Ce chapitre sera le dernier de cette fanfiction. J'ai commencé à l'écrire il y a deux ans et aujourd'hui, je ne sais plus comment exactement je voulais développer cette histoire. Mais pour "me rattraper" et surtout parce que j'étais inspiré, j'ai décidé de commencer une nouvelle fanfiction que vous pouvez trouver ici: s/10541987/1/Light-In-The-Dark
Après une telle révélation, Damon était devenu si différent. Il ne me regardait plus comme s'il allait craquer, comme s'il allait fuir. Car, c'est vrai, pendant tellement longtemps j'ai caché mon amour pour lui qu'aujourd'hui, il semblait confus à chaque fois que les mots « je t'aime » m'échappait, comme si ils ne lui étaient pas destinés. Pourtant, j'étais réellement amoureuse de Damon Salvatore. Plus amoureuse que je ne l'avais jamais été. Mais au moins, maintenant, il le sait. Fuir n'était plus une option. Mentir non-plus. Cela m'était impossible. Surtout quand il se tenait la juste devant moi, ce sourire narquois qui m'était si familier toujours pendu à ses lèvres si aimante. Nous n'allions pas retourner à Mystic Falls. Pas maintenant, plus maintenant.
« Je te veux toi, seulement toi, pour quelque temps. J'en ai besoin. J'en ai envie. » Voilà ce que je lui avais dit, alors qu'il ne cessait de me répéter qu'il était urgent que l'on retourne à Mystic Falls. Pourtant le masque de détermination qu'il portait si bien c'était effondré dès que ces mots sortirent de ma bouche. Il en resta stupéfait puis m'embrassa de cette manière si spéciale, celle qui vous ferez vous sentir unique et aimé.
« Qu'est-ce qui t'amuses, Elena ? » La voix douce et arrogante de Damon me tira hors de mes pensées et son sourire me laissa sans voix. Il semblait heureux. Et, ça, c'était quelque chose dont je ne me lasserais jamais.
« Toi, » fût la seule chose que je répondis avant de m'avancer vers lui, mes mains se posant sur chacune de ses joues comme pour vérifier qu'il était bel et bien réel. Il m'arrivait de me demander comment je pouvais mériter quelqu'un comme Damon. Quelqu'un qui, malgré mes trahisons, tuerai pour moi. Il me choisirait, à chaque fois et cela sans hésiter. Et moi, je l'avais trahi de nombreuses fois sans me rendre compte de cela. J'étais une idiote. Mais au moins il était là et j'en étais reconnaissante.
« Je suis ravis de t'amuser. » Avec ces mots, Damon m'attira vers lui. Ses mains se posèrent sur ma taille, comme il le faisait toujours, comme s'il souhaitait montrer au monde que je lui appartenais.
« Je sais qu'on a déjà parlé de tout ça avant, mais on ne peut pas fuir Mystic Falls éternellement. On ne peut pas fuir Stefan. Mon frère, au cas où tu l'aurais déjà oublié. Et Caroline, Bonnie, Matt et Jeremy. Ils te pardonneront parce que eux aussi ils t'aiment. » Je lâchai un soupir car je ne savais quoi répondre à cela. Je savais qu'un jour il en reparlerait, mais pas si tôt.
Bien sûr qu'ils me pardonneraient. Au fond de moi, je le savais mais j'étais effrayée. Non, j'étais terrifiée à l'idée de me tenir devant eux. Ils me jugeraient, poseraient des questions auxquelles je ne saurais peut-être pas répondre. Pourquoi suis-je partie ? Je ne sais pas, j'étais sûrement paniquée. Pourquoi n'es-tu pas revenue ? Je ne sais pas, j'étais sûrement encore paniquée. Pourquoi n'as-tu pas appelé ? Je ne sais pas, j'étais sûrement paniquée. Je n'en sais rien. J'ai perdu le contrôle face à tous cela. Je n'étais jamais censée devenir un vampire et, du jour au lendemain, j'étais immortelle. Comment j'aurais dû réagir ? Les autres diront que je n'aurais pas dû fuir, qu'ils auraient pu m'aider. Mais réellement, je ne pense pas qu'ils auraient été capables d'une telle chose. J'avais besoin de me retrouver, d'être avec moi-même pour comprendre comment j'allais m'en sortir. Surtout, comment j'allais vivre le reste de ma vie.
« Je sais, Damon, je sais. Mais je suis terrifiée rien qu'à l'idée de les voir. Toi, tu as compris pourquoi j'avais fait ça mais eux, j'en doute. Peut-être qu'ils me détestent maintenant. Après tout ce que je leur ai fait endurer, cela ne pourrait qu'être juste, non ? » Tête baissée, mes doigts trituraient nerveusement les bords de son t-shirt. Si je le regardais dans les yeux, je craquerais comme je craque toujours. Voilà à quel point ses yeux sont envoutants. Ils vous feraient dire les pires folies rien que pour y voir une étincelle —rien que pour les voir briller un peu plus. Pour me sortir de ma torpeur, il m'attrapa par les poignets et, bien que j'étais consciente que cela n'était qu'une piètre tentative pour attirer mon attention, je levai les yeux vers lui. J'étais piégée et il le savait. La satisfaction se voyait dans la manière avec laquelle les recoins de sa bouche se courber vers le haut, dans sa posture dans tout.
« D'accord, d'accord. On retournera à Mystic Falls bientôt. J'ai juste besoin d'un peu plus de temps pour réfléchir, et aussi pour profiter de toi. » Ma moue se fends en un sourire éclatant, mes dents s'acharnant sur ma lèvre inférieur tout en soutenant son regard pesant. S'il avait ses propres moyens pour me faire craquer, j'avais également les miens. Deux peuvent jouer à ce jeu. Et, avant même que je puisse riposter, Damon me jeta par-dessus son épaule. Bien que je tente de toutes mes forces de le faire lâcher prise, il était et est toujours plus fort que moi. M'emmener vers notre chambre ne fut donc qu'un jeu d'enfant pour lui.
Lors de mon réveil, les yeux plissés pour m'habituer à la lumière, différents voix attirèrent mon attention. Elles sont familières, beaucoup trop familières. Avant que je puisse m'en rendre compte, la panique me gagne, mes respirations se faisant plus saccadées et mes idées divaguant dans diverses directions. Comment Damon avait-il pu me faire une chose pareille ? J'étais furieuse, furieuse qu'il ait osé amener les autres ici quand j'avais promis que l'on retournait à Mystic Falls bientôt pour leur parler. Il avait trahi ma confiance. Et j'étais piégée face à ma propre réalité, celle que j'avais choisi d'ignorer pendant longtemps. Et maintenant, ils étaient tous là, dans la pièce d'à côté et je ne savais absolument pas ce que j'étais supposée leur dire.
Peut-être que fuir n'était pas une bonne décision à prendre, car la vérité m'a rattrapé comme elle l'a toujours fait. Je suis une victime de ma fatalité et de ma réalité. Le nier était maintenant insensé.
