Auteur : Madhatter Sekiryou ou Bel Uriel Disraeli.

Disclaimer : Les personnages suivant ne sont pas à moi !

Personnage : Roronoa Zoro

Résumé : Ces deux ans de séparation ont permis à chacun d'entre eux d'évoluer. Le temps est venu d'affronter le « présent ».

Note : Âme sensible s'abstenir ! J'ai voulut rajouter du loufoque dans mes chapitres… Et parfois, c'est du trash !

Note: Pauvre Law... -_-...

Titre : Voleur d'âme

Partie II : Le règne du Prince Noir.

Chapitre XII : Tout est sous contrôle, ou presque!

Il plissa les paupières alors que son regard perçant scrutait les bouts de l'horizon. Ce soir, il avait eut toutes les difficultés du monde à convaincre Brook de sortir du tonneau dans lequel il s'était réfugié. Usop se frotta la nuque, et fit craquer ses articulations alors qu'il soupirait.

Le canonnier n'avait rien vue venir, il ne comprenait même pas l'ordre stupide qui venait d'être donné. Mais ce qui l'intriguait encore plus était les réactions de la rousse. Celle-ci était non-loin et s'acquittait de la tâche ingrate d'arroser ses mandariniers. Ce qu'elle déléguait habituellement au blond.

- Nami… Souffla-t-il.

La rousse leva la main, coupant la parole.

- Tu as conscience qu'il y a de grande chance que tout se termine en dispute si tu m'adresse la parole… Je tenais simplement à te le rappeler. Lâcha-t-elle.

La navigatrice se sentait comme sur un feu ardent, elle n'osait pas descendre à l'aquarium. Robin allait sans doute se montrer froide, et c'est à des moments pareils qu'elle se rendait compte qu'elle avait besoin du soutien de l'archéologue. La brune lui manquait, sa douceur et sa sagesse, la façon qu'elle avait de l'apaiser par sa confiance et son assurance.

Nerveusement, elle se pinça l'arête du nez. La jeune femme sursauta lorsque le métis lui attrapa la main tenant l'arrosoir.

- Il est vide. Annonça Usop. Et puis, tu n'arrose jamais tes mandarines à cette heure.

- Qu'est-ce que ça peut te foutre à quelle heure j'arrose mes arbres ?! Cracha-t-elle en tenant fermement.

Le métis fronça les sourcils, mais ne lâcha pas. Un petit reniflement monta du fond de sa gorge. Mais un micro sourire releva le coin de sa lèvre.

- Tu es d'une humeur de chien, c'est vrai… Mais j'ai déjà vue pire. Ajouta-t-il pensivement comme s'il diagnostiquait le mal.

- C'est Zoro… Commença-t-elle avec un regain de hargne.

- Zoro n'est pas là Nami ! Il ne traine même pas sur le pont, après le speech que tu lui as fait… Non après le spectacle qu'on lui a donné au diner, je ne sais même plus s'il nous considère encore comme ses amis. Lâcha-t-il avec un gout amer dans la bouche.

Usop relâcha un peu sa prise, soupirant profondément.

- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, si chacun reste dans son coin nous allons souffrir de cette situation…

Une lueur douloureusepassa dans les prunelles du métis qui plongea son regard dans celui de la trésorière.

- Nous avons attendu deux ans pour être réuni, et maintenant que nous sommes de nouveau sur le Sunny… C'est comme si nous étions encore au quatre coin de Grand-Line. Nami ! Putain, sur ce coup là, nous sommes tous de sacré imbécile fini !

De vive couleur gagnèrent brutalement le visage de la jeune femme.

- Je n'ai pas envie de m'enfermer dans ma chambre, ou encore d'éviter tous mes nakamas.

L'arrosoir échappa à la rousse, Usop retint son réflexe de reculer.

- Tu as raison Usop… Je sais que tu as raison, mais…

- Mais quoi ? Relança-t-il après le silence qui tomba.

La rousse sentit le poids quitter ses épaules, et sans que le métis ne sache pourquoi la jeune femme lui passa les bras autour du cou. La poitrine généreuse s'appuya contre son torse et la surprise passée, la chaleur gagna le visage du tireur d'élite.

- Tu m'as vraiment manqué… Murmura-t-elle.

Usop stupéfait continuait de tenir l'arrosoir de sa main gauche.

- Heu…Mouais, bah, toi aussi… Tenta-t-il avec embarra.

Nami relâcha sa prise, le visage bien plus détendu.

- Il faut que nous trouvions un moyen d'arranger les choses ! Fit-elle avec conviction.

- De quoi tu parles ? S'inquiéta aussitôt le tireur.

- De Zoro ! Lâcha-t-elle comme si c'était une évidence.

- Quoi Zoro ? Tu vas pas t'y remettre ! Laisse-le tranquille ! Tu as entendu Chopper comme moi, il ne faut pas…

- Nous ne pouvons pas le laisser affronter cela tout seul !

- Je ne sais même pas de quoi tu parles, pour une fois Nami et si on évitait le pire ?

- Réunion dans la bibliothèque ! Lâcha-t-elle avant de partir en trombe.

- NAMI ! Cria-t-il.

Il se frappa le front et jura.

- Et puis, je croyais que tu ne voulais pas qu'on se retrouve tous ensemble ?! Lança-t-il en la poursuivant.

Trafalgar Law serra les dents, la chute avait été surprenante et douloureuse. Il se figea et tenta de calmer les battements effrénés de son cœur. Le capitaine tenta de comprendre ce qui se passait. Après le repas, tout simplement incompréhensible de son point vu, il avait de nouveau esquivé Mugiwara.

Son sous-marin lui manquait cruellement à ce moment précis. Et il avait donc décidé de rejoindre l'infirmerie par un détour. En fond de calle, il existait un dédalle de couloir qui traversait de fond en comble tout le navire. Il avait été surprit de tomber dessus ! Tout ce système d'évacuation et de circulation lui avait rappelé son propre navire. Des soupapes, et des tuyaux longeaient le plafond.

Bon, à vrai dire il avait découvert cette face caché… Après avoir quitter la chambre du musicien. Le Chirurgien se doutait que Mugiwara ne devait pas avoir connaissance de ce dédale. Et une fois qu'il aura repéré où conduit chaque couloir, il serait désormais maître dans l'art d'aller et venir.

Sauf que…

Flash… Flash… Flash ! Le bruit arriva à ses oreilles, qu'est-ce que c'était ? Une voix perçait par-dessus le son non identifiable… Ou pas ?

C'était des gémissements qu'il percevait, non ?

- Aaaaouanh ! Aaaaaouant ! Yeeeeeeeeey !

Son regard avait été attiré par une étrange… Marque sur un mur lisse. Une toute petite poignée, au milieu d'un grand cercle bleu. Était-ce un système d'alarme ? Il n'avait pas commis la stupidité d'appuyer dessus ! Jamais ! Non, il l'avait juste longuement observé, imaginant des réponses possibles. Et sachant qu'il n'aurait pas la réponse, ou du moins que l'information pourrait lui servir dans d'autre circonstance, il passa son chemin.

Bon, oui, son doigt avait peut-être effleuré le bouton… Mais à peine ! Alors pourquoi cette saloperie de trappe c'était-elle ouverte ?! Et il était tombé dedans comme le premier des idiots !

Flash, flash, flash…Flash… Flash…Flash !

- Ooooooh Yeeaaaaaaaaah ! Aaaaaoun !

La douleur de sa jambe passa en second plan, la sueur se mis à couler de ses tempes. Cette voix lui donnait la nausée. Qui que ce soit, cette personne s'amusait… non, prenait un pied magistral !

Il avança doucement jusqu'à la porte entre ouverte, et son œil fut frappé par la lumière. Immédiatement, son attention fut attirée par la décoration. Sur tous les murs, partout, jusqu'au plafond…

- Ooooooh Ooooooh Ooooooh ! Yeeaaaaaaaaah ! L'exclamation le fit suffoquer.

Et le fait que le mur soit tapissé de petite culotte et de slip passa en second plan. Son regard se dirigea vers la source.

Un drap blanc était tendu dans un coin de la pièce et servait de fond… Les projecteurs inondaient d'une blancheur pure l'espace.

- Suuuuuuuuuuuuper ! Lança Franky d'une voix rauque.

Ses cheveux bleu étaient trempés à cause de l'effort fournis, et retombaient sensuellement sur ses tempes. Il ne s'imaginait même pas qu'ils puissent être aussi long, le cuir enlaçait le moindre de ses muscles qui n'étaient pas enfermé dans une armure de métal. La veste noire et moulante embrassait son torse, et le slip assortit serrait si entièrement ses parties qu'on avait l'impression qu'il allait craquer.

L'ingénieur naval se balançait avec des mouvements furieux de hanche, à droite, à gauche, d'avant en arrière. Il transpirait l'indécence ! Ses immenses mains tiraillaient le bord du cuir.

- Ooooooh Ooooooh Ooooooh ! Yeeaaaaaaaaah !

Et le pire se produisit ! Franky fit un demi-tour … Et Law réalisa que ce n'était pas un slip, mais un string. La lanière tranchait sur sa peau blanche, alors que la vulgarité de ses coups de reins ne laissait aucun doute ! Alors que l'appareil photo continuait de le bombarder de flash !

Law recula très vite, il porta la main à son œil et le frotta vivement. A l'instant, le bleuté venait de tirailler la ficelle et faisait mine de l'enlever ! Il fut prit d'une violente nausée et d'un mouvement de jambe impulsif il rua en serrant les dents. Son pied heurta le battant et la porte s'ouvrit.

Lorsque Law releva la tête, la ficelle pendait dans la main droite de Franky, et le bleuté faisait sa danse de la victoire. Il ferma les yeux, et tira son bonnet, il attrapa le battant de la porte et referma violemment celle-ci.

Franky écarquilla les yeux… Et le rouge lui monta au visage.

Sanji n'avait plus une seule cigarette dans son paquet. C'était le troisième qu'il finissait et il dû se rendre à l'évidence… Il fallait qu'il arrête sinon il ne tiendrait pas jusqu'à la prochaine île. Le Thousand Sunny Go était vide de vie, pas une seule âme charitable ne trainait sur le pont ou la pelouse. Peu importe où son regard se posait, le silence et l'immobilité régnait en maître. Pas de capitaine en vue, pourtant c'était vers cette heure ci que le brun aimait pêcher. Il manquait le petit groupe formé d'Usop, Chopper et Brook, ils se chamaillaient sur les histoires fantastiques et loufoques que pouvaient pondre le menteur.

Et puis… Pas de Marimo, avec ce tas d'altère défiant l'entendement et la logique. Cette pile de poids qu'il levait avec la régularité d'un métronome, la morgue insultante d'un prince, la stabilité rigide du granit. C'est vrai qu'il avait l'air d'un sacré monstre lorsqu'il s'y mettait. Bref, il n'y avait rien, enfin personne. Un navire fantôme.

Le blond finit d'écraser son mégot sous son talon. Il y avait comme un arrière gout de fin, une sensation de flottement dans l'air. Le cuisinier entra dans son domaine avec la ferme intention de secouer ce manteau pesant. Après tout, il n'y avait rien en ce bas monde qu'un festin ne puisse ébranler et remettre en place. Sanji allait faire ce qu'il faisait le mieux, c'est-à-dire cuisiner, et le reste de l'équipage redeviendrait comme avant.

Et en effet : Les membres de l'équipage qui avaient reçut pour ordre de se tenir en quarantaine arrivèrent en band serré. Après tout, c'était couru d'avance ! On pouvait être certain que chacun agirait comme il le voulait et le sentait.

Robin avait un sourire resplendissant, alors que Nami continuait d'argumenter à bâton rompu avec le canonnier. Luffy expliquait à Chopper le bienfait et la nécessité des fêtes, Brook semblait comploter avec Franky. Quelques pas en retrait… Trafalgar Law fermait la marche.

La porte de la cuisine franchit, Luffy laissa éclater sa joie.

- T'es vraiment génial Sanji ! T'as fait un super buffet ! Y'a même du crabe !

Le brun prenait déjà place, et tous l'imitèrent. Law s'octroya définitivement la place du bretteur… Qui brilla par son absence. Et d'une certaine façon, Sanji se sentit soulager.

« Au placard le légume ! »

Il ne voulait pas que le bretteur vienne gâcher l'ambiance, le reste de l'équipage ressentit parfaitement le changement d'humeur du blond. Il était bien plus détendu et ouvert, ses sourires plus fréquent et vrai. Et chose qui ne s'était pas produit depuis qu'ils avaient quitté Punk Hazard, ils restèrent veiller après ! Le violon de Brook offrait un concerto exclusif et unique, les blagues d'Usop faisaient rire à gorge déployé l'assistance.

Alors… Sanji se décida à faire preuve de bonté d'âme. Sur un petit plateau, il entassa une diversité d'onigiri qu'il avait fait en quantité. Parce que c'était l'une des choses les plus simple à faire et qui lui demandait le moins de travail. Les tranches de poissons vinrent côtoyer le plat.

Et le blond se dit que le marimo avait une chance de cocu, puisqu'il restait une seule petite bouteille de saké à la table. Il l'attrapa et la rangea en équilibre, tout le monde avait l'air si heureux et tranquille qu'il ne remarqua même pas les regards en coin de Robin.

Silencieusement, il se dirigea vers la porte. Après tout, c'était son devoir de nourrir les membres de l'équipage. Le légume devrait se sentir honorer de cette attention ! Sanji savait parfaitement où était le bretteur, et le silence de la nuit entamé avala le bruit de ses pas.

Lorsque la porte claqua doucement, Luffy prit la peine de rire encore quelques minutes. Puis il se tût brutalement et souffla.

- Ouf… Tout est sous contrôle ! Lâcha le capitaine.

Les Mugiwaras observèrent un instant leur capitaine. Nami en avait oublié la stupidité du brun, mais fut vite rappeler à l'ordre.

- Ne sois pas bête, nous n'avons rien fait qui…

- Justement, se serait bien de continuer à ne rien faire si tu veux mon avis ! Coupa Usop.

- Cook-san avait l'air de bien bonne humeur ce soir… Fit remarquer la brune en gloussant.

- Il va sans doute se rabibocher avec Zoro alors ! S'exclama Chopper avec espoir.

- Bande de malade… Marmonna une voix qu'aucun d'eux ne perçut.

- Nous devons impérativement continuer sur cette voie ! Asséna Luffy sérieux.

Usop releva un sourcil, à la fois surprit et agacé.

- D'où il connait un mot aussi compliqué ? Murmura-t-il.

- Se rabibocher ? Pourquoi, ils étaient suuuuuuuuuper fâchés ? S'enquit Franky en trainant la voix.

Un frisson désagréable traversa Law qui tenta de rester neutre. Survivrait-il ?

Le blond s'imagina défoncer la porte avec son talon et lui jeter joyeusement le contenu du plateau. Et cela le fit sourire parce que l'idée était affriolante… A la place, il marqua juste un arrêt devant la porte.

Sa main rechercha son paquet de cigarette, et un soupir de désillusion monta de sa gorge alors qu'il réalisait qu'il n'en avait plus. Agacé de cette micro déception, il poussa la porte violemment, et tant pis pour la caboche du malheureux qui se tiendrait derrière !

Mais de malheureux il n'y en avait point, enfin c'est-à-dire de victime ! Non, seul le silence l'accueillit... Le silence et l'obscurité.

« Maître Silence sur son zénith perché

Tenait l'Attention en otage.

Sœur Obscurité par ses soins invités,

Couvrait tout, d'un sombre nuage. »

Bon, il en était quitte pour un instant de surprise. Le silence ne l'étonnait guère, après tout… Le bretteur n'allait pas se tenir une discussion avec lui-même ! Mais l'absence de tout éclairage à cette heure avancé. Même pas une petite lampe dans le coin ! Il fichait quoi la tête de cactus ?

Puis l'évidence le frappa de plein fouet. Que pouvait faire l'animal dans son élément ? Si ce n'est dormir ?! Il n'avait pas songé un instant que le bretteur puisse se reposer.

Le Second de l'équipage se redressa brutalement, une douleur sourde et bourdonnante vibra dans son épaule gauche alors qu'il cherchait son souffle. Sa main agrippait la garde immaculée de son katana.

« - Zoro… Murmurait-elle.

- Oka-san ?

Le regard se posa sur lui, elle battit lentement des paupières comme pour chasser un voile. Son regard s'obscurcit, ses traits se durcirent.

- Tu es encore partit sans moi… geignit-elle.

Les tremblements secouèrent les épaules tendus de la femme.

- Sois maudit ! Toi et les tiens ! Sois maudit !

La chaleur monta très vite dans la pièce, le petit garçon resta tétanisé alors que les flammes bleues entouraient le corps.

- Roronoa Zoro ! Il y eu une véritable explosion de flamme. »

Ce n'était qu'un souvenir qui était revenu le hanté sous forme de cauchemar. La souffrance fit se crisper ses muscles, son dos vouté il fixait l'étoffe de son kimono sans le voir. L'enfer semblait vouloir se déchaîner dans sa tête et sous sa paupière.

D'un geste tremblant, il arracha le masque qui reposait sur son visage, et l'air froid de la vigie accueillit sa plainte. La sueur coulait sur ses vêtements comme à chaque fois qu'il jugulait ses flammes grâce à l'ornement.

- Je t'ai déjà dis de pas mettre cette merde sur ta face de con ! Siffla une voix inattendue.

Le bretteur se tourna vers le blond, celui-ci avait à peine allumé la lampe à sa droite que le Zoro avait émergé. Le cuisinier posa brutalement le plateau qui heurta la table.

- Je te préviens, si j'ai mal à cause de toi, je te… Commença Sanji avec hargne.

Mais il se figea et observa les flammes bleues qui dansaient autour de la main de Zoro. Le bretteur eut un réflexe stupide… Il passa la main dans son dos pour le soustraire à la vue du blond.

- On peut savoir pourquoi tu flambe comme une torche ?

Il ne devait pas se laisser désarçonner par le cuisinier, Zoro opta pour la moquerie.

- Moi aussi je suis content de te voir… Lâcha-t-il d'une voix brisée.

- J'vais t'tuer. Rétorqua froidement Sanji.

- Je sais… Ne put s'empêcher de soupirer le bretteur.

- Alors c'est ça le trip' ? Tu t'es « lié » à moi pour que je te crève et on s'arrête là ? Tu sais quoi, t'es vraiment qu'un… L'insulte qui allait suivre mourut, alors que le blond reculait un peu.

- Hoy, juste pour savoir… Tes fringues s'enflamment aussi ?

Zoro sursauta et se releva maladroitement, trébuchant sur la banquette. Le blond regarda les flammèches jaunes gagner du terrain, alors que le bretteur roulait sur le dos. L'incendie gagna brutalement en intensité sur l'avant du kimono que Zoro tapait dans la panique.

Le cuisinier finit par attraper une couverture coincée entre deux coussins, et avec une pointe d'excitation, de crainte et d'euphorie il jugula la catastrophe. Le bretteur était essoufflé, et gardait ses deux mains hors de portée de ses vêtements.

Sanji inspira profondément… Et sans qu'il ne puisse se contrôler, l'éclat de rire le secoua violemment.

- Bordel, je… T'as… Tu… T'es con ! Mais… T'es con ! Vraiment, tu… En fait, t'as pas besoin de moi pour crever…

Zoro se sentait vexé, le rouge lui brûlait les joues. Il tenta de se redresser.

- Mets pas les mains sur la banquette, tu vas p't'être la carboniser, idiot ! Rigola le fumeur.

- Ça va, fiche moi la paix ! Cracha le bretteur en relevant les mains tout de même.

Bon, Zoro n'avait pas tout sous contrôle et sa peur actuelle l'obligeait à chercher une issue proche.

- Comment ça s'arrête ton truc ? S'enquit en ricanant le blond.

- J'en sais rien ok ! Tu… Alors, ouais bouge juste pas.

Le regard qu'il jeta au masque calma d'un degré l'amusement du blond. Et lorsqu'il esquiva un geste dans sa direction le cuisinier avait quasiment perdu son sourire.

Le bretteur ne saurait pas vraiment dire ce qui était le pire à ce moment précis. Le fait de se réveiller avec cette sensation de souffrance dans la poitrine, ou l'embarras qui l'étouffait à cause de la présence de son sigisbée.

Sanji observa chacun de ses mouvements lorsqu'il attrapa la surface polie. Un peu de calme revint dans les veines du bretteur.

- T'as besoin d'entrainement, qu'est-ce que t'as branlé en deux ans ? Siffla le blond.

Zoro n'avait pas imaginé entendre ce type de réplique. Il eut l'impression d'être littéralement jeter des années en arrière. Une douleur fantôme passa le long de sa paupière suturée. D'un déplacement souple et inattendu, le bretteur se releva et Sanji se figea.

En quelques secondes il était redevenu le même prédateur horripilant qui lui sortait par les yeux. Épaules larges, mâchoire carré, musculature robuste… Et ce regard impénétrable. Comment cet idiot osait-il se donner ses airs imperturbables.

- On peut savoir ce que tu viens chercher ici ? Finit par trancher froidement Zoro.

Une colère froide flamba le long des phalanges du blond. L'envie de lacérer l'imbécile à tête de salade lui monta dans la gorge, et frapper Zoro n'était pas suffisant. Cette stupide armoire à glace se fichait de ce type d'attaque.

- J'y pense juste si ton sens de l'orientation est inné à ton espèce, cette pauvre gamine est morte en mer sans jamais retrouver le chemin de ton bled natale ! Si seulement elle ne s'était pas amourachée de toi. Soupira Sanji d'une traite.

La remarque le heurta aussi violemment qu'un coup de poing et avant qu'il ne réfléchisse tout son corps s'était tendu.

- Nia ? Lâcha-t-il avec égarement.


Un petit tête à tête entre nos deux nakama, un équipage sur le pied de guerre.

Chapitre XIII: Faiblesse de la chair"

"- Tu m'as frappé.

- Ouais, et alors ? Cracha d'un ton vif et hargneux le cuisinier.

- Ne refait jamais ça. Sa phrase était détaché et froide.

Sanji se demanda s'il était sensé être effrayé, Zoro reprit son repas. Durant de longues minutes le blond eu envie de retenter l'expérience… Mais disons que son attention fut distraite. C'était la première fois qu'il voyait le bretteur manger aussi librement et sans rechigner. Les onigiri ne firent pas long feu et aussi absurde que cela puisse sembler, il en fut content.

Le bretteur était égal à lui-même, une petite flamme de joie brûla la gorge du cuisinier.

- On peut savoir pourquoi tu te planques dans la vigie? Lança sur un ton moins acerbe Sanji."