Chapitre III
Le contact inattendu
o*o
Nuit. Noir. Néant. Tant de termes aussi sombres pouvaient qualifier cet endroit. Inerte, aucun signe de vie. Le vide total. Où étais-je ? Je l'ignorais. Pas plus que la direction où je me dirigeais. Et pourtant, je continuais ma marche, droit devant moi, à l'aveugle. C'était incontrôlable. Mes pieds, soudainement pris d'un instinct étranger, me guidaient et je me laissais emporter à leur rythme. Je n'avais pas vraiment le choix, étant perdue dans l'obscurité, sans aucun moyen d'orientation. Je m'avançais, sentant le seul contact d'un sol à la surface lisse et fraîche, comme un verre de glace, sous mes pieds. Pas un souffle d'air. Aussi je me demandais comment parvenais-je à respirer. L'idée, aussi absurde que réaliste, au vu des circonstances, m'effleura l'esprit.
Suis-je morte ?
Ma mémoire faisait défaut. Impossible de me rappeler ce qui m'est arrivé, ni comment ai-je fait pour atterrir jusqu'ici. Juste… une douleur. Une douleur qui m'assaillait la gorge. Comme si une corde y avait été nouée autour et m'avait serrée jusqu'à l'étouffement. Je portai ma main à ma gorge tout en continuant mon avancée en cet espace obscur. Ce lieu ne m'inspirait rien d'autre que peur et désolation. Si bien que mon cœur cognait contre ma poitrine. Or, si j'étais réellement morte, je ne le sentirais pas. Pourtant, le doute persistait dans ma pensée.
Mes jambes poursuivaient leur pas traînant en ce lieu inconnu, sans que je leur en donne l'ordre. Peu à peu, je sentis le sol poli devenir de plus en plus grenue, déférant une sensation désagréable sur la plante de mes pieds. Finalement, ces derniers s'enfoncèrent dans le sol, des grains de sable secs les recouvraient d'une chaleur apaisante. J'en oubliais presque l'ambiance ténébreuse qui m'entourait. Puis un son. De l'eau. Un écoulement d'eau. Non. Plutôt le bruit d'une vague. Le son se répéta et s'intensifia à mesure que je m'approchais. Ce son relaxant accentuait mon état sédatif. Bientôt, je sursautai en ressentant la caresse de l'eau si fraîche sur mes pieds, un brusque contraste avec le sable chaud sur lequel je marchais. Même je ne voyais rien, il n'était difficile de deviner que je me trouvais sur une plage. Hormis la lente tonalité de l'eau, aucun autre son n'était perceptible.
Et enfin, une lueur. Une lueur lointaine, au-delà de l'horizon, apparut. Faible, mais assez claire pour me brûler les yeux qui furent trop longtemps plongés dans le noir absolu. À travers mes larmes, j'observais alors la vision que m'offrait cette douce lumière. Une étendue d'eau démesurée, d'un noir profond, qui s'étalait à perte de vue. Rien d'autre. Pas le moindre relief, excepté la rive sur laquelle je me trouvais. Seul un cercle de lumière d'où se diffusait une maigre lueur surplombait le ciel, et se reflétait sur l'eau. Il faisait office de soleil. Alors que j'observais le paysage qui s'offrait à moi, j'avais l'étrange impression que je connaissais cet endroit. Que je m'y suis déjà rendue…
Je mis un temps avant de me rendre compte que mes pieds s'étaient arrêtés. Et qu'un peu plus loin devant moi, une ombre se détachait du paysage. Une silhouette drapée de noir et encapuchonnée, faisait contre-jour à lumière, les jambes à demi-submergées dans l'eau de l'océan infini. Elle était tournée vers moi, immobile et silencieuse. Je sentis le lourd poids de son regard sur moi. Je regardai autour de moi, évaluant si une autre compagnie, voire plusieurs, se trouvait également dans les alentours. Personne d'autre. Mon regard revint sur la silhouette. Elle n'avait pas fait le moindre geste depuis que je l'ai aperçue. Sa présence me mettait mal à l'aise, et j'avais comme l'étrange impression que cette personne était ici uniquement pour moi. Rien de plus qu'une impression. Mais la silhouette leva alors la main lentement, me faisant signe d'approcher. Je mis un temps à hésiter. Jusqu'à ce qu'animée d'une intense curiosité, je me dirigeai vers elle, ignorant les vagues qui s'échouèrent contre mes jambes.
J'arrivai enfin à sa hauteur et je pus mieux discerner la personne qui se trouvait devant moi. Sa capuche rabattue sur sa tête m'empêcher de voir son visage, mais je devinai de par sa taille rabaissée, son dos voûtée et le bâton tordu sur lequel elle s'appuyait qu'il s'agit d'une personne âgée. Homme ou femme, cela était difficile à savoir. Toutefois, l'ombre de la crainte que j'avais instantanément ressentie à son égard s'était vite évanoui. Oubliant les formalités, je lui demandai d'un ton qui se voulait sec et méfiant :
- Qui êtes-vous ?
La personne ne me répondit pas. Au contraire, elle semblait avoir ignoré ma question.
- Ton nom.
Sa réplique, si soudaine et inattendue, me frustra. Sa voix était si rauque et cassée, mais elle me confirmait qu'il s'agissait d'une femme. Je restai bouche bée un moment, les yeux écarquillés, à me demander si elle était vraiment sérieuse ou si elle se moquait de moi. Visiblement, il s'agissait d'une demande. Malgré ma nature habituellement froide et réservée, je me dis que je ne perdrais rien à lui répondre.
- Sarah Wildes, lui dis-je.
- Oublie-le, rétorqua la vieille femme.
Je sursautai. À nouveau, je ne sus que dire. Ce qu'elle me demandait était… inconcevable. Je fronçai les sourcils, ne comprenant ni la raison, ni le but telle réaction.
- Que… Que dites-vous ? repris-je.
- Si tu es ici, c'est pour oublier.
- Oublier ? Mais pourquoi ?
- Tel est le destin de ceux qui se laissent à cet endroit.
- Comment… est-ce possible ? balbutiai-je, confuse. Je ne comprends pas...
- Cela a déjà commencé. Tu ne te souviens plus de ce qui s'est produit avant que tu ne te retrouves en ce lieu. Il ne te reste que de faibles souvenirs de ta vie.
Je sentis ma gorge se nouer. Non seulement parce que ses paroles m'effrayaient, mais aussi parce que je savais que cette personne avait raison. Sans que je ne sache pourquoi, des larmes montèrent à mes yeux et me brouillèrent la vue un instant.
- Et lorsque tu auras oublié ton nom, tu ne te souviendras de rien.
Je fermai les yeux, baissai et remuai la tête négativement, comme une tentative inutile de chasser ses dires qui faisaient écho dans ma tête. J'étais dans l'incompréhension totale.
- Pourquoi devrais-je oublier ma vie et mon nom ?
- Je ne peux pas te le dire.
- Pour quelle raison ?
- Parce que je l'ignore.
Son discours n'avait rien de convaincant. Et pourtant, cette vieillarde conservait son calme et semblait si confiante que s'en était déstabilisant. Du moins, elle était parvenue à me faire douter. Je gardai le silence, feignant de réfléchir.
- Tu souffres, n'est-ce pas ? me dit-elle d'un ton dans lequel je pus ressentir une pointe de compassion.
Mon cœur se serra à cet instant. Je levai mon regard vers la silhouette noire. En temps normal, je l'aurais prise pour une folle aux paroles complètement braques. Mais la situation n'avait rien de rationnelle. Et cette inconnue lisait en moi comme dans un livre ouvert.
Oui, je souffre ! Et ce qui m'effrayait, c'est que je ne savais pas pourquoi.
- Oublier ses peines est un soulagement, reprit-elle. S'en rappeler, une torture.
Je méditais ses paroles. Elles étaient si vraies. J'étais si plongée dans le trouble que je ne remarquai pas qu'à mesure que je réfléchissais et faisais confiance à la personne âgée, le vide s'installait dans ma tête.
La vieille femme se dégagea alors sur le côté et je découvris que derrière elle se trouvait une barque plutôt délabrée. Elle se balançait doucement sur les flots. Rien ne la retenait pour l'empêcher de dériver. Pourtant, elle restait sur place à attendre. À m'attendre sans doute.
- Prend-le large et tes peines et tes souvenirs se noieront dans les eaux, fit la barbon, répondant à ma question silencieuse.
Je hochai la tête ne sachant que dire d'autre. J'étais tellement troublée que j'avais à peine conscience de ce que je faisais, aussi je l'écoutais. Je devais me croire dans un rêve. Un rêve bien trop réel toutefois. Mais alors que je fis un mouvement en avant pour me hisser dans le canot, la vieille femme m'arrêta.
- Ton pendentif, désigna-t-elle en pointant du doigt.
Ma main vint attraper l'objet en question. Je contemplais le médaillon en argent paré de gravures fines et circulaires, en la retournant entre mes doigts. En l'observant, je compris que j'étais attachée à ce collier.
- Donne-le-moi.
- Non, pas question ! réprimai-je, en m'écartant d'elle, alors qu'elle tendait sa main osseuse et ridée vers moi.
Elle garda sa main élevée ainsi pendant plusieurs minutes, ne semblant pas le moins du monde vouloir abandonner. À travers l'ombre qu'engendrait sa capuche sur son visage, je sentis son regard sévère.
- L'Oubli a un prix.
- Mais…, balbutiai-je. C'est la seule chose qui me reste d'elle…
J'avais prononcé ces paroles spontanément. À un moment, j'ai cru voir un visage me paraissant familier figurer dans mon esprit. Ses traits étaient flous mais laissait croire qu'il s'agissait d'une fille. Mes souvenirs d'elle paraissaient si lointains, mais la douleur que je ressentais dans mon cœur me faisait comprendre à quel point je l'avais aimée. J'aurais tellement voulu me rappeler d'elle. La voix brisée de la vieillarde me sortit de ma torpeur.
- La barque ne partira pas tant que tu n'auras pas donné un présent en échange. Tu dois traverser cette mer. Tu ne peux rester ici éternellement au risque de disparaître pour toujours.
Je lui jetai un regard noir en me mordant les lèvres. Mes mains étaient toujours agrippées à mon pendentif, refermées autour dans l'idée de le mettre hors de portée.
- Pourquoi devrais-je vous faire confiance ? J'ignore où je suis, qui vous êtes et ce que vous me voulez ! Qui me dit que vous avez de bonnes intentions envers moi ?! Je n'ai aucune raison de croire en votre sincérité !
À l'instant, je crus voir un sourire sur ses lèvres tordues disparaître aussi vite qu'il n'était apparu. Je ne pouvais pas déterminer si cette femme voulait me rassurer ou si elle se riait de moi.
- Tu ne sembles pas comprendre, Sarah Wildes, susurra-t-elle doucement. Ton âme a succombé, puis t'as mené jusqu'ici. Pour une raison qui échappe à nous deux, tu as été choisie pour avoir une seconde chance.
- Une… seconde chance ? répétai-je, intriguée mais sceptique.
- Il semble que tu n'as pas fini d'accomplir ton destin.
Décidément, ses paroles m'échappaient de plus en plus. Ne pouvait-elle pas être plus explicite ?! Pourquoi cela devait toujours se présenter par des sous-entendus ?
Cependant, je sentis un poids soudain alourdir mon corps. Et le visage vaporeux de la fille revint me hanter l'esprit. À ce moment-là, j'entendis son rire joyeux et enfantin. Cela mit à nouveau mon cœur en émoi. Mon destin… Etait-il lié à cette fille ?
Pendant ma réflexion, je n'avais pas remarqué que l'encapuchonnée avait à nouveau tendu sa main vers moi, quémandant le pendentif.
- Sois sans crainte, voulu-t-elle sans doute me soulager. Je saurai en prendre soin. Je te le rendrai au moment venu. Tu as ma parole.
Peu à peu, mes doigts se desserrèrent autour du collier. Une voix à l'intérieur de moi si dominante me certifiait de l'écouter. Je cédai alors. Je retirai la cordelette de mon coup, puis le lui donnai, en dépit de la douleur qui accablait mon estomac, à l'idée d'en être séparée.
La personne ferma sa vieille main autour du pendentif et afficha un sourire satisfait, avant de le dissimuler sous son manteau noir.
- Va maintenant !
Docile, je m'apprêtai à monter dans la barque, quand je me retournai une dernière fois vers elle.
- Vous ne m'aviez pas dit comment vous vous appelez, lui fis-je remarquer.
- Quelle importance ? Tu l'oublieras sur l'autre rive.
- S'il vous plaît, lui implorai-je.
L'ancienne sembla pesait le pour et le contre un moment. Cela devait l'agacer du fait, à en juger par ses lèvres tordues, du fait que mon départ était retardé. L'âgée soupira avant de dire :
- Mon nom est Léthé.
Je lui souris en guise de remerciement. Puis, une fois installée dans la barque, celle-ci se mit en mouvement et prit le large. Je me laissai emportée par le courant, n'ayant aucune rame pour prendre la moindre direction. D'autant plus, que je ne savais pas précisément où aller. L'embarcation glissait à travers les vagues qui s'écoulaient d'un son doux, comme des murmures, s'orientant vers l'horizon.
Je voulus me retourner une dernière fois pour apercevoir Léthé, mais constata que la berge était déserte. Elle avait disparu.
Déçue et inquiète, je me mis néanmoins à l'aise dans la barque, bercée par les vagues, les écumes se répercutant délicatement contre mon visage. Je regardai l'horizon, me demandant ce qui m'attendait de l'autre côté, au rivage.
Il n'y avait pas de rivage.
o*o
Carrie se réveilla en sursaut, tirée du sommeil par la voix de l'hôtesse de l'air dans le micro, annonçant qu'ils venaient d'amorcer leur descente vers l'aéroport de Burgess. L'avion n'était pas très grand, mais assez confortable. Des passagers se précipitèrent à leur siège et s'y attachèrent, aux recommandations de l'équipage. Carrie retira une mèche brune de son visage pour se frotter les yeux, puis tourna la tête vers le hublot et aperçut, entre les montagnes, la ville de son enfance. Burgess semblait si petit, au milieu des montagnes qui l'encerclaient, mais restait toutefois une ville bien dynamique. Elle la contempla, comme si le temps où elle l'avait quittée était trop long – ce qui était plutôt le cas. Pendant son observation, des souvenirs refirent surface. Bons, comme mauvais. Malgré un pincement au cœur, elle était heureuse d'être revenue. Son retour signifiait peut-être une réconciliation avec cette ville. Une seconde chance…
o*o
Bunny arriva en trombe devant l'habitat du Père Noël, encore essoufflé. Non pas en raison de sa course continue depuis son domaine, mais par la peur que lui avait inspirée ce qu'il avait vu au Terrier. Il s'empressa de rentrer dans le palais ancré dans un glacier, bordant les falaises colossales du Pôle Nord. Ainsi, étant dissimulé dans un canyon de glace, le repaire de Nord était sûr de ne pas être repérer depuis le ciel par un hélicoptère égaré et de conserver le mystère sur son existence. Le château possédait une architecture simple et pure, tout comme son environnement. Il présentait tout de même une part de fantaisie, avec quelques touches rappelant la Russie, comme des tours en forme de bulbes. Des multiples fenêtres ornant l'édifice, s'émanaient de vives lumières orangées aux éclats chaleureux, dignes d'un grand feu de cheminée, et renforçait la magnificence de la grande fabrique de jouets. Le palais était bien à l'image du maître des lieux !
Lorsque le Lapin de Pâques pénétra dans le palais, il fut pris de court par l'ébullition de l'atelier gigantesque. Effervescence était même un terme bien trop faible pour qualifier une telle ambiance. À plus d'un mois de Noël, le château régnait déjà dans une forte fébrilité. Les Yétis, éternels ouvriers loyaux du Père Noël, étaient plus actifs que d'habitude, attentifs à leurs devoirs, tandis que de petites créatures en uniforme rouge couraient dans tous les sens, faisant sonner leur petite clochette dans une véritable fanfare. Le mouvement était accompagné d'une cacophonie de bruits en tout genre : martèlement des outils, coulissements et frétillements des machines, bruitages de klaxon, alarme, court-circuit et même quelques grognements agacés et hurlements de douleur. Des divers jouets en tout genre, étriqués comme encombrants, roulaient, volaient, sautaient à travers tout le palais, tandis que d'autres, encore en phase de conception, étaient attablés sur les bureaux des Yétis, avec à leur côté leur prototype respectif en forme de glace. L'atmosphère était ravivée par les couleurs d'une multitude de papiers cadeaux aux motifs aussi harmonieux et arabesques les uns que les autres qui s'envolaient dans tout le château.
Bunny eut du mal à se frayer un chemin à travers tout ce remue-ménage, manquant d'écraser par inadvertance un des elfes. Ce dernier lui adressa des gémissements colériques et incompréhensibles en secouant son poing en l'air, mais le Gardien n'y accorda aucune attention. Il était trop perturbé et se dirigea vers l'atelier principal, le bureau de Nord. En s'y rendant, il passa par la Chambre du Globe, sans doute la pièce la plus impressionnante du château. Organisée comme un grand hall modelé comme une cathédrale médiévale où le Père Noël accueillait ses invités, une cheminée en pierre de trente pieds de haut donnait de la chaleur à cet endroit somptueux. Il s'y trouvait également un large balcon surplombant le centre du palais, avec une vue d'ensemble sur tous les étages. De là, on pouvait observer un géant globe tournant représentant le monde, qui dominait tout le lieu et d'où s'émanait des petite lumières dorées étincelantes, chacune correspondant à un enfant vivant sur Terre, débordant de croyance.
Bunny jeta un rapide coup d'œil en direction du Globe. À en croire son état, le monde de l'enfance ne semblait pas perturbé. Pour le moment. Le Lapin de Pâques arriva à sa destination, il put entendre les chantonnements de la voix de Nord à travers la porte. Il ne prit pas la peine de frapper et entra, découvrant le fameux Père Noël, assis devant son bureau, sculptant avec dynamique des prototypes de jouets dans la glace, en fredonnant à sa façon – bien propre à lui ! – le rythme des musiques d'opéras et de symphonies des plus grands compositeurs russes diffusées par sa radio. Le lieu était tout aussi original et chaleureux que toutes les autres pièces du château, à l'exception que de grands monceaux de glace occupaient tout l'espace autour du bureau où siégeait le Père Noël, certains finement sculptés. Se trouvaient également une tripotée d'étagères soutenant toutes sortes d'outils, de jouets et ainsi que quelques pâtisseries, dont massivement des cookies auquel l'homme en rouge était particulièrement friand – dommage que deux petits elfes étaient en train de tout dévorer derrière son dos.
Bunny émit un raclement de gorge assez bruyant, attirant l'attention de Nord qui stoppa instantanément son travail avant de se retourner vers lui.
- Tiens ! Bunny ! s'exclama-t-il, l'air réjoui, avec son fameux accent roulé. Que me vaut l'honneur de ta visite ?
- Je venais te prévenir d'une chose, répondit Bunny, sans pour autant répondre à son salut. J'ai bien peur que le temps commence à se gâter…
- Vraiment ? C'est pas grave ! répondit Nord en souriant. Je me suis déjà confronté aux pires tempêtes de neiges que Jack ait pu provoquer jusqu'à aujourd'hui. Cela n'empêchera pas ma tournée en traîneau le soir de Noël !
- Quoi ?! Non ! Ce n'est pas ce que je veux dire ! reprit Bunny, qui commençait à perdre patience. Si je viens, ce n'est pas pour te parler de la météo ! Il y a quelque chose qui se prépare. Mauvais s'entend.
Nord perdit alors le sourire, la mine plus sérieuse. Il regarda Bunny avec insistance, peut-être tentant de discerner une plaisanterie à travers ses paroles. Mais connaissant le caractère pour le peu déplorable de celui-là, il renonça à cette idée.
- Qu'est-ce qui te fais dire cela ? demanda-t-il.
Bunny n'omettait aucun détail dans son récit, retraçant avec la plus grande précision qu'il put le chapitre de la nuée noire, ainsi que du message menaçant. Le Père Noël l'écouta avec attention, en se frottant la barbe, soucieux.
- Voilà qui n'est rien de très rassurant…
- Je ne te le fais pas dire !
- Soupçonnes-tu un éventuel retour de Pitch ? demanda Nord, les sourcils froncés.
- Je n'en suis pas sûr, répondit le Lapin de Pâques, peu convaincu. La signature de Pitch est plutôt du sable noir. De plus, il n'est plus sorti de sa tanière depuis qu'il s'est fait trahir par sa propre peur.
- « Il s'en revient… », répéta Nord, hésitant. Vue la façon dont tu me l'as décrit, cela se présente plus comme une menace.
- Pourtant, aucun grabuge n'est signalé sur Terre, ajouta Bunny. Quoi qui se cache derrière ce message, cela n'annonce rien de bon, si tu veux mon avis !
- Nous devrions rester en alerte, si jamais un autre évènement de ce genre se manifeste à nouveau. Il faudra en prévenir les autres Gardiens également.
Leur discussion fut alors interrompue par le son soudain de l'horloge à pendule de Nord. Les deux Gardiens se tournèrent vers elle à cet instant. Ce qui fut étrange, c'est que le bruit était prolongé au point de créer un écho dans l'atelier même et que les aiguilles n'indiquaient que 10h26. Ils en furent tous deux interloqués, jusqu'à ce que le Père Noël reconnaisse les codes de la venue d'une personne particulière.
- Tiens ! s'exclama Nord, souriant. Décidément, c'est le jour des visites aujourd'hui !
À peine venait-il de prononcer ces mots qu'au beau milieu de la pièce, en face de lui et de Bunny, naquit un petit portail spatio-temporel tournoyant aux éclats multicolores, qui s'élargit au fur et à mesure en un vortex évasé. De cela apparut le corps haut d'un individu affichant un visage neutre et quelque peu ennuyé. Lorsqu'il posa pied sur le parquet de l'atelier, le vortex disparut derrière lui et le son continu de l'horloge se stoppa – ce qui soulagea fortement Bunny, ayant l'ouïe extrêmement fine.
Devant les deux Gardiens se tenait un immortel à l'apparence jeune, entre la vingtaine et la trentaine, à la courte chevelure courte, au regard ambré qui paraissait lassé et accoutré dans les allures rappelant le style steampunk. Sauf que lorsqu'on le toisait de plus près, on découvrait que la plupart de ses membres, en particulier ses bras, étaient en réalité mécaniques, composés de rouages et autres pièces dans les tons dorés et argents constituant traditionnellement un automate. Un cliquetis se distinguait dans la salle et ne provenait pas de la montre à gousset qui été accrochée à son ample pantalon, mais de son œil gauche dans lequel sont ancrées des aiguilles mobiles, tournant sans interruption. Bunny le reconnut de par ces traits caractéristiques singuliers.
James Votaress O'Clock, l'esprit du Temps et de l'Espace.
À vrai dire, ils étaient plusieurs comme lui. Seulement, les génies pouvant occasionner des distorsions dans le temps et remodeler l'environnement étaient plutôt très mal vus. Voire craints, pour certains d'entre eux. Ceci en raison de leurs capacités à retoucher le Temps et l'Espace comme ils l'entendaient, les rendant comme les êtres pouvant le plus influencer le monde. Cependant, leurs actions étaient heureusement limitées par l'autorité de l'Homme de la Lune.
En le voyant, Bunny fit preuve de réticence, contrairement à Nord, qui, comme à son habitude, accueillit le nouvel arrivant, les bras grands ouverts.
- James ! Quel plaisir de te revoir !
Le dénommé James ne daigna même pas de remercier pour la réception du Père Noël. Il était connu pour être d'une nature froide, presque impassible, et semblait apprécier fort peu le contact avec les autres mythes.
Nord ne prit pas en compte son impolitesse et continua à jouer les hôtes parfaits.
- Je t'en prie, met-toi à l'aise ! Tiens, il y a des cookies tout frais, fait maison. Prend autant que tu en veux ! Bunny, un cookie ?
- Sans façon, répondit simplement James, excédé.
- Qu'est-ce que tu fiches ici ? demanda Bunny, limite agressif, à son attention, en ignorant l'assiette de cookies que venait de lui tendre Nord. Prendre des nouvelles ?
- T'emballes pas, queue de coton. Ce n'est en rien une visite conviviale.
Les lèvres du Lapin de Pâques tremblèrent d'énervement, n'appréciant guère l'appellation de « queue de coton ». Sentant que la tension commençait à monter entre les deux fortes têtes, Nord intervint.
- Que veux-tu donc, James ? lui demanda, quelque peu intrigué.
- Je viens vous faire part d'un message. D'ailleurs, ça tombe bien que vous soyez là tous les deux, ça m'évitera de faire deux fois le trajet.
- Le jour des visites, et le jour des messages ! s'amusa Nord, sans pour autant que James ne comprenne.
- Je commenterais que tes déplacements ne sont pas si périlleux avec tes portails ! fit remarquer Bunny, irrité par le comportement de l'esprit. Ce n'est pas comme si tu te déplaçais à pied !
James roula les yeux, retenant avec peine un soupir d'agacement, ce qui eût le don de froisser davantage le Lapin de Pâques.
- D'ailleurs à ce propos James…, reprit Nord avec hésitation.
L'esprit fixa le Père Noël du coin de l'œil, sceptique. Sur le moment, il sembla redouter le pire.
- J'aurais besoin de nouvelles boules à neige téléporteuses, continua Nord, gêné. Vois-tu, comme Noël approche…
- C'est une blague ?! s'emporta James, qui paraissait toutefois plus surprit qu'en colère. Tu veux dire que tu as déjà usé de toute la cargaison que je t'ai remise il y a quelques mois !
- Au cas où tu serais pas au parfum, intervint Bunny, on était en pleine confrontation avec le Croquemitaine à cette période !
- J'en ai peut-être abusé sur le moment, avoua Nord, mais cela était plus que nécessaire. Après tout, les enfants étaient en danger !
James regarda intensément Nord puis Bunny à tour de rôle, son visage reflétant une profonde contrariété. Finalement, il baissa la tête en hochant.
- Bon, soupira-t-il, je t'en ramènerai dès que possible.
Nord remercia chaleureusement James. Seulement avec les mots. Car même si il avait tendance à faire preuve d'affection envers tout le monde, il se garda de prendre James dans ses bras. Bunny, lui, resta sérieux.
- Alors ce message ?
- Je dois juste vous dire que le grand Manitou veut vous parler, répondit James.
Bunny et Nord se regardèrent, interloqués. Le sobriquet de « grand Manitou » ne désignait qu'une personne considérée haut-gradée dans la hiérarchie des esprits et des légendes. Peut-être même plus que les Gardiens eux-mêmes. Peu d'entre eux on eût l'occasion de le rencontrer. Il se montrait rarement au grand jour, aussi quand cette personne quémandait un entretien, c'était souvent surprenant pour la plupart. Mais en général, cela était souvent synonyme d'une affaire importante. Voir pire.
- Pourquoi veut-il nous voir ? demanda Bunny.
- Il ne m'a rien précisé. Juste de vous dire que c'était urgent.
- Et pourquoi spécialement nous deux ?!
- Le Marchand de Sable et la Fée des Dents sont trop accumulés de leurs devoirs, ces derniers temps. Quand à Jack Frost, il semblerait qu'il soit encore considéré comme un débutant, malgré son statut de Gardien, railla James, le sourire moqueur aux lèvres. Quoi qu'il en soit, il tenait à ce que ce soit vous deux, et vous seuls.
Même si Nord pensa que James avait fort tort à propos de Jack et de ses compétences, il reconnut qu'à l'exception de Sab, lui et Bunny étaient les seuls Gardiens ayant le plus de contact, si on pouvait dire, avec « le grand Manitou ».
Le Père Noël hocha la tête, les sourcils froncés.
- Très bien ! dit-il sur un ton déterminé. Dans ce cas, allons le voir de ce pas !
- Quoi ? s'étonna Bunny. Mais attend ! On ne sait même pas ce qu'il nous veut ! Pourquoi on irait absolument voir ce détraqué ?!
- Je sais que cela ne t'enchante pas. Et moi aussi j'ai un mauvais pressentiment de cette convocation. Mais en tant que représentant choisi de l'Homme de la Lune, nous nous devons de lui faire confiance et de respecter sa volonté. De plus, ce sera l'occasion de lui faire part de ta petite mésaventure au Terrier. S'il y a bien une personne qui doit en savoir plus sur ce sujet, c'est bien lui !
Bunny n'avait aucun mot à dire. Il regarda le Gardien des Merveilles enfiler son large manteau de fourrure et son haut chapka avec des gestes assurés. Puis il alla solliciter Phil, l'un des Yétis gérants de la fabrique de jouets, le prévenir de son absence et lui confia des recommandations quant à l'avancement des travaux.
Le Lapin de Pâques tourna la tête vers l'une de fenêtres, remarquant au passage que James était reparti, puisque sa mission était à présent accomplie et qu'il était assuré que les Gardiens se rendraient auprès du représentant de l'Homme de la Lune. Il observa la Lune ronde, bien visible depuis le Pôle malgré qu'ils fussent en plein jour, et soupira. Nord avait raison. L'Homme de la Lune ne s'était jamais trompé quant à ses choix. Il en avait eu la preuve avec Jack, sans qui la victoire contre Pitch aurait été impossible. Alors, il devait faire confiance et obéir aux demanda de ce « grand Manitou ». Bunny fronça les sourcils en s'interrogeant. Pourquoi diantre les esprits l'appelaient-ils de la sorte ?
Lorsque Nord l'interpella pour le départ, Bunny fut fort peu ravi d'être jeté de force dans le fameux traineau qui se présentait comme un insolite croisement entre une motoneige et un avion de chasse F-14. De quoi donner une bonne claque au mythe du vieux traineau de glisse traditionnel. Jack Frost l'avait constaté lui-même. Six magnifiques rennes portant chacun un harnais de clochettes étaient attelés au véhicule par les Yétis, et s'ébrouaient, excités à l'idée de pouvoir se dégourdir les pattes.
- Accroche-toi bien ! recommanda le Père Noël à Bunny, le sourire jusqu'aux oreilles.
- Oh non ! s'exclama le Lapin de Pâques, mal à l'aise. Et c'est reparti !
Sous un rire jovial, Nord fit claquer les rênes et les cervidés démarrèrent à toute allure. S'en suivit une folle glissade dans les tunnels de glace, avant que le traineau ne revienne à la lumière et s'envola dans les airs. Bunny, fixement accroché au rebord du traineau, n'osa à peine regardé en bas. Il fut davantage affolé quand il vit Nord muni d'une boule à neige dans sa main, en train de la secouer délicatement.
- Je croyais que tu n'en avais plus ?! s'écria le Lapin, paniqué par ce qui va suivre.
- Il faut toujours être préventif ! lui répondit Nord, le regard malicieux. J'en garde toujours quelques unes de côté pour les cas d'extrême urgence.
Une fois qu'il eut suffisamment tournoyé le bibelot pour faire s'envoler les petits flocons dans la boule, il se prépara à la lancer au loin.
- Je dis : à la Huaca de la Luna !
Après qu'il eut prononcé ces paroles, il put apercevoir l'image d'une pyramide à degré se former dans la boule à neige, avant qu'il ne la jeta loin devant lui et qu'elle explosa en un géant vortex tournant coloré. Nord fit accélérer le traineau, qui s'infiltra à l'intérieur du portail. Ce dernier se referma sous les cris angoissés du Lapin de Pâques.
o*o
Il y avait foule aujourd'hui à l'aéroport ! Si bien que Jamie eût du mal à se frayer un chemin à travers le flot de gens qui ne cessait de s'affluer. Il veilla durant son passage à bien tenir la petite main de Sophie, qui trainait et avait du mal à suivre son rythme. Ils purent enfin sortir de l'assemblement qui les encombrait et s'arrêtèrent devant les écrans indiquant les départs et arrivées. Il chercha des yeux la ville de Sydney dans la liste qui s'afficha. Il sursauta quand il constata que l'avion y provenant avait atterri. Sans lâcher la main de sa sœur, il se retourna et sautilla sur place, en faisant de grands signes de la main au loin. Sa cousine Aurel se dégagea de la foule avec peine pour aller les rejoindre, tenant à sa main la laisse d'Abby, le lévrier femelle des Bennett, qui semblait aussi excitée que les enfants.
- Regarde ! lui dit Jamie, une fois qu'elle fut arrivée à sa hauteur. Elle a atterri !
- Super ! se réjouit Aurel. Viens, on attendre Carrie à la douane ! Prend la laisse d'Abby, je vais porter Sophie.
Jamie s'exécuta sans se faire prier et accourut si vite avec la chienne, qu'Aurel eut bien du mal à le suivre. Elle rit en voyant que son cousin était aussi impatient qu'elle d'accueillir sa meilleure amie.
o*o
Une fois que le douanier eut checké son passeport, Carrie rebroussa chemin, un large sac suspendu à l'épaule, pour aller récupérer ses bagages. Elle vit au loin une queue de gens qui s'amassait pour descendre les escalators. Carrie eût l'idée de génie de prendre par les escaliers, comme très peu de personnes le firent. Avant qu'elle n'atteigne les tapis de bagages, elle dut traverser plusieurs couloirs, eux aussi promptement peuplé par les passagers. Elle pressa le pas en voulant quittait cette ambiance accablante, fatiguée du voyage, en esquivant les passants avec habilité. Il lui suffit d'une seconde d'inattention, ne regardant pas devant elle, pour se heurter contre l'épaule d'un jeune homme qui fut aussi distrait qu'elle. Carrie s'excusa vivement avant de reprendre sa route.
Elle ne sentit pas le regard mêlé d'émeraude et de rouge de l'homme se fixer sur elle avec insistance, surprit par le contact inattendu, se demandant pourquoi cette jeune fille ne lui était pas passée au travers du corps comme les autres humains. Un sourire fielleux se dessina progressivement sur ses lèvres.
- Intéressant…
Bonjour...
Je sais. Je suis horrible. Je suis abominable. Je suis exécrable. Je suis même pas bonne à manger ! Je suis vraiment vraiment désolée pour cette longue et pénible absence...
Je pensais pouvoir vous poster la suite après mes épreuves blancs, mais j'ai étais prise de cours par d'autres interros et ma vie scolaire était quelque peu mouvementée. Je peux vous dire que les vacances m'ont vachement fait du bien !
Ah ouais, les vacances... Je n'ai pas daigné de poster pendant ce temps-là non plus. En même temps, j'avais continué à bosser puis j'étais également partie faire une virée de ski en Suisse. :) Donc je n'avais pas trop de temps à consacrer à ma fiction.
Je vois que je suis en train de me justifier, mais j'ai aussi l'impression que je m'enfonce à force de parler... (C'est qu'une impression ou... ?)
Bref, passons.
J'espère que malgré l'attente vous serez passés lire mon nouveau chapitre, et surtout qu'il vous aura bien plu ! :D Pour vous avouer, je trouve que ce n'est pas le meilleur de ce que j'ai pu écrire jusque-là, personnellement... La première partie (en italique) est celle dont je suis le moins satisfaite. Je l'ai réécrit près de sept fois, c'est pour dire ! (c'est d'ailleurs en partie la cause du retard de ce chapitre) Et pourtant, je reste encore amère avec le rendu final. Enfin, vous en jugerez par vous-mêmes !
Ce chapitre vous a fait découvrir trois nouveaux OC ! :D Plus ou moins importants, mais qui me tiennent à coeur ! Presque autant que Devin et l'ange (Aaaaah ! Devin ! *w* - je crois que je suis l'une des seules auteures à être amoureuses de son antagoniste ! xD). Je ne vous ai pas prévenus, mais sachez que dans ma fiction, il y aura une présence (massive ?) d'Ocs ! Vous verrez au fil de l'histoire ;D Mais je tiens également à utiliser quelques personnages inspirés des livres Guardians of Childhood de William Joyce que j'arrangerais un peu à ma sauce ! :) Oui, il y aura beaucoup de monde dans cette histoire ! Comme on dit : plus on est de fous, plus on rit ! xD
Je ne peux pas encore vous dire quand la sortie du prochain chapitre est prévue. Je ne le sais pas moi-même et je ne veux pas vous donner de faux espoirs... Mais je vous promets de le publier aussi vite que possible ! ;)
Je vous remercie d'être passé ! Portez-vous bien ! :D
Tsuki2608 : Merci pour ta review ! ^^ Je suis contente que les scènes entre Jack et Jamie et du Terrier t'aient plu :D J'ai tenu compte de ton commentaire sur les paragraphes. Je sais que je peux être trèèès bavarde quand j'écris ! Aussi, j'ai fait plus de sauts de lignes pour la présentation. Dis-moi si j'ai su régler le problème ;) Au plaisir de te revoir au prochain chapitre !
Delph1762 : Eh bien ! Je ne m'attendais pas à ce que le chapitre te fasse autant d'effet ! xD J'ai parfois peur d'être trop excessive dans les descriptions, mais au vu de ta review, je peux être tranquille :) Tu t'imaginais même la musique ? xD Super ! Si tu veux, je peux t'envoyer une liste des musiques qui m'ont inspiré pendant l'écriture des chapitres, histoire de bien te mettre dans l'ambiance ! :) J'aurais bien voulu te faire pousser des ailes pour te faire rejoindre Jack et Jamie dans leur envolée ! Ce sera mon objectif dorénavant ! x) Merci encore de te review ! A bientôt ! :)
Lilween : Tiens miss, d'ailleurs, comment puis-je t'appeler ? Je m'étais habituée à "Deino" mais maintenant... je sèche pour un surnom ! xD En tout cas, je te remercie pour ton commentaire ! :) Je suis super contente de savoir que j'ai su retranscrire la relation entre Jack et Jamie ! Pour moi, leur amitié est tellement importante et est un élément phare dans les Cinq Légendes *w* Je suis ravie d'être parvenue à le faire ressentir !
"j'ai hate de voir quel sera l'OC avec Jack ... Une certaine cousine d'un certain petit garçon, non ? :P"
Si tu savais à quel point tu es à côté de la plaque ! xD Je ne t'en dis pas plus ;P Tu le constateras (ou peut-être devineras) par toi-même ! Pour un couple BunnyxOC, je suis ne suis pas sûre de l'exploiter... Vois-tu, j'ai tellement d'estime pour ce personnage que bizarrement, je le vois mal amoureux x) Je ne sais pas. Je peux toujours changer d'avis ! :D Au plaisir de te retrouver pour la suite et surtout de lire la suite de ta fiction ! :D (D'ailleurs, faudra que je pense à te laisser une review sur la fin ! Et merci de m'avoir citée dans tes remerciements ! ^^)
Marles83 : J'étais bien enchantée de te retrouver ! :D Merci beaucoup pour ta review, elle m'a bien fait plaisir ! ^^ Et je t'annonce avec grande joie que Bunny sera fort présent dans cette fiction ! Rien que pour ton plaisir ! (mais aussi le mien ! xD) Bunny est également l'un de mes favoris, avec Jack et Sab :) Je ne pouvais que lui accorder autant d'importance ! Oui ! Je sais que tu meurs d'envie de connaître la suite ! J'aime jouer sur le suspense ! xD Je sens que je vais m'amuser à te faire languir d'impatience ! Prend soin de toi ;)
Dark-Alex-Demon1 : Encore merci pour tes ajouts ! :) Ta review m'a bien fait rire ! xD Et je crois aussi que c'est ce qui m'a motivée à sortir la suite. De voir que malgré l'absence, ma fiction qui ne fait que commencer était appréciée ! Rien que pour ça, merci ! Merci à toi ! *w* (je crois en fait que les menaces de suicide sont efficaces pour m'obliger à publier mes chapitres ! xD) J'espère que tu n'es pas encore mort(e) sur ton clavier et que le chapitre aura su te maintenir un peu plus en vie ! x)
