Dear diary, it all changed.
Chapitre 4
«You are somebody's reason to smile.»
J'ouvrai lentement les yeux, le soleil se levait à peine pourtant cette lumière me brûlait déjà les yeux. Je n'avais toujours pas de bague permettant de me protéger du soleil. C'est pourquoi j'avais choisi cet appartement, la personne qui avait habité ici avait pensé à tout.
Caroline devait se charger de cette bague mais elle n'était toujours pas revenue. J'étais donc forcée d'attendre là dans cet appartement beaucoup trop grand pour moi. Je me levai lentement du lit. Depuis la visite de Caroline, deux semaines c'était écoulé. Le temps me semblait long ici. Je n'avais personne à qui parlé et absolument rien à faire. J'étais une fois de plus debout sans bouger totalement perdu dans mes pensées. Alors je secouai ma tête et me dirigea vers la cuisine puis vers le frigo.
J'ouvris celui-ci puis attrapa une poche de sang qui y était rangée. J'avais un stock assez important de sang qui me permettrait de tenir au moins un mois ou deux. Je mis que très peu de temps pour la vidée entière, je me sentais mieux.
Je sentais la présence de quelqu'un mais qu'importe. Cela ne pouvait être que Caroline qui m'apportait ma bague, parce qu'elle adorait faire ce genre de choses, me prendre par surprise. « Tu ne m'auras pas, Caroline. » J'entendis un petit rire derrière moi, ce n'était pas celui de Caroline. Et c'est en me retournant que j'eus un sursaut et recula. J'étais coincée et cette fois-ci je ne pouvais pas fuir.
« Je ne suis en aucun cas ton ami. » Je frissonnais au son de sa voix, elle était roque et effrayante. Le chasseur de vampire m'avait déjà retrouvé. Et je savais que personne ne viendrait m'aider, car j'avais fuis et que personne ne savait où j'étais ni pourquoi j'étais là.
Je tentai de m'enfuir rapidement mais je n'étais pas assez rapide pour ça. Je senti une main qui m'agrippait le bras puis une aiguille dans mon cou.
Le trou noir. Je ne me souvenais de rien, absolument rien. J'étais tombée sans même m'en rendre compte et chacun de mes gestes me faisaient souffrir. Ils me faisaient souffrir comme je n'avais jamais souffert auparavant. Peut-être que c'est tout ce que je méritais. J'allais sûrement mourir, oui je sentais tout ça. J'étais faible et vulnérable en ce moment même. Si quelqu'un voulait me tuer alors c'était bel et bien le moment de le faire. Car qu'importe ce qui pourrait arriver, je n'étais plus en mesure de me défendre.
Combien de temps avais-je étais inconsciente ? Plusieurs jours mais je ne sais pas combien. Je n'étais pas seule. Je sentais la présence de quelqu'un à mes côtés et ce depuis le début. J'avais toujours pensé que ce n'était que le chasseur qui attendait mon réveil et c'est pourquoi je n'avais jamais essayé d'ouvrir les yeux. Mais pourquoi attendrait-il assis à côté de moi sans même me réveiller de force ?
Les jours avaient passé et la curiosité me gagnait alors j'avais tenté d'ouvrir les yeux, rien qu'un peu. Mais ce simple geste était dur, j'étais à bout de force et garder les yeux ouverts était simplement devenu de la torture pour moi. Je devais le faire. J'ouvris à peine les yeux puis je vis la silhouette d'un homme aux allures sombres qui semblait lui aussi inconscient.
Il me fallut un moment avant de pouvoir réaliser que la personne qui se tenait à côté de moi n'était autre que Damon. Pourquoi était-il là lui aussi ? Sûrement parce que c'était lui qui m'avait transformé. Je ne savais pas. Tout était confus et mes mouvements étaient toujours aussi blessants. Il avait besoin de moi, je devais l'aider. Je dépliai mon bras et ce simple geste me brûlait atrocement. Mais je n'allais pas abandonner. Je me hissai lentement vers lui. Et cela prit plusieurs heures avant que je puisse le sentir du bout des doigts.
Il n'avait pas réagis au contact du bout de mes doigts dans son cou. Cela me prit plusieurs heures avant d'être suffisamment proche de lui pour agripper son bras et le secouer lentement. Je l'entendis marmonner à son réveil puis il me vit et recula rapidement. Il s'était littéralement déplacé à l'autre bout de la pièce en fuyant mon regard.
Je sais qu'il était en colère contre moi, et il avait toutes les raisons de l'être. Je l'ai abandonné sans même lui expliquer pourquoi, je suis partie sans un mot. Il se sentait probablement brisé, trompé et perdu. Peut-être qu'il ne me pardonnera jamais, peut-être qu'il va me haïr pour l'éternité mais c'était tout ce que je méritais. Je n'attendais pas de lui qu'il m'aime et qu'il me dise que tout va bien. Non je ne voulais rien de ça. Ce n'était que la triste réalité et j'étais à la seule qui pouvait être blâmée.
« Tu es partie. » Il était froid et il était clair qu'il n'essayera pas d'être aimable aujourd'hui, du moins pas avec moi.
Point de vue de Damon :
Pourquoi j'étais là ? Dans la même cellule que cette lâche ? Si je devais mourir alors je voulais qu'on m'achève maintenant car je ne voulais pas me tenir dans la même pièce que la femme que j'ai aveuglement aimé, celle que j'aime toujours et que je hais également. Elle nous avait fuis sans même nous donner d'explications, je la haïssais pour ça. Du moins j'essayais de la haïr, mais comment peut-on aimer et haïr en même temps ?
Je la senti se crisper après mes paroles. Mais qu'importe si je l'avais blessé, elle m'avait blessé moi aussi. Au fond tout cela avait de l'importance pour moi mais si je la laissais croire que j'étais tout à fait d'accord avec ce qu'elle a fait, alors je serais un menteur. Je serais un menteur de lui faire penser que je suis heureux de sa décision, car je la hais.
Pourquoi avait-elle fuit ? Je savais comment l'aider, même si Stefan lui ne pouvait pas réellement comprendre. Je savais ce qu'elle ressentait à ce moment même.
Elle semblait ne pas réagir à mes paroles et elle resta là sans bouger, ni sans même me répondre. Alors j'ajoutai :
« Elena tu es partie. Tu t'es enfuie telle une lâche. Tu ne nous as donné aucuns signes de vie alors qu'on te cherchait désespérément. Je sais que tu n'as pas voulu de tout ça, devenir un vampire, devenir un monstre. Mais tu n'avais pas le droit de partir comme tu l'as fait. Et je ne te ferais pas croire que je respecte ta décision car ce n'est pas vrai. Je hais le choix que tu as fait. Et je te hais pour également avoir fait ça. »
Elle resta figée et elle était profondément blessée, mais il n'y a rien que je pouvais faire à ce moment même. Elle ouvrit lentement la bouche et j'étais déjà effrayer de sa réponse. Je suis un idiot.
« Je sais Damon, je sais déjà tout ça. Caroline m'avait parfaitement dit tout ça. Et je… »
Je la coupai, je ne pouvais pas la laisser finir. Quoi ? Caroline était au courant ? Quelle garce. « Tu veux dire que Caroline savait exactement où tu étais pendant un mois tout entier sans même nous dire que tu étais vivante ? »
« Oui elle le savait Damon, mais je lui ai dit de garder le secret. Car je ne voulais pas de toi ou même de Stefan auprès de moi. J'avais besoin de temps pour m'habituer à tout ça. Et c'était dur de vivre avec tous ces souvenirs qui me revenaient à l'esprit sans cesse. Mais la pire partie de tout ça Damon, c'était que tous ces souvenirs étaient à propos de toi. »
Elle savait désormais toute la vérité, tous ce que je lui avais caché jusqu'à aujourd'hui. Mais elle reprit :
« Je sais ce que tu as fait le jour où mes parents sont morts, tu as voulu que j'obtienne tout ce que je voulais. Mais la seule chose que je veux aujourd'hui et bien pour être franche, je l'ai bousillé. Complètement. J'ai tout gâché, et je suis la seule à blâmer. » Je soupirai. Mais où voulait-elle en arriver ? « Elena, stop… »
Il semblait qu'elle ne comprenait plus aucunes de mes paroles, ou alors qu'elle ne m'écoutait même pas. « J'ai tout gâché Damon. Et regarde où cela nous mène, on est enfermés dans une cellule sans même savoir pourquoi. Et tu ne veux même pas avoir à rester ici avec moi. Parce que tu me haïs. Mais je sais, tu as le droit d'être en colère. La seule chose dont j'ai besoin c'est de savoir que tu ne me haïras pas pour toujours… »
Désormais aucuns sons ne me parvenaient. Ce fût le trou noir, et cela pendant des heures. Mais quand j'ouvris les yeux, Elena se tenait tout près de moi, sa tête sur ma poitrine. Que c'était-il passé ? Je n'en avais aucune idée. Elle était là, à mes côtés à dormir paisiblement. Cette Elena était celle que j'aimais tant, celle à qui je ne pourrais jamais en vouloir. Elle semblait si innocente dans son sommeil, si jeune et si fragile. Car c'est vrai, Elena n'était encore qu'une adolescente à qui on a enlevé le droit de grandir ou même de fonder une famille un jour.
Elle s'était retrouvée au pied d'un mur du jour au lendemain. Personne n'avait prédit qu'Elena Gilbert ferait partie de notre monde un jour. Qu'elle aurait autant d'impact sur nous et qu'elle s'enfuirait sans un mot parce qu'elle est simplement effrayée.
Peut-être avais-je oublié cette partie, celle où la vie d'une jeune fille change du tout au tout et que personne ne se donne la peine de chercher plus profondément en elle. Et c'est à ce moment que je compris que je ne pouvais pas être en colère contre elle éternellement, c'était plus fort que moi.
J'étais sous son emprise et qu'importe ce qu'elle ferait, je ne pourrais jamais lui en vouloir.
Point de vue d'Elena:
J'étais désormais éveillée, mais je ne voulais pas bouger ni même essayer de me relever. Sentir le battement régulier de son cœur me rassurait et je n'étais plus effrayée à ce moment même. J'aurais juste voulu que ce moment dure une éternité. Ce genre de moment où personne ne parle mais que tout semble si parfait.
Mais la simple pensée du mot parfait me ramenait à la réalité, nous étions enfermés dans une cellule car un chasseur fou voulait sûrement notre peau. Tout ça était loin d'être terminé.
