Hey hey hey !

Je suis un peu en avance sur mon planning, mais c'est que vos reviews m'ont fait tellement plaisirs *0*

Merci à tous du fond du coeur de donner votre avis et de lire ;)

Franchement c'est plaisant de savoir qu'il y a des gens qui apprécient.

Bon trêve de bavardage, juste pour vous prévenir que ce chapitre est un peu sanglant. Alors ne soyez pas étonné de trouver ça peut-être gore.

Enfin, sur-ce, je vous laisse lire!

Byeuuuuuh et excellente lecture à touuus :D


Chapitre 3 :

La chaleur matinal était agréable, surtout ces quelques minutes avant que le réveil ne retentisse. La lumière perçait légèrement à travers les volets entrouverts. Allongée, ne portant qu'un simple t-shirt et des sous-vêtements en guise de pyjama, une blonde retroussa son nez, avant d'agripper un peu plus son oreiller. Elle était tellement bien dans ce lit, même s'il ne s'agissait pas du sien… La couverture à peine posée sur elle, Lucy dormait encore d'un sommeil léger, d'un sommeil qui annonce le réveil. Et lorsque l'alarme de son téléphone portable retentit, ses yeux peinèrent à s'ouvrir. Elle les frottas de ses mains, avant d'étaler ses bras sur le matelas, façon étoile de mer. La blonde et un petit sourire en repensant à la veille. Décidément ce Lycée était vraiment amusant. Cependant, elle déchanta très vite en constatent que la pièce était vide. Seule la musique émanant de son mobile signalait la présence de vie. Lucy se redressa, roulant le regard de droite à gauche. De grandes bibliothèques en guise de mur, un bureau soigneusement rangé, et une odeur boisée. Pas de doute possible, elle était bien dans la chambre de sa colocataire, la vraie question étant plutôt où pouvait-elle bien se trouver ? Lucy continua de s'étirer bruyamment cette fois, levant les bras au ciel et décontractant tous les muscles de son corps, engourdis par cette bonne nuit de sommeil. Soudain, la porte de la chambre s'ouvrit dans un énorme fracas. Lucy eut un hoquet de surprise et, par réflex, se cacha à l'aide des draps blancs. Sur le seuil, Laxus. Des cernes sous les yeux, l'air encore endormit et pourtant la tempe battante. Le blond lança un regard noir à sa cousine qui déglutie. Il s'approcha sans dire mot, toujours le regard fixe. Il sembla chercher un instant quelque chose. Puis Laxus s'arrêta sur l'appareil qui avait continué de sonner, de plus en plus fort cependant. D'une poigne puissante, il saisit le téléphone et coupa le son. Alors, son visage s'adoucit un court instant, avant que de nouveau, il s'assombrisse. Fixant Lucy.

« Le matin, on se la ferme pigé ? » avait-il dit avant de se retourner et de fermer la porte dans un fracas monstre.

Lucy ne trouva rien à répondre. Quel rabat-joie ce Laxus ! Elle avait du mal à le cerner parfois… Tantôt agréable et moqueur, tantôt sombre et effrayant. Cependant, il était là… Pour elle, qui n'arrivait plus à souvenir de la définition du mot « famille », elle pensait néanmoins que Laxus était ce qui s'en approchait le plus. Alors elle sourit simplement. La blonde s'étira une dernière fois avant de sauter du lit, direction le petit déj' ! Elle prit tout de même le temps d'enfiler un petit shorti qui lui couvrait à peine les fesses. Une fois dans le séjour, elle découvrit Laxus attablé, touillant le liquide chaud de sa tasse. Seul. Décidément Levy avait disparut. Elle alla se servir un thé et s'assit en face de son cousin toujours silencieux. Leurs regards ne se croisèrent pas pendant de longues minutes. Ce n'est que lorsque Lucy poussa un petit soupir que le blond lui accorda de l'attention. D'un geste du menton, il l'interrogea.

« T'aurai pas vu Levy ? »

« C'est pas elle qui squatte ta piole ? En passant ce matin j'ai entendu ronfler, au début je pensais… » eut-il le temps de prononcer.

Les joues de la blonde virèrent au cramoisi, et sans donner d'explication, elle couru en direction de sa chambre. Merde, elle l'avait complètement oublié celui-là ! Laxus la regarda partir, un peu perplexe. Lorsque Lucy ouvrit la porte de sa chambre, elle découvrit une petite tête rose endormit. Elle s'approcha doucement, sans faire de bruit. Ainsi, Natsu ressemblait à un petit être sans défenses. Elle tendit sa main. C'était plus fort qu'elle, elle devait en avoir le cœur net ! Délicatement, elle posa sa paume sur le crâne du rose et releva légèrement ses cheveux. Non, ce n'était pas une coloration… Natsu poussa un petit gémissement et saisit le poignet de la blonde qui resta paralysée. Elle faisait quoi maintenant ?! Elle tenta de s'échapper, mais en vain. Plus elle se débattait et plus l'étreinte du rose était puissante. Soudain, elle fut entrainée, par un mouvement qui se voulut plus brusque que les autres, sur le corps ensommeillé du jeune homme. Elle s'écrasa magistralement sur lui, qui, surpris, soudain de manquer d'air, se réveilla en sursaut avec un petit cri de douleur. Lucy quand à elle était rouge de honte, sa poitrine à quelque centimètres seulement du visage du jeune homme, les fesses en l'air. Franchement, pourquoi ce genre de situation ne pouvait arriver qu'à elle ?! Lorsque Natsu prit conscience de ce qui se passait, il leva une main pour faire sortir le poids qui le gênait. Cependant, en laissant retomber cette même main, il toucha quelque chose d'agréablement moelleux. Il tata afin de distinguer de quoi il s'agissait. Ce n'est que lorsque, qu'il croisa le visage rouge de la blonde qu'il comprit. Il lâcha son étreinte mais laissa sa main délicatement posé sur ses fesses. Lucy se redressa à toute vitesse, se trouvant maintenant à califourchon sur le rose. Ce dernier reçu une belle gifle sur la joue droite. Et, comme cela ne suffisait pas, la blonde en remit une couche en essayant de le frapper de toutes ses forces (c'est-à-dire à peu près autant que celles d'une limace).

« Bon sang Lucy, calme-toi ! » hurla Natsu en lui attrapant les mains.

« Sale PERVERS ! Pauv' type dégueu ! » continuait Lucy, toujours en se débattant.

Natsu, la regarda un peu peiné. Qu'est-ce qu'il lui avait prit à elle se débarquer comme ça dans sa chambre et de l'agresser ? Alors qu'il tenait fermement les poignets de la blonde, la porte s'ouvrit. Un Laxus toujours aussi fatigué se tenait là, immobile, observant la scène. Lucy à califourchon sur Natsu, peu vêtue, les joues rougit et un Natsu allongé, torse nu tenant fermement les mains de sa cousine. Leurs regards se croisèrent. Une seconde, puis deux, puis trois. Avant que la blonde ne s'assoit rapidement sur le lit, vite imité du rose, qui avait, semble-t-il à peu près compris ce à quoi Laxus pouvait bien penser. Alors il se contenta de se gratter la tête, le regard fuyant. Le blond lui se contenta de fermer la porte, doucement. Une fois chose faite, les deux adolescents entendirent la voix rauque du jeune homme

« Bande de dégueulasse ! » s'était-il écria par delà la porte close.

Les deux jeunes eurent un petit soupire avant de se lancer un regard gêné.

« Qu'est-ce que tu fous chez moi toi ?! » s'exclama Natsu, rouge pivoine

« Chez … ?! Je te signale que tu es dans MA chambre et que tu as dormis dans MON lit ! Alors un peu de reconnaissance idiot ! »

Le rose plissa les yeux, suspicieux. Il observa davantage les lieux. En effet, le rose pale sur les murs très peu son genre. Et puis, ça expliqué la présence de Laxus… Il se frotta de nouveau le sommet du crâne. Alors il avait passé la nuit ici ? Soudain ses prunelles s'arrondirent. Il avait dormit ici ?! Sans prêter davantage attention à Lucy, il attrapa son débardeur noir à toute vitesse et l'enfila, avant de se diriger vers la sortie. Il claqua la porte d'entrée si vite, que la blonde n'eut pas le temps de protester. Lucy souffla. Au moins il était partit sans faire trop de dégâts. Elle observa sa chambre et remarqua quelque chose d'inhabituel. Il s'agissait d'un long tissu blanc. Lucy se pencha délicatement, et le saisit d'une main. Une écharpe… Maintenant qu'elle y repensait, Natsu l'avait toujours autour du cou… Etonnant qu'il l'ait oublié. La blonde la posa délicatement sur son lit. Après tout, elle pourrait très bien lui ramener tout à l'heure. Elle se dirigea dans la cuisine pour y rejoindre de nouveau Laxus, toujours assit à siroter son café. Il lui jeta un petit regard en coin, et constata qu'elle n'avait rien perdu de ses couleurs. C'était plutôt amusant d'ailleurs. Il n'avait qu'une envie, l'embêter en plus, la mettre davantage mal à l'aise. Laxus arbora un petit sourire en coin avant d'ajouter.

« Alors comme ça toi et tête brulé… »

Elle ne répondit pas, tout à fait consciente du stratagème de son cousin, néanmoins, elle ne put s'empêcher d'avaler son thé de travers et de tousser, toujours écarlate. Elle se leva sans dire mot et se dirigea dans la salle bain. Lorsqu'elle voulut ouvrir la porte, elle remarque que celle-ci était verrouillée. Lucy réessaya d'ouvrir en vain, avant de frapper délicatement à la porte.

« Levy ? » interrogea-t-elle.

Aucune réponse de vint. La blonde s'apprêta à toquer de nouveau quand la petite bleue sortie tout sourire. Cependant, malgré ses efforts, son amie remarqua ses cernes prononcés sous ses yeux clos.

« Salut Lucy. Je suis rentrée tard hier, je suis crevée, bon je file au Lycée on se voit en cours. » dit la petite bleue en claquant la porte d'entrée.

Mais ils avaient quoi tous à la fin à être aussi pressés ?! Lucy souffla. Quelque chose se passé… Elle le savait. Cependant, elle savait qu'il ne valait mieux pas la brusquer pour le moment, elle lui parlerait lorsqu'elle en ressentira le besoin. Mais si les choses empiraient, alors la blonde réagira. Elle s'enferma dans la salle de bain et se commença sa toilette. Elle espérait que Levy n'avait rien de grave…


Cette dernière titubait, le regard vide. Des images pleins la tête. La voix rauque de Gajeel raisonnant encore dans son esprit. Si seulement elle n'avait pas été là, si seulement elle avait su faire quelque chose pour lui venir en aide. Cette fois encore, elle avait été inutile. Cette fois encore, elle avait était la cause de malheur. « Tu es vraiment insupportable Levy ! Tu ne vois pas que nous sommes occupés ? Tu nous déranges ! Franchement, j'aurai préféré que tu ne viennes jamais au monde. » Les larmes brouillèrent sa vue, à la pensée des paroles difficiles qu'avait prononcé sa mère. La bleue avait eut l'habitude, étant petite, d'entendre des horreurs, si bien qu'elle avait décidait d'étudier le plus possible afin que ses propres parents la reconnaissent. Ils l'avaient inscrite dans cet internat pour ne plus avoir affaire à elle, après tout « Cela ne sert à rien de s'encombrer d'une incapable comme toi. ». Et encore une fois, elle leurs prouvait qu'ils avaient raison. Si elle n'était pas intervenue, Gajeel serait sûrement dans un meilleur état. Levy continuait d'avancer, traînant les pieds. Elle n'était pas allée donner le cours particulier du grand brun ce matin, persuadé que, de toute façon, il ne voudrait plus jamais la voir. Levy tressaillit à la pensée du corps ensanglanté de Gajeel. Elle porta ses deux mains à son visage et commença à pleurer à chaudes larmes. La bleue s'écroula d'un seul coup, les yeux exorbités. La soirée d'hier encore bien en tête. La bleue était exténuée, elle n'avait pas dormit de la nuit, troquant ses heures de sommeil contre un ruisseau de larmes interminable. A quoi bon continuer de se battre ? A quoi bon faire semblant, alors qu'elle-même savait pertinemment qu'elle était une plaie pour ce monde…

Un peu plus loin, marchant d'un pas nonchalant, un grand brun aux multiples piercings remarqua la petite bleue affalée sur le sol. Il s'approcha d'elle, un léger pincement, inexplicable, au cœur. Gajeel s'arrêta en l'entendant pleurer. Soudain, une étrange sensation le submergea, il sentit son estomac se nouer et ses muscles se tendres. Et c'était quoi cette chaleur qui l'envahissait ? Il continua de la regarder un instant, et décida de s'éclaircir la gorge afin de faire entendre sa présence. Levy sursauta. Elle jeta un coup d'œil derrière elle et aperçue le regard grena du brun. Aussitôt, elle s'essuya les yeux à toute vitesse avant de se retourner de nouveau vers lui, un sourire éclatant aux lèvres. La bleue se releva et tourna le dos au brun. Du peu qu'elle avait pu voir, il était encore salement amoché… Un œil au beurre-noir, la joue légèrement gonflé, et un bandage autour du crâne. Elle n'avait même pas osé regarder l'épaule découverte du jeune homme. Un sentiment de culpabilité grandit alors en elle, retenant ses larmes, elle commença à avancer sans mot dire. C'était sans compter sur Gajeel, qui aussitôt la retint en lui attrapant le bras. Levy fut aussi surprise que lui par ce geste, cependant, elle ne se débattu pas. Il devait vouloir la cogner, après tout elle l'aurait bien mérité. Elle eut un petit sourire mélancolique, alors que la poigne de l'homme aux piercings d'intensifia.

« Pourquoi tu fais ça ? » l'interrogea Gajeel d'un ton solennel.

Levy eut un hoquet de surprise. Si elle s'attendait à ça ! Un instant elle se demanda de quoi il voulait parler, puis elle ravala les quelques larmes encore prêtes à se déverser sur son visage, avant de se retourner, un sourire rayonnant.

« Je vois pas de quoi tu parles Ga… » eut-elle le temps de prononcer.

« De ça idiote. Tu souris bêtement devant moi alors qu'à l'instant du pleurais. Pourquoi tu fais comme si de rien été ? »

La voix rauque et le regard accusateur du brun la mirent mal à l'aise. Son sourire s'effaça peu à peu. Depuis aussi longtemps qu'elle se souvenait, elle avait fait cela. Personne ne l'avait jamais entendu pleurer, personne ne l'avait jamais entendu souffrir, alors c'était comme si elle n'avait jamais vécu c'est moment douloureux. Si personne ne s'en préoccupé, alors pourquoi elle devait le faire ? La veille, lorsqu'elle croyait ses derniers instants arrivées, la bleue c'était laissée aller. Elle n'avait pas prêté attention à ce qu'on pourrait penser de cette eau salée qui n'arrêtait pas de dégouliner sur ses joues. Elle l'avait laissé, lui, voir ce que personne d'autre n'avait jamais vu : sa faiblesse, ses peurs.

« T'as une tête de déterrée la crevette. Tu as dormi au moins cette nuit ? » interrogea Gajeel. Face au silence de la bleue, il continua, étonnement plus doux cette fois. « T'as oublié notre petit arrangement ? Je t'ai attendu ce matin. Si c'est à cause de ce qui c'est passé hier soir, te fais pas de bile crevette, pigé ? »

Les yeux de Levy s'écarquillèrent. Elle se tourna doucement face à lui et releva la tête. Un bandage entouré son épaule. La bleue se mit à trembler. Tout était de sa faute, elle le savait pertinemment. Alors, elle s'approcha un peu de Gajeel, baissant légèrement le regard et voulu parler.

« Si c'est des excuses que tu vas faire, j'en ai rien à foutre. J'en veux pas. Ta pitié tu peux toujours te la garder. » il marqua une pause. « Ah et tien ».

Il lui tendit un bout de tissu orangé, souple et élégant. Machinalement, Levy saisit la chose, incrédule. Un foulard ? Gajeel détourna le regard et croisa les bras. Il n'avait pas l'air très à l'aise.

« C'pour toi. » se contenta-t-il d'ajouter.

A cet instant, les yeux de Levy s'humidifièrent, et une larme perla avant de dévaler sa joue. Bientôt, beaucoup en firent de même. Si bien que son visage se déforma légèrement. Il lui offrait un foulard. Lui qui, par sa faute avait été blessé. Lui qui, par sa faute avait eut de gros ennuis. Lui qui, il y a encore deux jours ne la connaissait pas. C'était la deuxième fois que Levy lui montrait cette facette de sa personnalité. Elle resta là, devant lui, les bras tendus à pleurer quelques minutes avant de se ressaisir. La bleue prit ne profonde inspiration et sécha ses larmes. Devant elle, Gajeel n'avait pas bougeait. Observant de coin la jeune fille, inexpressif. Ce n'est que lorsqu'elle enroula le foulard autour de son coup qu'il eut une légère réaction. Il eut un petit hoquet inexplicable. Puis le visage de Levy s'adoucit. Elle lui offrit alors, le plus beau sourire qu'elle puisse avoir, un vrai sourire. A cet instant, elle jura avoir vu les joues du brun arboré une légère teinte rosé. Mais elle n'en dit mot. Après tout, c'était probablement son imagination. Gajeel Redfox ne sourit pas c'est connu. Elle tourna des talons et resta immobile quelques secondes.

« Merci » dit-elle simplement.

Le brun afficha un sourire carnassier et s'apprêtait à répondre lorsque deux voix se firent entendre du bout de la rue. Hurlant le nom de Levy, Jett et Droy couraient dans leur direction. La bleue soupira doucement. Une fois les deux garçons à leur hauteur, ils déglutirent devant Gajeel.

« Levy, qu'est-ce que tu fais avec lui ? » chuchota Droy en avalant un croissant.

« Il te cherche des noises ? » s'énerva doucement Jett, la mâchoire serrée.

Levy voulut protester mais en vain, les deux adolescents c'étaient placé devant elle comme pour la protéger. La poussa un énième soupire, et releva les yeux en remarquant que Gajeel s'en allait. Les mains dans les poches, cette attitude nonchalante qui le définissait si bien, et sa longue chevelure se balançant de gauche à droite. Elle se surprise à en vouloir à ses deux amis. Franchement, pourquoi avait-il fallu qu'ils débarquent maintenant ? Son regard roula des deux adolescents à Gajeel. Levy plaça ses deux mains en cercle autour de sa bouche, prit une profonde inspiration et hurla :

« Gajeel ! » elle marqua une pause afin de reprendre son souffle, l'intéressé se retourna, étonné. « La prochaine fois, c'est moi qui te protégerai ! »

Le visage de brun se détendit, et ses yeux s'arrondirent de surprise un cours instant. Derrière lui, Levy venait de prononcer quelques mots qui, malgré lui le touchèrent. Il se contenta cependant de sourire et de lui envoyer un hochement de menton en guise d'approbation. Les joues de la bleue se tinrent de rouge, et ses lèvres dessinèrent à nouveau un sourire sur son visage, un sourire à la fois mélancolique et joyeux. Jett et Droy ne comprenaient rien de ce qu'il se passait. Le premier s'inquiéta de la relation qu'entretenait Levy avec le caïd du Lycée, alors que le second préféra fouiller dans son sac et faire don à la jeune fille d'un pain au chocolat qu'il avait gardé pour la pause de onze heures. Levy quant à elle, regardé le brun s'éloigné, simplement.


Le cours de sciences était bien moins amusant que ce qu'il laissait paraitre. Le professeur, un certain M. Wakaba, pipe au bec, assis à son bureau semblait roupiller gentiment, laissant les élèves en total autonomie… Ainsi, on en profité pour parler, pour si disputer, se bagarrer et surtout, ne rien faire du cours. Assise, pensive à la fenêtre, une petite blonde commençait à se tracasser au sujet d'un certain Natsu, absent depuis la première heure. Qu'y avait-il de si important pour qu'il prenne la fuite aussi vite le matin même ? Lucy posa son crayon entre sa lèvre supérieur et son nez pour le faire tenir. Dans la salle, c'était le bordel le plus total, Grey avait même allumé une clope pour sa calmer. Levy quant à elle faisait les exercices demandés avec application et sérieux. Finalement, elle pensa qu'elle ne la connaissait pas si bien cette petite aux cheveux bleus… La blonde regarda son ami en se questionnant sur sa nuit précédente. Qu'avait-elle bien pu faire ? Et puis pourquoi avait-elle l'air aussi fatigué ? Elle lâcha un profond soupir. Qui pouvait la blâmer pour sa curiosité ? Bien qu'elle savait qu'elle tiendrait sa langue pour le moment, elle était sûre qu'un jour, elle lui poserait la question. Soudain sortant tous les élèves de leurs occupations, et réveillant instantanément le professeur qui tomba à la renverse, une voix puissante émana des haut-parleurs. Il était rare que Makarov emploie cette méthode pour convoquer des élèves, mais il commençait à y prendre goût.

« Lucie Heartfilia est appelée dans mon bureau, Lucie Heartfilia. »

Les yeux de cette dernière s'écarquillèrent et ses joues se tintèrent de rouges. Finalement elle aura réussit à garder son secret à peine deux jours… Elle sera ses doigts sur sa jupe. Et merde elle faisait quoi maintenant ? Seul Grey vint vers elle, mais elle se contenta de lui sourire gentiment. Quand faut y aller, faut y alla conclut la blonde en se redressant. Tous les regards se tournèrent alors vers elle. Les yeux s'arrondirent, les mâchoires se dévissèrent et des interjections de stupeurs se distinguèrent de la foule. Maintenant, c'était fichu. Elle qui avait espéré se faire un nom sans avoir besoin du blason « Heartfilia »… Sans dire mot, elle se dirigea vers la porte et la claqua de toutes ses forces. Ah, il allait l'entendre le Makarov, oncle ou pas, directeur ou pas, il allait lui payer ! Elle déboula dans le bureau de son oncle à l'aide d'un coup de pied puissant. Elle entra, folle de rage. Cependant, toute cette colère redescendit lorsqu'elle vit le visage abattu du vieil homme. Ayant troqué son chapeau de bouffon pour un long manteau en fourrure blanche qui lui tombé sur les chevilles. Il avait l'air plus sérieux que jamais, et à cet instant, Lucy se souvint de cet oncle sévère et menaçant. Il fit signe à la jeune fille de s'assoir, calmement. Enfin, il s'assit.

« Makarov-sama ? » tenta Lucy un peu déboussolé.

« Lucy, on a un problème… » il laissa sa phrase en suspend « Je ne te parle pas en t'en qu'oncle, mais en tant que directeur. Tu es renvoyé. »

La mâchoire de la blonde se décrocha. Elle se leva pour protester mais Makarov l'en empêcha.

« Reste assise. Tu n'as plus les moyens de payer l'école. » il se tu un instant « Maintenant laisse-moite parler en tant que ton oncle. Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que cet idiot de directeur de reprenne ! » il redevint sérieux « Si vous avez de quoi payer, on la reprend sans problème » il s'arrêta « Toujours une question de fric avec vous, bande d'arnaqueur ! »

Lucy arqua un sourcil d'étonnement. Est-ce qu'il venait de la virer, puis de la réinscrire en trois seconde chrono ? Epuisée, la blonde calla son dos contre le dossier de sa chaise et se laissa glisser. Décidément cet homme était bien étrange. Il avait joué le rôle de l'oncle et du directeur sans quitter son bureau. La blonde leva les yeux lorsque l'ambiance se refroidit à nouveau. Elle constata alors que Makarov la regardait, les yeux emplis de compassion. Elle se redressa sur sa chaise et prêta davantage attention aux dires de son oncle. Pourquoi lui avoir dit qu'elle avait été virée ? Ce n'était sûrement pas une blague, bien que les plaisanteries de mauvais goût soient bien son genre, à la vu de son regard sombre, il se passait bel et bien quelque chose. La blonde tenta de nouveau de placer une parole, en vain.

« Ecoute ma petite Lucy, ce que j'ai à te dire, c'est loin d'être un bonne nouvelle. J'ai reçu un appel de ton père ce matin. » les yeux de l'intéressée s'écarquillèrent, son père, celui qu'elle avait fuit en venant ici. « Il est déterminé à ce que tu rentres chez lui. Ou plutôt, à ce que tu lui serves dans son entreprise. Il ne m'en a pas parlé, mais le vieil âge ne laisse pas que des rides tu sais, il nous donne de l'expérience. Et en regardant d'un peu plus près les affaires de Jude, on s'aperçoit rapidement de ce qui lui manque pour aller plus loin : l'image d'une famille. C'est pour cela qu'il veut que tu rentres sans faire d'histoire. Le bougre ! Son ambition le perdra un jour. »

« Mais, qu'a-t-il fait exactement ? » interrogea Lucy, la voix tremblante.

« Il voulait que je te renvoie de l'établissement. Chose que j'ai évidemment refusé, à la fois en tant que directeur, mais aussi en tant qu'oncle. Cependant, Jude ne s'en est pas tenu là. » il marqua une petite pause. « Face à mon refus catégorique, il a décidé de te déshériter sur le champs. De ce fait, les frais de l'école et ton loyer ne sont plus assumés. »

Lucy déglutie. Il avait osé aller jusque là ? Il avait vraiment osé la renier ? Sa mâchoire se contracta et ses mains se serrèrent. Cette ambition dont il se nourrissait n'avait donc pas encore fait assez de dégâts comme cela ? Il n'en était pas lassé de tous ses enfantillages, de jeu de chat et de la souris. Lui, qui, il y a cinq ans n'avait même pas daigné se montrer à l'enterrement de sa propre femme, comment pouvait-il imaginer donner l'illusion parfaite d'une famille ?! La rage la rongeait de l'intérieur, s'attaquant à son estomac, le nouant, le tordant dans tous les sens, le brûlant comme le ferait un buisson ardent. Si son père avait était là, à cet instant, il aurait reçu la plus belle des gifles qu'elle avait en stock. Ses yeux s'humidifièrent malgré elle. Comment cet homme pouvait-il avoir le titre de « père » ? Depuis toujours il l'avait ignorait, rabaissait, ridiculisait et aujourd'hui, il voulait l'utiliser. Qu'il aille se faire voir ce faire mettre cet enculé.

« Cependant. » commença Makarov, sortant ainsi la blonde de ses songes. « Il est hors de questions que tu y ailles. Alors je te prends sous ma responsabilité. Trop de fois j'ai vu ceux que j'aimais souffrir, et plus jamais cela n'arrivera. Tous tes frais scolaires sont pour moi, en revanche… En ce qui concerne ton loyer, je ne peux hélas rien faire. Il va falloir que tu trouves de quoi gagner de l'argent. »

« Tu… Tu as fait ça pour moi ? » s'étonna Lucy.

Le vieil homme ne répondit pas, et se contenta d'acquisser d'un mouvement de tête. Alors la blonde se releva, tête baissée, léger sourire mélancolique aux lèvres. Cet homme, qu'elle appelait « oncle » et qui était enfaite celui de son père était bien plus paternel que ce dernier. Elle sortit, en prenant soin de ne pas oublier un petit « merci », avant de refermer délicatement la porte. La blonde savait qu'elle devait retourner en cours, mais elle n'eut pas le cœur à revoir ses camarades pour le moment. Elle eut un petit sourire amusé. Ils allaient tous penser qu'elle croulait sous l'or, alors qu'en réalité, la fameuse héritière de la grande et prestigieuse famille « Heartilia », n'avait pas un rond en poche. Bien qu'elle soit folle de rage, et extrêmement triste, aucune larme ne s'échappa. Elle avait probablement déjà trop pleuré pour cette ordure. Alors Lucy tituba da gauche à droite dans les couloirs désert du Lycée, avant de se retrouver sur le toit. L'air était encore chaud, bien qu'un peu plus humide qu'il y a deux jours. Le vent souffla et souleva légèrement sa chevelure d'or. Elle replaça sa mèche derrière son oreille. Le ciel était menaçant et bientôt quelques gouttes s'écrasèrent sur sa main droite. La pluie… Comme se jour là…

FLASH BACK

La pluie n'avait pas décidé de s'arrêter, et la petite blonde entourait ses genoux de ses bras, assise sur son lit et pleurant, encore une fois. Son père l'avait frappé parce qu'elle trainait trop dans ses pattes, alors pour oublier, pour échapper à cette dure réalité, la jeune fille de douze ans avait fait ce qu'elle faisait depuis toujours : s'enfermer dans sa chambre. Parfois, il lui arrivait de se demander pourquoi elle était née en tant que Heartfilia. Un tout autre nom lui aurait convenu… Elle continuait à sangloter lorsqu'elle entendit la porte de sa chambre s'ouvrir. La blonde releva la tête et aima ce qu'elle y vit. Sa mère était la plus belle femme qu'elle n'avait jamais. Grande, fine, de longs cheveux blonds relevaient en un élégant chignon, de grands yeux chocolat et un visage qui respirait la bonne humeur et la sérénité. Oui, Layla Heartfilia était sans conteste l'une des plus belles femmes du royaume. La femme s'approcha de l'enfant, s'assit et la prit dans ses bras. Ecoutant, douloureusement encore, les pleurs de sa fille unique. Elle aimait Jude, et ne le reconnaissait plus qu'elle avait donné naissance à une petite fille. Certes, il espérait un garçon pour la continuité de la lignée Heartfilia, mais elle ne comprenait pas pourquoi il était si odieux avec elle. Peut-être aussi parce que Lucy serait leur seule et unique enfant. En effet, l'accouchement avait connu quelques complications, si bien que les médecins lui avaient expliqué qu'avoir un autre enfant serait du suicide. Layla serra un peu plus fort la petite fille dans ses bras.

« Excuse-moi Lucy. » articula la mère dans un souffle.

L'enfant ne répondit rien, préférant les bras réconfortant de sa mère aux belles paroles. Lucy savait pertinemment que sa mère ne pourrait jamais s'élever contre son père. Elle était trop faible. Malgré tout, elle ne lui en voulait pas le moins du monde. Au moins, elle, elle était là pour elle. Lucy sécha ses larmes. C'est vrai que sa maman serait toujours là.

« Tu sais Lucy, moi je ne suis pas puissante. Dans ce monde de brute je n'ai aucun pouvoir. Mais il faut que toi, tu apprennes à te battre. Il faut que tu deviennes qui tu es Lucy. » continua-t-elle.

Ces mots raisonnèrent dans sa tête, son esprit cherchant désespérément un sens concret. En vain. La lumière étincelante d'un éclair sépara le ciel. A cet instant, la fenêtre se brisa, laissant le vent froid et puissant s'installer dans la pièce. Les deux pensèrent d'abord à une pierre qui fut entraînée par les souffles dévastateurs parfois qui sévissaient dans la région. Cependant, lorsqu'une main apparut pour ouvrir cette même fenêtre, les yeux de Lucy s'écarquillèrent. C'était comme un mauvais rêve, dans lequel un monstre entrée dans sa chambre pour la dévorer. Là, il ne s'agissait pas d'un monstre, mais bel et bien d'un être maléfique. Le corps désarticulé d'un homme encagoulé apparut, d'un geste vif, Layla fit tomber Lucy du lit, et instinctivement, celle-ci se cacha en dessous. La scène qui suivit, la blonde ne s'en rappelait pas vraiment, pour la simple et bonne raison, qu'elle ne l'avait vu que partiellement. Elle se souvint d'avoir entendu un rire inquiétant, sa mère crier plusieurs fois, se débattant probablement contre son agresseur, un coup de feu et le bruit lourd du corps de sa mère s'effondrer sur le sol, le visage ensanglanté tournée vers elle. Son regard se voulait effrayée et effrayant. Ses yeux presque exorbités, ses pupilles rétractées et une expression de terreur. Lucy plaça ses mains sur sa bouche pour ne pas hurler. Elle pensait que tout était enfin finit, que l'homme allait partir, lorsqu'elle sentit un poids sur ses chevilles. Elle n'eut le temps de réagir que déjà l'homme l'avait déniché de sa cachette, braquant l'arme contre elle. Dans un ultime geste de survit, l'enfant frappa l'homme à l'entre jambe, le mettant dans l'incapacité de faire quoi que se soit. Elle courra alors vers la porte, mais un bruit sonore l'arrêta. Lorsqu'elle se retourna, l'homme avait l'arme de nouveau braquée sur elle, un impacte encore fumant dans le mur. Elle croyait son dernier instant arrivé, mais c'était sans compter sur sa mère, qui dans un élan d'amour maternelle mordit l'homme à la cheville. Lucy en profita pour lui foncer dessus, complètement ignorante de ses actes, plus rien ne lui traversait l'esprit à part : en finir. Elle fit basculer l'homme, le désarmant par la même occasion. Cependant, la force d'une enfant de douze ans n'est rien face à celle d'un homme adulte. Alors celui-ci se redressa, au-dessus d'elle, un sourire enragé déformant son visage. Il sortit de son dos un poignard qu'il brandit, prêt à frapper. Alors, le sang gicla sur le visage de Lucy, et son agresseur tomba raide mort. Layla lâcha l'arme à feu et s'écroula à nouveau à terre. En état de choque, la petite blonde tremblait lorsqu'elle alla rejoindre sa mère.

« Deviens qui tu es. » articula la femme avant que ses yeux ne se voilent.

Lucy hurla de toutes ses forces et lorsqu'enfin, son père découvrit la scène, la seule chose qu'il trouva à faire, fut de battre sa fille sans retenue. Il l'aurait probablement tué si personne n'eut la clairvoyance de l'arrêter.

FIN FLASH BACK


« Se sera tout merci »

La rousse redressa la tête, en face d'elle, le blond, appuyant son coude sur la table la regardait épuisé. Depuis le matin, Laxus voyait défiler des jeunes filles, espérant enfin trouver la perle rare. En effet, la soirée de la veille avait réveillé quelque chose qui n'arrivait que très rarement chez le jeune homme il s'était surpris à rêver. A vingt-trois ans, le petit-fils de Makarov ne faisait pas d'études, et n'avait pas un sous en poche. Il se contentait de travailler quelque temps ici ou là, gagnant tout juste de quoi mangeait. C'était d'ailleurs un véritable miracle qu'il parvienne à trouver quelqu'un qui veuille bien du lui étant donné son CV quasi-vide. Cependant, cette fois Laxus rêvait, il aspirait à faire quelque chose de sa vie, et qu'importe que son grand-père trouve cela puéril et naïf. Car pour la première fois depuis bien longtemps il s'amusait. Même si dans l'instant présent, il désespérait de trouver une fille plutôt mignonne qui daigne chanter juste. Légèrement outrée, Erza descendit de la petite estrade mise à disposition pour l'occasion. Puis une autre la remplaça. Pas très glorieux non-plus. A ce train là, il ferait mieux de visser ses écouteurs sur ses oreilles. Il se contenta de souffler et l'assemblée se tue. Le blond ne prit même pas la peine de regarde les candidate suivante. Puis soudain, arrivé au summum de sa patience, il claqua la porte de la petite auberge, qui faisait aussi bar, et s'alluma une clope machinalement. Franchement, y'avait pas une seule fille foutue de chanter correctement dans ce trou ? Il pesta. S'en voulant soudainement de s'être montré aussi naïf, aussi stupide de croire qu'il arriverait à quelque chose. Lui, Laxus Dreyar. Il pouffait de sa bêtise lorsque soudain une mélodie effleura ses sens. C'était quelque chose de doux, de simple et de pourtant si poignant. Laissant tomber sa cigarette encore fumante, le blond tenta de retrouver la source de ce son mélodieux. Il marchait à l'aveugle dans les rues de la ville, cherchant avec entrain. La voix était cristalline et raisonnait entre les immeubles et les maisons bordant Magnolia. Cette voix était pourtant légèrement cassante sur les dernières notes, puissante et pourtant on aurait pu penser qu'un seul souffle était utilisé. Les paroles, Laxus ni prêta même pas attention tellement se son était captivant. Il tenta tant bien que mal d'en décrypter les moindres détails. C'était exactement ce qu'il cherchait ! Sa marche avait accéléré pour se transformer petit à petit en course. Et là, il la vit assise sur la rambarde du pont. Il s'arrêta haletant, un sourire en coin aux lèvres. Alors c'était elle. Discrètement il s'approcha d'elle, attendit simplement qu'elle finit avant de s'éclaircir la voix pour faire acte de présence. La chevelure blanche prit le vent lorsque la jeune Mirajane se retourna sur Laxus.

« Hé toi. » commença simplement le blond « Tu te débrouilles pas trio mal. Tu dois être la seule nana de ce bled à chanter juste. » voyant que la blanche ne réagissait pas, il continua « Bon voilà, je cherche une chanteuse alors si ça te branche. Maria c'est ça ? »

« Mirajane. » finit-elle par dire « Mais tout le monde m'appelle Mira. Je verrai, après tout une jeune fille comme moi a beaucoup de proposition de rendez-vous galant. »

« De… » s'abêtit Laxus en observant le clin d'œil complice de la jeune fille.

« Je rigole. Je serai ravie d'être ta chanteuse. » avoua Mira toujours avec ce sourire angélique au visage. « Tu m'excuseras, je dois retourner au Lycée. A plus tard »

Puis il la regarda partir. Putain mais si elle avait pensé à chanter hier soir, il n'aurait pas eut besoin de toutes ses heures d'ennuis mentale inutile ! Il se retourna. Mirajane. Tout ce qu'il savait d'elle, c'était qu'elle était dans la même école que Lucy, et que c'était plutôt une belle fille. Par contre, elle avait vraiment l'air casse couille comme nana. Il soupira. M'enfin, il avait accomplit sa tâche de la journée. Tout ce à quoi il aspirait maintenant, c'était faire la sieste toute l'aprem en écoutant de la musique. Bref, être au calme et surtout ne pas être dérangé. En espérant que ces andouilles de Lucy et Levy ne feraient pas trop de boucan en rentrant du lycée ce soir. Pff, d'ailleurs, il devrait peut-être penser à parler à son grand-père. Il avait besoin d'indépendance. Et deux filles de dix-sept n'ont pas besoin d'être chaperonné par un rabat-joie dans son genre. Il eut un petit sourire moqueur en repensant à la tête qu'avait tiré sa cousine ce matin lorsqu'il les avait surpris elle et Natsu sur son lit.

« Raah, les mômes » ajouta-t-il pour sa personne.


Lucy était livide. Rien n'arrivait à la ramener à la réalité. Elle était perdue dans ses songes. Des questions enflammaient son esprit. Des « si » refaisaient l'histoire, mais jamais ne la soulageait. La vérité c'est qu'elle était terriblement triste du comportement odieux de son père, qu'elle était aussi reconnaissante à Makarov mais surtout honteuse… Comme si c'était déjà pas assez demandé de la faire entrer dans cette école, de lui trouver une place dans un internat et ceux quelques jours après le début de la rentrée scolaire. Oui, elle en demandait déjà beaucoup à son oncle. Et lui, il ne sourcillait même pas, comme si tout cela était tout à fait normal. Elle soupire. Décidemment, le nom de « Heartfilia » devenait de plus en plus difficile à porter avec le temps qui passe. Elle se releva. D'ici, on avait une vue d'ensemble sur le lycée et ses environs. Aussi, elle sortit un instant de ses songes lorsqu'elle vit une tignasse rose se faufilait à travers une ouverture de la grille, à peine visible de sa place, et tout à fait dans l'ignorance des personnes à terre. Natsu passa à toute vitesse la cours et franchit les portes sans être vu de qui que se soit. Où avait-il bien pu passer pendant tout ce temps ? Dès lors qu'il eut disparut, la blonde se rassit. Entourant ses genoux de ses bras engourdis. Trouver un job. Elle devait trouver un job ! Mais qui voudrait d'une gamine de dix-sept renié par son père ? Décidemment, plus elle y pensait, et plus elle pensait que tout serait plus simple si elle était morte ce soir là avec sa mère.

Le jeune homme releva ses cheveux d'ébène, avant de porter une cigarette à sa bouche. Après un cours aussi mouvementé, cela faisait de bien de prendre une petite pause au calme. Grey recracha la fumer en un petit nuage. Lorsque celle-ci se dissipa, il aperçu Lucy assise sans un bruit. Elle avait l'air abattu ainsi recroquevillée sur elle-même. Le brun s'approcha doucement d'elle. C'était étrange. Tantôt elle souriait, respirait la joie et la bonne humeur, tantôt elle était froide, livide …

« Lucy ? » tenta-t-il. Devant le silence de la blonde il continua. « Eh bien, on peut dire que le vieux a foutu en l'air ton petit secret, tu risques de… »

« J'men fiche. » avait-elle répondu.

« Qu'est-ce qui se passe ? T'as pas… L'air bien. » s'enquit Grey, en s'asseyant à côté d'elle.

« Je suis une héritière sans un rond, alors j'men fiche qu'on vienne me voir pour devenir mon ami juste parce que je porte le nom débile de Heartfilia. »

Le brun rejeta un écran de fumé, avant de laisser tomber sa cigarette. Alors c'était, il s'était passé quelque chose du côté de sa famille. C'est vrai que maintenant qu'il y pensait, elle ne parlait jamais de sa famille proche. A par Laxus et Makarov, jamais elle n'évoquait qui que se soit. Un sentiment de compassion mélangé à la rage s'empara de lui. Il y avait donc bien des gens qui la faisaient souffrir. Son regard s'assombri. Lorsque la blonde s'en aperçue, elle afficha un petit sourire. Triste, c'est tout ce qu'elle avait en stock pour le moment.

« Je… C'est pas grave. Comme ça je vais vraiment pouvoir prouver à mon père que je n'ai pas besoin de lui, et que je m'en sortirais bien toute seule. » étrangement des larmes commencèrent à rouler sur ses joues. Elle ne voulait pas être seule, elle ne voulait pas de nouveau ressentir cette solitude qui la détruisait. « Tout ira b-bien. T-tout ira b-bien ! » elle continuait de sourire, mais sa voix tremblait.

Ce qui suivit, elle ne s'y attendait absolument pas. La blonde sentit une main froide mais douce se poser délicatement sur sa joue, et les lèvres de Grey vinrent rencontrer les siennes. Ses yeux s'écarquillèrent. Se passait-il vraiment ce qu'il se passait ? Elle resta immobile, incapable de faire le moindre mouvement. Lorsqu'il s'éloigna d'elle, le brun détourna instantanément le regard et se contenta d'un :

« Tu seras jamais seule »

Puis il s'en alla simplement. Lucy resta muette d'étonnement, ses joues se tintèrent de rouge et un sourire serein s'afficha cette fois sur son visage. Elle regarda le brun s'en aller. Décidemment, ils étaient vraiment étrange dans ce lycée, mais qu'importe, Grey avait réalisé un véritable exploit, il venait de lui redonner le sourire. Ce baiser qu'ils venaient d'échanger, elle ignorait ce qu'il signifiait. Si c'était quelque chose à prendre au sérieux ou à la légère, mais une chose était sûre, elle ne pourrait plus jamais voir Grey de la même façon.


La fin des cours arriva. Levy s'apprêtait à rentrer chez elle accompagnée de Lucy, quand celle-ci s'excusa et disparut. Bizarre. Tant pis, elle ferait le chemin seule. En descendant les escaliers une pensée lui traversa l'esprit, Gajeel. C'était étrange mais elle avait pensé à lui tout au long de la journée. La bleue tentait de le comprendre, de desseller cet être énigmatique, sans y parvenir cependant. Elle souffla, déprimée. Soudain, un ouragan débarqua derrière elle. Ses deux acolytes s'étaient précipités pour la retrouver. Levy les aimait bien, vraiment… Mais là, elle aurait voulu ne pas les voir. Surtout, qu'ils avaient quelque chose de différent. Eux qui d'habitude étaient toujours de bonne humeur, se chamaillant gentiment, le sourire toujours figé sur le visage, étaient grognons, et cent fois plus agité que d'habitude. La bleue ne préféra pas poser plus de question que cela, après tout cela n'aurait probablement pas servit à grand-chose. Jett s'offusquait pour une raison inconnu alors de Droy avala un énième Donuts. Tout ce qu'elle captait de la conversation des deux étaient « il aura affaire à moi » ou « quel connard, il veut s'en prendre à notre petite Levy ! ». A nouveau elle soupira. Comme si elle était encore une enfant. Certes elle était plutôt petite pour son âge, assez maladroite et pour le moins malchanceuse, mais elle était bien plus mature qu'eux deux réunis. Soudain, une crinière noire attira son attention. En bas de l'escalier, Gajeel Redfox venait de sortir des cours lui aussi. Il adressa un bref regard à la jeune fille, qu'il prit soin d'accompagner avec un léger mouvement du menton. Suite à se geste, Levy sentie la chaleur l'envahir, et ses joues s'empourprèrent. S'en apercevant, la bleue détourna le regard dans un petit sourire gêné. Détail qui n'échappa pas le moins du monde à Jett. La mâchoire du jeune homme se serra. Il aurait voulu foutre son poing dans la gueule de ce Gajeel, mais ne pouvait rien faire. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui trouver à cet abruti ?!

« Tu le dis si tu t'emmerde avec nous, hein. » lâcha Jett, dans un excès de rage.

Levy ne compris pas tout de suite de quoi il était question. Jett commença alors à s'énerver en plein couloir. Hurlant qu'elle était complètement stupide de s'intéresser à un mec comme Gajeel Redfox, et elle rétorquant qu'elle était assez grande pour faire ce qu'elle voulait. Cependant, ces mots ne firent d'accroitre la colère du jeune homme, Droy voulant le calmer lui attrapa les bras, mais le jeune homme se débattu, et l'étreinte de son ami ne s'avéra pas assez puissante. Jett parvint, dans un élan puissant à se défaire de la poigne de Droy, mais il perdit l'équilibre et tomba sur Levy qui se trouvait une marche en dessous. Par chance, le garçon un peu enrobé parvint à rattraper son ami par le bras. En revanche, Levy se sentie tomber de tout son poids dans la pente pointu des escaliers. Elle se disait que s'était foutue, qu'elle allait probablement avoir mal une fois en bas et que quoi qu'il arrive, elle aurait à coup sûr besoin de se rendre aux urgences. Alors que son corps volait sous les cris de ses deux camarades, Levy toucha enfin terre. Du moins c'est ce qu'elle cru en premier temps. Elle était bien à terre, mais ne se trouvait pas sur le carrelage froid qui composait les sols du lycée, mais sur quelque chose de chaud et… d'agréable ? Son dos venait de rencontrer le torse musclé d'un certain brun aux multiples piercings. Tous deux étaient assis à terre, les bras de Gajeel entourant la petite Levy, qui paraissait plus faible et fragile que jamais à côté de sa carrure imposante. Le brun se redressa et lança un regard assassin à Jett et Droy qui déglutirent.

« Bande de petites merdes. » se contenta-t-il d'articuler, avant de tourner des talons.

Levy, elle était incrédule. Il venait de la sauver, encore. Sans lui elle aurait sans le moindre doute fait une mauvaise chute. Elle se releva et s'en prêter attention aux deux garçons, toujours figés en aux des escaliers, elle ramassa son sac et suivit Gajeel. Une fois à sa hauteur, elle resta muette, laissant un silence apaisant s'installer. Cependant, elle bouillonnait d'envie de lui parler. Alors, au risque de détruire cet instant, elle brisa le silence.

« Gajeel, je… » eut-elle le temps de dire

« T'es toute petite, crevette. T'es maladroite et en plus il t'arrive pas mal de couilles. Franchement, comment tu peux prétendre être assez grande pour te débrouiller toute seule ? » la coupa Gajeel en lui ébouriffant ses cheveux bleus.

« Je sais très bien que je suis petite… »

« Alors, ne t'éloigne pas de moi. »

Les mots raisonnèrent. « Alors, ne t'éloigne pas de moi ». Le brun avait dit cela avec tant de simplicité que cela pouvait très bien ne rien signifier du tout. Pourtant, son cœur loupa un battement. Un petit sourire s'installa sur son visage.

« Tu veux venir manger à la maison ? » questionna la petite bleue, gaiment. « Y'aura Laxus, Lucy a dit qu'elle avait quelque chose à faire, alors on a un couvert de libre. Et puis, Laxus est vraiment très doué pour la cuisine ! Tu devrais venir ! En plus, ça sera ma façon de te remercier… »

Etonnement il ne se fit pas prier. Et tous deux se dirigèrent vers l'internat du lycée. Tout le long du chemin se fit en silence, et Levy rayonnait. Une fois arrivée à l'appartement, Gajeel et Laxus se chamaillèrent sans cesse. Etrangement leurs caractères étaient plus ou moins similaires. Levy découvrit ce soir là un tout aspect de la personnalité du grand brun, et s'en amusa.

Lorsque Lucy rentra chez elle, exténuée, elle fut surprise d'entendre des éclats de voix en provenance du salon. Elle ouvrit doucement la porte pour et découvrit Laxus et Gajeel en plein bras de fer sous les acclamations d'une Levy sûrement un peu pompette. Finalement, Lucy ne fit pas plus de bruit et s'installa au chaud dans son lit, l'esprit encore remplit de cette journée.


Voilà :D

Alors? Sérieusement? Vos avis?

Où était Lucy selon vous?

Une histoire entre elle et Grey?

Gajeel aurait-il une conscience ? O.o

Bref bref bref.

Merci à tous et pour ne manquer aucun chapitre... Follow ;)

Bisouuuuuuuuus à tous ! et encore MERCIIIIIIIIIIII