop fort son couvert.

- Quoi, c'est une question d'éthique, t'es contre le cannibalisme peut-être ?! Et ma salade est délicieuse, face de trou d'balle ! Jura le blond.

Ussop s'étouffa Franky ricana doucement. Tient ! Généralement Sanji échangeait quelques pic avant de choisir un tel vocabulaire fleuri !

- Tu te sers comme tout le monde. Et si ma cuisine te plaît pas, t'a qu'à dégager ! Rajouta-t-il en montant le ton.

Zoro eut un mouvement d'agacement.

- J'boufferais pas d'salade !

- Hoy, marimo ! Si tu peux pas te nourrir de façon civilisé tire toi de ma cuisine.

- Tu sais où tu peux te les carré tes feuilles de laitues ?! Siffla Zoro en montant la voix.

Nami tapa violemment du poing sur la table. Une grimace de colère passa sur le visage du blond.

- On va faire simple, si rien ne te plaît sur cette fichu table, libre à toi d'aller te nourrir d'eau de mer comme le font tes confrères, connard à tête d'algue !

La rousse posa un regard outré sur le blond, et elle allait sans doute le frapper… Lorsque Zoro se leva, le silence tomba quelque peu. Le bruit de ses pas résonna, et la porte claqua derrière lui. Le bretteur avait quitté la table ? Comme ça ?

Sanji fixa hargneusement la porte, puis il attrapa ses couverts.

- Je m'excuse mille fois d'avoir agressé vos chastes oreilles, mes douces tourterelles, cela ne se reproduira plus. Soupira-t-il d'un ton faussement tremblant.

Il tourna son attention vers la rousse qui se pinça l'arrête du nez.

- Zoro et toi êtes vraiment… Cracha-t-elle d'un ton désagréable.

Mais le blond avait déjà arrêté de l'écouter.

Sanji jeta un coup d'œil faussement indifférent au renne. Le repas c'était fini dans un calme relatif et il enrageait silencieusement en faisant la vaisselle.

Identique ! Siffla avec hargne sa conscience.

Quoi ? Les couverts sonnèrent dans l'eau savonneuse. Non, il n'était pas en train de divaguer encore, c'était la pure réalité. Le Chirurgien de la mort avait « exactement » les mêmes gouts que le bretteur !

Sauf l'alcool… Ajouta sa raison.

Encore heureux qu'il n'y ait pas un deuxième ivrogne ! Alors quoi ? Il n'allait pas lui apporter un caffe latte pour s'assurer que Trafalgar Law n'ait pas les traits caractéristiques d'un chat de gouttière !

Qualifier sa salade de dégelasse, sans même prendre la peine d'y gouter de surcroit !


La jeune femme se dirigea d'un pas presque guilleret vers l'arrière du navire. L'air frais porté par les courants marins lui gonfla les poumons de soulagement. Parfait ! Le bruit de ses talons résonna doucement comme un fond sonore.

Nami n'avait pas cherché à retenir la brune, se disant qu'elle irait la rejoindre dans la bibliothèque après. Mais pour l'instant, elle voulait juste poser les yeux sur son trésor. Une silhouette bien reconnaissable se dessina, et c'est sans ralentir qu'elle se dirigea droit vers elle.

Zoro était appuyé contre l'arbre « sacré », la tête inclinée sur le côté il observait l'horizon sous le couvert de ses cils. Son œil visible était un peu caché par sa paupière et quelqu'un ne le connaissant pas croirait qu'il dormait.

Il entendit la femme arriver bien avant qu'elle ne songe à lever les yeux sur lui. Poids plume, démarche serrée, vivacité dans le déhanché. Le bretteur pouvait imaginer ses jambes fuselées se frotter en se croisant dans sa marche… C'était la rousse.

Il n'y avait que Nami qui martelait le sol de cette façon en s'avançant. Robin avait des pas plus distants, lents et attentifs… Toujours sur le qui vif, comme si elle se tenait toujours prête à partir en sens inverse pour mieux fuir.

La navigatrice l'observa dans sa globalité, si elle ne le connaissait pas… Peut-être qu'elle aurait eut de l'intérêt pour lui. Mais toute son âme était glacée de colère et lucidité à son sujet.

Le souvenir trop palpable du péril dans lequel lui et toute la gente masculine du navire aimait se jeter, la maintenait dans une conscience aiguë. Plutôt mourir que d'aimer un homme pareil.

Zoro ne pouvait pas changer ce qu'il était… C'est-à-dire un bretteur dont l'unique vocation était de devenir le meilleur. Et rien, ni personne ne pourrait le dévier de cette tâche. Il avait déjà fait le choix de tout sacrifier, même ce qu'il n'avait pas. L'amour.

Nami ne pouvait pas l'imaginer faisant de grande déclaration grandiloquente comme le blond. Elle n'arrivait même pas à songer qu'il puisse faire preuve de délicatesse. Le bretteur était brut, puissant… Du genre à briser par inadvertance ce qu'il tenait. Comme homme de main, il était la perfection incarné. Il l'avait toujours énervé sans qu'elle ne sache vraiment le pourquoi.

Et depuis qu'il s'étaient tous retrouvés, elle ressentait avec plus de force cette aversion. Il était là, avec eux, parce qu'il devait l'être. Mais si son regard pouvait dévier et ne jamais se poser sur lui… Nami se sentirait soulagé.

La rousse retint un soupir, son attention se posant sur la mandarine au sol, dans l'herbe. Les branches fières portaient leurs fruits. Mais celle-ci avait jugé bon de ne pas attendre la cueillette. Silencieusement et gracieusement la trésorière la ramassa, ne pouvant se retenir de sentir le parfum fruité.

Tout en regardant avec plaisir sa mandarine, une petite voix de son esprit lui rappela la présence du bretteur. Ah, oui ! C'était l'énigme du navire. Découvrir avec qui cet imbécile c'était « lié ». En lui jetant ce petit coup d'œil, Nami songea qu'elle n'avait pas si envie que cela de le découvrir. Après tout, le plus important était qu'il ne pouvait plus quitter l'équipage, non ?

Le dos droit, elle éplucha le fruit, jetant pensivement la peau par-dessus la rambarde.

- Je me suis toujours demandé si les algues se nourrissaient d'autre chose que d'eau salée… Lâcha-t-elle d'une voix claire.

Cette phrase n'était pas une interrogation. Zoro ouvrit sa paupière faussement close, la dévisageant. Qu'est-ce qui pouvait bien se passer dans l'esprit déranger de cette femme ?

Parce que cela ne faisait pas un pli pour le bretteur, la rousse était une folle hystérique. Elle prit un quartier juteux, qu'elle porta à sa bouche. Le jus explosa sur son palais et un soupir de plaisir monta.

La bouche pleine, elle fit un quart de tour vers lui, et lui jeta le reste de la mandarine qui coula sur son kimono. Il pesta un peu en l'écartant.

- Qu'est-ce tu fiches ?! Grinça-t-il.

Son timbre de voix était coincé entre l'agacement et la colère.

- De quoi tu te plains, c'est l'une des meilleur mandarine du monde ! Et toi tu la laisse pourrir dans l'herbe à tes pieds ?! Siffla Nami en se retournant pour regarder de nouveau l'océan.

-Sauf si Sanji a raison et que tu vives en buvant de l'eau de mer… Elle ne put retenir un ricanement mesquin.

Sa remarque tomba à l'eau, alors qu'elle pensait au fait que le bretteur avait quitté la table.

- J'veux pas de ta compassion… Grogna Zoro incertain du bon mot.

Nami s'agaça et se tourna vers lui, énervée et tendue.

- Arrête de dire des bêtises plus grosses que toi, la compassion c'est un truc que j'éprouve que pour les gens bien !

La rousse réalisa momentanément qu'elle venait de sous-entendre qu'il n'en faisait pas partie. Un sourire torve tiraillait les lèvres de son vis-à-vis. Zoro mordit dans la mandarine en secouant la tête. Le jus coula sur son menton et il se gratta l'oreille avec son autre main.

Voilà ce qui le gênait… La navigatrice venait de faire remonter un souvenir fugace. Tout à coup, il avait cru revoir Peronel.

- T'es gonflé de me parler comme ça ! Quand on sait tout ce que tu me dois ! Rajouta la furie.

Une grimace passa sur le visage de Zoro… Aucun doute, elles étaient identiques. Tout ce qui venait de ses deux femmes avait un arrière gout amer.

- J'ai pas touché à tes mandarines, on peut savoir pourquoi tu m'engueules ?! Lâcha-t-il tendu à son tour.

Les mots manquèrent à la jeune femme, elle grinça des dents.

- Tu peux pas imaginer ce que ça me coute de devoir te supporter ! Cracha-t-elle sans pouvoir se contenir.

Le bretteur avait atteint son quota, d'un mouvement souple et félin il se releva.

- Quoi encore, qu'est-ce que j'ai encore put faire, je t'ai rien d'mander ! Rétorqua Zoro sur le même ton venimeux.

La rousse ne savait pas très bien pourquoi la rage lui rongeait le sang, mais voir le bretteur avec cet air nonchalant et presque outré était intolérable.

- J'EN AIS MARRE DE ME SENTIR COMME UNE MERDE A CAUSE DE TOI ! Hurla Nami sans prévenir.

Le Second de l'équipage tressaillit et recula même d'un pas, légèrement livide. Son œil s'écarquilla.

- De quoi tu parles Nami ? Souffla-t-il d'une voix éteinte.

Robin l'aurait sans doute giflée pour son manque de jugeote. Zoro avait l'air réellement surprit et touché. Tient ! C'était la meilleure! Celle-là !

- A chaque fois… Systématiquement, tout le temps ! Cracha-t-elle en serrant les dents.

Elle tapa du pied, ses mèches rousses s'agitèrent.

- Mais regarde-toi bon sang ! A errer comme une saloperie d'âme en peine ! Hein, comme si j'allais perdre mon temps à te plaindre ! Monsieur je-souffre-en-silence-pour-le-reste-de l'univers ! Rugit-elle en le pointant du doigt.

Ussop ralentit le pas, se figeant alors qu'il surprenait l'altercation.

- Alors maintenant je vais être claire ! Tu te coupe un bras s'il le faut, mais fais en sorte que… Que ton putain de sang démoniaque me foute la paix ! Nami hésita en serrant le poing.

Zoro sembla prendre une gifle.

- Et puis merde ! T'es pas sensé être comblé et heureux, alors démerdes-toi ! Trouve une solution Zoro ! Arrête de faire comme si tu étais seul ! Parce que si c'est pour me pourrir le reste de ma vie, je préfère te jeter dès maintenant par-dessus-bord !

Bien ! Nami se sentait en terrain familier, engueuler c'était bien plus dans ses cordes. Elle avait le palais sec et les joues en feux.

- On y est ! Tu vois dans quel état tu me mets ! S'exclama-t-elle.

La trésorière soupira, secoua lentement la tête. Tout à coup, il ne savait plus quoi dire ou faire. L'horreur le submergea avec force, la terreur lui glaça le sang. C'était le début de la fin, combien de fois c'était-il réveillé haletant, l'esprit brouillé par un cauchemar de ce type. Il c'était juré de ne jamais faire souffrir ceux qui l'entouraient !

Le bretteur devait partir…

Nami se sentait à peine soulagée, mais elle renouait avec elle-même. Et puis… Il y avait le canonnier. Dès qu'elle en aurait finit avec Zoro, la rousse se promit de passer un peu de temps avec Ussop. Et ensuite, elle demandera à Robin de lui faire un câlin, parce qu'elle était épuisée par l'angoisse qui l'étouffait.

- Zoro ! Grinça-t-elle. Surprise quelque peu par l'hystérie qui lui brûlait encore la gorge.

- J'ai compris ! Rugit-il.

Il porta la main à son visage, celle-ci tremblant étrangement. La trésorière sentit la pression tordre un peu plus son estomac.

- Oh non, tu ne comprends pas, tu ne peux vraiment pas comprendre sombre idiot !

- Tu me détestes, c'est bon ! J'ai compris !

Les mots avaient un poids suffoquant sur ses épaules, et Nami se figea de surprise. Stupéfaite par la vibration de souffrance qui perça dans la plaidoirie du bretteur. Elle le vit faire les premiers gestes pour s'éloigner.

Oh non ! Elle n'allait pas le laisser filer ainsi, pas maintenant, surtout pas lorsque ses intestins se liquéfiaient de cette façon. La jeune femme se rua sur lui, se plantant devant lui en levant les bras écartés comme pour le barrer.

- Non bordel ! Jura-t-elle.

Elle se sentait ridicule et pitoyable, elle se pointa du doigt et inspira avant de débiter lentement:

- Moi vouloir… Que toi ! Poursuivit-elle en le désignant, respirant profondément pour se calmer.

Les mots pesaient sur sa langue, et la navigatrice se rendit compte qu'elle ne supportait tout simplement pas l'idée qu'il souffre.

- Nous sommes nakamas Zoro. Souffla-t-elle dépitée.

Sa main retomba et elle lui parla en baissant la voix.

- Je ne peux pas faire comme si je ne voyais pas… Tu n'es pas tout seul, tes tourments me tapent sur le système. J't'ais pas laissé tomber face à cette gamine pré pubère, et aujourd'hui j'vais pas fermer les yeux non plus. Si je voulais que tu sautes à la flotte, j't'aurai déjà poussé depuis longtemps ! Je n'aime pas ce que tu es… Tu vois bien que tu me rends quasiment dingue ! Mais je sais qui tu es, alors… Dépêches-toi d'arranger les choses, que je puisse te soutirer tout ce que tu me dois !

Nami n'était pas certaine de son discours, qui devenait de plus en plus guimauve au fur et à mesure que les termes quittaient ses lèvres.

- Je n'ai jamais voulut vous faire du mal, ni à toi, ni aux autres… Murmura-t-il très lentement.

Elle perçut le regret qui découla de Zoro, hébétée elle baissa les bras qu'elle gardait levés.

- Alors dépêches-toi d'être heureux que je cesse d'être malheureuse !

Le bretteur porta inconsciemment la main vers le masque, la gorge prise.

- Je suis désolé Nami, je ne pensais pas…

Une chaire de poule recouvrit les bras de la trésorière, horrifié de le voir s'incliner ainsi.

- Oh ça va deux minutes, t'es exactement comme Luffy ! T'es pas fait pour réfléchir imbécile, passe à l'action ! Et puis, on fera comme d'habitude, on improvisera pour sauver tout le monde ! On change pas une équipe de con… Marmonna-t-elle sur la fin.

Puis son attention revint à Ussop.

- N'est-ce pas ! On se chargera du reste tu peux compter sur nous ! Relança la rousse.

Perdu et gêné, Ussop acquiesça vivement. Ce n'était pas tous les jours qu'il assistait à pareil chose, la navigatrice en train d'encourager Zoro. Quoiqu'au début, ils semblaient être en train de se prendre la tête.

Vite ! Elle n'allait pas rester une minute de plus.

- Ussop ! Tu tombes bien, je me demandais si tu avais quelques instant à m'accorder, c'est pour un réglage de mon arme, tu sais ! Le Thousand Tempo à tendance à se décharger si je… Tout en parlant, elle agrippa l'avant bras du métis et s'éloigna sans attendre.

Zoro tourna lentement son attention vers la mer, d'un pas vacillant il se dirigea vers la rambarde et s'y appuya lourdement. Sanji avait réussi à lui faire ôter cette barrière qu'il avait dressée entre eux, il se fustigea en serrant les dents.

Comment avait-il put omettre le reste de l'équipage ?


And that's all?

Lorsque l'équipage se mêle de ce qui ne le regarde pas! Nami va mettre le feu au poudre! Alors que notre nouvel allié Trafalgar Law découvre la face caché des Mugiwaras! Qui succombera la premier?

Chapitre XI: Mise en quarantaine?

"- Que puis-je faire pour te servir ma déesse ? Lança le cuisinier en levant la tête.

Revenant à lui-même à l'évocation de son prénom. La rousse souffla.

- T'arrive-t-il de faire semblant de m'écouter ?! Grinça-t-elle de mauvaise humeur.

- Mais je bois vos paroles ! S'exclama le blond.

- Alors c'est que ta tête est pleine de vent ! Siffla la navigatrice en le dévisageant."